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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 14:24

Commentry, petite ville minière et ouvrière, voisine de quelques 5 km de Montluçon, se distingue pour avoir été la première ville au monde à s’être dotée d’un maire socialiste, Christophe Thivrier, surnommé Christou, en juin 1882, inaugurant une longue période, qui a duré jusqu’aux élections municipales de 2001.
Il fut d’abord ouvrier mineur (à l’âge de 13 ans), puis huilier, boulanger, marchand de vin. Madame Marie Régerat, qui me gardait lorsque j’étais enfant, se souvenait bien de lui : sa grand-mère tenait en effet un café à Commentry et l’enfant qu’elle était, a entendu « Christou » haranguer les habitués de l’estaminet familial.
Il fut élu député en 1889. Il ne s’est pas, à ma connaissance, illustré par le dépôt d’une loi importante au cours de ses deux mandatures. Son souvenir est pourtant très vivant dans le département de l’Allier, car il a été et reste une icône : il est le « député en biaude » (blouse). En 1889, il aurait fait scandale à l'Assemblée Nationale en se présentant avec ce vêtement de travail et s’adressant aux huissiers qui le sommaient de la quitter (une version ajoute qu’il portait des sabots): "Quand l’abbé Lemire posera sa soutane, et quand le général de Gallifet  quittera son uniforme, je poserai ma blouse d'ouvrier"  (autre version : « je poserai ma biaude »).

M. Georges Rougeron, érudit historien du monde politique bourbonnais et son successeur (socialiste)  à la mairie de Commentry a affirmé dans un numéro du bulletin de la Société Bourbonnaise des Etudes Locales qu’il y avait beaucoup de légende dans cette anecdote.
Le caractère fédérateur de Christophe Thivrier comme icône du prolétariat paysan (les métayers) et ouvrier (les mineurs de Commentry, Montvicq...), se révèle à travers le choix du port de ce vêtement. 
Au cours de sa deuxième mandature, le 27 janavier 1894, il fut exclu temporairement de l’hémicycle pour avoir crié "Vive la Commune". L’évènement est rapporté par le « Petit Journal ». Qui le représente avec sa « biaude » !

Comme les Dormoy, qui donnèrent plusieurs maires à Montluçon, les Thivrier constituent une dynastie de maires de Commentry.
Plusieurs chansons ont trait à Christophe Thivrier, notamment une « chanson de Christou », dont la restitution a mobilisé les lecteurs du le bulletin de la Société bourbonnaise des Etudes locales, en 199  .  J’ai entendu, sur le même air, et avec des paroles très semblables « Ah, j’travaillerons pu, j’travaill'rons pû je ferons pû que d’bouère, Ah, j’travaill'rons pû, j’travaillerons pû, Christou y veut pû », sur l'air de la "Marie Jeanne", une bourrée bourbonnaise, chanter une chanson dite  « de Brizon » ("ah, j'travaill'rons pû ..." "Brizon y veut pû »), autre député de l’Allier qui s’est illustré, lui, par ses prises de position contre la guerre en 1914.

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 19:11

Depuis quelques temps, il fait beau. Et pas trop chaud : un temps idéal pour faire de l’exercice.
Vous n’imaginez pas les efforts que je dois faire pour inciter mon humaine à faire de l’exercice. Autant, moi je suis resté svelte comme un jeune chien, grâce à ma pratique du sport (même dans la voiture, je m’entretiens, en ne m’asseyant JAMAIS. Je fais tous les trajets debout sur le siège arrière ! Je m’entretiens aussi en sautant par dessus son lit de jardin), autant mon humaine a pris du poids depuis que je la connais. Et pour la faire bouger quand elle est dans son hamac et qu’elle lit son bouquin, je ne vous dis pas !...
Plein de bonne volonté pour lui rendre service, je tape sur son hamac pour attirer son attention (ses jeunes cousins qui ont passé 6 mois en Martinique ont eu l'idée de lui en offrir un, en plus du lit de jardin !!! Comme si ce n'était pas suffisant !). La première réaction est : « fiche-moi la paix, Archie ! » Mais j’insiste…
J’ai réussi un peu à la faire courir avec la baballe (je la lui laisse pour qu’elle croie qu’elle a gagné) et à lui faire lancer le frisbee : c’est ce qu’elle préfère… Mais d’ici qu’elle ait retrouvé sa silhouette de jeune fille, il y a du boulot !
Mes chers neveux, vous avez une grande responsabilité dans le maintien en forme de votre humain. Et souvenez-vous qu’un humain en bonne santé et au poil bien brillant est la fierté d’un chien, à l’heure de la promenade : j’aurais trop honte, quand je rencontre ma copine Bulma qu’elle remarque une baisse de forme chez la mienne.

