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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 15:31

J'apprends que Madame Michelle OBAMA est considérée comme gaffeuse car, à je ne sais plus exactement quelle occasion, cette avocate de talent (dit-on) a déclaré : "pour la première fois, je suis fière de mon pays"... Interdite de micro, la dame !

Or s'il y a quelque chose de bien partagé chez nos hommes politiques en France, c'est de ne pas être fiers de leur pays ou plus exactement de leurs concitoyens : à les entendre, qu'ils soient de gauche ou de droite, révolutionaires ou réactionnaires, ils sont UN individu formidable, hélas entourés d'une marée d'imbéciles. 

A gauche, s'expriment des individus formidables confrontés à une "populace" raciste. Qui veulent changer les paroles de la Marseillaise car elles sont un appel au meurtre, mais trouve si beau le Chant des partisans  (j'en rappelle quelques vers "Ohé, les tueurs, à la balle et au couteau, tuez vite. Ohé saboteur, attention à ton fardeau, dynamite !. ..." )

A droite, une minorité de gens dynamiques est assiégée par une clique de fainéants qui veulent travailler moins et gagner plus, voire même se  satisfont de leurs allocations de chômage.

D'ailleurs, les français sont si nuls qu'ils ne sont pas foutu d'élire un président "issu des minorités visibles". Quid des  "minorités invisibles" ?

N.B. : Le nouveau président des Etats Unis a une famille kényane, qui a tué non pas le veau gras, mais une bonne partie de son  cheptel de moutons pour fêter l'évènement. La famille hongroise de Nicolas Sarkozy, si elle a tué moins de bétail a sans doute bu plus de tokay : elle aussi, et tout le village, dans un pays qui  n'espérait pas, il y a encore 20 ans, être adhérent de l'Union européenne, ont fêté l'intégration de leur petit Nicolas.

 
Cette autoflagellation est aussi exaspérante que l'enthousiasme quasi religieux devant l'élection du nouveau sauveur. Et puisqu'il est à la mode d'encenser les Etats Unis après les avoir honnis sans nuance, je suggérerais assez de les imiter et de couper quelques micros à ces "gaffeurs".

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 12:31

Depuis hier minuit, on nous bassine avec des commentaires sur les élections présidentielles aux Etats-Unis : pays où le "rêve américain" permet d'arriver au sommet et dont le racisme aurait disparu.
Et les donneurs de leçons répètent : à quand l'élection d'un représentant des "minorités visibles" dans une France frileuse et sans projet ?
Mais je me permets de faire remarquer une chose : Léon Blum a accédé aux fonctions de président du conseil... l'antisémitisme n'a pas disparu pour autant. En France aussi, il y a des rêves : mais on les a oubliés. Ce sont ceux des "soldats de l'An II" "ces va nus pieds" qui criaient "vive la Nation". Il serait peut-être temps de les raviver. Bon, c'est vrai : ils souhaitaient qu'"un sang impur abreuve leurs sillons"....
Cet enthousiasme excessif me fait penser à l'enthousiasme qui a suivi la coupe du monde de 1998 et la fameuse France "black, blanc, beur"... C'était un rêve : il aurait fallu se donner les moyens de le poursuivre.
Aurais-je été électrice américaine, j'aurais voté aux "primaries" pour Hillary Clinton. Où aux "caucus", je serais allée me placer dans le groupe qui la soutenait.
Ceci étant, Barack Obama me paraît fort sympathique. J'ai écouté son discours : un beau discours et un grand orateur. J'ai réentendu le discours de Martin Luther King "I have a dream !". J'ai été émue par l'émotion de Jessie Jackson. B. Obama avec son slogan : "we can", reprend le thème de la "nouvelle frontière".
Et comme j'aime bien semer le trouble dans les esprits, je rappelle que Sarah Pallin, dont il est bon ton de se moquer, car elle n'a pas voulu avorter de son dernier enfant trisomique, est mariée avec un inuit. Or dans la société américaine, un inuit est aussi "non white"qu'un noir.

