Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 09:01

Le Montet est sur un promontoire : hier matin, il y avait de la neige : je ne suis pas allée voir, mais c'est ce que l'on racontait à l'Auberge de la Queune, où je ne manque pas d'aller boire mon café chaque matin, tout en lisant mon journal. On m'objectera que ça me coûterait moins cher de boire un café chez moi. Mais ce que j'aime, c'est entendre les habitués commenter le journal et parler des petits riens du pays. Parler de choses sans importance. Manifester leur(s) mécontentement(s). Tout comme sur les blogs. Mais au milieu des autres...
Et cette nuit, il a aussi neigé sur Moulins : il en restait des traces au pied de mon pêcher.

P1010001.JPG


Et j'ai aussi surpris Archie (mon chien), en train de chercher les oeufs que  le lapin de Pâques a caché pour lui dans le jardin. A 11 ans, il y croit encore.

P1010005-copie-1.JPG


Comme c'est le printemps, j'ai aussi des petites feuilles d'orties toutes fraîches près du bac à compost. En revenant ce soir, je vais essayer une recette de soupe.

Repost 0
Dominique LAURENT
commenter cet article
20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 18:42

L'édition 2008 de Jazz dans le Bocage se déroulera du 26 avril au 3 mai.

lien : http://www.jazzdanslebocage.com

 

Repost 0
Dominique LAURENT - dans note d'info
commenter cet article
19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 16:59

Le prochain sujet du café philo :
"Quand les besoins cessent-ils d'être des nécessités pour devenir des dépendances ?"
Si vous avez des commentaires, il sont les bienvenus...

Repost 0
18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 12:43

"Coluche parlait de lui comme du "frère de l'acteur". J'avais presqu'oublié que François Léotard avait été un  "homme politique d'avenir". L'autre jour, il présentait ce qu'il qualifie lui-même de pamphlet : son discours a attiré mon attention. Dans une librairie, j'ai feuilleté son petit livre (130 pages), intitulé "ça va mal finir" et je l'ai acheté.
J'aime bien ce que celui que le "Canard enchaîné" caricaturait en "frère Léo" parce qu'il a, si je me souviens bien, passé un an dans un couvent, dit de la laïcité  (pages 82 à 85) : il formule mieux que je ne saurais le faire, ce que moi, qui viens d'un autre horizon, je pense et il exprime la même préoccupation devant la montée de tous les intégrismes. 