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 14:43

J'ai longtemps rêvé de découvrir le Vietnam : quand j'étais adolescente, c'était la guerre. Et puis le pays a été fermé aux étrangers (à l'exception des russes !) pendant 17 ans. En 1991, quelques touristes s'y sont hasardés.
Il se crée décidément des liens curieux entre les colonisés et les colonisateurs : cette jeune fille, qui vivait dans le delta du Mékong, n'avait manifestement jamais vu de français avant notre arrivée. Et pourtant, elle vendait des baguettes !
  

Autre souvenir à Dalat : on m'a entraînée dans une "boîte de nuit". Celle que nous avons trouvée était très différente certainement de ce qu'attendaient les initiateurs de notre sortie nocturne. Sur des airs des années 50, des jeunes gens et jeunes filles, dansaient valses et paso doble. On nous a trouvé une place dans une galerie, à l'étage. Et j'ai vu ce dont j'avais entendu parler, mais qui n'existait plus en France depuis belle lurette : pas question de se bousculer ou de faire le mariole devant les copains ! Comme dans les bals dont m'avait parlé ma mère, quand leurs mamans confiaient les jeunes filles à leur grand cousin ou, à défaut, les accompagnaient pour veiller à ce qu'elles se comportent correctement, les couples de jeunes vietnamiens "faisaient le cercle", sans bavure, tournant tous au même rythme ...  Dommage que je n'ai pas eu l'idée d'apporter mon appareil de photos.   
 

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 12:23


Du 26 au 29 juin, le théâtre de Moulins avait un air de fête : un tapis rouge bordé d’une haie de 8 palmiers en pots invitaient à y entrer. Pour la première fois se tenait chez nous le festival international Cinéma et costume.
J’ai bien failli passer à côté de ce festival, bien que j’ai reçu une invitation pour son inauguration. Après avoir beaucoup hésité, je m’étais astreinte à réserver ma place, comme il était conseillé. Le jour J, (un jeudi d’ailleurs !), j’avais bien chronométré mon emploi du temps et étais ferment décidée à arriver une demi heure en avance. J’ai pris ma douche, me suis lavé les cheveux, fait un brushing. Comme mentionné sur l’invitation, j’ai mis la « tenue correcte » de rigueur, un peu de parfum. A 19 h 55, j’étais fin prête. Impeccable ! On m’avais recommandé de présenter mon invitation à l’entrée : je savais exactement où je l’avais déposée. Un regard dessus : la soirée inaugurale débutait à 19 h 30 précises !
Tant d’énergie déployée pour tenter de m’intégrer à la vie sociale moulinoise, gâchée ! J’ai donc boudé un peu. Et puis dimanche, comme il faisait très chaud et que John Landis dont j’avais adoré Shlock (« the banana monster »), un pochade qu’il avait réalisée à 22 ans, devait intervenir après la projection de « the Blues brothers », j’ai pensé que passer mon après-midi dans une salle climatisée n’était pas le plus mauvais des plans. La discussion avec John et Rebecca Landis, qui est une costumière de cinéma apparemment très demandée, fut fort intéressante : ces gens ont su donner avec une extrême simplicité, deux heures de leur temps à un public conquis par leur gentillesse et la façon dont ils ont expliqué leur façon de travailler.
Une personne que je connais m’a dit avoir assisté à 2 conférences passionnantes, dont l’une sur les éventails comme élément du costume.
Du coup, j’ai réfléchi et ai pensé que moi qui étais autrefois tellement passionnée de cinéma, au point de pouvoir voir jusqu’à 5 films d’affilée, je devrais être en mesure de voir un deuxième film dans ma journée et me suis préparée pour le film de clôture.
Vérification des horaires : oui ! là aussi, la séance était à 19 h 30. Le film projeté ne sera paraît-il pas distribué en France. Et pourtant, quel petit bijou ! Son titre : « Outsourced » (ce qui doit traduire la notion de « délocalisation »). Le sujet traité : un cadre supérieur d’un central d’appels apprend que son service est délocalisé en Inde, que tous les employés sont licenciés mais que lui pourra échapper à la charrette s’il part former son successeur dans une ville perdue. Arrivé en Inde, pour cause de nom écorché, il rate son contact avec la voiture qui devait venir le prendre à l’aéroport, doit attraper un train en marche. Arrivé à la gare, il est harcelé par des chauffeurs de taxi locaux qui finissent par ne plus s’intéresser à lui pour se quereller entre eux, emprunte un rickshaw…. Et, se laisse convaincre de boire une jus de fruit allongé d’eau dans une gargotte … L’erreur qu’il ne faut pas commettre ! Pris en charge par son futur successeur, logé chez sa mère, après s’être remis de sa « tourista », il découvre l’Inde et un univers de travail bien différent de celui qu’il a toujours connu.   

