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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 10:01

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L'autre jour, j'étais invitée aux 50 ans de mariage d'amis de ma mère : j'avais entendu parler du château des Echerolles, où sont louées des salles de réunion et où les propriétaires confectionnent des repas. je crois qu'ils sont les enfants des propriétaires d'une institution moulinoise qui était la "pension Fradin". On est aussi bien accueilli, en tous cas.
Et on peut voir une hallucinante collection d'animaux empaillés : j'ai beaucoup aimé la façon coquette avec laquelle cette biche porte un spot sur l'oreille. 
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Dominique LAURENT
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 12:08


























Aux XVIIe et XVIIIe siècle, la construction d'hôtels particuliers s'est accélérée, notamment dans tous les anciens faubourgs : rue de Paris; rue de Bourgogne...

Dans le centre, des constructions anciennes ont été remaniées : sur  le parcellaire médiéval, des façades de style classique ont mis au goût du jour des bâtiments anciens. L'arrière du bâtiment conserve toutefois son caractère médiéval.

 
C'est le cas notamment de la deuxième façade des maisons de cette place, aujourd'hui de l'Ancien Palais. Seule la façade donnant sur la place du château, face à l'ancien auditoire et l'ancienne chambre des comptes, a été rénovée : des parements en calcaire ajoutent à l'élégance de celle située à droite.


  Mais certains architectes "osent" des motifs autre que le "croisillon" avec la brique noire et la brique rouge .... à l'hôtel de Garidel ou celui de cette maison de la rue des Orfèvres






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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 09:42

Je n'aime pas le vin rosé. Je n'en ai jamais trouvé un à mon goût : même originaire de Provence.
Pour moi, le vin rosé est un vin que boivent les Anglais quand ils viennent en France l'été. Un vin dans lequel ils mettent des glaçons. Et dont ils se délectent avec des mimiques gourmandes.
Même en France, peu de gens savent que c'est un vin qui a un processus de fabrication très particulier. Aussi n'ai-je pas été étonnée que quelque part, à Bruxelles, après une soirée bien arrosée à la bière, quelques uns de nos commissaires européens aient eu l'idée d'autoriser la fabrication de "rosé" en mélangeant du vin rouge avec du vin blanc.
Je me permets de suggérer une recette : on peut aussi obtenir un vin "rosé" en mettant suffisamment d'eau sur un fond de KIRAVI.
Du simple point de vue de la couleur, ça marche aussi avec du vinaigre de vin.

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 11:43

Le jeudi 19 mars, France 2 proposait dans Envoyé Spécial, un reportage sur le Swaziland : pays où l’espérance de vie est la plus faible au monde (31 ans) et où le pourcentage de malades atteints par le SIDA ou séropositifs, est de près de 50 %... Où le roi Mswati III a affirmé avec assurance sa conviction que la polygamie «ne contribuait pas à la propagation du VIH parmi la population» (Wikipédia). Et où les fillettes connaissent leur première expérience sexuelle à 12 ans, souvent suite à un viol et la plupart du temps perpétré par leur oncle...
A supposer que ce dernier utilise un préservatif, est-ce plus tolérable pour autant ?
J'ai entendu le concert de protestations contre la première partie des propos tenus par Benoît XVI dans l'avion qui le transportait au Cameroun ("l'utilisation du préservatif est susceptible d'accroître l'épidémie du SIDA"). Je trouverais intéressant qu'on commente aussi la deuxième partie, celle où il est question de moraliser ce qui a trait à la sexualité, notamment la notion de respect de l'autre. Entre les obsessions malsaines de certains confesseurs dont témoignent les manuels de confession et les contraintes dont se sont affranchis certains prêtres et prélats, le passé de l'Eglise catholique, qui  n'a pas confessé ses erreurs, laisse certes douter de sa compétence à parler de ce sujet, mais il me semble qu'il devrait quand même susciter autant d'enthousiasme chez les polémistes et les donneurs de leçons, que le débat sur l'utilisation du préservatif.

Une photo prise à Madagascar où les fillettes sont mères à 12 ans...

Le verbe "engrossées" est peut-être plus adéquat...

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 15:31

Il paraît qu'Isabelle ADJANI a fait battre tous les records d'audience à ARTE, hier avec ce film. Et c'est bien mérité... 
Au début, j'ai trouvé qu'elle sur jouait un peu, mais j'ai été rapidement fascinée par l'audace du sujet traité :  la morale est sauve puisque la prof qui menace ses élèves avec un pistolet pour leur faire étudier MOLIERE  et leur rappeler quelques grands principes de la république laïque, est physiquement éliminée.

Je parlerai prochainement d'un film que j'ai aussi beaucoup aimé : Slumdog milionaire
   

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 12:21

Les premières constructions des maisons des villes du Bourbonnais furent effectuées avec une structure en bois. Les « terriers », sortes de registres cadastraux qui nous les décrivent, démontrent qu’au XVe siècle, et sans doute encore au XVIe s., ce type de structure était la norme pour les maisons des notables. Les registres des comptes des receveurs de Moulins, conservés depuis 1399 attestent qu’au Moyen Age (XIVe, XVe s.), le principal corps de métier du bâtiment, c’est celui des charpentiers. Le terrier de Moulins de 1460 fait état d’une place, dans un faubourg, où, par terre, étaient assemblées les structures des maisons : du préfabriqué en sorte, que l’on hissait ensuite à l’aide de poulies.
Quelques films américains où sont mis en scène des Amish permettent de comprendre la façon dont on procédait.