« II n'est rien de plus naturel à l'homme de tuer », disait Simone Weil, la philosophe. Lorsqu'il est commis au nom de Dieu, cet acte « naturel » prend une étrange dimension. C'est la raison qui me pousse à attacher une grande importance à ce que notre pays a inventé sous le nom de laïcité. Il y a peut-être quelque prétention à affirmer que nous aurions découvert tout seuls ce terme et cette réalité. (Rendons à César... déjà deux millénaires.) Mais il peut y avoir une fierté française devant ce que j'ai envie d'appeler une victoire sur nous-mêmes. La fille aînée de l'Eglise, selon l'expression consacrée,  spécialiste en pogroms divers à l'encontre de toutes sortes d'« infidèles », avait construit un corpus doctrinal, un mot, des lois, une pratique dont la modernité continue à nous étonner.
Lorsqu'on mesure, partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis, la façon dont Dieu s'impose dans les compétitions politiques, dans l'expression des Assemblées, dans les musées et les salles de classe, sur les billets de banque eux-mêmes, on ne peut que s'inquiéter. Dieu n'est pas « avec nous ». Ce n'est pas ce qui figure sur le fronton de nos mairies. Ce n'est pas le contrat que nous avons passé avec nos concitoyens...
Nous avons de l'expérience en Europe : dès que Dieu devient une res publica, il s'invite à nos massacres. Je ne refuse pas à notre Chanoine-Président le droit de s'exprimer en privé sur ce sujet. Je crains simplement que sa plume dans la préparation d'un discours public ne se soit, à Rome ou à Ryad, une nouvelle fois égarée. La mémoire n'étant pas toujours au rendez-vous, il faut rappeler ce qui a été dit dans la basilique Saint-Jean de Latran par le Président d'une République laïque : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé... » (sic). En relisant ces mots je pense à la longue lignée des instituteurs de France, aux pages du Grand Meaulnes, à toute cette histoire de hussards noirs et de craie blanche, de tabliers et de dictées, sur laquelle, avec tant de peine, la République s'est établie. Comme à d'autres enfants ou adolescents, les enseignants de l'école publique m'ont  appris   à  penser   par   moi-même,   à recevoir en héritage le monde grec, la philosophie des Lumières, les frasques de Casanova, la Révolution de 1848, le mythe de Sisyphe, tout  cela   mêlé   à  toutes   sortes   de   livres abondamment condamnés. Entre le bien et le mal, c'était à moi de faire le tri. Et eux n'avaient pas à « remplacer » le pasteur ou le curé. Chacun faisait son boulot d'espérance et de jugement.
«Les racines essentiellement chrétiennes» de la France, «l'intérêt» de la République à compter beaucoup de croyants, il peut le dire, notre Président, comme citoyen tant qu'il veut. C'est même la grande force de la laïcité que de le lui permettre.  Cette distinction entre sa liberté personnelle et les contraintes du domaine public, dont il a la charge, est une formidable invention du siècle passé. C'est donc un joli paradoxe qu'au moment même où le chef de l'Etat franchit cette frontière, c'est le principe de laïcité qui le rappelle à la dignité de sa fonction.
Car il « représente » comme on dit. Si un Président de la République affirmait qu'il était dans l'intérêt de la République de compter beaucoup d'athées, il susciterait le même - exactement le même - malaise.
Il se trouve que nous avons vécu cette autre version, qui déshonora la Révolution française. On connaît sa conclusion qui a porté le joli nom de Terreur.
Avec   l'Eglise,   nous   avons   connu   aussi d'autres terreurs, celle de l'Inquisition, des dragonnades, des massacres de protestants, de cathares ou de musulmans. Faut-il rappeler que notre passé est lourd du sang de ces
martyrs qui refusaient ce que l'on appelait alors «la vraie foi». Dans le cadre d'une lecture attentive  d'Albert   Camus,  je  suggère   aux enseignants de proposer à leurs élèves une réflexion critique et argumentée du discours de Rome. Le thème, écrit au tableau noir, comme l'étaient jadis  les  maximes  morales,  serait formulé d'une façon affirmative :  « Chaque homme est l'inventeur de sa propre espérance. » Commentez...
Hors de Sarkozy point de salut nous disent les nouveaux dévots du parti majoritaire. Je crois au contraire que lorsqu'on s'engage dans cette image déformée d'une République partiale qui semble oublier qu'elle est issue des Lumières, on offre aux intégrismes un véritable boulevard. Un salut qu'ils n'attendaient plus. Et je pense à Albert Cohen : « Dieu m'aime tellement peu que j'ai honte pour lui... ».

Repost 0
14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 14:41

Dans la question, revenue dans le débat politique local, du 2e pont de Moulins, j’aimerais bien qu’on réponde à deux questions : « un deuxième pont pour aller où ? » et « pour quoi faire ?». Autrement dit, avant que l’on n’engage les fonds publics, j’aimerais que l’on présente au contribuable une vision globale du problème et des solutions qui peuvent être retenues. Et moi, j’ai beau lire la prose de nos candidats et poser des questions quand l’occasion  s’en présente, je n’ai toujours pas réussi à visualiser ce qu’on nous promet comme avenir en matière de déplacement.
Chacun n’aura pas le pont qu’il souhaite à sa porte : le 2e pont, dans la conjoncture qui se dessine ne sera pas positionné à 500 mètres de l’actuel pont Régemortes. Si l’on veut que le contribuable accepte de changer ses habitudes, il faut l’associer à la décision.
Churchill avait bien réussi à rassembler les Anglais derrière lui en leur disant : « je ne peux rien vous promettre sinon du sang et des larmes ». Rien n’est donc impossible : même de convaincre  les habitants de Neuvy qu’ils peuvent délaisser leur voiture à la Madeleine.

Reprenons le problème par le début :

Pour passer de la rive droite à la rive gauche de l’Allier (et réciproquement !), on a le choix, quand on est habitant la communauté d’agglomération qui s’étend 16 kilomètres plus au sud jusqu’à Souvigny, de franchir la rivière au pont Régemortes (pont du XVIIIe s.), aller 15 km plus au nord (en direction de Nevers) pour la franchir au pont de Villeneuve ou emprunter la RCEA route Centre Europe Atlantique et passer la rivière entre Toulon et Chemilly, à 7 km au sud.
Le pont sur lequel passe la RCEA, est situé à une distance convenable : mais cette route « Centre  Europe Atlantique », concentre sur 2 voies un flot continu de camions (voire même d’ « ensembles routiers », avec plusieurs remorques) traversant l’Europe d’est en ouest, voire même du nord au sud, puisque la Suisse surtout, soucieuse de protéger ses infrastructures ont imposé aux poids lourds étrangers le paiement d’une taxe à l’essieu ce qui a eu pour effet de détourner vers la France une partie du flux. On comprend donc que les habitants de la communauté d’agglo. évitent de s’y aventurer s’ils disposent d’une autre alternative.
 

