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faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur

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religion et maintien de l'ordre public

De nos jours, quand on parle de laïcité, on fait généralement référence à la loi de 1905 et à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Le grand principe en a d’ailleurs été exposé par Jésus lui-même :  « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». 
Cette loi fut l’aboutissement de plusieurs siècles de errements du pouvoir politique à ce sujet, siècles au cours desquels ont été perpétrés de sanglants massacres.
Il se trouve que je travaille actuellement sur Catherine de Médicis, à laquelle les protestants ont reproché d’être trop favorable aux catholiques et les catholiques d’être trop favorable aux protestants. 

J’ai trouvé deux textes cités par André Imberdis dans son histoire des guerres religieuses en Auvergne, rééditée en 1991 par les éditions Horvarth, de Roanne.

                          -  Transcription d’un pamphlet protestant datant de 1564 : « Il est licite de tuer un Roy ou une Royne qui s’opposent à la réformation de l’évangile ».

                          - Riposte du pouvoir politique par le biais d'un édit royal : « Voulons et ordonnons que les prestres, moines et religieux profès, qui durant les troubles ou depuis, auront laissé leur profession et se seront mariés, soyent contraincts, par prison, de laisser leurs femmes et de retourner en leurs couvens, pour y vivre selon notre dicte déclaration, ou de se retirer hors notre dict royaume dans le temps qui sera arbitré par nos juges […] autrement punis extraordinairement de galères perpétuelles ou autres, selon l’exigence des cas.
Et les religieuses professes qui, semblablement durant ou depuis lesdits troubles, auront laissé leur profession et se sont mariées, seront aussi contrainctes de laisser leurs maris et retourner en leurs monastères pour y vivre selon notre dicte déclaration, ou vider notre dict royaume dedans même temps que dessus, sur peine de prison entre quatre murailles ».     

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K
la punition est moins dure pour eux de nos jours mais je crois qu ils sont contraints à (de)quitter l'église non ?
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D
<br /> Je m'aperçois que le sens de mon propos n'est pas très clair :<br /> Les protestants contestaient un certain nombre de points de doctrine. Et celà se traduisait, pour ceux qui étaient issus du clergé (car parmi les premiers contestataires, on trouve de nombreux<br /> professeurs d'universités - qui dépendaient directement de l'Eglise - et les premiers "pasteurs" envoyés de Genèves sont des chanoines autrefois catholiques) par une contestation du célibat des<br /> prêtres.<br /> Bien entendu, actuellement, l'Eglise catholique exclut ceux qui parmi ses prêtres se marient (on parle beaucoup ces temps-ci du mariage du "père Léon"), mais le président de la République ne se<br /> mêle pas de ce j'appelerais le "réglement intérieur" de l'Eglise.<br /> Par contre, l'Etat français se mêle de la polygamie d'un iman, par exemple. Puisqu'en France, la polygamie est hors la loi. Au nom d'un principe qui est, lui, contitutionnel : l'égalité entre<br /> les hommes et les femmes.<br /> Celà pose le problème de la primauté du pouvoir temporel (ou laïc) sur le pouvoir spirituel (ou religieux). Si celà est bien admis par tous ceux qui ont vécu ensemble en Europe (et se sont étripés)<br /> depuis le XVIe siècle et fait consensus, par contre, des contestations s'élèvent ça et là, disant que les règles des hommes ne peuvent pas s'imposer aux règles divines.<br /> En ce qui concerne le célibat des prêtres au Moyen Age, le dogme est tardif et européen de l'ouest. Puisque les chrétiens d'Orient n'y ont jamais été astreints. Ce qui pose aussi le<br /> problème de l'aspect "divin" des règles appliquées aux humains au nom de la religion.<br /> Certains mécréants comme moi mettent également en doute le caractère de "révélation" et la qualité d'"initié" qui me paraît largement auto proclamé.<br />   <br />  <br /> <br /> <br />