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faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur

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mes interrogations sur une information largement diffusée et commentée aujourd'hui...

On parle beaucoup de l’ « opération de gendarmerie » menée dans un collège du Gers. Les auditeurs des « libres antennes » ne manquent pas de s’indigner. Ce qui m’étonne, c’est que les journalistes ne  se soient pas étonnés d’un certain nombre de choses.

L’affaire a apparemment pris un tour médiatique parce qu’une élève de 3e se plaint sur son blog d’avoir été fouillée y compris dans son slip et son soutien-gorge, par « des gendarmes ».
Dans un second temps, on apprend qu’il s’agissait d’une « femme gendarme ».


Le principal s’indigne d’avoir été « trompé » et des méthodes de la gendarmerie.

 

 

Ancienne gestionnaire d’établissement scolaire, il se trouve que je connais bien les prérogatives des chefs d’établissement : ils ont une compétence de police au sein de leur établissement et aucun policier, ni aucun gendarme ne peut pénétrer dans un établissement sans y avoir été invité par le principal ou le proviseur.
Le mien avait ainsi sollicité la gendarmerie pour  venir fouiller les dortoirs pour rechercher de la drogue. Il les a aussi sollicités pour venir interpeler sur son lieu de travail et menotter, devant ses collègues et les élèves, un des agents de service placé sous ma responsabilité, sur un soupçon de vol.
Si les gendarmes ont pénétré dans le collège de Massiac, c’est donc parce qu’ils ont été appelés par le principal.

 

Il s’agissait d’une opération « pégagogique » : les chefs d’établissements, sous la supervision de leur Inspecteur d’académie ou du Recteur, participent fréquemment, à des réunions avec la police, la gendarmerie, des juges, des médecins etc … pour mettre en place diverses opérations de prévention. Il peut s’agir de prévention routière, d’informations sur les dangers de la drogue (les gendarmes ont d’ailleurs des « malettes pédagogiques » avec des éprouvettes contenant divers types de drogues ou « ersatz » pour qu’on puisse les reconnaître à l’odorat).

Soit le principal n’avait pas participé à ces réunions avec les gendarmes puisqu’il s’est trouvé surpris par la démonstration de force qui a été faite.
Soit les gendarmes ont dérapé dans leur approche pédagogique de lutte contre la drogue. Et si tel est le cas, ils n’ont pas dû déraper dans ce seul collège.  Il est étonnant que les collègues chefs d’établissement ne se soient pas inquiétés plus tôt. S’il y a eu rupture unilatérale du contrat pédagogique, supervisé par le Rectorat et l’Inspection d’académie, nous en entendrons parler, j’espère.

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L
Bonsoir Dominique,<br /> C'est intéressant d'avoir l'avis de quelqu'un qui connaît la maison de l'intérieur. Cette affaire en effet m'a beaucoup choquée.<br /> A +<br /> Bises<br /> Elise
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J
merci Dominique pour ces precisions ! et comme par hasard, il n'y a jamais de responsables !
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K
je n avais pas eu connaissance de cette info et je trouve intéressant qu un blog puisse préciser certains points du fonctionnement des relations chefs d 'établissement - police inconnu du public.. et de certains journalistes
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I
Mais bien sûr ! il s'agissait du même collège! où il n' y avait jamais eu de trafic de drogue!<br /> T'aurais entendu ce prof.... et il a fallu beaucoup de ténacité pour que cette affaire soit porté au grand jour!<br /> Darcos est d'ailleurs monté au créneau
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I
As tu entendu à France Inter dans "Là-bas si j'y suis"le 17 novembre le témoignage d'un professeur ayant eu cette visite si musclée dans sa classe!<br /> Tous ont protesté à cette époque.... sans écho!<br /> Ca fait réfléchir! non?<br /> Bises Dany
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D
<br /> Il s'agissait du même collège ?<br /> Je sais bien que dès que l'on parle police ou gendarmerie, on est méfiant. A l'exception de l'affaire de l'agent soupçonné parce qu'affecté à la plonge, il avait le tort de se passionner pour<br /> l'informatique (et je pense que le chef d'établissement a eu tort de faire venir les gendarmes dans le lycée), toutes les relations que j'ai pu avoir se sont passées correctement. A plus<br /> forte raison quand elles étaient "éducatives". Cette démonstration de force (et l'entrée dans la classe d'un prof pendant un cours, comme tu m'en informes) consécutive à une simple action<br /> d'information, me paraît fort étrange. <br /> Tout comme au moi de juillet ou d'août, il m'avait paru étrange qu'ai été organisée dans une caserne, des tirs à blanc, en direction du public convié à y assister : car il faut être bien<br /> innocent pour penser que des balles à blanc ne sont pas dangereuses. Alors, évidemment, le coupable est tout désigné, le militaire qui a gardé des balles "normales" et en a mis dans<br /> son chargeur !!!!!<br /> Il y a toute une chaîne de responsabilités pour arriver à de tels dérapages.<br /> <br />   <br /> <br /> <br />