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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:51


Le décor de briques noires et rouges a beaucoup inspiré les architectes du XIXe siècle.


 
                 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 12:13

Le Bourbonnais c'est un pays

bocage en automne 00026

  de bocagevignes en automne 00001

 de vignobles

P9070826

de forêts

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 14:46

A plusieurs reprises, la communauté des bourgeois de Moulins a financé, au XIVe s., des travaux censés réparer l'égout (on dit aussi l'"agout") sur le dessus d'une porte d'entrée de la ville. Il s'agit en réalité d'une "gouttière".

Les fortifications de Moulins ont été détruites il y a plusieurs siècles déjà : il y a fort à parier que les eaux pluviales étaient évacuées dans les fossés par ce que nous appelons des "gargouilles" et qu'elles ressemblaient à celles que l'on peut voir ailleurs. Il suffit de se promener dans la ville en levant la tête (après une randonnée à la recherche des soupiraux : cf. ..... ) pour découvrir des merveilles.

Nous avons tendance à associer "gargouilles" et édifices religieux, mais l'on en trouve aussi sur des édifices civils : publics, comme le Jaquemart

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 Il en subsiste quatre dont   une à forme humaine

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 un monstre

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       et un crocodile

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 Trois subsistent sur une maison où naquit au XVIIIe s. le maréchal de Villars

gargouille 1

dont ce curieux personnage "au dos tordu". Un Yogi ?

 

L'ancienne collégiale fondée par le duc Louis II et devenue cathédrale au milieu du XIXe siècle mériterait à elle seule une exploration de tous les thèmes qu'elle montre :

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Bouffons et musiciens y cotoyent

 

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un dentiste ?

 

 

 

   

 

 un homme à tête de chat                   un "homme sauvage"

 blog 11 gargouille 3

 

P4060550une sirène...

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 13:54

  

 

PA100482 Rocles est une commune du bocage : la plus petite si je ne m'abuse... Sa mairie est le siège de l'association "Jazz dans le bocage". Un restaurant sympa, une jolie église romane flanquée d'une maison de maître du XVIIIe siècle qui possède un certain cachet.

 

 

 

 

Et un monument aux morts rarissime :

 

PA100485

 

La petite fille qui veille sur les noms des soldats de la commune s'appuie sur une pierre où est inscrite cette phrase : "Apprenons à supprimer les guerres".

Rocles 1

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 12:00

En février 1417, Moulins est en émoi : frère Vincent entre sur un âne dans la ville. Les consuls étaient allés le chercher au port de la Chaize, à Monétay-sur-Allier, à 30 km de là, où il était arrivé par bâteau.

A Moulins, il attira une quantité impressionnante de disciples, au point que les autorités de la ville durent faire abattre une partie des barrières qui doublaient les fortifications.

 

Frère Vincent (Vincent Ferrier) était un dominicain catalan, né à Valence, le 23 janvier 1350.

Dans sa jeunesse, il avait étudié la physique, la logique, la philosophie, et la théologie. Il apprend la Bible par coeur. Il connaît le latin et l'hébreu. Il entra dans les ordres à l'âge de 18 ans.

 

Ses études l'ont mené à Barcelone, Toulouse et Paris. Il a obtenu tous les grades universitaires. En 1378, à 28 ans, il fut enfin ordonné prêtre à Valence (Valencia). Il séjourna à Avignon où son ami Pedro de Luna avait été élu pape, sous le nom de Benoît XIII. Mais Vincent Ferrier se rallia au Pape de Rome.

st vincent ferrier 

A partir de 1399, il partit prêcher la conversion des moeurs de ville en village et parcourut l'Aragon, la Castille, le Léon. Il se rendit même chez les Maures d'Andalousie (il y est aussi connu pour avoir dirigé les massacres qui ont amené l'appropriation d'une synagogue de Tolède puis sa transformation en l'église Santa Maria la Blanca), puis franchissant les Pyrénées, évangélisa Toulouse, le Massif Central, la Bourgogne, la Franche-Comté, la Savoie, la vallée de la Loire.

