faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur
Le village où je suis née est situé au milieu de nulle part. Ou plus exactement au centre du département de l'Allier, dont les habitants se qualifient de
"bourbonnais", histoire de se rattacher à une grande dynastie "qui a donné des rois à l'Europe entière". C'est un joli village qui surplombe la vallée d'une petite rivière appelée la
Queune. J'y suis allée pêcher des écrevisses. C'était avant que les rivières de nos contrées ne soient polluées. Sur la crête à côté du clocher de l'église, se dresse un imposant donjon
médiéval.
Au IXe siècle,
Noyant était siège d'une viguerie de l'empire carolingien.
Au fil des siècles, les paysans, qu'on appelait il n'y a pas si longtemps encore les "bouhoumes", ont façonné un paysage de bocage. A Noyant, pas plus qu'à Châtillon, le
village voisin, la terre n'est pourtant, pas facile à cultiver et Jeanne Cressanges qui y situe l'action de son roman la feuille de Bétel a choisi de l'appeler Malterre,
la mauvaise
terre.
C'est une région aux reliefs doux, couverte de nombreux étangs et forêts.
Comme la forêt et l'étang de
Messarges.
Dans les années 1950, les hérons étaient encore
nombreux à y frayer : d'ailleurs il y en avait un dans la salle à manger de mes grands parents. Empaillé ! Ils reviennent peu à
peu.
Des bovins paissent paisiblement dans des prairies grasses, couvertes de fleurs au printemps.
Pays aussi idylique que le Nohant de George Sand !!!!!.
Mais qui réserve quelques surprises comme ce chevalement de mine.
A Châtillon, depuis le Moyen Age, on exploitait des mines de charbon. Des filons furent exploités à Noyant à partir du XVIIe et surtout au au XVIIIe siècle. Les curés, dans leurs
registres paroissiaux nous apprennent que les chutes dans les trous creusés pour extraire la charbon n'étaient par rares.
L'exploitation devint industrielle à compter des années 1900. Des corons furent édifiés en périphérie du bourg dans les années 1910. Dans les années 20, de nombreux mineurs venus de
Pologne permirent à la population du village s'accrût jusqu'à 1 600 habitants.
En 1941, un coup de grisou conduisit à l'abandon de la mine. Les mineurs allèrent chercher du travail dans les mines voisines de Buxières ou de Saint-Eloi.
Les hivers peuvent être pleins de poésie :
Surtout quand on dispose d'une cheminée où crépitent de belles flammes... avec la bonne odeur du feu de bois...
Quel peut donc bien être est le rapport de ce paysage avec les images qui suivent ?