Depuis une vingtaine d’années, on a rejeté à la périphérie les commerces de « grande surface », et les villages dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres, sont devenus des « villages dortoirs », où le nombre de maisons individuelles croît sans cesse, malgré une diminution sensible (très sensible) de la population du département. En France, la distance entre domicile et lieu de travail a été doublée entre 1970 et 1990, passant de 7 km à 14 (source : Atlas de l’environnement édité par le Ministère de l’environnement, 1995). Dans l’Allier, les temps de déplacement du lieu de résidence au lieu de travail ne se sont, en réalité, pas allongés par rapport à la période encore récente où l’on se déplaçait en vélo pour aller travailler. Mais ces nouveaux déplacements, que l’on appelle « pendulaires », ont encouragé le recours accru aux véhicules individuels.
Corollairement, comme on a fait le choix de la voiture, en 2000, les lignes S.N.C.F. secondaires ont été fermées au trafic « voyageurs » et toutes les petites gares vendues à des particuliers.

Se poser la question d'un nouveau franchissement de l'Allier n'est donc pas absurde. Et le Conseil général, dont s'est désormais la compétence a logiquement lancé une étude

Il a fallu attendre l’extrême fin du XXe siècle pour que la ville soit désengorgée du trafic nord-sud : avec la « trémie » d’abord, dans les années 70, puis avec le contournement de Moulins, mis en service, enfin !, en 1996 (voir article du …  février 2008 : le fantasme du 2e pont), le trafic nord-sud a été détourné. Et les habitants de l’avenue d’Orvilliers ont enfin pu de nouveau, suspendre des lustres dans leurs salles à manger sans qu’ils s’entrechoquent.

Subsistent deux points noirs :
1°) chaque jour ouvré, entre 7 h 30 et 8 h 30 le matin et entre 17 h et 18 heures, voire même 18 h 30, il faut attendre ¼ d’heure pour aller du palais des sports au pont à la Madeleine, de l’autre côté du pont Régemortes… 
2°) une fois entré dans la ville, où garer ces 25 000 véhicules ?

Sur le premier point :
       - Un rond point a remplacé les feux tricolores il y a 3 ou 4 ans et permis de fluidifier la circulation…. Mais aussi d’augmenter le nombre de voitures qui entrent dans la vieille ville Interview de M. Perissol, maire depuis 1994 dans la Montagne du 19 février 2008 « 18 000 véhicules par jour l’empruntaient avant qu’on n’aménage le rond point Régemortes, qui a amélioré les choses car on en est aujourd’hui à 25 000 ». Moi, la question qui me vient à l’esprit   est : « Y a-t’il une utilité particulière à faire entrer plus de 25 000 véhicules par jour dans la vieille ville de Moulins ? ». Il est vrai que le sujet de ma thèse étant Moulins, la ville, ses hommes et leurs activités à la fin du Moyen Age, j’éprouve un attachement particulier (passéiste ???) à la conservation du patrimoine qui date de cette époque !
La réponse donnée par les commerçants depuis le début des années 1970 quand il a été question d’installer des rues piétonnes, est bien naturellement  qu’il est impératif que les voitures entrent dans Moulins, parce que sinon leur activité péricliterait. A l’époque, j’allais régulièrement en Allemagne, à Wuppertal plus précisément, et j’avais une idée bien précise de ce que pouvaient être des rues piétonnes : la solution retenue à Moulins et toujours en usage fut celle de rues semi piétonne : ou plutôt d’une et unique demie rue semi piétonne.
Quelques photos de la seule rue semi piétonne (définition : on y circule les samedis matin et en semaine)
P1010047.JPG  P1010045.JPG  P1010046.JPG
       
Et les rues commerçantes qui ne sont pas piétonnes me dira-t'on ?
Voilà :
undefined P1010052.JPG P1010062.JPG 
Et je m’étonne que pendant longtemps, personne ne se soit interrogé sur un paradoxe : comment peut-on « fare la spesa », « magasiner », « faire du shopping », quand on ne dispose que d’un trottoir sur lequel ne peut passer qu’une seule personne, avec même pas le recours de descendre sur la chaussée, puisqu’on est empêché de le faire par le rempart de voitures qui sont stationnées ? 

