faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur
Au Moyen Age, de nombreux moulins "sur bâteaux", tournaient sur la rivière, déplacés au gré des crues et des décrues. Mais ceci n'est
pas spécifique à Moulins.
Pour qui fantasmerait sur une période idyllique que nous aurions perdue, on doit à la vérité de dire que les rivières étaient autrefois des égoûts géants. Pour s'en faire une
idée approchante, il faut aller à Bénarès, en Inde !!!
Bâteaux, pécheries, moulins s'y cotoyaient... Les bouchers y lavaient leurs "tripailles" et les tanneurs leurs peaux. Toutes ces corporations avaient des intérêts antagonistes et plusieurs procès
tentant de régler les conflits nous sont parvenus.
Au début du XXe siècle, l'Allier qui n'était plus navigué depuis quelques décennies et les moulins mobiles avaient disparu. Mais une activité s'y déployait encore, celle des
lavandières : un vestige de "bâteau-lavoir" a longtemps subsisté. Il a disparu avec les aménagements des "quais d'Allier". Mais voici une carte postale qui donne une idée de ce qui était la
vie sur les bords de la rivière il y a une centaine d'années.
N.B. : Un collège de la ville porte le nom de Charles Péguy, né à Orléans. Sa grand-mère maternelle, dont on sait qu'elle fut rempailleuse de chaises, serait originaire de Moulins. Elle
y aurait été lavandière.