faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur
Bonjour, mes très chers neveux...
Aujourd'hui, 23 mai, c'est notre anniversaire à mon humaine et à moi : elle a un an de plus, mais ça fait aussi 11 ans que nous cohabitons.

Eh oui, c'est moi !... J'étais avec mon humaine depuis la veille. C'est avec nos bonnes bouilles de chiots que nous faisons tourner les humains en bourriques.
Le soir du 23 mai 1997, j'ai été séparé de mes parents. J'avais 9 semaines et il a fallu que j'apprenne tout seul, loin de ma meute comment me comporter. Mon humaine a bien tenté de
demander l'aide de Prince, mon père, mais il faut bien dire qu'il n'était pas très coopératif. Quand je le rencontrais, dans le parc du lycée où moi j'habitais avec ma nouvelle meute et où il
venait travailler tous les jours, il me signifiait de passer mon chemin et d'éviter de respirer le même air que lui, avec un certaine brutalité. Il m'a donc fallu apprivoiser ma
nouvelle maîtresse tout seul.
J’avais 5 frères et sœurs : on se battait ensemble, on se mordillait. On s’amusait bien ! Et puis un jour, notre chef de meute humain m’a attrapé par la peau du cou et mis dans une
camionnette avec Prince, mon père. Je croyais que j’allais travailler avec lui. C’était la première fois que je montais dans ce monstre : ça bougeait horriblement et j’ai vomi tout ce que
j’avais mangé. J’étais malaaaaade !!!!!
Et puis nous sommes arrivés dans un lieu inconnu, immense ! Je suis allé me cacher dans un coin ; bien loin, sous un meuble. Et puis, j’ai senti une odeur d’humain que je ne connaissais
pas encore.
La main du chef de meute de Prince m’a agrippé à nouveau par la peau du cou, et extrait de mon refuge. Prince, mon père, était indifférent à ce qui m’arrivait. J’ai été soulevé très haut, très
haut !!! Je me suis retrouvé dans les bras d’un humain femelle. Son odeur était sympathique : j’ai caché ma tête dans son cou et je me suis senti rassuré. J’ai fait un bon bout de
chemin dans cet équipage et puis j’ai été déposé sur un tapis tout doux, tout pelucheux… (celui que vous voyez sur la photo : et que j'ai dépenaillé rapidement !). Après mes mésaventures,
j’ai beaucoup apprécié la bonne gamelle d’eau fraîche préparée à mon intention. Ca, c’était bien : j’avais deux gamelles pour moi tout seul. Je n’avais plus à partager avec mes frères et
sœurs. Mais quelle angoisse, quand même, de se retrouver si jeune dans un environnement inconnu.
Après toutes ces émotions, j’étais fatigué et je me suis endormi. Ma nouvelle chef de meute avait installé dans l’entrée un lit de camp où elle a dormi : au milieu de la nuit, j’ai quitté
mon doudou et je suis allé me coucher sous elle. J’étais bien, sous cette odeur rassurante. Mais j’ai eu très peur quand brusquement, j’ai eu l’impression qu’une montagne me tombait dessus :
je me suis enfui en couinant. Elle se levait ! Ça m’a servi de leçon : quelquefois, quand nous sommes dans la maison de Noyant, où je ne me sens pas vraiment chez moi, ou quand les voisins
tirent des feux d’artifice, je grimpe sur son lit. Mais quand elle bouge, je pars prudemment. De toutes façons, les p'tits loups, le lit d'un humain n'est pas une place pour un chien : vous devez
y aller qu'en cas exceptionnel.