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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 08:49

Tel est le prochain sujet qui sera traité le 25 septembre au café philo, que j'ai (par manque d'organisation) peu suivi l'an dernier.

Première remarque : je découvre que désirer peut-être synonyme de souffrance. Et que le traitement de ce sujet ayant recueilli l'assentiment d'une majorité de participants signifie que cette souffrance face au désir concerne nombre de gens.

Pour moi, le désir était jusqu'alors une sorte de "moteur", indispensable à l'entreprise de projets. Et, partant, à leur réussite.

Ce qui a constitué une souffrance, au cours des quelques années qui se sont écoulées, c'est bien l'absence de désir. 

J'attends donc avec impatience d'apprendre ce qu'on dit les philosophes, au cours des siècles, sur ce sujet.
En attendant, il me reste à me mettre dans la peau d'autrui, et d'essayer de comprendre comment le désir peut être souffrance.

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 19:36

C'était "de mon temps" un grand classique des sujets de droit public.
Est-il devenu obsolète ?
Trois infos :
 - Lu dans "La Montagne" du 6 septembre 2008 : un habitant d'Yzeure (03) est en panne de téléphone depuis trois mois. Son opérateur sous-traite à une entreprise de dépannage basée à Lyon (200 km). Cette dernière l'a informé  qu'elle dépannait en priorité les administrations et les entreprises.
- Cette année ont proliféré les nids de frelons, dont on connaît la dangerosité. Seuls les pompiers sont habilités à les détruire : une "participation" de 77 euros est demandée aux usagers qui ont chez eux un nid de frelons, ou de guêpes. 
- La jeune femme d'un agriculteur m'apprend que pour bénéficier d'un dépannage rapide, EDF lui a demandé de souscrire un abonnement complémentaire de 25 € s mois.

Les gendarmes ne m'ont pas encore demandé une "participation" pour avoir contribué à un contrôle d'alcoolémie.

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 14:21

Vingt cinq années passées à observer comment étaient gérés les deniers publics m'ont convaincue de l'impact du mode de "management" comme l'on disait lorsque j'étais en stage à Paris auprès de la Direction des Personnels d'Inspection et de Direction, de la "bonne gouvernance" comme l'on dit maintenant, sur la bonne santé d'une société.
Ce faisant, j'ai redécouvert l'Amérique 7 siècles après les bourgeois qui gouvernaient la ville de Sienne au "trecento".
Au début du XIVe siècle, les responsables des "affaires communes" de cette ville se considéraient comme les garants de la prospérité de leurs banquiers et de leurs commerçants. Pour illustrer leurs convictions, les édiles municipaux commandèrent à Ambrogio Lorenzetti une fresque que l'on peut encore voir dans une des salles du "Palazzo publico" : l'allégorie du Bon gouvernement et l'allégorie du Mauvais gouvernement.

Sous un bon gouvernement, les artisans sont prospères, les jeunes filles sont heureuses et dansent dans la rue. La campagne est opulente, la circulation des marchandises s'effectue librement et en toute sécurité.
Sous un mauvais gouvernement, le seul artisan qui prospère encore est un fabricant d'armes. Les maisons sont mises à sac, les morts jonchent les rues.

Les ponts et les routes sont mal entretenus. La campagne est à feu et à sang, la soldatesque impose sa loi.

  ça interpèle, non ?

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 09:05

Tiens ! c'est le moment de présenter mes parents :
Ma mère avec une jolie petite robe confectionnée par ma grand-mère, cette époque ignorant le prêt à porter 

Mon père et ma tante : j'aime beaucoup la petite robe "années folles" que porte ma tante, vraisemblablement elle aussi confectionnée à la maison par ma grand-mère paternelle qui avait abandonné son métier de modiste aux "Nouvelles Galeries" de Moulins après son mariage, et s'était abonnée au "Petit Echo de la Mode", un monument dont j'aurai l'occasion de reparler.
La pénétration de la mode "parisienne" dans les couches populaires est un sujet d'histoire assez passionnant.

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 13:55

C'est le titre d'une opérette de Franz Léhar, je crois. 
Ce qui m'avait beaucoup frappée en1992, lors de mon premier voyage au Vietnam, c'était ces sourires qui surgissaient spontanément sur le visage des enfants.
16 ans plus tard, en sera-t'il de même ? Je devrais être en mesure de répondre à cette question dans 2 mois. 