Quelques photos du centre historique 
P1010056.JPG dans les années 1990, on a eu l'idée de détourner la circulation du centre ville (car il fallait bien qu'il y ait un double sens de circulation automobile dans le coeur de la ville, n'est-ce pas ? Sinon, comment les clients auraient-ils pu accéder aux magasins ?) par cette rue, la plus ancienne de la ville, soit dit en passant : cette absurdité a duré 3 ou 4 ans quand même.
 Dans les années 1970, le président Georges Pompidou affirmait qu’il fallait adapter la ville à la voiture. Vingt ans après, à Moulins, on était donc d'avis que dans le centre historique, ça devait passer ou ça devait casser.

Ce matin toutefois (vendredi, jour de marché, et dernière ligne droite avant le second tour des municipales) j’ai quand même entendu  2 commerçants s’indigner : « La rue d’Allier est devenue un parking… Et le maire ne dit rien ! »

Sur le deuxième point
       Une fois entrés dans la ville, que peuvent faire ces 25 000 véhicules, mis à part tourner en rond (ça me rappelle un sketch de Raymond Devos !) puis repartir ? Autrement dit : où peut-on poser sa voiture ? Où l'on peut : en double file (cf photo ci-dessus, devant l'ancienne halle aux blés) par exemple... Et ceci, bien que 2 parkings (gratuits) aient été mis en service. A cet égard, le parking (privé) de Monoprix est très utile : la fréquentation en est gratuite 1 heure, à condition d’acheter quelque chose dans le magasin (voir mon article du   mars 2008). Moulins a acquis, à juste titre la réputation d’une « ville où l’on ne peut pas se garer » et dans son centre, il y a d’ores et déjà plus besoin d’espaces de stationnement que de terrain libre.
(A noter que je ne désapprouve pas l’aménagement des Cours effectué par la municipalité sortante, car alors des centaines de voitures ventouses se posaient à 8 heures le matin pour ne libérer la place qu’à 18 heures. J’avais juste formulé quelques remarques à l’occasion de l’enquête d’utilité publique : j’étais tout à fait d’accord pour que les parkings soient payants. Je regrettais seulement  que dans une ville où les risques d’inondation sont importants, on pose un « enrobé » en lieu et place de terre ou de sable… )
 
  Le problème du 2e pont ne peut donc se poser qu'en fonction de l'aménagement du centre, et des perspectives de développement que l'on veut donner à Moulins. 
   Plus le nombre de véhicules entrant dans Moulins sera important, plus, et c’est logique, il faudra trouver de place pour qu’elles se garent : ça pâsse ou ça casse... faut-il abattre ? Il faut en effet garder présent à l'esprit qu'une voiture occupe en moyenne un espace au sol de 8 m2 , pour se déplacer ou pour son stationnement. Cette surface doit être multipliée par « x », si «  x » personnes se déplacent aux mêmes heures : on comprend mieux les problèmes de saturation de l’espace au heures d’arrivée et de sortie du travail. Si la tendance à aller habiter dans les villages alentour s’accroît, on se heurte inévitablement à un problème d’espace.  Il y a là un véritable enjeu d'aménagement du territoire qui nécessite l'entente entre toutes les communes de la communauté d'agglo., mais aussi celles qui n'y appartenant pas sont des communes dortoirs. Le problème des écoles et des contributions financières des communes rurales au fonctionnement des écoles de Moulins relève de la même problématique de concertation et de vision prospective.  


