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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 19:21

J'ai appris l'allemand au lycée, et j'ai assez rapidement découvert que la langue que je maîtrisais déjà mal, avait en outre des aspects obsolètes. La méthode d'apprentissage en vigueur quand j'étais en 4e, c'était la même que pour le latin : la lecture d'un texte et sa traduction. Le plus étonnant, c'est sans doute que peu de nos profs semblaient se préoccuper d'une évolution possible de la langue depuis la mort de Goethe. Et je crains, au vu, ou plutôt à l'écoute de la façon dont les français se débrouillent avec les langues étrangères qu'on en soit encore resté là. A enseigner les langues comme le latin qui est une langue morte.

Moi, comme j'en ai bavé pour passer la moyenne, et que j'aime bien rentabiliser mes investissements, en temps comme autre chose, je saisis les occasions de le sortir régulièrement de la naphtaline : j'ai découvert que c'était une langue très utile en Europe centrale, dont de très nombreux pays viennent d'intégrer l'Union européenne. Mais j'ai toujours des interrogations sur ce que je peux réellement raconter... Et mon récent séjour à Vienne m'a fait découvrir qu'on peut comparer l'allemand parlé en Autriche doit pour les allemands avoir l'exotisme que le québécois a pour nous. Et encore ne suis-je restée que dans la capitale

Pierre Daninos, dans les "carnets du Major Thomson", racontait les mésaventures de son héros, un britannique qui, n'ayant pas voulu s'immerger dans le français sans préparation préalable, avait d'abord attaqué le problème en allant s'exercer au Québec et, qui arrivé à Paris, était entré dans un magasin de chaussures pour réclamer une "paire de claques".

C'est en Autriche, à Vienne, justement, que j'ai suivi, tout d'abord dune oreille distraite, sur TV 5 Monde, quelques feuilletons québécois, en faisant autre chose : il y avait de nombreux personnages, homosexuels ou hétérosexuels et, tous avaient des problèmes de coeur assez compliqués. L'un des protagonistes proposait à un ami un "condo" dont il n'avait plus l'utilité ! J'ai sursauté. Une autre en avait trouvé un, de "condo" dans lequel elle comptait investir plusieurs millions de piastres : mais là, j'ai regardé les sous-titres que TV 5 a eu la bonne idée de prévoir. Le mot était traduit par "appartement".

Ce qui me fait aussi penser à une histoire que racontait une ancienne assistante sociale : quand les rapatriés d'Indochine sont arrivés à Noyant, le curé du village a eu l'idée d'apprendre le viêtnamien pour communiquer avec ses nouvelles paroissiennes. Mais il n'existait pas alors de méthode, et il l'a appris en s'aidant d'un dictionnaire. Certes, la prononciation devait être indiquée, mais assez approximativement. Et un jour, elles se sont confiées : "pourriez-vous demander à M. le curé de ne plus nous parler le vietnamien, il nous raconte des horreurs !"

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Dominique LAURENT
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 13:08

Brissot, député girondin fut arrêté à Moulins le 10 juin 1793. Avocat, journaliste, fondateur en 1788 de la Société des Amis des Noirs, il entra le 13 septembre 1791 à l'Assemblée législative où il avait été envoyé par le département de Paris. Il s'opposa à Robespierre et fut exclu du Club des Jacobins le 12 octobre 1792. Accusé de fédéralisme, il fut avec les autres Girondins — ou Brissotins — décrété d'arrestation le 2 juin 1793. Gardé à son domicile, il s'en évada et fut arrêté à Moulins la semaine suivante. Ramené à Paris, emprisonné, il fut traduit devant le Tribunal révolutionnaire le 24 octobre 1793, avec vingt de ses collègues. Ils furent condamnés à mort le 30 et exécutés le lendemain 31 (10 brumaire an II) sur la place de la Révolution (aujourd'hui de la Concorde).

