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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 09:38

L’adjointe chargée de la santé par le maire de Dijon, qui est pharmacienne, a proposé de faire appel aux vétérinaires pour intervenir en urgence dans les zones rurales où il y a pénurie de médecins.

Autrefois, on faisait appel aux « rebouteux » dans les campagnes pour remettre en place les fractures et autres entorses. L’armée, où rappelons-le, il y a eu des régiments de cavalerie d’active jusqu’en 1940, faisait appel à eux, car ils faisaient, paraît-il, aussi merveille sur les chevaux. Dans les campagnes, ceux qui étaient réputés « barreurs de sang », arrêtaient les hémorragies du bétail comme des humains.

Mais la proposition de l’élue socialiste de la Côte d’Or m’a surtout rappelé une histoire que racontait M. Binon, ancien instituteur à Noyant, celle d'un "vieux gâs" comme l'on dit dans l'Allier qui avait fait venir le vétérinaire pour soigner son veau. Un produit vétérinaire lui avait été délivré. Sa femme était souffrante : il lui a donné le même médicament. Et le paysan était furieux : « ça a guéri ma femme, mais ça a fait crever mon viau ».

Mme Tenenbaum, est élue de la Côte d’Or, mais à l’évidence, elle ne met pas souvent les pieds à la campagne, sinon elle saurait qu’il y a encore moins de vétérinaires que de médecins. Les vétérinaires soignent maintenant les chats et les chiens, voir les serpents et les tortues, et leurs cabinets sont en ville.

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 08:03

J'ai été surprise de trouver cette photo d'une cérémonie religieuse dont je n'ai jamais entendu parler.

archimbault1

 Et au dos, cette mention de la main de ma grand-mère :

archimbault2

Les Archimbauds sont ce que l'on appelle un "domaine" où je me suis rendue une seule fois, à la limite de Châtillon, en direction de Tronget. La Queune y prend sa source.

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 19:24

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Il n'est pas sûr qu'à Souvigny beaucoup de gens se souviennent que cette horloge, installée sur le toit de la mairie, symbolise la victoire des partisans de la Gueuse sur les Calotins !

Je tiens l'histoire de ma mère qui la tenait de ses oncles. Je suppose que l'on en trouve trace dans les registres des délibérations du conseil municipal. Peut-être pas de façon édulcorée. Car un généreux donateur avait légué à la commune une somme substancielle afin de la doter d'une horloge. Mais il n'avait pas précisé où il fallait l'installer : un clivage entre les tenants d'une installation sur la mairie et ceux d'une installation sur l'église se manifesta. Ce furtent les anticléricaux qui gagnèrent. Et ils la surnommèrent "la malgré tout".

PC210516  

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 20:18

Je crois me souvenir qu'elle s'appelle Lona : son propriétaire est à côté d'elle

P7080121

Cette journée d'août elle était, c'était jour de brocante et comme le petit cheval blanc de Paul Fort, elle était toute seule devant... à tirer courageusement sur l'alsphate (ses pauvres pattes) une charrette bleu charrue.

Et les enfants derrière riaient malgré l'orage

P7080119

Des tracteurs rutilants et pétaradants ont tenté de lui voler la vedette.

 

P7080118

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 09:39

C'est il y a une dizaine d'années que j'ai pour la première fois entendu parler de la présence d'une maison d'enfants juifs dans notre département : je venais d'acheter ma maison et j'avais pour voisins M. et Mme Moreau que je connaissais surtout pour avoir été instituteurs à Châtillon. Ils étaient venus prendre l'apéritif. 

Ils m'ont appris, au cours de la conversation, qu'ils avaient été en poste à Broût-Vernet pendant la guerre. Et avaient eu pour élèves de très nombreux enfants juifs qui demeuraient dans une maison "bourgeoise". J'avais habité pas très loin d'Izieu et j'aurais aimé en savoir plus. Mais je crois que M. et Mme Moreau ne connaissaient pas bien les tenants et les aboutissants de l'implantation dans ce village distant d'une vingtaine de kilomètres de Gannat d'une maison pour abriter des enfants juifs.

Je connaissais Broût Vernet essentiellement à cause de sa communauté de catholiques traditionnalistes, dans la mouvance de Monseigneur Lefèvre, et de son festival de rock.  En soi, cette cohabitation n'était pas banale !