       Corollairement, et c’est un troisième point passé sous silence, excepté par la 3e liste constituée par un regroupement de dissidents à la fois du PS et de l’UMP, mais aussi, apparemment de la CGT : des réserves foncières figurent au P.O.S. pour un éventuelle rocade intérieure qui permettra aux employés du Conseil général (dont le nombre aura doublé ou triplé dès l’achèvement du nouveau bâtiment et de son parking sur 3 étages, construits dans un parc arboré qui avait été classé comme zone non constructible au POS), et de la préfecture de « tracer » plus facilement pour sortir de l’hyper centre. Tout comme les parents des 800 élèves du collège Charles Péguy lui aussi situé autour de la minuscule place de Verdun, qui viennent 2 fois par jour en voiture accompagner et reprendre leur progéniture. Je note avec intérêt que cette 3e liste aux municipales a déclaré que ce projet de rocade intérieur devait être abandonné : peut-être parce que 3 des colistiers, ayant leur cabinet d’avocats en bordure de cette future rocade, visualisent bien l’enfer que la réalisation de ce projet promet d’être. Ca passe ou ça casse ....

       Sans compter que le parcours « en chicane » de la rue des remparts, devrait, à mon avis, dans une ville d’Art et d’Histoire, être classé, et les abords entretenus et aménagés (parce que pour l’heure, c’est un vrai coupe gorge). J'aurais l'occasion d'y revenir.

 

Repost 0
13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 12:11

Depuis le jour où je me suis autorisée à y entrer, j'aime les bistrots. J'aime bien explorer ceux qui sont glauques (j'ai souvenir d'un café non loin de Crémieu, le pays où oeuvrait Louis Mandrin. Je travaillais alors à Ambérieu-en-Bugey et j'avais invité une copine à visiter la région : nous sommes entrées un dimanche matin dans le café du village où n'étaient attablés que des hommes. Cherchez l'erreur ! il nous a bien fallu nous résigner à l'admettre, l'erreur, c'était nous ! ), mais dans ceux où je me sens chez moi, je peux m'attarder longtemps, surtout quand les habitués ont la délicatesse d'être non fumeurs. C'est d'ailleurs avec bonheur, je ne suis plus confrontée au problème de la fumée de cigarette depuis cette année.  
J'aime bien y travailler : ça me stimule, notamment dans ceux où les gens passent boire un café en vitesse avant d'aller au boulot, simple histoire de dire bonjour. J'aime bien aussi m'y trouver à l'heure où les retraités tapent le carton. 
On y fait des rencontres rares. Quand j'étais étudiante à Saint-Etienne, il y avait un café fréquenté à la fois par des étudiants grecs  et surtout par des graveurs sur armes : ils transportaient avec eux des étuis cylindriques qui contenaient les canon de fusils sur lesquels ils travaillaient, et quelquefois  les ouvraient pour faire admirer leur ouvrage. Moi qui n'éprouve aucun intérêt pour les armes, je suis désormais capable de faire exception pour ces oeuvres d'artisans.
Il y a aussi les bistrots chargés d'histoire : le café Florian à Venise, les Deux Garçons à Aix-en-Provence... (je ne suis jamais entrée au Café de Flore... ma boisson de référence, le petit noir, y est décidément trop cher), le café Nostalgia à Riga (un hymne au bon temps de l'Union Soviétique). A Paris, un café dont je ne me souviens plus du nom, rue de l'école de médecine ouvert dans les années 20 par des réfugiés hongrois et où l'on sert en prime de l'Apfelstrudel à se mettre à genoux. A Berlin, dans la partie est, j'ai découvert des  cafés ressurgis du passé après la chute du mur...
Et puis il y a mes bistrots, à Moulins, ceux où je m'attable pour lire le journal, pendant que mon chien fait les yeux doux à sa copine Bulma (?), une jeune chienne multi races, comme lui. De temps en tant, on voit entrer des étrangers (comment les anglais peuvent-ils avoir l'air si anglais ?) qui prennent  des photos et s'ébaudissent. Lequel de ces deux cafés a été décrit par  Simenon  dans les "Inconnus dans la maison" ? Le Grand Café ou le Café Américain ? Et on s'imagine volontiers que Coco Chanel les a aussi tous les deux fréquentés : car elle était vendeuse à la mercerie "à sainte Marie" (si je me souvient bien), où maintenant il y a un des innombrables magasins de téléphonie mobile (la seule activité commerciale encore rentable à Moulins.)

le grand café :
Grand-Caf--2.JPG Grand-Caf--3.JPG Moulins---la-Belle-Epoque-00128.JPG 

le café américain :

Moulins---la-Belle-Epoque-00136.JPGCaf--am-rician-18.JPG
N.B. ce n'est pas ma meilleure photo du café américain... je vais en refaire une autre..