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 11:43

Un des grands évènements du centre de la France (avant les "lectures sous l'arbre" au Chambon-sur-Liggnon dont je pense reparler un jour) est le festival de musique de la Chaise Dieu. Le violoniste G. Cziffra s'était pris de passion pour ce lieu et est l'initiateur de cette manifestation. Elle se déroule depuis maintenant 40 ans, peut-être 41.
La Chaise Dieu est un lieu magnifique : il est désert l'hiver, son bâti est superbe, mais austère, et le plateau du Livradois est battu par la burle. Une semaine par  an, au mois d'août, il prend un petit air pimpant : les terrasses fleurissent, les "galeries d'art" prolifèrent pendant le festival de musique.
L'abbatiale est célèbre par sa "danse macabre", une fresque peinte sur les murs du choeur, au moment où l'Occident perdait 30 % de sa population consécutivement à la Peste noire. "Rien n'est plus certain que la mort, et plus incertain que l'heure d'icelle" trouve-t'on en préambule des testaments de cette époque. L'acoustique est idéale et les orchestres et solistes présents au cours de la semaine du festival sont prestigieux.
Je ne suis pas mélomane et mes goûts en matière de musique sont ecclectiques. Ils dépendent de mon humeur du moment : aussi j'apprécie autant le musette (ce qui a souvent été un objet de moquerie) que le jazz, la chanson réaliste que l'opéra, Beethoven qu'Eric Satie. J'ai donc passé un très bon moment à la Chaise Dieu, dans ce décor magnifique.
L'évènement était couvert par notre journal régional qui a recruté pour l'occasion un critique musicial
qui produit une pleine page quotidiennement. Je lisais en diagonale ses critiques : je n'y comprenais rien. Aujourd'hui, il se trouve que j'ai lu en commençant par le dernier paragraphe. Je le livre :
"La phalange stéphanoise (cette métaphore désigne le chef de l'orchestre symphonique de Saint-Etienne) retrouvait la mesure de cette sidération reposée. Elle en dictait le flux dans la permanence d'une prémonition sonore annoncée et qui pourtant se refuse à son avènement. Le messianisme de ce sourire pouvait se lire l'après-midi à Chamalières-sur-Loire, lorsque le Choeur d'enfants et le Jeune choeur de la Maîtrise des Bouches-du-Rhône illuminaient d'un parfum de paradis les pages de Dvorak, Gauthier, Rheinberger, Malher et Rachmaninov". 
Par acquis de consience, j'ai lu le début : ce critique a vraiment l'air de savoir de quoi il parle. D'autant qu'il en parle avec beaucoup d'autorité.
Je suppose d'ailleurs que l'équipe rédactionnelle s'est tenu le même raisonnement que moi : ce mec s'y connaît tellement qu'on ne peut décemment pas lui faire remarquer que ce qu'il écrit est incompréhensible.

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 13:51

J'ai découvert Fabrice Luchini dans Perceval le Gallois d'Eric Röhmer, donné au ciné club d'Alençon à l'époque où je ne ratais aucun film d'art et essai. Il y croisait aussi Arielle Dombasle !
Je l'ai vu par la suite faire son Perceval le Gallois au cours d'interviews télévisées.
Depuis 30 ans, Fabrice Luchini fait donc du Fabrice Luchini, mais avec quel talent ! Et quel talent ont les cinéastes qui lui font décliner son personnage dans des films aussi différents que celui  conseiller fiscal de Confidences trop intimes, de Patrice Leconte, qui devient pour Sandrine Bonnaire le psychanaliste qu'elle croît qu'il est.
ou dans Jean-Philippe, de Laurent Tuel, où il campe un admirateur de Johnny Halliday, plongé dans un espace-temps où Johnny n'a jamais existé. Et qui tente de convaincre Jean Philippe Smet de se lancer dans la chanson.
La fille de Monaco n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre (quoi que ! ...), mais l'on passe un excellent moment ... Fabrice Luchini y est cette fois-ci avocat.  IL y met en valeur les seconds rôles : la présentatrice de la météo, complètement déjantée, le garde du corps taciturne et même Stéphane Audran qui n'apparaît que quelques minutes. La Méditerranée est joliment filmée. C'est un film tous comptes faits extrêmement cynique.