Claude-Marie Rouyer qui narre cette arrestation était né à Paris. Reçu avocat au Parlement, il fut nommé contrôleur des vingtièmes en la généralité de Moulins où il épousa Magdeleine Durye, qui était la fille d'un greffier en chef du bureau des finances. Il exerça comme avocat à Moulins. Il avait été élu en juin 1790 administrateur du district de Moulins, puis substitut du procureur-syndic. Ses idées extrémistes l’en firent exclure en novembre 1792 : Il avait fondé cette même année une publication tri-mensuelle : «Affiches pour la généralité de Moulins et les trois provinces qui la composent». Il entra à la Société populaire de Moulins. Commissaire national près le Tribunal civil de l'Allier, en octobre 1793, il fut appelé au Comité de surveillance révolutionnaire, par Fouché, en mission dans le département. La loi de vendémiaire an IV l’amnistia et il poursuivit sa carrière dans la fonction publique du département. Il mourut à Paris, où il avait ouvert un cabinet de jurisconsulte, en 1816

Son correspondant, Etienne Vidalin, un moulinois, était imprimeur. Député à la Convention à partir du 22 septembre 1792, il vota pour la mort du roi et contre l'appel.

La lettre est signée du 11 juin 1793, l'an 2° de la république française.

"J'ai, mon cher Vidalin, des affaires jusques par-dessus les yeux ; mais je ne puis m'empêcher de te rendre un compte exact et fidèle d'un fait qui me paroît assez important, et auquel tu ne saurais trop donner de publicité. Voici ce dont il s'agit.

Hier, à dix heures du matin, deux voyageurs cheminant en poste, ont été arrêtés sur la place d'armes, par notre garde nationale, qui ne trouvant pas leurs passeports en règle, a imaginé de faire descendre nos messieurs de leur voiture, et de les inviter à se rendre à la municipalité.

Nos magistrats du peuple ayant conçu quelques soupçons sur l'un des voyageurs, et persuadés qu'on ne pouvoit réunir trop de lumières pour s'assurer s'ils étoient fondés, ou s'ils ne l'étoient pas, firent conduire et escorter nos deux quidams, qui comparurent au département, où, par parenthèse, la société populaire m'avoit envoyé pour y exercer une surveillance civique.

Lecture faite de leur passeports, on jugea régulier celui de l'individu qui s'appeloit Souque (1) ; mais il n'en fut pas de même de celui qui se disoit se nommer Ramur, et originaire de Suisse. On lui poussa des questions auxquelles il répondit avec beaucoup de présence d'esprit, et d'un ton de franchise et d'ingénuité qui en imposa à la très grande majorité de nos seigneurs du département.

Je m'appelle Ramur, dit l'intéressé, la Suisse est ma patrie ; Neufchatel m'a vu naître ; je suis négociant, et mon commerce, fort étendu, nécessite ma présence dans les villes d'Orléans, de Nantes et de Bordeaux, où je suis très connu. Si vous jugez à propos de prendre des renseignements sur mon compte dans ces différentes villes, j'y consens de grand coeur, malgré l'importance et la multiplicité de mes affaires ; mais je dois vous observer qu'en me demandant à rester dans cette ville jusqu'à l'instant où vous aurez obtenu ces renseignements, c'est porter atteinte, non seulement à la liberté individuelle, mais encore entraver le commerce, et nuire à la république française.

Un administrateur, duquel je m'approchai, et à qui je fis part de mes doutes, malheureusement pour l'orateur, lui demanda comment il étoit possible qu'un négociant de Neufchatel, qui faisoit des affaires considérables avec plusieurs maisons de commerce, n'eût ni malles, ni porte-manteaux, ni porte-feuille.

La réponse que l'interrogé fit à cette question et à plusieurs autres de cette nature, ayant été faite et énoncée de manière à faire naître plus que des soupçons, le département arrêta que lesdits Ramur et Souque seroient conduits à la municipalité, que deux membres du comité de salut public s'y transporteraient, à l'effet de dresser un procès-verbal de l'arrestation des soi-disans Souque et Ramur, ainsi que des détails ci-dessus rapportés.