Repost 0
11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 18:26

Vendredi 8 avril 2008 :

Le succès de « Bienvenue chez les Chtis », me fait souvenir que je voulais tester une recette de saumon cuit à la vapeur de bière. Je suis donc partie acheter des pavés de saumon… Arrivée à la poissonnerie, qu’aperçois-je soudain ? de l’espadon 17 € 95 le kilo. C’est, de toutes façons, deux fois moins cher que du beefsteak. 2 € 25 par personne.

Le steak d’espadon me rappelle non seulement quelques agréables repas en Italie… mais surtout, fumé, il est indissociable pour moi de  Nosy Bé et de Madagascar. Et sous cette forme introuvable au marché de Moulins ! 

En cadeau : quelques scans de mes photos. A Madagascar, non seulement la nature est splendide, mais les habitants sont d'une infinie gentillesse (même si à Tananarive, on se fait agresser comme au coin d'un bois).

undefined  Madagascar3.jpg Madagascar2.jpg Madagascar5.jpgMadagascar6.jpg Madagascar7.jpg
Oui, mais ! l’espadon à la bière ? n’est-ce pas un choc de cultures trop violent ? Je me souviens alors qu’il me reste un fond de bouteille de champagne éventé. Espadon au champagne : ça fait chic !
Je mets l’équivalent d’un grand verre de champagne dans la cuve de mon cuit-vapeur, je pose mes tranches d’espadon dans le panier : et c’est parti pour 20 mn de cuisson. J’observe le changement de couleur du poisson : 15 mn suffisent en réalité.

Il reste du champagne chaud au fond de la cuve : ce serait dommage de gâcher ! J’ai bien sûr un pot de mascarpone au frigo (mais on peut vraisemblablement délayer le vin dans de la crème) : au jugé, je mélange dans une coupelle 2 cuillérées à soupe de mascarpone et le champagne. Ah ! il faut mélanger longuement pour lier cette sauce !

Je nappe mes tranches d'esoadon. Et les présente avec des brocolis (en stock au congélateur).

N.B. : Le champagne éventé, c’est du vin blanc : cette recette est sans nul doute aussi savoureuse si on le remplace par un vin blanc ordinaire (à la cuisson, même le meilleur vin se dénature).
L’espadon est un poisson à chair ferme, qui me fait beaucoup penser au thon : à défaut d’espadon, ce mode de cuisson, et cette sauce en accompagnement, conviennent sans doute au thon frais.
 

Chez le poissonnier, j’ai pris aussi des pavés de saumon. J'ai acheté une canette de bière blonde, en prévision d'une autre séance de chimie amusante ce week-end.


Dimanche 9 mars :
J’ai testé le saumon à la vapeur de bière… j’ai trouvé que c’était … « bof !... ».
J’ai réitéré l’idée de la crème avec le fonds de cuve de bière : ce n’était peut-être pas une bonne idée. Toutes les suggestions seront les bienvenues.

Repost 0
9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 09:14

Vietnam92070.jpg

"Le Montet est une petite ville et prieuré situé sur un fort haut pays de soigle, avoine et bois taillis auquel ne croist nul vin, en laquelle il y a quatre foires chacune année et fort beau et riche marché de bestail tous les vendredis".

N. de Nicolay, Générale description du Bourbonnais - en 1560.

L'élevage était donc important et au XIIIe siècle, il est attesté que les marchands pelletiers du Montet allaient vendre aux foires de Chalons.

Il est  probable que le site ait été occupé dès l'époque romaine : L. Fanaud qui a tenté de restituer les anciens itinéraires de la Gaule romaine la situe au croisement de deux itinéraires antiques et rapporte qu'on a retrouvé des soubassements de mur à l'emplacement de l'actuel cimetière (au pied de l'église). 

C'est actuellement le plus petit chef-lieu de canton de France : la commune s'étend sur 177 ha seulement.
Son site est étonnant : des côtes Matras, on se rend compte que l'église de Tronget (à 1 km de là) lui fait face, sur un monticule jumeau. Cette surface restreinte fait penser à la création d'une franchise sur le territoire d'une paroisse : je pencherais assez pour Tronget. 