En plus, les entrées pour les films ne sont pas chères : 3 € !


Bonne résolution pour l'avenir : garder de la place dans mon agenda pour suivre le festival cinéma et costume dans son intégralité.

La prochaine manifestation de la culture en province est un einnovation : une série de concerts et d’ « opéras de poche » d’une durée d’une heure environ. Qu’il me faut concilier avec le festival de musique en Bourbonnais, qui, lui, perdure depuis 40 ans. 

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 12:58

C'était un temps où une campagne publicitaire ne s'envisageait pas sur une quinzaine de jours seulement  pour ensuite laisser place à une nouvelle campagne publicitaire vantant un produit concurrent.
Le contrat entre le propriétaire du mur et le fabriquant du produit envisageait une collaboration de longue durée. Malgré eux, elle se continue de nos jours !
L'Allier (le Bourbonnais) a conservé nombre de ses publicités peintes pour la même raison qu'elle a conservé autant d'églises romanes, ou que les maisons de Moulins présentent des éléments d'architecture si surprenants dans leur disparité : les propriétaires privés, comme les collectivités locales ne disposaient pas de budget pour suivre la mode, construire une église néo gothique flambant neuve à la fin du XIXe siècle, envisager la dépense pour un nouvel enduit  quand le mur est encore en état, ou reconstruire entièrement une maison quand une simple rénovation de façade suffit pour la mettre au goût du jour.
 Hérisson

Noyant : lieu-dit Messarges

Hérisson

Hérisson

Ces peintures publicitaires font revivre des marques et des produits disparus.

Pierre BONTE a préfacé un ouvrage récemment publié : de  Marc COMBIER, Anciennes publicités murales, Rennes, 2006.
J'ai repéré quelques autres jolis murs peints de ce type sur Châtel-de-Neuvre : il faut que je trouve un bon endroit pour être à l'abri des voitures qui envahissent la RN 9 afin de les photographier !

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 18:29

La petite ville de Hérisson fut l’une des 13 châtellenies du duché de Bourbonnais.

Son site, sur une boucle de l’Aumance (le terrier de 1492 et les auteurs anciens, notamment N. de Nicolay dans sa Générale description du Bourbonnais, l’appellent l’Oeil) est charmant. Nicolay décrit la ville, dans les années 1560-1570, comme étant « petite et bien troussée ». 



   
Le château fort a connu bien des vicissitudes. Il est très ruiné et a servi de carrière de pierres à partir du XVIIe s.. Une association s’est fixé comme objectif de le restaurer et de valoriser les lieux.
               
Des « journées universitaires » se tiennent à Hérisson, notamment depuis que le site celtique de l’oppidum de Cordes - Châteloy fouillé par David Lallemand, a permis de mettre à jour de belles fortifications de l’âge de fer, permettant ainsi de vérifier une vieille tradition orale de "ville gallo-romaine" importante.

Une église collégiale y était implantée depuis le XIIIe siècle : il n’en subsiste plus que  le porche.
    
