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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:58

Je lui trouvais pourtant une bonne tête.

Et bien, non seulement il a, comme les lycéens, fait un copié-collé pour écrire son dernier bouquin. Mais en plus, il s'est fait passer pour agrégé, alors qu'il ne l'est pas. La Société des Agrégés s'en étrangle d'indignation !!!

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Dominique LAURENT
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 12:04

On déplore qu'il y a trop de fonctionnaires, et plus spécifiquement d'enseignants parmi les élus de la République : pour une fois qu'on avait un vrai entrepreneur comme ministre du budget !

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 20:46

DELAUNAY (Ovide), Glanes révolutionnaires : les pierres de la Bastille, dans Notre Bourbonnais, bulletin de la Société Bourbonnaise des Etudes Locales, n° 182, 7e série, 4e trimestre 1972, p. 458 à 461

 

 

La Bastille, dont la première pierre avait été posée le 22 avril 1370 par le prévôt des marchands Hugues Aubriot, avait été transformée en prison d'Etat, sous le règne de Louis XIII. Réservée en principe aux personnes incarcérées par lettres de cachet, elle était devenue le symbole de l'arbitraire royal.

Quelques années avant la Révolution, l'effectif des détenus était restreint (1) ; l'entretien de la forteresse, avec le personnel qui lui était affecté, s'avérait trop onéreux (2). L'architecte inspecteur Corbet, dans un de ses rapports, concluait à sa destruction. Alerté, l'entrepreneur de maçonnerie Palloy s'offrait pour effectuer les travaux de démolition (3). Rien n'était décidé dans l'immédiat. En 1789, la sombre forteresse se dressait encore, avec ses huit tours massives, face à la rue et au faubourg Saint-Antoine.

Au lendemain de la mémorable journée de juillet, Palloy revenait à la charge déclarant qu'il était un des vainqueurs. Le Comité Permanent, siégeant à l'Hôtel de Ville lui donnait satisfaction. Il se mettait aussitôt au travail, recrutait plus de 1.000 ouvriers — presque tous en chômage — et le 2 février 1790, présentait la dernière pierre à l'Assemblée Constituante qui, trop à l'étroit dans la salle du Manège, envisageait d'édifier un Palais National, à l'emplacement de la forteresse (4).

Mais que faire des décombres ? Au lieu de les transporter dans quelque lieu de décharge, Palloy les achetait à vil prix et avait l'idée originale de transformer chaque pierre, chaque ferrure en souvenir de la Bastille. Avec les « fers », il fabriquait des médailles, des cornets, des tabatières, des bonbonnières, des presse-papiers, des plaques de serrure. Les pierres étaient sculptées de manière à produire un plan relief de la forteresse ; le 2 septembre, un des premiers exemplaires était offert à l'Assemblée.

Afin de se faire de la réclame, il envoyait en province des cartes pour être remises aux délégués des villes en députation à la fête de la Fédération ; invitation leur était faite de visiter ses ateliers, installés au n° 20 de la rue des Fossés Saint Bernard.

Ces pierres sculptées devaient être distribuées dans toute la France. Un premier lot était réservé aux départements, nouvelles circonscriptions administratives du Royaume instituées par le décret du 15 janvier. Les autorités élavérines en étaient avisées, le 4 novembre : « II ne m'a pas suffi, mandait Palloy, de renverser la forteresse ; il fallait perpétuer l'horreur du souvenir. D'une Bastille, j'en ai fait quatre vingt-trois dont je fais hommage à chacun des départements afin que ses ruines s'étendent pour ainsi dire sur toute la France et rappellent à jamais aux citoyens vertueux l'atrocité de nos despotes » (5).

Le Département s'empressait de témoigner sa reconnaissance au donateur et exprimait son enthousiasme à recevoir un « présent d'un tel .prix ».

Certes, la pierre était offerte à titre gracieux, mais les frais de transport étaient calculés de sorte que l'entrepreneur puisse réaliser un joli profit.