Peu avant de venir à Moulins, il avait séjourné à Saint-Flour où existait un couvent de dominicains, maintenant sous son vocable (église saint Vincent). Les registres des comptes de cette ville ont aussi gardé le souvenir de cet évènement exceptionnel et nous apprennent que le "reclus" qui était enfermé dans une cellule sur le pont qui enjambait la rivière, fut libéré une journée pour pouvoir venir écouter un sermon de frère Vincent.     

 

Appelé en Bretagne en 1418 par le duc Jean V, il mourut à Vannes le 5 avril 1419. Son tombeau se trouve dans la nef de la cathédrale.

  portail vincent

Frère Vincent a été canonisé en 1455 par Calixte III

Son éloquence était fameuse : prêchant en catalan, il était, nous rapportent ses hagiographes, compris des Bretons bretonnants.

Il est aussi l'auteur d'un Traité des suppositions dialectiques et de Question solennelle sur l'unité de l'universel.

 

 

A ma connaissance, il n'y a pas de statue de saint Vincent Ferrier à Moulins. 

 

Etude sur les "missions" en Languedoc du dominicain espagnol saint Vincent Ferrier (1350-1419), d'après les travaux d'AntoineThomas, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Le saint prêcha, en 1416, à Toulouse, Albi, Rodez, Saint-Affrique, Millau, Marvejols, Saint-Flour où un "reclus" fut autorisé à sortir pour l'entendre, au Puy et à Montferrand. Les registres consulaires de ces villes portent souvent la mention de "flagellants".

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 19:46

Je suis une collectionneuse. Cet article de La Montagne date d'au moins 25 ans, à l'époque où je travaillais sur mon mémoire de maîtrise.

moulins fortifications445 

 

Il n'a, semble-t'il, pas attiré l'attention. Pourtant, à Cusset, l'enceinte construite sur ordre de Louis XI, enfouie sous la terre, a été remise en valeur.

Alors si ma mémoire peut servir à un archéologue qui s'intéresserait aux fortifications et qui passerait sur mon blog par hasard !

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 12:45

En 1444, le receveur de Moulins fit un don de 20 sols tournois « à trois hommes qui sont du pays du prêtre Jean », alors de passage à Moulins.
Cette anecdote n’a, curieusement, pas retenu l’attention de Marcellin CREPIN-LEBLOND et Claude RENAUD  dans leurs « Ephémérides moulinoises ».

Le pays du prêtre Jean est un mythe fort ancien du christianisme. Il y coulait une fontaine de jouvence et la corruption y était ignorée. 
On le situait soit en Asie, soit en Afrique orientale, jusqu’à ce que le négus d’Ethiopie, un royaume africain de rite copte, qui était en lutte permanente avec ses voisins musulmans, et qui cherchait des alliés en Europe, se présente comme étant ce prêtre mythique. Il envoya d'ailleurs des ambassadeurs pour participer aux travaux du concile de Florence, en 1442.
Aucune précision supplémentaire sur les raisons de la venue d’émissaires abyssins à Moulins ne nous est fournie. Il est vraisemblable que la capitale du Bourbonnais n’ait été qu’une halte sur la route de Paris.

(source : Arch. Mun. Moulins c. 266 f° 28 r°.  paiement de juillet)


On imagine le choc que durent ressentir les bourgeois en découvrant ces étranges étrangers.