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Dominique LAURENT
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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 03:36

Pendant longtemps, j'ai suivi la carrière de Bernard LAVILLIER parce qu'il était de SAINT ETIENNE. Moi qui aime peu la foule, je me souviens être allée l'entendre en concert à ALENçON : j'en étais ressortie un brin euphorique,..  essentiellement parce que l'on fumait beaucoup autour de moi ! La semaine d'après j'avais accompagné à un concert d'ACDC des élèves du lycée où je travaillais et qui cherchaient des accompagnateurs aux oreilles solides !
Mais pour en revenir à Bernard LAVILLIER, je serais bien incapable de me souvenir d'un seul titre de chanson de cette époque. Je trouve qu'il se bonifie en vieillissant : 
Sa dernière chanson s'intitule : "bosse !!!...  Et le texte vaut la peine qu'on s'y attarde. 

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 13:30

Les quotidiens régionaux « gâtent » leurs fidèles lecteurs en ajoutant un programme de télévision à leur édition du dimanche, ainsi qu’une revue appelée « version Femina ». Dans une  édition récente, on donnait quelques recettes dites de « grand-mère » pour combattre les rhumatismes.
Il paraît que se promener avec des marrons dans les poches est extrêmement efficace… Mai saussi, les feuilles de chou vert écrasées avec un rouleau à pâtisserie à poser à même la peau.
Et voilà que ressurgit un souvenir de mon tout premier poste et un des tous premiers cas que j’ai eu à négocier dans mes fonctions syndicales.
Les proviseurs, leurs adjoints et mon collègue étaient des hommes : je dois être honnête, celui du lycée général avait quelques manies amusantes, mais il n’a jamais participé à la curée contre miss C., la secrétaire du proviseur du lycée professionnel, qui, lorsque j’ai pris mon poste, était en congé de maladie.
« Nous en sommes très contents, car elle pue », m’avaient affirmé ces messieurs.
Les responsables syndicaux, à Nantes, étaient fort ennuyés. Elle aurait voulu reprendre son travail, mais le proviseur inondait le rectorat de courrier pour se plaindre de la gêne que lui occasionnait le fait d’avoir une secrétaire qui puait, dans un bureau voisin du sien !
La remplaçante de miss C., une ancienne élève qui avait alors 19 ans, me l’avait un jour présentée puisqu’elle habitait une maison qui se trouvait sur le chemin que je prenais pour rentrer chez moi. Miss C. était toute menue, avait les cheveux gris et un côté très vieille France. Fille d’un officier supérieur, elle avait commencé à travailler tardivement, après la mort de son père.
Mais, à l'évidence, le proviseur préférait que son secrétariat soit tenue par une accorte jeune fille de 19 ans, qu'il s'amusait à faire rougir avec des phrases à double sens.
Miss C. ne devait pas apprécier ce genre de gauloiseries. Elle a fini par reprendre son travail : au printemps !
Passe l’été, passe l’automne. Arrive l’hiver : par moment, en effet, miss C. dégageait des effluves étonnants.
Ça sentait un peu l’ensilage ! Et ça dénotait somme toute assez peu au milieu de ce pays de culture de betteraves ! Anita ma jeune collègue qui l'avait remplacée et la connaissais bien, m’avait expliqué que miss C. soignait ses rhumatismes avec des feuilles de choux. 

Faute de volontaires, et après la démission du secrétaire départemental de mon syndicat, je me suis retrouvée prendre ces fonctions. Et aussi, dans une situation embarrassante : je ne pouvais effectivement pas nier que miss C. ne sentait pas la rose, et laissait dans son sillage un parfum, qui, quoi que naturel, n’était pas très agréable. La guerre du chou fermenté entre le proviseur et sa secrétaire durait depuis trop longtemps pour être réglée à l’amiable. Le proviseur avait pris le problème de haut et miss C. s’était braquée. J'ai tenté de proposer des compromis : une bonne aération des bureaux (Miss C. ne supportait pas les courants d'air et apportait un radiateur électrique ce qui faisait fermenter un peu plus le chou tout au long de la journée !), un changement de bureau : mais là, tollé de la part de ses futurs voisins !
Elle s’est remise en congé. Son chef a obtenu une promotion. Et moi, j’ai réussi un concours. Qui m'a valu d'avoir à gérer des problèmes de PQ dans les W.C des profs, assez surréalistes... mais j'y reviendrai ultérieurement...

