faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur
Madame de Menton (je crois), qui a une voix désagréable, intervenait l'autre jour sur Europe 1, à propos de la grève des enseignants.
Disons-le nettement : nommée gestionnaire comptable d'établissement en septembre 1980, depuis 1984, je suis persuadée que l'Education Nationale dispose de suffisamment de moyens et de
suffisamment de postes. Mais que ces moyens et ces postes ne sont pas employés de façon efficiente. Si l'on arrivait à avoir un ratio de 1 prof pour 1 élève, je reste persuadée qu'il y aurait
encore des classes surchargées à 40 !
Mon diagnostic est sans nuance : incompétence ! La solution préconisée par Mme de Menton : laisser les chefs d'établissements recruter leurs professeurs améliorerait-elle la situation ? Ou
basculerait-on dans le systèmer qui fait florès au sein de l'assemblée nationale pour le recrutement des "assistants parlementaires", rémunérés par le contribuable, mais où le nombre de femmes et
d'enfants d'élus laisse supposer une absence d'équité, qui relèverait tout à fait de la HALDE (haute autorité contre la discrimination à l'embauche).
Je me trouvais jeudi au Tribunal administratif de Clermont-Ferrand : avant que mon affaire ne soit exposée, en était présentée une autre. Le recours avait été déposé, contre toute habitude (car
seules sont normalement recevables les recours formulés par un individu "y ayant intérêt"), par la section CFDT de la mairie de CLERMONT. Les débats sont publics, les jugements sont également
publics. Si je révèle le nom de cette commune, je ne diffame nullement.
La procédure devant le juge administratif est normalement une procédure écrite : par politesse, on vous demande si vous avez quelque chose à rajouter oralement. Le "chef" de la CFDT est intervenu
et a rappelé au magistrat que depuis quelques années, la CFDT avait déposé 15 recours en annulation devant cette cour, pour des motifs analogues : "affectation de personnes sur des postes qui
n'ont pas été publiés et qui devraient faire en outre l'objet d'établissement d'une "liste d'aptitude".
"Listes d'aptitude" ou "commissions de recrutement", à défaut de concours (seul mode de recrutement des fonctionnaires) permettent un recrutement "ouvert".
Madame le commissaire du gouvernement a conclu que l'acte de l'administration (un arrêté de nomination) devait être annulé.
Je me demande si un créneau ne s'offrira pas à moi, de faire du contentieux pour le compte des profs laissés sur le carreau, quand cette évolution du recrutement, réclamée depuis 20 ans au moins
par les chefs d'établissements, sera effective.
Déjà, au sein des conseils généraux, on voit surgir des postes dont l'utilité peut échapper ! Et je ne parle pas des hôpitaux qui occupent déjà tant la Cour des Comptes et les CRC.
(N.B. : on a trouvé une solution : réduire le nombre de CRC... et des magistrats qui y oeuvrent sous la houlette de Philippe SEGUIN !)