 

Repost 0
8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 14:20

Vietnam92071.jpg



Cette exposition est installée jusqu’au  27 avril 2008 au Centre National du Costume de Scène (CNCS pour les intimes).
J’étais allée la voir une première fois et avais été  désarçonnée. Hier, je m’y suis rendue avec un groupe et la visite était guidée. Désormais, j’ai bien percuté : il ne faut pas que j’aille seule voire une exposition sans m’être préoccupée auparavant du « mode d’emploi ». Ce qui était vrai pour « Bête de scène »,  « J’aime les militaires », dans une moindre mesure l’exposition des costumes de scène créés par Christian Delacroix, l’est incontestablement pour cette exposition qui présente le travail commun effectué par Jean Paul Gaultier et Régine Chopinot.
La danse contemporaine est difficile d’accès et comme couturier, je n’aime pas trop Gaultier. Mais il est intéressant de chercher à comprendre leur démarche.

Des visites guidées sont organisées chaque samedi et dimanche à 14 h 30 et à 16 heures.

Régine Chopinot, chorégraphe et danseuse à La Rochelle et J.-P. Gaultier ont travaillé de concert entre 1983 et 1993. Chorégraphies sans « bible », les ballets de Régine Chopinot font la part au travail du mouvement des corps, de l’énergie. Pour son ballet « K.O.K. », elle s’est entraînée à la boxe ! Les costumes de scène jouent beaucoup avec la récupération, le détournement. On repère les grands thèmes de Gaultier : les corsets et le laçage,  les « seins obus » du costume de scène de Madonna lors de sa tournée de 1996, les marinières rayées… Les thèmes classiques : perruques poudrées, vertugardins (ou crinolines), sont détournés… 

En 1983, Régine Chopinot a eu comme partenaire Philippe Decouflé , créateur en 1992 de la mise en scène des festivités d'ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d'Albertville. Pour qui a admiré cette cérémonie, il est remarquable de voir comment ces divers créateurs, Chopinot, Gaultier ; Découflé et son  costumier Philippe Guillotel, se sont inspirés les uns les autres  (chorégraphie  de « Rossignol » et  costumes de « Ana »).


Tous comptes faits, cette exposition est très intéressante.

Repost 0
5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 13:25

Je crois l’avoir déjà dit : depuis la fête du Têt de l’année 1957, le lait de coco, c’est ma "madeleine de Proust".
La première fois que j’ai goûté une viande au lait de coco (des encornets, je me le rappelle bien), c’était dans un restaurant brésilien qui s’était ouvert à Clermont-Ferrand, mais qui a disparu rapidement. Trop original pour l’Auvergne ?
Et je me suis régalée à Madagascar  lors d’un séjour que j’y ai effectué, de la cuisine créole qui utilise beaucoup le lait de coco et la vanille dans les plats principaux, et pas seulement dans le punch (on fait un très bon rhum à Madagascar).

Le lait de coco est une matière grasse allégée (18,5 gr de lipides et une valeur calorique de 181 kcal pour 100 gr). Plus on laissera mijoter la viande (ou le poisson) dedans, plus il donnera du goût.

J’ai donc acheté  4 filets de dinde à 14 € 39 le kilo : j’en ai tiré 4 portions de 170 gr environ, ce qui est bien suffisant pour un adulte.
J’ai pris une boite de lait de coco (au  Leader Price voisin, ils le présentent au rayon « lait » ! . Mais généralement, on le trouve au rayon « conserves de fruits ») : 0 € 90 la boîte.
            Un plat revenant à 2 € 70 par personne.

J’ai donc versé le contenu de ma boîte de lait de coco dans une casserole, ai fait cuire dedans mes filets de dinde, salé… Et puis il m’est venu à l’idée d’ajouter un peu de curry.
10 mn de cuisson. J’ai accompagné ce plat de viande avec des carottes « glacées ».
Pendant leur préparation, j’ai maintenu au chaud à feu très doux : les filets de dinde ont mijoté un peu plus longtemps dans le lait de coco.


                           Carottes glacées
J'ai trouvé la recette dans un vieux bouquin de cuisine.
Dans un peu d’huile, on fait revenir les carottes que l’on a préalablement pelées, avec un oignon. On sale, on poivre (si l’on aime on met un peu de cassonnade) et on rajoute 1 cuillérée à soupe d’eau. La cuisson se fait à feu doux pendant 10 mn à couvert. Puis on finit la cuisson à feu vif en ayant retiré le couvercle pour faire évaporer l'eau.
          Coût par personne : environ 0 € 50

On
  peut remplacer la dinde par du poulet... ou des encornets... ou du poisson (du merlu ou du lieu, par exemple).

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Dominique LAURENT
  • Le blog de Dominique LAURENT
  • : faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur
  • Contact

Recherche

Liens