Quand je suis retournée voir mes collègues quelques années plus tard, miss C. avait pris sa retraite et le nouveau proviseur était préoccupé par un autre problème : il flippait, persuadé qu’on l’espionnait. Il devait avoir des secrets d'importance !  Comme il m’a reçue bien civilement, en prenant le café, je l’ai informé que de l’entrée, dans laquelle était installée la ronéo, par un curieux phénomène, on entendait tout ce qui se disait dans son bureau ! Pendant 3 ans, j’avais été préposée à tirer les stencils … mais je ne pense pas avoir été la seule à avoir remarqué quelle belle acoustique régnait dans l’entrée. Et je parierais assez que son collègue avait dû aussi s’en rendre compte !

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Dominique LAURENT
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 13:05

J'écoute la radio et l'on parle de l'importance, pour les enfants, de pouvoir faire leurs deuils. Une psychologue insiste sur le fait qu'outre la perte des humains qui leur sont proches, les enfants souffrent de la perte d'un animal.  C'est en regardant en face la réalité que l'on se construit comme adulte :
j'ai retrouvé une vieille photo de mon grand-mère, de moi et de Castelle, la chienne. 

Comme nous habitions à 200 km de mes grands-parents, je ne revenais que pour les vacances. Je voyais naître un chiot, un seul (ne connaissant rien aux animaux, ça ne m'étonnait pas), ou plus exactement, une seule. J'étais attendrie de voir sa mère jouer avec elle. Je repartais pour 3 mois, et si je m'étonnais de ne plus voir la chienne adulte, on me disait : "elle est morte". Rien d'étonnant non plus : quand le vétérinaire venait, c'était pour les vaches, et ça me paraissait normal qu'un chien tombe subitement malade sans être soigné.
On ne m'a jamais menti, en réalité...


Alors, je profite de ce jour pour dire :
"au revoir, Castelle ..."

 mais aussi, "au revoir, Mirette ..."
et enfin, "au revoir Margotte..."
 


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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 09:25

Il y a quelques temps que je me dis qu'il faut absolument que je consigne par écrit mes conversations avec L.J., mon tout premier collègue de travail.
On me dit souvent que "travailler avec des hommes, c'est mieux : ils colportent moins de ragots..." Et leur conversation serait plus intelligente. Ma première expérience en la matière m'a démontré que ce n'était pas là une règle absolue.
L.J. avait l'art de se noyer dans une goutte d'eau quand il s'agissait de travail. Le mari d'une copine appelait ce genre de personne des "ventilateurs". Mais le fait d'être en permanence "débordé" ne l'empêchait pas de bavarder : et il interrompait souvent ce qu'il faisait pour me faire part de ses considérations sur la vie, l'amour ... et la politique.
Le maire de la petite sous-préfecture où j'avais été affectée, avait, dans les milieux que je fréquentais, la réputation d'être un con. Ce que j'en percevais me donnait plutôt l'impression qu'il était intellectuellement malhonnête. Mais, je m'en fichais : je retournais voter à Saint-Etienne.
Et un jour, mon collègue, qui avait le privilège d'ouvrir le courrier "officiel", à la lecture de la lettre qu'il venait de décacheter s'exclama : "qu'est-ce qu'il est con, ce C... Il a pourtant bien dû faire des études.
Et s'adressant à moi : "Qu'est-ce qu'il faut comme diplôme pour être maire ?"
"Mais aucun, M. J... . Il suffit simplement d'être élu." 
J'ai peut-être ajouté : "il n'y a même pas besoin d'être intelligent". J'avais l'excuse de la jeunesse. Avec l'expérience, je pense que pour être élu  et notamment là où le poste présente un certain enjeu, de pouvoir et de rémunération, il faut être intelligent.
Mais que ce n'est pas forcément la forme d'intelligence à laquelle j'aspire pour moi...

 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 13:02

C'est par hasard que j'ai découvert le film Bombon, le chien (titre original : Bombon, el perro) sur Arte. J'apprends que ce film est sorti en août 2005.