Pour acheminer ces pierres et en faire la remise officielle, Palloy recrutait des représentants — la plupart des « vainqueurs de la Bastille » — qu'il désignait sous le nom d'apôtres de la Liberté. La réception devait être marquée par une cérémonie où les autorités civiles et militaires, la garde nationale en armes étaient tenues d'assister. Confirmant sa lettre du 4 novembre, Palloy informait le Directoire du département qu'il avait choisi le représentant qui devait se rendre à Moulins, mais que celui-ci étant égrotant, son départ était quelque peu différé (6). Aucun procès-verbal ne permet de préciser à quelle date eut lieu la cérémonie de réception. Un document de 1793 affirme que la pierre avait été placée en 1790, dans la salle des séances du Département, et portée plusieurs fois dans les cérémonies et fêtes publiques (7).

La dispersion des vestiges de la Bastille se poursuivait pendant les années 1791 et 1792 ; les attributions étaient réservées non seulement à quelques-uns des 547 districts, mais aussi aux grandes villes, aux sections de Paris, voire à certains tribunaux.

Les événements de juin 1793 permettaient à Palloy d'épuiser son stock. En pleine crise fédéraliste, la Convention votait hâtivement la Constitution de l'An I. L'entrepreneur avait l'idée d'encadrer la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, dont le nouvel Acte Constitutionnel était l'émanation, dans 86 pierres, à raison de une par département (8); La Constitution du 27 juin était soumise à la ratification du peuple, en ses assemblées primaires. L'article V stipulait que des Commissaires, élus dans chacune des Assemblées, seraient chargés de porter à Paris les procès-verbaux d'acceptation et représenteraient leurs concitoyens à la fête du 10 août, jour anniversaire de la prise des Tuileries. Sur proposition de Palloy, un des Commissaires de chaque chef-lieu de département aurait pour mission supplémentaire de prendre livraison du colis préparé dans ses ateliers et d'en assurer le transport. Les autorités élavérines en étaient informées, le 25 juillet et désignaient aussitôt leur représentant. Leur choix se portait sur le jacobin Quintien Asselineau Desmazures de la Prenneville, officier municipal, administrateur de l'Hôpital général, commissaire élu le 7 juillet dans la section Paris et Ville, domicilié rue Voltaire (9).

Le 3 août, alors qu'un détachement du 14e chasseur faisait son entrée à Moulins pour participer à la fête de « l'Unité et de l'Indivisibilité de la République », Desmazures prenait la voiture des messageries qui devait l'amener, en quelques étapes, rue des Victoires, à Paris (10). Le 10, aux côtés de ses deux collègues moulinois, le chirurgien Antoine Saulnier (section Liberté et Egalité) et le tanneur Pitout (section Bas-Ailier et Chambon-Colombeau), il prenait part à la grande manifestation nationale (11).

Quelques jours plus tard, il se présentait rue des Fossés Saint Bernard, remettait à Palloy les pouvoirs dont il était investi et prenait livraison du « monument ». Celui-ci était essentiellement composé d'une dalle, sur laquelle était gravé le mot Bastille. Un tableau entouré de son cadre y était appliqué ; il contenait l'imprimé de la Déclaration des Droits ; le titre était enfermé dans une vignette et la déclaration placée entre deux colonnes ; au milieu de celle-ci des trophées militaires, dont la partie centrale représentait d'un côté la foudre brisant la couronne et tous les attributs de la royauté, de l'autre un faisceau renfermant une hache dont le tranchant sortait d'entre les parties du faisceau ; des bas-reliefs représentaient l'un la prise de la Bastille, l'autre celle des Tuileries. L'une des colonnes était surmontée de la statue de la Liberté avec un coq, symbole de la vigilance, l'autre d'une statue d'Hercule avec un lion représentant la Force (12).

Le 3 septembre, Desmazures déposait le colis sur le bureau de l'Assemblée départementale et le 7, Dubarry présentait la pierre à ses collègues ; « La célèbre journée du 14 juillet 1789 déclarait-il, rendit à la France sa liberté, celle du 10 août descendit du trône le tyran, abolit la monarchie et institua un gouvernement républicain, le seul naturel à l'homme. Le tableau qui vous est présenté contient le monument précieux de la félicité publique : la Déclaration des Droits de l'Homme, encadrée dans une des pierres qui servit autrefois à cet affreux repaire où, pendant plusieurs siècles, fut le tombeau des malheureuses victimes du despotisme ; aujourd'hui destinée à porter dans tous les départements les éléments sacrés d'une Constitution toute populaire. Les pierres de l'affreuse Bastille sont ainsi disséminées dans les départements pour un but qui tient à une morale sublime et à une profonde politique... Les droits de l'Homme au milieu des faisceaux de la Liberté pronostiquent à tous les siècles que les trônes et les sceptres sont des marques distinctives de l'orgueil des despotes, de l'esclavage et de la stupidité des peuples qui les couronnent. La vertu exige que l'on détrône les rois et démolisse les bastilles ; le crime est dans la sottise que les peuples firent originairement d'admettre pour chefs de leur gouvernement des tyrans qui se servirent des finances avec les bras du peuple soit pour leur creuser les tombeaux de la tyrannie et les édifices de la Bastille, soit pour les faire mourir dans les fers » (13).