J’ai évoqué le film « Teza  » : l’acteur principal ressemble de façon surprenante aux personnages de cette fresque de l’église de Uhra Qidanne Mehret à Zeghe (source : Les dossiers de l’ archéologie – 1975 n° 8)
abbyssins436

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 12:10
La semaine de fête à Montepulciano a beaucoup plu aux membres du comité de jumelage.
Et l'on n'a pas manqué de la comparer à la foire médiévale de Souvigny...
J'ai entendu des jugements très injustes.
L'an dernier, j'avais fait un petit article ironique, mais plein de sympathie pour les gens qui assimilent fête historique et heroic fantasy (lien : passé recomposé) . Dans une fête, ce qui me paraît le plus important, c'est qu'on trouve du plaisir.
Ceux qui aiment celà peuvent se battre à l'épée dans les rues, sans intervention de la maréchaussée :
 

la maréchaussée qui veille !!!

Les jeux "à l'ancienne" plaisent beaucoup aux enfants.

Il y a aussi de très jolis costumes : et les troupes qui viennent en portent de très authentiques
 

Bon, ce sont des costumes de gueux ou de saltimbanques... Mais il y avait somme toute assez peu de seigneurs dans nos villes et villages !
Et, attention sympa, les bénévoles préparent la "soupe des geux .. las" qui mijote dès 5 heures de l'après midi !

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 09:07

Créationistes, s'abstenir !

Si l'on croit que l'homme a été créé "ex nihilo" par Dieu et que la femme a été créée à partir d'un des os de la cage thoracique d'Adam, inutile d'aller visiter le musée de Chatelperron.
C'est quand on construisit le chemin de fer qui devait permettre de transporter jusqu'au port de Dompierre-sur-Besbre le charbon de Bert et Montcombroux, d'où il était acheminé par péniches jusqu'à Paris, qu'a été découverte dans la "grotte aux fées" de Châtelperron un couteau en silex, dont la particularité était qu'il possédait un manche.
On sait maintenant que l'homme de Châtelperron était un homme de la civilisation de Neanderthal (un site situé entre Wuppertal, que je connais bien, et Düsseldorf), qui a cohabité plusieurs millénaires avec l'homo sapiens sapiens dont nous descendons directement. Se sont-ils rencontrés ? La densité d'occupation de la région était très faible et il est possible qu'ils n'aient jamais eu l'occasion de se rencontrer, ou très rarement. On ignore pourquoi l'homme de Neanderthal a disparu : les chercheurs contemporains excluent l'hypothèse d'une guerre entre les deux espèces.
Tout le matériel découvert, tant  au milieu du XIXe s. que dans les années 1950 par le préhistorien Henri Delporte est entreposé au musée archéologique de Saint-Germain-en-Laye. C'est donc des restitutions scénographiques qui sont présentées à Châtelperron.
Mais j'ai eu l'occasion de participer à une visite guidée extrêment intéressante : la jeune femme qui est employée par la commune est passionnée. Aussi, un conseil : constituez un groupe et réservez une visite guidée.
            musée de Châtelperron - la Gare - tél. : 04-70-34-84-51

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 16:11

A l’heure où les aventures de Harry Potter passionnent les adolescents, où des jeux de rôle mettent en scène des Démons et des Dragons, où les scénaristes américains revisitent dans des séries comme « Charmed » de vieilles légendes celtiques ou des mythes de la tradition grecque, il est peut-être intéressant de rappeler que le pays de Charles Perrault dispose d’un  fond de légendes pour faire grandir les enfants et rappeler les  adultes à la sagesse qui est lui aussi très intéressant.

Sur YZEURE, la paroisse sur laquelle a été créée la ville franche de MOULINS au XIIIe siècle, existent deux lieux-dits intéressants : les VESVRES, et en limite de Moulins : FOULET.