Rendus dans la salle de l'hôtel de ville, mon Ramur, négociant de Neufchatel, y déclara formellement qu'il n'avoit cessé de mentir, comme un gredin qu'il étoit. Il avoua que le passeport qu'il avoit présenté étoit celui d'un véritable Ramur, négociant de Neufchatel, à qui il l'avoit brissotiné, et que son véritable nom étoit Brissot, député à la convention nationale.

Instruit de la déclaration faite par ce législateur, ou disons mieux par ce scélérat, j'imaginai qu'il serait question de son brissotinage dans la séance du soir, et je m'y suis rendu.

La séance ouverte, on y fit lecture du procès-verbal, rédigé à l'hôtel de ville, à une heure après-midi.

La discussion s'étant ouverte sur ce procès-verbal, un membre du département demanda la parole, et l'ayant obtenue, il examina et discuta la question de savoir, s'il n'étoit pas important et convenable, tout à la fois, que l'on renvoyât de nouveau le Ramur au département, métamorphosé en Brissot à l'hôtel de ville.

Quoique l'affirmative d'une pareille question ne pouvoit certainement pas faire le sujet d'un problème sérieux et raisonnable, néanmoins plusieurs orateurs, membres du département, persuadés qu'un législateur a le droit, non seulement de mentir avec impudence, comme un gredin, mais encore de violer impunément les lois et de trahir sa patrie, regardèrent comme un outrage sanglant, fait à la souveraineté et à l'inviolabilité d'un représentant, d'avoir osé mettre la question, celle de savoir, si on pouvoit interroger un homme qui après avoir juré et affirmé, à midi, qu'il étoit Ramur, négociant de Neufchatel avoit juré et affirmé à une heure, qu'il étoit Brissot, député à la convention nationale

Peut-être, convaincu, du moins en apparence, de la sagesse des principes déclarés par nos orateurs, le p.g.s. (Procureur Général Syndic.) s'imagina, ne pouvoir se dispenser, sans aucun rapport, d'y rendre hommage. Il prononça un superbe et très long discours, par lequel il soutint, en dernière analyse, qu'on ne devoit pas interroger M Brissot, attendu, disoit l'orateur, qu'on ne pouvoit pas faire, raisonnablement un crime à celui qui étoit en prison, de chercher à s'évader.

Plus cette preuve, mon cher Vidalin, paroissoit lumineuse et convaincante pour la majeure partie de nos administrateurs, et moins, je te l'avoue, elle faisoit impression sur mes esprits : mais il falloit effacer celle qu'on venoit de recevoir, et c'est la tâche que je me proposai de remplir.

Lorsque le conclusionnaire eut fini de parler, je me levai, et priai le président, dans les termes les plus honnêtes et les plus respectueux, de vouloir bien m'accorder la parole, sous les offres et soumissions que je faisois de n'en point abuser.

Alors le p.g.s., qui se doutoit bien sans doute, que je rétorquerai, sans peine, ses sophismes déplorables et dégoûtans, se leva, et dit d'un ton grave et doctoral : « Un individu vient de vous demander la parole ; mais dût-il l'obtenir, quant à moi je ne le pense pas, et je conclus à ce qu'elle lui soit refusée ». Je n'ai pas besoin de te dire, mon cher Vidalin, que les conclusions du p.g.s. ont été entérinées à la presqu'unanimité des suffrages. Cela se devine aisément ; mais ce que tu auras peine à concevoir, et ce qu'il faut cependant que tu saches, c'est qu'après une discussion, non moins savante que civique, il a été arrêté que M. Ramur ne seroit point interrogé une seconde fois, puisque ce M. Ramur avoit déclaré qu'il étoit M. Brissot, et que ce M. Ramur ou Brissot resteroit dans son auberge, jusqu'à ce que la convention nationale eût décrété s'il seroit conduit a Paris, sous bonne et suffisante escorte.