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 13:36

Un très joli film à voir avant qu'il ne disparaisse de la programmation (à Moulins, hier, il ne passait plus qu'à une seule sénce, celle de 22 heures, aux Mariniers), porté par deux remarquables actrices : Sandrine Bonnaire et Catherine Frot.
Le personnage interprété par Catherine Frot, qui croit avoir reconnu sa fille, morte dans un incendie à la maternité dans une petite fille présente à un goûter d'anniversaire huit ans plus tard, opère à mi-film un spectaculaire changement physique . Et le film bascule à ce moment là.
Le parti pris par l'auteur est fort intéressant : face à une Sandrine Bonnaire belle et sereine, nul ne met en doute, pendant  50 mn, que le personnage de Catherine Frot est déséquilibré, pas plus ses parents, que son ex mari qui lui a enlevé la garde de son fils ou le spectateur... Son fils de 10 ans lui-même a été convaincu par les adultes.

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 19:43

Il faut que je recherche le nom de cette ville située sur les hauts plateaux et où l'ancien évêque de Moulins, Mgr Barbarin a, me semble-t'il,  séjourné plusieurs années.
J'avais rencontré ces deux fillettes, qui, surprise !, parlaient français. Elles recherchaient des correspondants : elles m'ont donné leurs adresses et je leur ai, à mon retour, envoyé leur photo. J'avais été très émue de cette soif d'apprendre et de se perfectionner.
 
C'est dans cette même ville que j'ai rencontré pour la première fois des lépreux, qui tapaient avec leurs moignons aux vitres de notre 4 X 4. Aussi, quand j'entends les gens se plaindre autour de moi que leur vie est très dure, ça m'agace.

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 19:50

Lors d'un congrès de la FUBICY (Fédération des usagers de la bicyclette), à Dijon, on nous avait cité en exemple les mesures prises par les municipalités italiennes pour préserver leurs centres villes de la circulation automobile. 
Et de fait, lors de mon séjour de 3 semaines à Florence, en l'an 2000 et au cours du long week-end passé à Rome en 2001, j'avais constaté un changement notoire par rapport à mes précédents séjours à la fin des années 70. On pouvait se déplacer à pied très tranquillement, profiter des terrasses des cafés, déguster des gelatti en toute quiétude.
Ayant loué une voiture à Florence pour visiter la Toscane, j'en ai profité pour observer de plus près ce "miracle à l'italienne".
Première ville visitée : Pistoïa
Je laisse la voiture dans un parking gratuit à la périphérie : au-delà du mur romain. 

 
Brève visite et bonne impression pour Pistoïa.
Note : 20 sur 20

Deuxième ville visitée : Lucca (Lucques en français), patrie de Giacomo Puccini, où je reste 3 jours.

Les voitures sont celles des riverains, qui restent garés toute la journée.


J'avais retenu un hébergement en plein centre : j'ai peiné à y arriver. Les offices de tourismes de la périphérie, près desquels on se gare facilement,  ferment à 17 heures. Et où poser sa voiture pour accéder à l'office de tourisme du centre ? Il a fallu traîner les bagages sur 1 km. Puis j'ai trouvé comment, par ce dédale de rues médiévales, je pouvais accéder à un parking privé à côté du B and B.  Ca coûte 8 euros par jour.
C'est moi qui suis en cause pour les désagréments du premier soir. Bonne impression d'ensemble  pour Lucques : note 19 /20 (car il faudrait résoudre ce problème d'offices de tourisme fermés trop tôt).

Seconde étape où je suis restée 3 nuits pour visiter Sienne et les villages de Toscane : Volterra, ancienne ville étrusque sur un promontoire. En veine, je trouve à praking gratuit et à l'office de tourisme on m'indique un hébergement (un séminaire) non loin du parking. Je m'apercevrai le dernier jour que pour y trouver une place libre en journée, il faut y aller dès 8 heures le matin.
Bonne impression pour Volterra, où il serait stupide de vouloir  circuler autrement qu'à pied   (mais je n'exclue pas qu'il y a 20 ans, la voiture avait colonisé ces petites rues). Il faut bien effectuer des livraisons : des véhicules utilitaires y circulent donc tôt le matin. Les résidants du centre ne paraissent pas, ici, bénéficier de laisser passer pour garer leur voiture devant chez eux.
 

Deux arrêts dans la charmante ville de Colle di Val d'Elsa : là aussi, des parkings gratuits s'étendent au pied de l'éperon sur lequel est bâtie l'ancienne ville. Il y a des travaux d'aménagement d'une large place dans la ville neuve : la circulation automobile n'évite pas ce centre, mais elle était fluide les deux jours où j'y suis passée.
  

 Dans la vieille ville, les résidants paraissent disposer de privilèges pour garer leur véhicule devant chez eux.


Prochaine étape, Montepulciano, ville jumelée avec Moulins. 

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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