Le partenaire de Bombon s'appelle Juan Villegas (c'est aussi le nom de l'acteur). Il a travaillé durant vingt ans dans une station service d'une route solitaire en Patagonie, et il se retrouve sans travail : il essaie de vendre des couteaux dont il sculpte les manches.  Il n'arrive pas à en vivre et ne peut retrouver un nouvel emploi. Son temps lui appartient : un jour, il rencontre une jeune femme en panne le long de la route. Il s'offre à l'aider : il effectue rapidement le diagnostic de la panne, mais a besoin d'un poste à souder. La jeune conductrice en possède un, dans la ferme familiale : "mais c'est à 130 km de là" !

Qu'importe, Juan remorque sa voiture. Les temps sont durs pour les fermiers aussi et, en guise de rémunération, on lui offre du thé et quelques cookies. Le père de la jeune femme voulait lancer un élevage de dogues argentins, mais est décédé avant de réaliser son projet. Depuis la mort de son maître, Bombon, le chien, qui était très joueur, s'ennuie. En guise de rémunération, on offre le chien à Juan. Il accepte, mais est fort embarrassé : on lui indique les coordonnées d'un dresseur de chiens.

Bombon a du potentiel et est très rapidement inscrit à un concours canin. Dès sa première inscription, il remporte le premier prix et est retenu pour une saillie. L'avenir financier de Juan se présente sous les meilleurs augures. De plus, il rencontre une chanteuse.

Malheureusement, malgré les efforts des humains pour lui apprendre comment se comporter avec les chiennes, Bombon est totalement indifférent. "Votre chien a d'énormes qualités" diagnostique un vétérinaire, "mais il n'a aucune libido". Juan laisse Bombon en garde au "dresseur". Mais la présence encombrante d'un si gros pépère lui manque rapidement et il retourne le chercher.

Hélas, lui apprend-on, il s'est enfui ce matin !
Juan part à sa recherche.  Pessimiste, je m'interroge : le gros chien blanc a-t'il été volé ? Non ! Juan retrouve son Bombon sur un chantier de fabrication de briques, guidé par des gémissements : Bombon est en train d'honorer une chienne noire.


REALISATEUR Carlos Sorin

 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 00:00

J’avais prévu de lancer une recette de cuisine d’automne …

L’actualité aidant, voici en avant première un court extrait de la conférence que je vais faire sur Catherine de Médicis, qui fut duchesse de Bourbonnais de 1562 à 1566, et fit au moins 3 séjours à Moulins.
Catherine, la méchante reine, souffrit de la diffusion de nombreuses rumeurs. Comme il est attesté pour le duc Jean II de Bourbon (1426 – 1488), elle s’intéressait à la science, mais aussi à l’astrologie, à l’alchimie, cherchant à expliquer l’inexplicable. Elle a ainsi cotoyé Michel de Notre Dame, qui était aussi médecin et un peu chimiste. A Salon-de-Provence, où il était né, il avait confectionné, pour lutter contre l’épidémie de peste, qui ravagea la Provence en 1548, des pastilles à sucer. L’épidémie étant arrivée à Lyon, les consuls le firent venir dans cette ville.
Vers 1571 apparaît à la cour de France un certain Cosimo Ruggieri,  un florentin, fils d’un autre Ruggieri qui était médecin-astrologue du père de Catherine, Laurent II de Médicis, duc d'Urbin. Il. Il établit des horoscopes pour elle et ses enfants, comme 80 ans auparavant, Conrad Heingartner et Antonio Chiapucini l’avait fait pour le duc Jean II. L'ambassadeur Alamanni rapporta que Cosimo Ruggieri « faisait profession, entre autres choses, de connaître assez bien l'astrologie et surtout l'astrologie judiciaire, consistant à prédire l'avenir. (...) À cause de cela (...), il arriva, il y a peu de temps, dans un tel crédit près de la Reine mère du Roi, qu'en outre qu'il avait continuellement l'oreille de Sa Majesté  et savait une infinité de choses de cette façon et d'autres, il fut choisi, il y a peu de mois, pour enseigner la langue toscane au duc d'Alençon, ce dont il tirait de raisonnables profits ». Ses nouvelles fonctions lui permettent donc de frayer avec l'entourage de François, duc d'Alençon. Il fréquente alors le parti des Malcontents dont François d’Alençon était le leader et fut impliqué dans un complot. Des présomptions d'envoûtement ne tardent pas à surgir, étayées par la découverte d'une figurine en cire dans les affaires d’un des conjurés, La Môle. Elle était présumée réprésenter Charles IX. L'état de santé du roi s'altéra gravement à la fin du mois d'avril 1574, ce qui renforça les accusations de sorcellerie. Cette figurine était l'oeuvre de Ruggieri qui fut ainsi compromis dans le complot. De là à supposer que la reine mère pratiquait elle aussi la magie noire, il n’y avait qu’un pas.