Le chapitre Saint Sauveur de Hérisson fut pourtant l’un des hauts lieux de formation à la gestion du duché : un acte de 1303 évoque précisément les chanoines « scolaris » de Saint Sauveur de Hérisson. Le nombre de chanoines dde cette ville qui participèrent à l’administration de la seigneurie de Bourbon puis du duché apparaît comme singulièrement important : il fournit en particulier 4 des 18 chanceliers du duché recensés de la fin du XIIIe au XVe s.. Dès 1275, Pierre de Hérisson, chanoine était chancelier du Bourbonnais, qui n’avait pas encore été érigé en duché pairie. Lui succédèrent Pierre de Vallibus, qui devint chanoine d’Autun après avoir été chanoine de Hérisson,  puis Jean Baudereu (ou Bauderon), licencié en lois, doyen de Hérisson, secrétaire du duc en 1383, garde des sceaux de sa chancellerie. Mais on en voit aussi exercer dans l’administration du Trésor : en 1311, le secrétaire du duc Louis Ier, chargé de vérifier les comptes des châtellenies était Nicolas de Nuysi, « doien » de Hérisson. Jean, dit Truniac était trésorier ducal, en 1340, après avoir sans doute été « receveur » (en 1333, Jean, dit [illisible] était chanoine de « Iriçon »).
S’il ne paraît pas avoir été chanoine, notons également que le procureur ducal était, dans les années 1395 à 1422, un avocat nommé Pierre de Hérisson.
Une mention spéciale peut être réservée à Thierry Larchier, dit de Hérisson, chanoine de Saint Sauveur vers 1293, puis de Notre Dame de Moulins à partir de 1316. Il suivit Mathilde de Bourbon en Artois où il mena une double carrière d’homme d’église et de grand commis : à sa mort il cumulait le gouvernement du diocèse d’Arras et celui du comté d’Artois. Jusqu’à sa mort, il resta attaché à sa ville natale, ainsi que  le démontre son testament (déposé aux AD du Pas-de-Calais) qui nous apprend qu’il y avait conservé des biens importants.

Le chapitre collégial avait à sa tête un doyen, élu en assemblée générale par l’ensemble des chanoines.
Les chanoines étaient au nombre de 22 « à la collation » du duc de Bourbonnais, en tant que descendant du fondateur du chapitre, un seigneur Archambaud. Il avait créé des revenus (les « prébendes », d’égale valeur) pour 22 chanoines qu’il se réservait donc le droit de nommer. Parmi eux, le « maistre des enfans de chœur », était un personnage tellement important dans l'organigramme d'un chapitre collégial, qu’il percevait pour sa part 2 prébendes. Son rôle consistait à nourrir les enfants de chœur dont le nombre avait été fixé à cinq, à Hérisson, en plus de leur enseigner le chant.
 
Chef-lieu de châtellenie, la ville de Hérisson disposait d’un poste de « châtelain », qui assurait aussi le rôle de « capitaine », c’est-à-dire responsable des affaires militaires (notamment d’organiser le guet, en réquisitionnant au besoin les habitants des paroisses environnantes). Il était assisté d’un « lieutenant général » qui supervisait les officiers de justice (les jours de « plaid » étaient les mêmes que les jours de marché qui attiraient vers le chef-lieu les habitants des environs, soit les mardis et samedis), un « procureur pour le duc » chargé de le représenter et un receveur, chargé de collecter les impôts divers.

La ville a conservé trois de ses portes d'enceinte :
 

L’autorité ducale avait institué, outre les 2 jours de marché, 6 foires annuelles : le mardi après Pâques, le mardi après Pentecôte, le lundi après la saint Hilaire, en juin, le jour de saint Loup, en septembre, le jour de saint Caprais en octobre et le jour de saint Nicolas en décembre. Les foires médiévales se déroulaient ordinairement pendant une huitaine de jours.

La maison « Mousse », ancienne gendarmerie, a été restaurée, sert de cadre à des expositions de peintures au cours de l’été.



Les « de la Mousse » ou « Moussat » sont originaires de Hérisson, mais suivirent  le duc dans sa capitale, Moulins. Pendant la guerre de Cent Ans, en 1412, le châtelain de Moulins était Béthon de La Mousse.  Il défendit le faubourg de Bourgogne menacé par les Anglais.   Jean de La Mousse ou Moussat fut également  capitaine  de Moulins dans les années 1420. Dans les comptes de la ville de Moulins est mentionnée une « tour de la Moussate »
Charles de la Mousse, chevalier, docteurs en lois,  était, à la fin du XVe s., régent en l’université de Bourges récemment fondée.

L'office de tourisme organise des visites guidées (tél. 04-70-06-82-23)

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 22:15



Henriette Dussourd, dans son Histoire de Moulins, parue en 1975,  met en avant l'un des propriétaires de l'hôtel d'Ansac, actuellement siège du Tribunal d'instance et du tribunal de commerce de Moulins. Cet intéressant personnage n'est pas mentionné sur les plaques en lave émaillée censées guider les touristes dans la ville.

