faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur
Entre deux périodes de déluge, nous avons bénéficié de deux jours de soleil ! Et de temps chaud.
Comme j'habite dans le lit secondaire de l'Allier, je vais régulièrement surveiller la hauteur des eaux : sauvée pour un temps ! le quartier des mariniers n'est pas encore Venise. Et je n'ai
pas pour l'heure besoin de gonfler ma gondole ou mon "zodiaque".
Vigoureusement emmenée en laisse par Archie, je suis allée prendre des photos de l'Allier... depuis le pont Régemortes... Les eaux bouillonnent au pied
du radier.
Avant qu'un deuxième pont ne barre l'horizon, j'aime aller voir la rivière. J'essaye d'éliminer de mon champ de vision les bâtiments verrues (entrepôts,
supermarché... ) et laisse vagabonder mon imagination.
Regarder vers l'ouest me donne une sensation d'infini... et il se trouve que suis à l'aise avec cette sensation. Dans la préhistoire, la rivière était un "chemin qui marche", la route des échanges et des découvertes. En aval, au delà des aulnes et des vernes, ce devait
être l'aventure sur les pirogues monoxyles poussées par le courant comme celles que l'on a retrouvées au Veurdre ou à Garnat sur Engièvre.
De l'amont la rivière charrait des silex taillés, pointes de flèches et autres outils arrachés aux sites préhistoriques si abondants dans le haut Allier (peut-être de celui du Blot, à Langeac, où
j'ai fouillé il y a .... longtemps !...) et je pensé à Gaston Pic qui nous a quitté l'hiver dernier, à pas loin de 90 ans. Et qui a ramassé, sur les plages de l'Allier, des tonnes de silex que
ses héritiers viennent de léguer au musée de la Sologne bourbonnaise. Gastounet, qui, bien protégé par sa casquette, passait des heures en embuscade dans les marais pour photographier
des oiseaux.
D'ailleurs ce ne sont pas des sternes que j'ai vu tourner au dessus des îles ? des oiseaux migrateurs qui viennent d'Afrique de l'ouest. Le vol des oiseaux que j'ai observés me fait
penser à celui des hirondelles ou des martinets : ailes longues et queue fourchue... mais des hirondelles blanches ! C'est avec Gaston que j'en ai observées pour la première fois. Ca doit être la
période où elles pondent. Je serais journaliste de la Montagne, j'insérerais un article en première page du journal pour tenter de dissuader les possesseurs de quads, trials, et autres véhicules
de "sport vert (sic !)" d'aller y faire tourner leurs engins car les sternes pondent leurs oeufs à même le sable. En dehors des hommes et des chiens qui errent sur la plage, ils sont aussi
menacés par les crues de printemps.
Une petite dernière
Et bientôt je parlerai des projets d'achitectes pour un "deuxième pont" sur l'Allier.