Comme on ne prête qu’aux riches, on l’a aussi accusée d’être une empoisonneuse (son « cabinet des poisons » a longtemps été montré aux touristes par les guides du château de Blois).

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 14:49

Lorsque j’ai appris qu’un quidam avait écrit un manuel « vaudou » pour jeter un sort à Nicolas Sarkozy, et qu’il fournissait une poupée à son image et des aiguilles pour que l’on puisse faire des exercices pratiques, ma première réaction a été de rire.
Lorsque Nicolas Sarkozy a déposé une plainte, j’ai pensé « encore une ».

Mais ces deux anecdotes méritent qu’on s’y arrête un peu.

On aurait fabriqué une poupée vaudou appelée Dominique Laurent, j’aurais ri aussi. J’aurais trouvé cela vaguement méchant, mais je ne m’en serais pas inquiétée. N’étant pas inquiète, je n’aurais pas déposé plainte. J’avais moi-même proposé aux agents de mon établissement de faire une silhouette en bois à mon image afin de pouvoir aller taper dessus pour se défouler : j’avais appris que les dirigeants d’entreprises japonais avaient mis en place ce genre de chose. Cogner sur un morceau de bois pour se défouler, écrire des romans policiers pour pouvoir tuer symboliquement les gens qui vous ennuient, relèvent du fantasme. Et tout le monde a le droit d’avoir les fantasmes qu’il veut, du moment qu’il ne passe pas à l’acte. Je suis même convaincue que ça permet d’évacuer l’agressivité. 
 
Je n’aurais pas été inquiète car je ne crois pas aux envoûtements. J’ignore, peut-être un peu légèrement !, les propositions commerciales des « grands mages africains » qui mettent de la publicité, pleine de fautes d’orthographe, dans ma boîte aux lettres. Je ne joue pas au loto non plus, car il y a bien longtemps de cela, quand j’étais en terminale, notre prof de maths nous avait fait une démonstration statistique extrêmement convaincante.

Officiellement, dans cette affaire, Nicolas Sarkozy défend son « droit à l’image » :
- quand il poursuit Ryan Air pour l’avoir associée à une démarche commerciale et « low cost », ça me paraît effectivement relever du droit à l’image.
- Je note que Ségolène Royal, qui a pareillement sa poupée vaudoue, et qui, elle non plus n’hésite pas à plaider pour défendre son droit à l’image, a traité par le mépris ce fait. Elle ne s’est jamais exprimée sur ses convictions religieuses bien que l’on sache qu’elle a été élevée dans un milieu très catholique. Elle détourne très souvent des citations bibliques ou religieuses, qui dans le microcosme laïc du Parti socialiste font toujours scandale. Son rapport au religieux me paraît très distancié...
- En revanche, Nicolas Sarkozy est fasciné par les religions. Ses déclarations fracassantes  sur la laïcité « positive » en font foi (si j’ose dire). Les rédacteurs de ses discours limitent ses interventions à une glôse des religions du « Livre ». Ses interrogations sur le religieux et l’inquiétude que révèle son mouvement de cou et d’épaules (omniprésent au cours de son débat télévisé avec S. Royal), me font penser, qu’à la réflexion, sa réaction  à propos de la poupée vaudou est logique. Mais, en droit, il ne s’agit nullement d’un problème de « droit à l’image ».


En référé, le président a été débouté : il a fait appel. Il sera intéressant de suivre cette affaire. Et j’aimerais en savoir un peu plus sur partie adverse : le diffuseur des poupées. C'est à partir de ses convictions que la malveillance sera ou  non avérée. Et les menaces sont constitutives d'un délit.

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 15:32

Trouvé dans mon journal du dimanche 19 octobre :
le réglement, c'est le réglement ...

et à propos du travail le dimanche

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