Quant à son compagnon de voyage, le département s'est permis de l’interroger, d'après une délibération prise à l'unanimité des suffrages.

Traduit au département pour la seconde fois, en vertu de cet arrêté, le jeune Souque, séduit, égaré, corrompu sans doute par le scélérat de Brissot, a comparu : dans l'interrogatoire qu'il a subi, et dont j'ai été satisfait, il est convenu, 1° qu'il avoit connoissance du décret d'arrestation prononcé contre Bnssot, et ses fauteurs, complices et adhérans. 2° Que, convaincu de son innocence et de son amour pour la liberté, Brissot qu'il connoissoit depuis deux ans ou environ, lui étoit devenu plus cher en raison de ses malheurs et des persécutions dont il s'attendoit à être la victime, 3° Que la majeure partie des députés contre lesquels le décret d'arrestation avoit été rendu, étoient déjà à Marseille ou sur le point de s'y rendre, 4°, Finallement que l'intention du législateur vertueux dont il se glorifoit de partager les malheurs et d'adoucir l'infortune étoit de s'arrêter dans le premier des départements de la république où l'on aurait protesté contre le décret d'arrestation et d'y vivre ignoré jusqu'à un nouvel ordre de choses.

Cet interrogatoire subi, le jeune Souque, liberticidé par Brissot, comme Séïde avoit été fanatisé par Mahomet, est sorti du département où il a inspiré le plus vif intérêt par la jeunesse de son âge, la beauté de sa figure et les charmes de son éloquence enchanteresse et naïve.

En te rendant compte de ces faits, auxquels je ne me permettrai d'ajouter aucune réflexion, je ne dois pas te laisser ignorer, pour être exact jusqu'au scrupule, dans le récit de mes détails, que l'interrogatoire du très intéressant Souque a été interrompu par la lecture de plusieurs lettres que Brissot a eu l'adresse de faire passer au président du département, soit pour donner à son compagnon de voyage le temps de prévoir les questions et les moyens d'y répondre avec avantage, soit plutôt pour tempérer la rigueur des mesures que le département avoit à prendre, si les membres qui le composent eussent été au niveau de leurs fonctions.

Ces différentes lettres dont il a été fait lecture et qui étoient adressées soit au président de la convention nationale, soit au père de Souque, soit enfin à la femme du scélérat de Brissot, fourmillient [sic] d'éloges et de flagorneries. A en croire ce gredin, les administrateurs du département étoient autant de Lycurge et de Solon et aucune ville de la république ne possédoit autant de citoyens vertueux que Moulins. Quelle platitude, quelle bassesse, quelle nouvelle infamie ! Flagorner à toute outrance, des hommes qu'on n'a jamais connu et qu'on ne peut pas connoitre, ah mon cher Vidalin, il faut être un Brissot, pour avoir cette audace ; au surplus les paquets ont été remis à leurs adresses. Nos administrateurs ont été très flattés de l'encens de Brissot. Quant à mes concitoyens qui assistaient à la séance qui ont entendu, ainsi que moi, la lecture de ces lettres, j'ai vu avec plaisir qu'ils avoient la sagesse et le bon esprit d'apprécier le panégyriste et ses éloges.

Signé : ROUYER

 

Les députés montagnards du département de l'Allier, à qui leur collègue Vidalin a communiqué cette lettre, en ont arrêté l'impression.

Signé : Vidalin, Petitjean, Martel, Forestier, Giraud, Beauchamps.

 

A Paris, chez G.F. Galetti imprimeur ».

 

Source BN Lb 41.3072

SARAZIN (Maurice), « L'arrestation de Brissot à Moulins en juin 1793 : le récit de Rouyer », dans Etudes bourbonnaises, n° 265, 13e série, 3e trimestre 1993, p. 337 à 342

 

 

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Dominique LAURENT
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 13:08

Je suis née dans une école : je nourris l'espoir qu'un jour le maire aura le bon goût d'apposer une plaque sur le mur pour commémorer cet événement.