 

Cinquante cinq ans après la fin de la guerre, il semble que les habitants du village, eux-mêmes, iaient eu même ignoré, d'ailleurs, dans leur majorité, cette partie de son histoire.

 

Les archives de l'école permettent pourtant de connaître un peu plus de 300 noms d'élèves juifs, une grande majorité étant de nationalité étrangère. Depuis une dizaine d'années, les membres de la société Azi la Garance et les Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation dans l'Allier ont mené des enquêtes et ont publié un ouvrage qui permettent d'en savoir un peu plus long.

C'est au château des Morelles, loué par une association juive appelée Organisation de Secours aux Enfants, que de 1940 à février 1944, 340 enfants ont été hébergés à Broût Vernet. Encadrés par un personnel juif qui en tant que tel avait perdu son droit à travailler (la directrice était une femme  médecin décorée de la légion d'honneur, l'économe un ancien d'HEC.  Un rabbin leur dispensait des cours de religion et d'hébreu, car cette maison était "de stricte obédience"), les enfants passaient entre quelques semaines à une année dans l'Allier. Le samedi, ils venaient à l'école :  mais comme c'était jour de Sabbat, ils restaient les bras croisés raconte un ancien tout jeune instituteur.

Beaucoup d'entre eux avaient été auparavant regroupés dans des camps d'internement insalubres. L'organisation caritative O.S.E. les mettait à l'abri dans une des 14 structures de ce type existant en zone occupée, la plupart dans le Limousin et la Creuse. Dans la préface d'un ouvrage publié en 2010, Serge Klarsfeld rapporte qu'il a été lui-même pensionnaire d'une telle maison, dans la Creuse. Celà supposait néanmoins qu'ils soient séparés de leurs parents. 

Certains parents avaient d'ailleurs donné leur accord pour que  leurs enfants puissent migrer vers les Etats-Unis : cette filière d'évacuation dura jusqu'à l'occupation par les Allemands de la zone sud en 1942.

 

Ensuite, une organisation clandestine s'activa à les cacher sous de faux noms dans des familles chrétiennes, de partir vers la zone d'occupation italienne puis vers la Suisse. Ces filières furent efficaces puisque F. Demaegdt, président des amis de  l'AFD  a pu constater sur les listes des convois de déportation que sur les 340 enfants des Morelles, 320 ont échappé à la déportation. 

En novembre 1943, l'économe   Cogan et 2 de ses enfants furent arrêtés aux Morelles et déportés à Auschwitz. Sa femme était à Vichy où elle venait d'accoucher.

Des ordres pour arrêter les juifs se multipliaient dans l'Allier ( les juifs déportés de l'Allier ) : le regroupement d'enfants devenait trop dangereux et la colonie des Morelles fut définitivement fermée en février 1944.  

 

source : DEMAEGT (François) et GLOMET (Jean-François), la maison d'enfants des Morelles (1939-1944), Chamllières, 2010

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 09:00

C'était la fin de ma première année à la "grande école". Les "grandes" avaient préparé un spectacle de fin d'année et je me souviens que la chanson qui illustrait cette chorégraphie était la "matchiche". C'est marrant les souvenirs !

fête de fin d'année (juin 1959)

Compte-tenu que toutes les petites danseuses avaient les cheveux noirs et très raides, on imagine combien les fers à friser avaient dû chauffer pour leur confectionner des "anglaises".

A la fin du spectacle, spontanément, une ronde s'était créée et quelques voix s'étaient élevées pour réclamer que l'on mette "les cahiers au feu et la  maîtresse au milieu". Le mouvement a été vite désamorcé : de trop mauvais goût !

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 19:49

Belle Dame, Carte géographique, Paon du jour, Robert le diable, Petite tortue, Vulcain sont le nom de papillons de nos contrées.

belle dame g guineton festivalphoptosynthèse.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belle Dame : cette photo publiée sur le site du festival Photosynthèse qui se déroule à Saint-Pourçain tous les deux ans.

http://www.festivalphotosynthese.com

 robert le diable

 Robert le Diable

paon du jour

 Paon du jour

 

J'ai trouvé de très belles photos sur :

 http://urticamania.over-blog.com/article-les-papillons-de-l-ortie-51552283.html

 http://deschatsdansmonjardin.skynetblogs.be/category/1268605/1/insectes
 http://www.kauwberg.be/papillon.htm 