     L’hôtel d’Ansac fut construit à l’instigation de Pierre Popillon. Ansac était le nom d'une terre située en Beauvaisis (le duc de Bourbonnais étant également comte de Clermont-en-Beauvaisis, de nombreux officiers étaient venus de cette région pour venir servir son administration) qui appartenait à la femme de ce dernier, Claudine Herbelot.
    En 1621, les descendants de Pierre Popillon vendirent leur hôtel particulier moulinois à Jean de Lorme, qui était alors conseiller et médecin du roi, en même temps que " premier médecin" de la reine mère. A ce titre, il soigna donc Catherine de Médicis, puis Louise de Lorraine, veuve de Charles IX, toutes deux duchesses de Bourbonnais. Jean de Lorme, qui était né à Moulins en 1547, mourut en son hôtel d’Ansac, en 1637 : il avait quatre-vingt-dix ans.
Son fils, Charles de Lorme, naquit à Moulins en 1584, et suivi les traces de son père. Il le surpassa aussi en longévité... Il étudia la médecine et l'exerça dans plusieurs villes d'Italie (on le trouve inscrit dans le livre d'or de Venise). Son père avait été choisi comme médecin ordinaire de Louis XIII. Charles lui succéda dans cette charge. Il fut également médecin de Louis XIV.
    A Paris, il se dévoua pendant l'épidémie de 1619 et il fut l’initiateur de ce curieux costume dont des dessins ont été conservés, costume utilisé en Italie, et encore porté par les médecins marseillais lors de la grande épidémie de 1720.
    Il avait toute confiance en cet habit pour le préserver de la contagion :  « Je prescrivais à ceux qui visitaient les malades de s'habiller de camelot, de serge, de taffetas, ou s'ils avaient assez de bien, de maroquin ou de treillis d'Allemagne. Joignant l'exemple au conseil, je me fis faire un habit de maroquin que je ne quittais plus et je pris l'habitude de ne jamais sortir sans avoir dans la bouche de l'ail, dans le nez de la rue, dans les oreilles de l'encens, sur les yeux des besicles. Plus tard, je me fis faire un masque du même maroquin que l'habit où j'avais fait attacher un nez long d'un demi-pied afin de détourner la malignité de l'air. ».
     De 1633 à 1649, il occupa la charge d’« Intendant des eaux minérales, bains et fontaines de Bourbon-l'Archambault, Bourbon-Lancy et Auvergne ».
  Il relança la renommée de Bourbon-l'Archambault en valorisant les guérisons obtenues avec des malades célèbres : dont la duchesse de Montmorency, François-Auguste de Thou, le duc de Longueville, le comédien Montdory (qui joua les grands rôles de Corneille), Scarron, Gaston d'Orléans... C'est de cette époque que date le bâtiment connu à Bourbon l’Archambault sous le nom de « logis du Roy », qui héberge aujourd'hui le musée fondé au XIXe siècle par le géographe Augustin Bernard. Charles Delorme modernisa aussi la piscine.

    Il vantait la supériorité des les eaux de Bourbon sur celles de Vichy : « Pour moi, dit-il dans ce style ampoulé du XVIIe siècle, je ne trouve pas plus de comparaison entre les eaux de Vichy et celles de Bourbon qu'entre une ébauche d'un tableau de M. Lebrun et le tableau fini de la main de cet excellent peintre. Je traite toutes les maladies par les eaux de Bourbon et toujours la maladie est noyée dans la piscine ».
    Charles de Lorme qui avait également trouvé des vertus curatives aux eaux de la fontaine de Bardon, à Yzeure, considérait le vent, « semence de paralysie », comme la chose la plus dangereuse pour l'homme. Il recevait ses malades dans une chaise à porteurs, pour éviter les courants d'air. La chaise à porteurs était isolée par le drapage de pièces de laine. L’hiver, il la faisait entourer de plusieurs réchauds et n’hésitait pas à superposer sur lui les bas de laine, ni à se protéger la tête avec plusieurs calottes de laine.
    Il croyait aussi aux bienfaits du sommeil en atmosphère chaude : aussi son lit avait un fond de briques et était réchauffé par un fourneau. Les rideaux qui l’entouraient étaient faits de peaux de lièvre, nattées.

