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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 08:18
Merci de m'informer que le téléchargement de la conférence fonctionne. J'ai pour habitude d'écouter les émissions radio que j'ai ratées alors que je n'ai pas l'ADSL : il doit donc y avoir une solution technique (en 35 mn, je n'avais chargé que 18 % du fichier en mémoire tampon !!!) pour compresser (à moins qu'il ne faille décompresser).
Pour répondre à la question qui m'est posée : la caractéristique du Bourbonnais médiéval, par rapport à d'autres régions de France) me paraît résider dans l'absence de métiers organisés (ou "jurés") - ce qui m'ouvre une piste de recherches pour savoir quand ils se sont organisés (et fermés en contre partie). Et comme dans d'autres secteur (les "maisons des pauvres malades" ou Hôtels Dieu), l'irruption dans l'exercice de compétences, soit de l'Eglise soit de l'autorité seigneuriale (j'ai failli dire de l'Etat : l'habitude !) des communautés d'habitants.
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Dominique LAURENT - dans note d'info
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 20:52

Georges Simenon entra comme secrétaire au service du marquis de Tracy, alors qu'il avait une vingtaine d'années. Il a situé 3 de ses romans en Bourbonnais : "les inconnus dans la maison", qui se déroule à Moulins, et deux Maigret ; "l'affaire Saint Fiacre", dans lequel Maigret revient au château dont son père fut le régisseur et "Maigret à Vichy". Je proposerai prochainement une visite de Vichy sur les pas de Maigret.
Si l'on en juge par le portrait qu'il dresse des protagonistes des "Inconnus dans la maisons", Simenon a peu apprécié les milieux de grosse bourgeoisie de province et d'aristocrates ruraux qu'il a cotoyés pendant son séjour dans notre région. Mais ils lui ont permis d'engranger matière à romans.  
Le château de Paray-le-Frésil sert de cadre à "l'affaire Saint Fiacre".

C'était la demeure du marquis de Tracy. La famille de Tracy compte un philosophe (Destutt de Tracy, député de  Moulins pour la Noblesse avant de se rallier au Tiers Etat) mais surtout, plusieurs de ses membres ont contribué à l'amélioration des techniques agricoles et à l'amendement de la Sologne bourbonnaise.


La sologne bourbonnaise est un pays d'étangs et de bois.


On a compris que l'argile y était abondante. C'est pourquoi les constructions en briques rouges et noires sont caractéristiques de la Sologne bourbonniase comme elles le sont de l'autre Sologne.

 

Les plus beaux bâtiments étant  bien sûr ceux qui allient structure en bois et brique.

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 16:31
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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 19:17

La culture en province, c’est aussi, à Moulins, un festival de la bande dessinée en mars. J’étais une fervente lectrice de Pilote (mâtin ! quel journal) et il y a longtemps que je m’intéresse au 8e art. A Saint-Etienne, j’avais touché un peu à la fabrication de films et la BD est, pour moi,  plus à mettre en relation avec le cinéma (et beaucoup avec le dessin animé) qu’à voir avec la lecture. C’est un art populaire qui pratique la dérision : ah ! les études animalières de Gotlib !
J’ai découvert de jeunes dessinateurs : F’Murr avait déjà exploré le thème du grand loup persécuté par le Petit Chaperon rouge. Tarek et Morinière ont 25 ans à peine et aiment bien, eux aussi,  revisiter les contes …
   Voici une de leurs oeuvre : ils m'ont fait une jolie dédicace.


 

 

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 09:44
 Un peu avant Monestier, le petit pont romain sur la route de Saint-Pourçain à Chantelle...
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 19:32

A une centaine de mètres de chez moi existait un espace arboré : il y avait des arbres centenaires mais mal entretenus. Le terrain appartenait à une congrégation religieuse, comme l’atteste le préfabriqué devant lequel il y a une statue de la Vierge, qui cherchait depuis plusieurs années « à  réaliser ses actifs » comme l’on dit. Mais il est situé en zone inondable (faibles aléas) et les contraintes de construction sont telles que plus aucun particulier ne se risque à y acheter du terrain à bâtir.










Le défi a donc été relevé par un promoteur immobilier dont j’aime beaucoup l’argument de vente ! 

Du "parc arboré", voici ce qui reste ....


 
Bon ! dans 150 ans, c'est vrai que le parc arboré sera superbe ! En attendant, la piscine annoncée ne sera pas encombrée par les feuilles !