Dès lors, la nouvelle pierre figurait dans la plupart des fêtes civiques de l'An II. Le 10 nivôse — jour où l'on célébrait la reprise de Port-la-Montagne (14) — elle était placée sur un brancard et traînée par des ouvriers du bâtiment, au milieu d'un long cortège qui, s'étant rassemblé sur la Place Républicaine (15) s'acheminait par la place Brutus et les Cours, vers le Temple de la Raison (16).

A cette date, Palloy, accusé de malversations, avait été incarcéré à la prison de la Force ; la chute de Robespierre le sauvait de l'échafaud (17).

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 13:34

Hier, il y avait l'assemblée générale de JAZZ DANS LE BOCAGE, à ROCLES, qui avait été annulée pour cause de congères (dans le bocage, ce n'est pas rien !) en janvier. 

J'avais vu qu'il y avait ensuite un concert de NORIG : j'avais décidé d'y assister parce que j'aime bien la musiqueceltique !

Passé le premier moment d'étonnement, j'ai été séduite.

 

De façon générale, l'équipe de JAZZ DANS LE BOCAGE réserve toujours de belles surprises. Quand je suis disponible en mai, pendant la semaine de l'Ascension, je réserve toujours quelques concerts : d'autant qu'à 12 €, quand on est adhérent, c'est donné. 

 

Cette vidéo a été enregistrée à VILLEREST, un village au dessus de ROANNE. La culture en milieu rural, celà existe bel et bien. 


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Dominique LAURENT
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 12:33

Longtemps on a considéré que le statut des fonctionnaires avait valeur d'exemple. Ainsi, lors de leurs arrêts pour maladie, le traitement des fonctionnaires titulaires était entièrement pris en charge par leur administration. Les auxiliaires et les contractuels se voyaient appliquer 3 jours de carence : mais les mutuelles des fonctionnaires, auxquelles ils avaient la possibilité d'adhérer leur compensaient ce manque à gagner de 3/30e sous forme d'indemnités journalières. J'ai pour ma part toujours considéré, comme les gens qui m'avaient précédé, qu'il était normal de cotiser en proportion de son salaire. Il suffit d'aller explorer les forums (sur la MGEN notamment) pour voir que ce qui était considéré comme normal il y a 30 ans, ne l'est plus.

La Fonction publique étant un modèle, j'ai appris que 2/3 des entreprises compensaient également ces 3 jours de carence à leurs salariés quand ils étaient en arrêt pour maladie.

Ce qui pose en réalité problème, ce sont ces entreprises (des petites entreprises certainement) qui ne sont pas en mesure d'assurer cette égalité de traitement à leurs salariés. Il existe pourtant aussi des mutuelles censées assurer la solidarité, auxquelles on adhére au pro rata de ses revenus qui leur sont ouvertes : encore faut-il y adhérer. Mais je décèle, dans les conversations de café du commerce, une vision "consumériste" qui consiste à considérer sa cotisation comme un investissement et d'escompter un retour sur cet investissement.

En cette journée de la femme, il convient aussi de rappeler qu'à niveau de responsabilité égal, dans la fonction publique, les femmes touchent exactement le même traitement, et les mêmes indemnités que les hommes. On discute régulièrement d'un "salaire au mérite" pour les agents de la fonction publique : je crains un peu que la conséquence soit que l'on s'avise à cette occasion, que les femmes sont moins méritantes que les hommes !!!

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 10:40

Le dimanche des Brandons est le premier dimanche de l'entrée dans le Carême. On prépare des beignets, on fait brûler un épouvantail. Et quand le feu n'est plus que braises, on prend les "brandons" encore incandescents et on les passe au pied des arbres fruitiers : cette action est supposée tuer la vermine. C'est la christianisation d'un vieux vieux rite païen.