LES VESVRES est une forme du mot Vaisvre, Wivre ou Vouivre. La Vouivre  est entrée dans la littérature avec le roman de Marcel Aymé paru en 1943 et inspiré d’une légende de Franche Comté. Le roman dresse une galerie de portraits dans un monde rural qui a aujourd’hui disparu : le curé sceptique, le radical croyant, le fossoyeur amoureux d'une pocharde etc… Monde qui colportait encore des traditions vieilles de plusieurs millénaires.
Mais la tradition de la Vouivre semble bien s'être retrouvée dans la plupart des régions. Elle était réputée être mi-femme mi-serpent : on la décrit portant sur le front un superbe grenat, ou un rubis, ou un diamant bleu … Car elle est une gardienne de trésors, vivant cachée dans un trou ou dans un rocher. Tantôt bienfaisante, tantôt néfaste.
En Bourbonnais le « folkloriste » Francis Pérot l’évoquait en 1908 dans son « Folklore bourbonnais ». Ce qui ne doit pas nous étonner car on la retrouve aussi sur le Mont Beuvray (ancienne Bibracte) (
  http://www.laszlya.com/dotclear2/index.php?post/2009/04/02/  )
La Vouivre ou Wivre est liée aux étangs, aux régions marécageuses… ce qui est bien encore le cas de l’étang des Vesvres, départ de circuits de promenades à pied ou en vélo…
Sur les chapiteaux des églises, on voit figurées des « sirènes » ou femmes serpents qui évoquent les vouivres : mais l’interprétation de leur symbolique fait débat, comme les sheela-na-gig dont j’ai déjà parlé à propos de l’église saint Pierre d’Yzeure (sheela-na-gig à l'entrée de Notre Dame d'Yzeure (03) ).
Une variante de la légende de la Wivre est celle de Mélusine ancêtre mythique de la famille des Lusignan…

En ce qui concerne FOULET : c’est actuellement le nom d’un pont de chemin de fer et tous les moulinois savent qu’il vaut mieux éviter d’y passer par temps d’orage en voiture, car on risque d’avoir de l’eau à hauteur de portière avant même de l’avoir vue venir. Au Moyen Age, c'était le siège d'une seigneurie : il y avait un étang de Foulet, sur le ruisseau de Grillet, qui allait se jeter dans l’Allier et il y tournait aussi un moulin. L'emplacement était donc assez marécageux.
Francis Pérot rapproche le toponyme de Foulet de « Fol » ou « Follet » c’est-à-dire le feu follet, flamme vacillante, pâle et diffuse, de couleur jaune, bleu ou rouge qui, dans les cimetières ou les marécages,  vole dans l’air à peu de distance du sol et disparaît lorsque l’on s’en approche. C’est pourquoi on le prenait pour un esprit malin.
On sait maintenant que les feux follets constituent un phénomène naturel  (on pense qu’ils résultent de la décomposition de matières organiques, produisant des gaz qui peuvent s'enflammer au contact de l'air). Dans les cimetières, c’était la décomposition des corps, enterrés peu profondément, qui pouvait donner ces fameux feux follets. Dans les marécages, ce sont les herbes qui pourrissent et se décomposent. 
Personnellement, je ne fréquente pas les cimetières la nuit !!!… et ne me suis jamais trouvée non plus, dans un marécage.
Mais dans l’Allier est étrangement liée aux feux follets ou foulets, une jolie légende que je ne connaissais pas : le foulet hantait les écuries et taquinait les cochers qui ne prenaient pas soin de leurs chevaux. Si le foulet se chargeait de les panser à leur place, l’on remarquait son passage car leurs crinières, comme leurs queues étaient nouées. Le palefrenier bienveillant était récompensé, car ses animaux étaient étrillés et leurs sabots bien reluisants et pansés pour deux jours. Le follet avait un attelage qui passait si vite au dessus des écuries qu’il ne laissait qu’une longue traînée de feu derrière lui, tout comme au dessus des étangs et des mares, ce qui le relie aux autres feux folets des légendes. Tout comme le fait que dans les cimetières, il se manifestait pour accompagner les âmes en peine qui demandaient des prières. 
A noter qu'en 1562, le seigneur du château de Foulet, qui était protestant, fut, après le siège de la ville de Moulins par les Huguenots, retrouvé mort dans son étang : il faut imaginer que cette âme en peine revenait y rôder sous forme de feu follet !!!!

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