 

 

 

 

 

 

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Dominique LAURENT
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 13:59

   Dans la communauté de communes du bocage sud, deux communes portent un nom qui renvoie étymologiquement à un ancien site fortifié : Châtel de Neuvre et Châtillon
   Les lieux nommés Châtillon tirent généralement leur origine d’une fortification de l’époque romaine ou de celle du Moyen Âge (castellum) 
   
   Châtel - de - Neuvre a été relativement bien étudiée : les premiers seigneurs de Bourbon ayant été viguiers de Deneuvre. Son église est, avec celle de Montcombroux, une des plus anciennes du département, et les quelques découvertes archéologiques fortuites ont été recensées. Il ne pèse aucun doute sur l’ancienneté du site.
   Châtillon pour sa part est totalement ignorée : le recensement effectué par J. Corrocher, M. Piboule et M. Hilaire, à l’occasion de l’élaboration de la Carte archéologique de la Gaule, sous la direction de Michel Provost, ne la cite même pas. On sait qu'au bourg et à la Pierre (sic), ainsi que sur 3 autres sites, des « tegulae » (c'est-à-dire des tuiles) ont été découvertes à Noyant. A Tronget, plusieurs sites à tegulae, une villa près de la ferme des Bérauds, (le « château » des Bérauds selon Marguerite Delaruelle est attesté vers l'an 1000) et  un habitat avec des thermes vers le centre médical ont été retrouvés. Sur la commune de Cressanges, outre la trouvaille de tegulae, de poterie, d'une vénus en terre blanche, des traces d’habitats ruraux du IInd siècle, il y a une légende de "cimetière gaulois".   Mais sur Châtillon, rien.
  Pourtant M. Bernardon, qui était propriétaire de l'ancienne cure, aurait retrouvé des vestiges "romains" dans les années 1940-1950, qui n’ont fait l’objet d’aucune publication. 
   
  Le village de Châtillon est actuellement un village sans église : il en existait une autrefois, sous le vocable de saint Basle, qui  a été détruite à la Révolution. En créant les communes, la Révolution les a fait succéder aux paroisses : quelques modifications de limites ont parfois été effectuées. Entre le bourg de Châtillon et celui de Noyant, s’étend sur les deux communes un lieu-dit la Pierre Percée, ce qui est étrange, (comme le Péchin qui s’étend sur les deux communes de Souvigny et de Noyant), et atteste d’une antériorité du site à la création des communes. Son nom est dû à une pierre « percée », depuis lors transférée au lieu-dit la Croix Maria, et qui sert de support à une croix (croix de mission ? ou des rogations ?). Le nom du lieu-dit « Notre Dame de Châtillon » est une création du XXIe siècle !.
   
 Le centre ancien était donc situé sur un promontoire assez spectaculaire, surplombant la Queune qui prend sa source au domaine des Archimbaud à Tronget, et son affluent que dans ma famille on appelait le Queunillon : on y trouvait au moins l'église, la cure et un cimetière. N. de Nicolay dans sa Générale description du Bourbonnais, datée de 1560,  décrivait ainsi Châtillon : Chastillon est paroisse située sur un monticule, entre montagnes et vallées, sur le fleuve ou rivière de Queusne. En icelle a plusieurs mines de charbon de pierre duquel les habitans tirent grand profit.
   La disparition de l’église, en les rendant inutiles, a complètement bouleversé le réseau des chemins. Bouleversement accentué, au siècle suivant, par la construction de la route impériale 145 (actuelle RD  945). 
    Comment accédait-on au vieux Châtillon avant la Révolution ? Une observation du paysage, et notamment des chemins creux, qui sont par définition artificiels et élaborés par la main de l'homme indique que vraisemblablement
       - depuis Tronget, en passant par  les Arclans et le château du Bouis, on arrivait à l'ancien bourg de Châtillon par un chemin qui actuellement n’est pas goudronné sur une bonne partie de sa longueur .
       - depuis Cressanges, en passant par ce même château du Bouis
       - depuis Noyant, par un chemin qui actuellement, se perd dans les champs, au Monsot puis rejoint la route descendant du bourg de Noyant (par un chemin creux situé à droite de la cure) à la Croix Louis.   Au lieu-dit « La Roche », une bifurcation permettait La Chaize et le village de Fins. M. Delaruelle (histoire des communes de l'Allier) rapporte que Fins était séparaît le territoire de la tribu des Arvernes de celui des Bituriges.
       - depuis Souvigny : par un chemin qui suivait une ligne de crête, et passe par un hameau autrefois important, le  « village » des Vaux.  
             
     Mes grands parents habitant à la Pierre Percée, j’ai toujours accédé au « vieux bourg » en grimpant par l’éperon rocheux, auquel on accède actuellement, depuis le pont Boursault, vers le lavoir. Le chemin est entretenu par l’association les « chemins d’Issards ».




Sur la droite, on voit, en contre bas la « prise d’eau » (un barrage sur la Queune, construit par la société des Mines de la Queune).

La prise d'eau était un des sujets de peinture préférés de ma tante (et ça tombe bien, car du chemin, il est difficile d'avoir une bonne photo)
.

















Sur la gauche, le promontoire présente un aspect très particulier, qui m’interpelle depuis que j’ai prospecté des sites gaulois dans le Forez et Jarez voisins. J’en viens même à me demander si ce n’est pas parce que mes pas m’ont souvent conduite au « vieux bourg » de Châtillon que je me suis intéressée à l’archéologie : on observe deux terrasses soutenues par des murets en pierre.



Au sommet de l’éperon, un champ triangulaire s’étend sur un « replat ».