    Sûr de ses recettes, Charles de Lorme comptait parvenir à l'âge de cent cinquante ans. Il mourut à quatre-vingt-quatorze ans, en 1678. Malgré ce qui pourrait être considéré comme un semi échec, l'abbé Saint-Martin publia en 1682 « Moyens faciles et éprouvés dont M. Delorme s'est servi pour vivre près de cent ans » (Paris). Il s’était marié trois fois et avait plus de quatre-vingts ans lors de ses dernières noces. C'est sa jeune femme qui mourut la première !

    Charles de Lorme nous a laissé deux études : la première envisage « si la danse après les repas est salutaire » et la seconde « si les amoureux et les fous peuvent être guéris par les mêmes remèdes » (et sa conclusion est positive !).







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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 12:53

Pour compléter un repas d'été, osez le fromage blanc !!!
Battu avec des fruits rouges (myrtilles, fraises, framboises ...) comme dans les pays nordiques (ah ! les desserts lettons dont je me suis régalée l'année dernière à Riga).
Ou bien les yaourts au miel (acacia, un miel blond ou sapin un miel presque noir, mais de toutes façons, il faut choisir un miel qui a du goût) dont je me suis régalée en Crète (préférer les yaourts "grecs" au lait de brebis que l'on trouve maintenant facilement en France).
Et mangé à Montepulciano, ville jumelée avec Moulins : de la ricotta avec un miel blond (j'ai trouvé du miel de citronnier).

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 09:31

Je viens de visiter par hasard un blog où l'on donne une recette de potage froid à l'avocat.
Ce qui me donne envie de vous faire découvrir un "jus d'avocat" dont je me suis régalée au Vietnam.
Dans la rue, on a mixé devant moi deux avocats,  rajouté du sucre, et  rallongé le tout avec de l'eau et quelques glaçons. Calorique, mais un délice. A consommer tout de suite, car l'avocat s'oxyde.

N.B. :  il n'y a que moi pour pouvoir faire de pareilles expériences culinaires dans la rue, au Vietnam ! J'y séjournais depuis 15 jours, et alors que les français qui m'accompagnaient tombaient comme des mouches, en ne mangeant que du riz, je n'avais pas constaté le moindre désordre intestinal !   Mais c'est une expérience que je déconseille aux gens qui vivent dans un environnement aseptisé.

On peut introduire quelques variantes : un peu de jus de citron (exhausteur de goût et qui protège la chair d'avocat de l'oxydation et permet de préparer ce jus un peu à l'avance) ou de la menthe (autre exhausteur de goût).

Je profite de l'occasion pour rappeler que l'avocat, que l'on considère comme un  légume en France, est un fruit, délicieux en salade, avec des agrumes (oranges et/ou pamplemousses), qui non seulement évitent à l'avocat de noircir, mais donnent par ailleurs à la salade de fruits des mélanges de couleurs fort gais, et donc appétants
.

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 12:39

A Florence, j'ai mangé un délicieux potage froid de tomates, dont il faut que je recherche le nom et la recette que j'ai notée au vol (mais il y a un risque : mon niveau d'italien se résume à 3 semaines de stage à Florence en 2000 et deux ans d'italien à l'université populaire !). La particularité est qu'on y ajoute de la mie de pain : une espèce de soupe trempée, comme on appelle celà chez nous, dans l'Allier (on faisait du "trempé" avec du lait ou avec du vin rouge, pour les batteuses, après une bonne journée de travail, on mangeait dehors et on passait une bonne partie dela nuit au frais. Le reste du repas était souvent constitué de fromage blanc à la crème, avec des bonnes tartouffes cuites au four dans leur peau).

Samedi, une amie est venue avec sa fille : j'avais cru comprendre qu'elle cherchait à perdre du poids. J'avais le choix entre leur faire commencer une semaine de jeûne ou leur préparer un petit "en cas" spécial basses calories. 

J'achète souvent des boîtes de tomates concassées (250 gr pour 0 € 69). Plutôt que d'acheter un poivron et de faire chauffer mon four, j'ai acheté une boîte poivron rouge en conserve (250 gr aussi, 1 € 20 environ). J'ai toujours un pied de basilic sur le rebord de ma fenêtre.
J'ai ouvert ma boîte de tomates, puis ma boîte de poivrons (je n'ai mis que la moitié des poivrons), versé le tout dans un saladier, mixé. J'ai rajouté un peu de sel, cisaillé un bon nombre de feuilles de basilic et surtout mis au frigo une bonne heure.

J'ai complété mon repas avec un poulet au citron.

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