faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur

J'adore l'IRLANDE....
La première fois, je suis allée y marcher : dans le Connemara,... et là, dilemme !!! Où l'on s'embourbe dans le bog (les tourbières), ou l'on marche au sec sur les routes goudronnées,
entre deux murets de pierre (le Shannon est aussi marécageux) et c'est douloureux pour les pieds. Quant à l'Irlande en vélo : il faut prendre beaucoup d'élan en descente pour remonter
de l'autre côté. Heureusement.... heureusement, l'Irlande est le pays des pubs et de l'irish coffee qui console de tous les malheurs. L'été, on peut trouver des pubs où des familles se
réunissent pour jouer ensemble de la musique : c'est amusant, ils arrivent les uns après les autres, en fonction de leurs libertés. Il y a toujours un habitué pour danser une gigue d'autant plus
endiablée qu'il a bu de "guiness" (beurk !!! j'ai beau être une inconditionnelle de l'Irlande, je n'ai jamais réussi à en boire plus d'une gorgée par séjour). L'hiver, de bons feux
de tourbe réchauffent les pubs (mais la guiness ne passe pas mieux).
Ah oui ! l'Irlande est aussi le pays où je me suis fait voler mon argent au fin fond de nulle part. Alors que j'avais échappé à tous ces inconvénients en Italie, y compris quand avec ma copine
Catherine, nous avions eu l'idée de prendre une couchette sur la ligne Turin-Trieste, en ce temps-là la plus attaquée d'Italie. Mais en août 1993, peu avant le décès de mon père, je n'allais pas
bien et je suppose que je suis responsable pour bonne partie de ma mésaventure.
Ayant précédemment loué une voiture en Angleterre, je savais que j'étais capable de conduire en passant les vitesses de la main gauche : il y a dix ans, il n'y avait qu'une seule autoroute
dans toute l'Irlande et rien ne ressemblait plus à une route nationale qu'un chemin de ferme. Je me suis retrouvée assez souvent sur le "bog" (le nom que l'on donne aux tourbières)
ou dans une cour de ferme : là, je m'interroge. Les Irlandais auxquels j'ai demandé mon chemin parlaient-ils gaëlique ou avaient-ils un fort accent en anglais ?
Il faut aller au hasard dans les pubs : à midi, on y mange (bien) pour pas cher (le tuyau est aussi valable pour l'Angleterre où il vaut mieux fuir les restaurants) et le soir, on s'y fait
beaucoup de copains, même si les conversations restent limitées et qu'elles s'interrompent parfois parce que votre interlocuteur a chû de son tabouret. Il y a des pubs très "cosy"
et d'autres extrêmement glauques. Mais les Irlandais sont généralement très gentils et accueillants : lorsque je demandais la clé du "bed and breakfast" parce que je prévoyais de rentrer un peu
tard, les propriétaires me répondaient souvent "ce n'est pas la peine, nous ne fermons jamais à clé !". L'assassinat de la femme du producteur Daniel Toscan du Plantier avait jeté un
froid et perturbé les Irlandais parce qu'ils se demandaient s'il n'allaient pas devoir se barricader chez eux, comme dans les autres pays.... En 2000, la lecture des journaux locaux m'a appris
que l'afflux d'étrangers à Dublin a corollairement vu se développer les agressions à l'encontre des étudiants étrangers : lors de mon dernier séjour, les italiens avaient été
particulièrement visés.
Dublin est une ville en chantier (il paraît que Galway prend le même chemin) : les quartiers "georgiens" et leurs portes peintes de toutes les couleurs, le "ha' penny bridge" et le Bewley's
(at Grafton street), la bibliothèque de Trinity college gardent un charme fou. Et si je ne suis pas retournée en Irlande depuis qu'elle est devenue le "petit dragon de l'Europe", je fais
confiance aux Irlandais pour garder leurs traditions. L'Irlande est bien le pays des "hommes tranquilles".
Ah ! j'oubliais ... l'accès aux musées est gratuit en Irlande .
En attendant des recettes de "home made soups", voici quelques images ...







Au printemps, l'île se couvre de rhododendrons... L'été, on marche entre des haies de fuschias.
Mais il faut se rappeler qu'en exilant ses opposants, Cromwell ne leur avait laissé le choix qu'entre l'Enfer et le Connaugh (Connemara). L'Irlande, l'ouest de l'île surtout, ça peut être très
dur à vivre.


Clonmacnoise sur les bords de la rivière Shannon

