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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 12:33

Longtemps on a considéré que le statut des fonctionnaires avait valeur d'exemple. Ainsi, lors de leurs arrêts pour maladie, le traitement des fonctionnaires titulaires était entièrement pris en charge par leur administration. Les auxiliaires et les contractuels se voyaient appliquer 3 jours de carence : mais les mutuelles des fonctionnaires, auxquelles ils avaient la possibilité d'adhérer leur compensaient ce manque à gagner de 3/30e sous forme d'indemnités journalières. J'ai pour ma part toujours considéré, comme les gens qui m'avaient précédé, qu'il était normal de cotiser en proportion de son salaire. Il suffit d'aller explorer les forums (sur la MGEN notamment) pour voir que ce qui était considéré comme normal il y a 30 ans, ne l'est plus.

La Fonction publique étant un modèle, j'ai appris que 2/3 des entreprises compensaient également ces 3 jours de carence à leurs salariés quand ils étaient en arrêt pour maladie.

Ce qui pose en réalité problème, ce sont ces entreprises (des petites entreprises certainement) qui ne sont pas en mesure d'assurer cette égalité de traitement à leurs salariés. Il existe pourtant aussi des mutuelles censées assurer la solidarité, auxquelles on adhére au pro rata de ses revenus qui leur sont ouvertes : encore faut-il y adhérer. Mais je décèle, dans les conversations de café du commerce, une vision "consumériste" qui consiste à considérer sa cotisation comme un investissement et d'escompter un retour sur cet investissement.

En cette journée de la femme, il convient aussi de rappeler qu'à niveau de responsabilité égal, dans la fonction publique, les femmes touchent exactement le même traitement, et les mêmes indemnités que les hommes. On discute régulièrement d'un "salaire au mérite" pour les agents de la fonction publique : je crains un peu que la conséquence soit que l'on s'avise à cette occasion, que les femmes sont moins méritantes que les hommes !!!

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 19:30

Il faut bien que je me rende à l’évidence : je vis au dessus de mes moyens. J’ai besoin de beaucoup d’espace pour entreposer ma documentation et mes bouquins. Mais je ne devrais pas habiter dans plus de 50 m2, même à Moulins, si je voulais avoir une température uniforme de 20 ° !

Il y a deux ans, j’ai essayé de ne pas dépasser 19 ; l’an dernier, je suis descendue à 18. Je n’étais pas sûre de pouvoir établir un nouveau record cette année : mais je suis très fière d’avoir pu le faire. Je n’éprouve pas la moindre sensation d’inconfort.

Il faut dire que je suis surentraînée : n’arrivant pas à m’alimenter en lecture suffisamment quand j’allais en vacances chez mes grands-parents, ma grand-mère m’a appris à faire du tricot : je me tricote des pulls en laine et des chaussons. De beaux motifs irlandais !

Etant germaniste, j’ai rapporté de mes séjours en Allemagne l’habitude des couettes. Et je suis une héritière : outre de vieux chiffons faits dans de vieux draps, j’ai hérité de couvertures. Et même d’un édredon, objet bien oublié.

Quand j’allais en vacances chez mes grands-parents l’hiver, j’ai appris à me déshabiller au coin du poêle derrière un paravent et à aller dormir sans traîner. J’ai eu froid une seule fois : à la tête. Malgré le bois de lit, le mur en pierres était glacé et je n’ai pas pu m’endormir. Dans mon logement de fonction, au Chambon, qui était mal isolé, une année où il a gelé à – 25 ° pendant une semaine, je n’ai pas eu de honte à dormir avec un bonnet de ski (en pure laine vierge).

Et puis, surtout, j’ai été gestionnaire d’établissements scolaires pendant un quart de siècle : j’ai, au cours de cette période, employé beaucoup de salive à expliquer au corps enseignant que l’hiver, il faisait froid et qu’on ne venait pas travailler en chemisier et en tongs. Et sauf dans mon premier poste, où mon bureau était surchauffé, j’ai, par un concours de circonstances, occupé des bureaux en bout de circuit. Le dernier avait en outre  des fenêtres basculantes ne fermant jamais complètement et en simple vitrage sur deux côtés, soit une bonne dizaine de mètres. Je n’ai jamais souffert du froid. En revanche, je m’enrhumais, parce que quand j’allais dans le bureau de mes secrétaires, je me mettais à transpirer.  Attraper un "échauferdi" comme on dit en Bourbonnais, c'est le plus grand risque (chaud -froid).