Ce champ est voisin de l’ancienne cure, devant laquelle une croix subsiste, accolée à un mur. Derrière le mur, s’étend un jardin ou un parc, qui est peut-être l’ancien cimetière, mais qui présente une particularité : à son extrémité sud, il est barré par un talus assez haut (2 mètres ?), ce qui est peu habituel pour une clôture de cimetière, mais est moins étonnant si l’on est en présence d’un éperon barré d’origine celtique.
   
                    

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 19:30

Le « circuit des lavoirs », qui je propose permet de découvrir  des éléments de « petit patrimoine » à l’occasion d’une balade familiale en vélo aux premiers beaux jours.
Ce qui est recherché, ce n’est pas l’exploit sportif : les routes doivent être tranquilles, afin qu’en cas de difficulté (une  pente un peu trop raide), on ait un replat permettant de se reposer après un effort, voire même de descendre de vélo en toute sécurité.
Au départ de Souvigny, on prend la D 233. En traversant la Queune , on aperçoit sur la droite le lavoir municipal : une structure importante, qui nous parle de la vie sociale au tournant entre le XIX et le XXe siècle.


Cette route permet de gagner un plateau entre la Queune et le Ris Malnoce (une légende rapporte qu’une noce entière s’y est noyée) : on circule sur 8 km dans un agréable paysage de bocage jusqu’à Cressanges. Autrefois bourg actif, le village a gardé son « plan de foire » et les bornes en fonte auxquelles les bestiaux étaient attachés, ainsi que la balance qui servait à les peser. La municipalité y a installé des bancs, sous les marronniers.

 


On prend ensuite la direction de l’église et l’on quitte le bourg par la D 18 en direction de Châtillon. Sur la gauche, subsiste un lavoir, érigé en 1900 (la date figure sur le mur ouest).


Passés les premiers raidillons, la route descend pendant 6 km. A Châtillon, un  troisième lavoir, joliment fleuri l’été, est installé sur la Queune.



Si vous avez un peu de temps, laissez les vélos et dirigez-vous à pied en direction du déversoir de la « prise d’eau » (barrage édifié par la compagnie minière qui exploitait les mines de la Queune) : vous y découvrirez un étonnant paysage. La  Queune, qui vient de Tronget, y prend des allures de torrent alpin.
Reprendre les vélos pour regagner Souvigny, par la D 945 : à gauche, sur l’étang de Messarges, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir un héron. Et dans les arbres, des buses, très reconnaissables à leur vol.
Le circuit fait une boucle d’un vingtaine de kilomètres : pour vous détendre, allez boire un thé accompagnés de délicieux biscuits à la terrasse du café librairie de Madame TERRET, lieu idéal pour contempler l’église prieurale.

Il existe un deuxième lavoir à Souvigny :

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 16:07

Lorsque j'étais étudiante à Saint-Etienne, il y avait un café ouvert appelé le Midi Minuit. Il se trouvait à côté du siège de La Tribune, le journal local et les typographes qui travaillaient toute la nuit allaient y faire des poses.
Leur spécialité était la "verveine infusion" : au lieu de faire infuser un sachet dans de l'eau, on versait de l'eau bouillante sur un verre à liqueur de "Verveine du Velay". Je crois me souvenir que la meilleure était l'infusion verte !
Ce souvenir m'est revenu car il y avait des bouteilles de Verveine en tête de gondole, à la caisse d'un supermarché.

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Dominique LAURENT
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 08:54

Lundi, lendemain de Pâques, je devais, comme nous en avions convenu avec ma mère, aller prendre un café (au "Bailey's", plus facile à préparer que l'Irish coffee) chez elle. Je voulais apporter un dessert, une nouvelle expérience. Expérience ratée...  Le lundi de Pâques, à 11 heures, restaient ouverts des pâtisseries, mais aussi  Monoprix : dans les rayons j'ai pris du mascarpone (mais je viens de vérifier, les "petits suisses" vont out aussi bien), une boîte d'ananas en morceaux et des biscuits à la cuiller. Chez moi, il me restait des oeufs.
 
donc : il faut de l'ananas au sirop (des pêches à couper en petits morceaux ou des poires)
            pour 2 personnes : 1 oeuf et 1 cuillère à soupe de mascarpone (70 % de MG) ou un petit suisse. (40 ou 20 % de MG)
                                                 4 biscuits à la cuillère

On casse l'oeuf et l'on sépare le blanc du jaune. Mélanger le jaune et le fromage quel qu'il soit.  Sucrer (légèrement)Monter le blanc en neige bien ferme.
Mélanger (en soulevant, pour que le blanc ne retombe pas) le blanc en neige avec le mélange : on obtient une mousse.
Faire imbiber les biscuits de sirop d'ananas (ou de pêche, ou de poire).
Dresser dans un grand verre : un peu de morceaux d'ananas (de pêche ou de poire) au fond, un peu de mousse au fromage, des morceaux de biscuit imbibés de sirop d'ananas, un peu de mousse, un peu d'ananas etc...

Temps de préparation : 10 mn. Coût :  environ 80 centimes par personne.

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