Mes grands-mères, l'une surtout, n'auraient jamais accepté que je ne sois pas baptisée. Le curé de mon village était toutefois fort marri de ne pas me voir quelquefois à sa messe. Comme l'église était sur la place en face de l'école et qu'il avait des moutons qui paissaient dans un pré au bout de la rue, je le voyais souvent en fin d'après-midi. Il se plantait devant l'entrée de la cour où je jouais et me disait d'un air désolé : " tu sais, Dominique, c'est moi qui t'ai baptisée !". Sa soutane me terrorisait ! Je suis ainsi bien placée pour témoigner qu'un costume peut faire peur à des enfants. Il fut particulièrement heureux le jour où, en compagnie de ma tante, nous sommes allées à la cure pour qu'il m'établisse un certificat de baptême, indispensable pour que je puisse faire ma communion.

Car, tant qu'à faire, mes parents avaient décidé, quand j'eus 8 ans, de m'envoyer suivre des cours de catéchisme. Tout comme au lycée, ils m'avaient fait suivre des cours de latin alors qu'ils considéraient que les langues vivantes étaient plus utiles. Les soeurs me battaient froid et n'hésitaient pas à affirmer que j'étais élevée dans un "mauvais milieu". N. Sarkozy l'a rappelé : un instituteur n'a pas autant de compétence pour enseigner la morale qu'un homme (ou une femme) de Dieu !

Mon père avait un ami, dont le père avait été instituteur dans un village de Normandie : ces gens étaient des catholiques très convaincus, mais M. Duguet, qui aimait son métier et avait une haute idée de sa mission d'éducateur, n'a plus jamais mis les pieds à la messe après avoir entendu le curé de son village fustiger en chaire l'"école du Diable".

L'intolérance, comme la connerie, n'est ni de droite ni de gauche, ni croyante, ni athée. Ni jeune, ni vieille.

Quand nous partions en vacances, en camping, je jouais avec les enfants de mon âge : j'avais sympathisé avec un garçon et une fille dont les parents étaient instituteurs. Un jour, nous étions en train de discuter de notre vie et j'ai raconté que j'allais au catéchisme : je revois le regard méprisant de cette gamine de mon âge qui m'a pris de haut et m'a demandé : "Ta mère est institutrice ? C'est quoi comme institutrice ?". Je crois que c'est le "C'est quoi" qui m'a le plus humiliée. Et ils ne m'ont plus adressé la parole de toutes les vacances.

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Dominique LAURENT
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 21:01

A Noyant avec le groupe Lalala Napoli

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 19:12

Il n'y a pas que du jazz : et c'est très bien ainsi. Celà permet des découvertes

Un grand moment de bonheur, à Rocles, avec les soeurs Caroni ("Las hermanas Caroni").

L'une joue du violoncelle, l'autre de la clarinette. Elles se servent de leurs instruments pour les percussions. Et deux voix.

Le Festival de cette année a été un excellent cru : près de 4000 auditeurs dans les petites salles des communes du bocage.

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Dominique LAURENT
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 17:42
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 17:23

Les épisodes du feuilleton "Derrick", diffusés quotidiennement les après-midi de 1980 à l'année dernière ont fait la joie des maisons de retraite. Avec JAG, mais là, l'acteur était mimi comme tout !

Même moi qui ne regarde pas excessivement la télévision je ne suis plus surprise par aucun épisode tant ils sont passés et repassés. Les chemises au col "pelle à tarte" de son adjoint sont du plus beau kitch.

Horst Tappert, l'acteur principal, est mort il y a 10 ans. De sa belle mort.

Je ne sais qui a découvert qu'à l'âge de 19 ans, il avait servi dans les Waffen SS. Mesure immédiate de rétorsion : l'épisode du 13 mai sera le dernier épisode programmé à la télévision française !!!!