 

Grâce à ce don, je peux m'offrir le luxe de vivre dans un espace où je me sens à l’aise.

Et l’été, je me refuse absolument à souscrire aux pressions pour me faire installer une climatisation. Parce qu’à l’inverse, j’enfonce une porte ouverte, l’été, il normal qu’il fasse chaud.

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 12:30

En buvant mon petit noir, ce matin, je lis dans par mon journal préféré qu'un sommelier français (??) qui travaille dans un restaurant en Chine vient de battre un record : il a tenu 51 verres à vin dans une seule main. Ils étaient vides : 51 verres pleins, c'est un record qui aurait eu plus de panache. Mais ne boudons pas notre fierté : c'est la grandeur de l'Europe qui est attestée. Comme le chantait Jacques Brel, c'est aussi à la minceur des épluchures de patate qu'on reconnaît la grandeur d'une armée. 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 21:43

J’étais un peu perplexe sur cette notation dite « triple A » dont personne n’avait jamais entendu parler avant que sa conservation soit proclamée « grande cause nationale » ( « notre trésor »). Parmi les catastrophes annoncées pour le « pecus vulgus », dont je suis, figurait une augmentation des taux d’intérêt aux emprunts contractés par l’Etat et même le particulier. Et pour mettre un toit sur notre tête notamment, on nous annonce que des taux intenables à: 3%, peut-être 3,5% nous attendent. Je suis allée voir le taux d’intérêt qui m’avait été appliqué dans le cadre de mon Plan d’Epargne Logement et qui m’avait été, il y a 15 ans, présenté comme une affaire en or : 6, 32 %. Je viens de payer la dernière mensualité !

 

Enquête faite par les journalistes économiques, il s’avère que cette notation est attribuée par 3 jeunes économistes fraîchement diplômés qui étudient la situation financière de chacun des pays européens et leur solvabilité, selon des critères qui me paraissent devoir beaucoup au pif. Leurs collègues avaient d’ailleurs, en 2008, garanti la fiabilité des fameux produits « subprimes », gagés sur le remboursement de crédits attribués à des gens insolvables pour acheter des maisons en carton au fin fond des Etats-Unis (« tu rembourses pendant 10 ans et dans 10 ans les ruines sont à toi », disait déjà Coluche dans un sketch de 1980).

 

Pour conserver notre « trésor », un certain nombre de mesures drastiques ont donc été annoncées : augmentation de la TVA, taxe sur les sodas… On nous prépare psychologiquement à des baisses du salaire minimum garanti et des retraites actuellement versées. Et plus question de feignasser en ne travaillant que 35 heures par semaine. Jusqu’à la semaine dernière, seuls les « Guignols de l’info » avaient, croyant plaisanter, avancé que les congés payés abusivement payés depuis 1936 étaient à l’origine de nos difficultés. Depuis lors, Jean François Coppé s’est exprimé en ce sens devant un auditoire de jeunes UMP.

J’ai, l’autre jour, entendu un chef d’entreprise tenter de culpabiliser Bernard Thibaut, en affirmant que les Chinois trouvent anormal le peu de temps que les Français consacrent au travail. « Si vous trouvez que le modèle chinois est le modèle à suivre, il faut le dire clairement » lui a répondu, agacé, le syndicaliste. Je suis les « primaries » républicaines aux Etats-Unis : l’un des candidats s’est explicitement prononcé pour le travail des enfants. Allons bon ! même les mesures prises à la fin du XIXe siècle mettent donc notre économie en péril ? Pourtant, en Colombie, les enfants descendent dans les mines pour extraire de l’or, de l’argent ou du charbon : et la Colombie n’a pas, à ma connaissance un taux de croissance enviable.

Heureusement, un vent de fraîcheur a soufflé du côté d’Europe Ecologie Les Verts : ils préconisent un abaissement du temps de travail à 32 heures. C’est d’ailleurs le résultat d’un compromis trouvé avec la tendance qui préconise la semaine de 28 heures !!!

