faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur

Cette sculpture en marbre est attribuée à l'"Ecole Française du XIXe siècle"... Comme quoi, on peut ne pas être célèbre et avoir du talent.
Elle est datée des environs de 1860-1880 et figure dans les collections du musée des Beaux-Arts de Nice.
"Trop belle !" avais-je pensé en la voyant. Et j'ai acheté une carte postale qui indique sobrement : "sculpture voilée".
Par contre, il est précisé en français, en anglais et en allemand : "Allégorie de la Foi (Faith, Glauben), et celà m'interroge.
Se couper du monde pour manifester sa croyance, comme on porte un masque sur le visage pour se protéger des miasmes de son entourage, en période de suspicion de pandémie de virus H1N1, c'est pour
moi insupportable. De plus cette attitude "modeste" est applicable uniquement aux femmes.
Dans mon lycée, laïc pourtant, jusqu'à la rentrée 1968-69, le port du pantalon était interdit : vieille survivance d'un interdit religieux qui a conduit Jeanne d'Arc au bûcher. Tenue
indécente encore dans le Soudan intégriste : je soutiens de tout coeur le combat de cette journaliste qui a bravé l'interdit en se rendant ainsi habillée au restaurant.
Dans l'opinion que j'ai sur la mode de la "burqua" ou du "burquini", dont j'aime à croire qu'en Europe ce ne sera qu'une mode passagère, reste présent le souvenir des
vexations qu'il a fallu endurer et des longues luttes qu'il a fallu mener pour que soit abandonné le carcan des corsets (merci, mademoiselle Chanel !), la dictature du chapeau (ou
du foulard - puisque la décence interdisait à une femme "bien" de sortir "en cheveux" comme l'on disait alors), ou la vision plus récente de femmes grecques, que j'ai vu, à Santorin en
1985 encore, se baigner en jupe et en collants de laine : autant porter des chaussures en plombs.