 

La Chavannée de Montbel a son siège à Château-sur-Allier. Elle offre au public plusieurs manifestations : pour les Brandons, le jeudi de l'Ascension et le dernier dimanche de juillet, elle organise une grande "fête de la rivière", car elle a reconstruit plusieurs types de bâteaux qui naviguaient autrefois depuis l'Allier jusqu'à Nantes.
Je n'en suis pas membre , mais j'aime bien ce qu'ils font.

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:51


Le décor de briques noires et rouges a beaucoup inspiré les architectes du XIXe siècle.


 
                 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 19:30

Il faut bien que je me rende à l’évidence : je vis au dessus de mes moyens. J’ai besoin de beaucoup d’espace pour entreposer ma documentation et mes bouquins. Mais je ne devrais pas habiter dans plus de 50 m2, même à Moulins, si je voulais avoir une température uniforme de 20 ° !

Il y a deux ans, j’ai essayé de ne pas dépasser 19 ; l’an dernier, je suis descendue à 18. Je n’étais pas sûre de pouvoir établir un nouveau record cette année : mais je suis très fière d’avoir pu le faire. Je n’éprouve pas la moindre sensation d’inconfort.

Il faut dire que je suis surentraînée : n’arrivant pas à m’alimenter en lecture suffisamment quand j’allais en vacances chez mes grands-parents, ma grand-mère m’a appris à faire du tricot : je me tricote des pulls en laine et des chaussons. De beaux motifs irlandais !

Etant germaniste, j’ai rapporté de mes séjours en Allemagne l’habitude des couettes. Et je suis une héritière : outre de vieux chiffons faits dans de vieux draps, j’ai hérité de couvertures. Et même d’un édredon, objet bien oublié.

Quand j’allais en vacances chez mes grands-parents l’hiver, j’ai appris à me déshabiller au coin du poêle derrière un paravent et à aller dormir sans traîner. J’ai eu froid une seule fois : à la tête. Malgré le bois de lit, le mur en pierres était glacé et je n’ai pas pu m’endormir. Dans mon logement de fonction, au Chambon, qui était mal isolé, une année où il a gelé à – 25 ° pendant une semaine, je n’ai pas eu de honte à dormir avec un bonnet de ski (en pure laine vierge).

Et puis, surtout, j’ai été gestionnaire d’établissements scolaires pendant un quart de siècle : j’ai, au cours de cette période, employé beaucoup de salive à expliquer au corps enseignant que l’hiver, il faisait froid et qu’on ne venait pas travailler en chemisier et en tongs. Et sauf dans mon premier poste, où mon bureau était surchauffé, j’ai, par un concours de circonstances, occupé des bureaux en bout de circuit. Le dernier avait en outre  des fenêtres basculantes ne fermant jamais complètement et en simple vitrage sur deux côtés, soit une bonne dizaine de mètres. Je n’ai jamais souffert du froid. En revanche, je m’enrhumais, parce que quand j’allais dans le bureau de mes secrétaires, je me mettais à transpirer.  Attraper un "échauferdi" comme on dit en Bourbonnais, c'est le plus grand risque (chaud -froid).

 

Grâce à ce don, je peux m'offrir le luxe de vivre dans un espace où je me sens à l’aise.

Et l’été, je me refuse absolument à souscrire aux pressions pour me faire installer une climatisation. Parce qu’à l’inverse, j’enfonce une porte ouverte, l’été, il normal qu’il fasse chaud.

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:51

Moi aussi, je suis allée à Hollywood

 

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dans le comté de Wiclow en Irlande

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Les maisons des célébrités sont évidemment assez modestes. Ici, le cottage de Angus Mac Allister, héros de la révolte de février 1799.

 

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:57

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Nous avons eu, nous aussi à Moulins, un de ces édicules, que l'on a appelé "chiraquette" car J. Chirac en avait passé commande à la société J.-C. Decaux quand il était maire de Paris.

Mais je n'en ai jamais vu d'aussi stylée que celle-ci : c'est exactement le même modèle que le nôtre : mais la déco !!! Noir et or.... aussi accueillante qu'un pub.

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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