Je conserve précieusement dans ma bibliothèque un petit bouquin intitulé « Travailler 2 heures par jour ». Il date de 1977 : j’avais eu l’occasion de rencontrer l’un des auteurs, je ne sais plus à quelle occasion. Dans le lycée où je travaillais il y avait une forte implantation du SGEN-CFDT. Sa théorie était qu’il n’est pas nécessaire de travailler plus de 2 heures par jour pour le bénéfice d’un patron. Mais qu’en réalité, la journée de travail productif est beaucoup plus longue. Et de fait, tout salarié, tout chômeur, tout inactif, toute mère de famille, on le sait bien, effectue en plus du travail pour le compte de son patron, un travail pour sa famille, pour une association, pour aider ses voisins. Travail qui dégage une plus-value. mais qui n’est pas incluse dans la comptabilité nationale. Dans les associations dont je suis « vérificateur aux comptes » je plaide régulièrement pour que la valeur du bénévolat soit estimée. C’est un peu compliqué, mais pas impossible.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 18:06

J’ai écouté d’une oreille distraite les voeux de nos femmes et hommes politiques.

Le portrait du candidat idéal (protecteur, écrasant de sa supériorité les membres de l’Anti France affligés d’un horrible accent, normal avec son marcel, son béret et ses charentaises) m’a rappelé mon héros préféré.

   

                                                                            SUPERDUPOND

super avec coq

 

super 6

 

 

 

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 13:34

L’affaire Golgota picnic fait écho, dans ma mémoire à une autre affaire : celle de la bombe placée dans un cinéma où était, en 1988, projeté le film de Martin Scorcese : « la dernière tentation du Christ ».

La pièce sera-t’elle programmée à Moulins l’an prochain ? J’en serai quand même très étonnée. L’adjointe à la culture d’Yzeure ou celui d’Avermes s’y risqueront-ils pour leur part ?

Bref, n’ayant pas vu cette pièce je suis dans l’incapacité de la commenter.

 

En revanche, je connais bien l’œuvre de Nikos Kazantzakis et j’ai lu « La dernière tentation ». J’ai d’ailleurs aussi lu un autre de ses romans : « Le Christ recrucifié », ainsi que « la Liberté ou la mort ».

Et là, franchement, je ne comprends pas les réactions que le film de Scorcese, un sicilien, catholique assumé, a pu générer. Jusqu’à aller mettre une bombe dans un cinéma pour protester contre sa projection.

C'est au cours de plusieurs voyages en Crète que j'ai appris à connaître les livres de Kazantzakis. Je m'étais aussi pris de passion pour les films de Théo Angelopoulos (c’était une période où aller voir un film qui durait 5 heures ne m’effrayait pas !). J'en ai beaucoup appris sur l’histoire récente de la Grèce et j'ai beaucoup de considération pour le courage de ces gens. Je susi aussi très en colère quand j'entends qu'on les traite de paresseux. Mais je m'éloigne de mon sujet.

J’ai trouvé que tant "la dernière tentation," que le "Christ recrucifié" étaient des œuvres passionnantes, empreintes d’un profond mysticisme. De mes années de cathéchisme, je me souvenais que le Christ avait hésité, avant d’entrer dans sa Passion,  à suivre son destin divin ……  Et si les sœurs qui m’ont enseigné le cathéchisme trouvaient que je n’évoluais pas dans un milieu très favorable, elles s’accordaient toutefois à dire que je connaissais bien mes leçons.  Le Christ en étant à la fois humain et dieu … est donc capable de vivre et de comprendre les angoisses des hommes disait notre père abbé. Si différent des dieux grecs, paillards, uniquement occupés par leur propre plaisir et ne s’intéressant aux hommes que pour leur faire de sales blagues à Pâris, à Œdipe, à la mère d’Antigone (les armateurs grecs sont à cet égard un peu des dieux !).


Aussi je suis perplexe que des catholiques qui se veulent si fervents soient aussi hermétiques au mysticisme. Pierre Desproges disait qu'il était un athée mystique : n'y a-t'il donc que les athées pour y être sensibles ?

 

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 09:32

Ce que je trouve surtout étonnant dans l'affaire du triple A, c'est qu'on en a bénéficié pendant des années (les agences de notation existent depuis 1880, viens-je d'apprendre) et qu'on ne le savait pas !

Ce n'est pas un peu surfait cette affaire ? 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 00:15

est très largement excédentaire. Cette info a été très discrètement évoquée ce matin.