Les papillons sont des insectes et jouent donc un rôle actif dans la pollinisation des plantes. On en voit pourtant de moins en moins voler dans nos campagnes, le long des haies qui disparaissent progressivement, et dans nos jardins.
La plupart des papillons sont tributaires d'espèces de plantes bien précises pour se reproduire car ils ne pondent que sur elles.
Carte géographique, Paon du jour, Robert le diable, Petite tortue, Vulcain, sont tributaires d'une plante que nous prenons beaucoup de peine à chasser de nos jardins : l'ortie, dont se nourrissent leurs chenilles. Il n'est pas inutile de rappeler que pour voir des papillons, il faut auparavant laisser vivre leurs chenilles ! Les Belles Dames choisissent aussi le chardon pour y pondre. D'autres papillons privilégient l'oseille sauvage ou rumex. Le Machaon se reproduit sur les ombellifères comme le persil, la carotte ou le fenouil. Le "Flambé" a besoin des aubépines, prunelliers, cerisiers et autres arbres fruitiers.

Quelques uns des plus beaux papillons sont donc indissociables de l'ortie.

 

Les papillons, une fois éclos, se nourrissent du nectar des plantes. Et rien ne remplace les plantes les plus simples de nos régions, par ailleurs les mieux adaptées au climat.
L'ancolie vulgaire, la centaurée noire, la valériane rouge, la grande marguerite, la digitale pourpre, la Vipérine, l'onagre .......

P1010127.jpgLa digitale avait presque disparu de nos bords de chemins. Heureusement, une bonne information des maires les a incités à ralentir l'ardeur des employés municipaux à faucher. 

 

 

ancolie

 

Voici à quoi ressemble le paradis pour un papillon :

 P3150970

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 00:00

maison père Guillaumin 2

J'aime beaucoup le design de la poussette. On remarquera la ceinture de sécurité !

La maison derrière a disparu: à la place, il y a l'Auberge de la Queune, mais j'ai un dessin :

 maison père Guillaumin

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 13:11

L'Allier, ma dolce vita à moi, est le slogan que je ne sais quel publicitaire ou "consultant" parisien a trouvé pour promouvoir le tourisme dans notre département.

Pour moi, l'Allier évoque plutôt la "vie tranquille". D'ailleurs, quand on fait des enquêtes, les habitants sont certes un peu gênés que la population du département diminue, mais ne souhaitent pas forcément la venue de nouveaux habitants : on est si bien entre soi, et pourquoi partager un si beau pays avec des étrangers ?

Quand j'avais 3 ou 4 ans, aller au cinéma représentait une sortie extraordinaire. On passait des films à la salle des fêtes de Noyant : le projectionniste était un certain "Bébert". Ma mère raconte qu'un jour où le public n'avait rien compris au scénario du film, on a découvert qu'il avait passé la troisième bobine avant la  deuxième. Avant l'acquisition du premier poste de télévision par le Café Chalmin, quand on se déplaçait pour aller au cinéma, c'était pour voir des choses distrayantes : aussi, je serais étonnée que "le voleur de bicyclette" ou même la "Dolce Vita" aient figuré pas au programme proposé par Bébert. "Pain, amour et fantaisie", peut-être.

C'est ma tante qui a eu la première "Vespa" de Noyant, et par la même occasion, de Châtillon. Mon père racontait que surprise par le système de freinage, elle n'était pas allée plus loin que la maison d'en face et avait fait un vol plané par dessus le guidon.

Cette fameuse Vespa a fait l'objet d'une photo :

p-p--Noyant146.jpg

 

Quand on m'a assise sur le siège arrière, je n'avais pas voulu lâcher mon "Baba". Au guidon, Nicole Leboeuf, une jeune voisine. 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 17:38

papa437 J'ai trouvé un négatif de photo à Noyant : j'ai essayé de le scanner et l'ai mis en positif. Je ne suis pas mécontente du résultat.

Ce qui est étonnant, c'est que je ne l'ai jamais vue plus tôt.

De la mode zazou (1940 et suivantes), je repère les chaussettes blanches, la cravatte à gros pois, et les chaussures.

Pour le pantalon de golf, j'hésite : Tintin, reporter au Petit XXe en porte un semblable dans les années 30.

Quant à la voiture, il me semble pouvoir identifier repérer le logo de la marque Lancia, ce qui a sans doute justifié la prise de la photo. Mon grand-père revendait des vélos et des voitures. Et sans doute un biziot du coin avait spouhaité s'offrir une "belle italienne".

 logo Lancia

Le top modèle est mon père !

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