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Dominique LAURENT
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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 15:52

http://youtu.be/4KazXRcB3uU

On parle beaucoup du fameux « mur des cons » que les militants du syndicat de la magistrature avaient cru malin de constituer au fond d’un de leurs bureaux.

C’est une gaminerie et ce n’est pas bien malin. Venant de gens qui ont à dire le droit, c'est, aussi, inquiétant. Ça défoule sans doute. Et puis, il ne faut pas se leurrer, l’on est toujours le con de quelqu’un. Ayant servi de défouloir à une bande de chefs d’établissements jamais sortis d'une adolescence douloureuse, auprès de qui rien de ce que je faisais ne trouvait grâce, que je remue le petit doigt, que je ne le remue pas, que je leur dise bonjour, que je ne le leur dise pas, je suis bien placée pour savoir aussi que les cons qui se sont érigés en pourfendeurs de cons, chassent en meute.

Ce qui m’étonne, c’est que les journalistes qui s’en émeuvent le plus sont justement ceux qui ont eux-même construit un mur de con, avec une seule photo : celle de François Hollande, appelé « Pépère », ou désigné comme incompétent la vindicte publique… Si ce n’est pas le désigner comme con, qu’est-ce que c’est ?

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Dominique LAURENT
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 11:41

Les humoristes ont du grain à moudre. Plus drôle encore que la déclaration de Laurent Wauquiez (qui, rassurons-nous, a comme l'on dit de belles espérances du côté de ses parents) le détachement vis à vis des problèmes matériels du ministre des finances ! Drôle ou inquiétant ? Car je pense qu'il est sincère. Il est vrai que les gens qui ont carrière dans la politique n'étant jamais atteints par une quelconque limite d'âge peuvent tabler sur des mandats jusqu'à ce qu'ils soient séniles. Si jamais, par lassitude, ils font valoir des droits à la retraite d'élus, il le sera assuré de quoi vivre une vie confortable.

Et si l'on limitait dans le temps la fonction élective ? Si l'on tirait au sort nos représentants (comme les jurés d'assises) ? Riches ou pauvres seraient citoyens à égalité et potentiellement responsables à égalité.

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Dominique LAURENT
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 15:41

Mon oreille était distraite quand un journaliste a détaillé le montant du patrimoine de Laurent Wauquiez. Aussi, suis-je aller vérifier sur internet que je n'avais pas rêvé. C'est bien celà : il a abondé une assurance vie pour une valeur de 500 € et un PEA pour 120 €. Je suis passée récemment à la Caisse d'Epargne : en attendant mon tour, j'ai vérifié les tarifs appliqués à la gestion des comptes : les droits de garde pour un PEA s'élèvent à 35 €.

Si donc, j'ai un conseil à donner à M. Wauquiez, c'est de clôturer son PEA et de transférer les fonds sur un livret A (il fait partie des rares français qui n'en ont pas). L'assurance-vie, c'est un bon placement, mais je il lui faut faire un effort d'épargne. Ce député, qui touche une indemnité comme ancien ministre, ne dispose au 8 du mois que de 2500 € sur son compte courant. Ce qui le plante, c'est le remboursement de son appartement à Paris : moi, j'aurais loué une chambre de bonne. Ou je coucherais sur un lit de camp dans mon bureau au palais Bourbon.

Il a été reçu premier à l'agrégation d'histoire : sa spécialité c'est l'Orient des Lumières. Mais il vaut mieux qu'il ne s'occupe pas du budget de l'Etat.

 

J'ai trouvé un blog marrant : http://blog.educpros.fr/pierredubois/2011/09/28/cout-de-la-scolarite-de-wauquiez/ 

 

L'analyse financière des actifs de Mme Carlotti s'avère plus convaincante. Mais j'attends avec impatience la suite des déclarations d'actif de nos politiques.

 

 

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