 

Les caisses ne sont pas régies par le même système que dans le reste de la France. La raison ? L'Alsace et la Lorraine, étant allemandes entre 1871 et 1918, ont bénéficié des lois sociales de l'Allemagne de Bismarck. En France, il a fallu attendre 1946 pour que l'ensemble de la population puisse bénéficier des lois sociales que nous connaissons actuellement.

Ce que l'on appelle le "statut particulier d'Alsace et de Moselle" inclut aussi que, d'un point de vue religieux, ces deux régions vivent encore sous le régime concordataire napoléonnien. La loi sur la laïcité de 1903 ne s'y applique pas comme dans le reste de la république.  Quand on entend parler du "statut particulier" de l'Alsace-Lorraine, c'est sous ce seul aspect de la laïcité qu'il est évoqué.

 

Ce qui a conduit Arnaud Montebourg à s'insurger bien inopinément à propos de l'Allemagne de Bismarck !!! J'ai bien ri.

 

Pour de plus amples informations, aller voir sur Wikipédia.

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:03

Il paraît que les français ne savent pas calculer leurs intérêts de Livret A. A plus forte raison leurs intérêts d'emprunts.

Autres temps , autres moeurs : ce type de "calcul" occupait fort les écoliers des années 1910 (cf. les Cahiers de Marthe Damoret).

Les restaurateurs et cabaretiers, eux, savent compter. Il y a deux ans, ils avaient obtenu que les produits qu'ils vendaient soient assujettis à une TVA à 5,5 %. Avant de baisser leurs prix TTC, ils avaient bien pris soin de les augmenter (dans un café que je ne dénoncerai pas, le petit noir était passé de 1 € 20 à 1 € 50 deux semaines avant l'application de la mesure. A la date d'échéance, ils l'ont baissé... à 1 € 20 !!! - Chez le voisin, la carte a été changée : le repas à 15 € en a carrément disparu. Par contre, le menu à 20 € a bien été diminué à 18 € 70).

L'augmentation de 1,5 % (de 5,5 % à 7 %) qu'on va appliquer va, paraît-il, les mettre sur la paille. J'entendais l'autre jour un restaurateur parisien se plaindre qu'avec ces augmentations de charges, il allait devoir faire passer son menu à 17 € à 20 €, soit une augmentation de 20 % !!!

Je rappelle un petit principe : sur la matière d'oeuvre qu'ils achètent et transforment, ils ne payent pas de TVA, puisqu'elle leur est remboursée.  Je veux bien admettre qu'il leur faut consentir une avance de trésorerie.

Sur les produits qu'ils ont transformés et qu'ils vendent avec une valeur ajoutée, restaurateurs et cafetiers ne payent pas de TVA : ce sont leurs clients qui s'en acquittent. Eux la collectent simplement.

C'est sur la différence prix de vente hors TVA - prix d'achat hors TVA qu'ils doivent se dégager une marge (un bénéfice comme l'on disait dans les problèmes de calcul d'école primaire).

Les marges les plus importantes sont dégagées sur le petit noir, les sandwiches et sur les salades composées (peu de main d'oeuvre nécessaire, temps de transformation réduit).

Ce que je ne comprends pas, en revanche, c'est pourquoi les sandwiches vendus par les boulangers seront asujettis à une TVA à 7 % et ceux vendus en grande surface, sous blister plastique, à une TVA à 5,5 %.

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 18:50

C'est un des sketchs de Coluche que je préfère  : il date de 1980. IL faut croire que Gérard s'est converti au pinard comme le préconisait son père : "le pinard, ça devrait être obligatoire".

 alccolisme

Le samedi matin, j'anime un atelier de tricot (les participantes viennent avec leurs problèmes, et j'essaye de les résoudre) et je vais leur chercher un café au bistrot à côté. Transféré du marché couvert, il a déménagé dans un préfabriqué sur la place avec tous ses habitués. Quand je vais commander mes petits noirs, ils sont greffés au comptoir depuis plusieurs heures déjà. Jeunes ou vieux, ils ont le teint fleuri. Il n'y a aucune femme. Sympas, iIs se détachent de leur appui pour m'ouvrir galamment la porte.

Au début, on m'a suggéré de rajouter dedans une goutte de gnôle. Ne résistant jamais à la tentation de donner des conseils, j'ai expliqué que je préférais l'alcool de poire ou de mirabelle. 

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