        
 à Montluçon
 
                                                           l'Hôtel Moret à Moulins 
Les interstices étaient emplis de pisé. Quant aux toits, ces mêmes terriers permettent de savoir qu’à la fin du XVe s., ceux en chaume étaient minoritaires : l’abondance de l’argile dans notre région était telle que les tuiles firent rapidement leur apparition pour recouvrir les toits. Les maisons étaient séparées par des « ruettes entre deux », qui servaient de coupe-feu : on peut penser que le risque d’incendies était important, mais les registres de comptes des receveurs de Moulins ne font état que de deux incendies entre 1399 et 1530.
Le pisé a pour avantage d’être léger et de ne pas peser sur la structure, c’est un excellent isolant thermique, mais il faut très régulièrement l’entretenir car il est sensible à la sécheresse, et peut-être plus encore à la pluie. Aussi, très rapidement, le remplissage des structures des maisons d’habitation fut-il effectué en briques : tel fut le cas de la « maison de la ville » pour laquelle les receveurs firent l’acquisition de briques à l’occasion d’une réfection. Ou cette maison de HERISSON... 


la maison Moussat à Hérisson
C’est sans doute à un incident de cuisson, et parce que l’on n’entendait pas gâcher, que l’on doit les décors de briques noires et rouges si typiques de notre région, au point qu’on l’appelle le croisillon bourbonnais. Etait-ce pour imiter la charpente ? c’était l’hypothèse de   François Voinchet, ancien architecte des monuments historiques.


Au XVIe siècle, les maisons à structure en bois cédèrent progressivement la place aux maisons en pierre : c’est le grès de COULANDON, riche en oxyde de fer et qui prend une couleur rose avec le temps, qui fut d’abord employé. Piliers, "harpages" des fenêtres, angles de soutènement étaient en pierre, mais la brique rouge et la brique noire étaient toujours employées pour le remplissage.     Au XVIIe s., le calcaire d’APREMONT (sur la rivière d’Allier) fit son apparition.

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 15:43

Entre octobre 1995 et janvier 1997, j’ai été nommée pour effectuer l’intérim d’un groupement comptable vacant regroupant plusieurs collèges ruraux. Outre que mes collègues de l’agglomération s’en sont émus et se sont plaints au Rectorat, considérant que cet « honneur » leur revenait, vu qu’ils étaient plus compétents que moi (mais ce sera l’objet d’une autre chronique de « ces gens étranges… »), j’ai failli, d’une autre façon, entrer dans la quatrième dimension.
En 14 mois, j’ai eu le loisir d’assister à plusieurs conseils d’administration : les gens étaient sympa... Dans un des collèges, autour du blanc cassis – chips, qui clôture ordinairement les C.A. (les budgets de collèges sont très serrés !), j’avais notamment sympathisé avec un jeune prof d’anglais : il avait un visage pas banal (j’ai appris par la suite qu’il était d’ascendance tahitienne), les cheveux longs… et faisait des interventions pleines de pertinence. M’eût-il invitée à manger chez lui, j’aurais vraisemblablement accepté. Et je me serais volontiers laissée entraîner dans une discussion philosophique. Comme lui, qui avoua plus tard y trouver un exutoire, j’adore échanger des idées. Mais mon intérim a cessé avec la nomination d’un comptable titulaire et je n’ai plus eu l’occasion de rencontrer auncun des membres des "communautés éducatives" de ces collèges, situés à une certaine distance, pour ne pas dire une distance certaine de mon établissement principal.
Si je n’ai jamais eu l’occasion d’accepter une invitation conviviale à dîner du sympathique angliciste féru de philo, un des surveillants du collège l’a fait : et c’est en ouvrant mon journal huit mois plus tard que j’ai découvert qu’il avait été assassiné de 20 coups de couteau, après une discussion portant sur le bonheur. Il semblerait que la dernière chose dont il ait eu conscience est que « la peur est un obstacle au bonheur ». Conclusion à laquelle les deux protagonistes étaient en effet arrivés, à l’aube, après plusieurs heures d’échanges philosophiques, si longues que la compagne du charmant prof d’anglais était allée se coucher.
Il semblerait que quand je l’ai rencontré, il suivait un traitement médicamenteux qui bloquait ses délires, traitement qu’il avait stoppé par la suite : agnostique, il se prenait alors tantôt pour une réincarnation de Bouddha, tantôt pour une réincarnation de saint Jean le baptiste. De culture tahitienne, il avait croisé la route d’une Amérindienne et en prison, il a cru pouvoir s’évader par la seule force de sa pensée… « mais s’est heurté aux murs », rapporte un journaliste qui a suivi son procès aux Assises. Il paraît qu’il entre des substances illicites dans les prisons, mais sans cela, Karl MARX ne disait-il que « la religion est l’opium du peuple » ?

Sans tabou, il en était même arrivé à se demander si Hitler n’était pas un prophète et s’en était confié à un de ses collègues d’histoire géographie qui en avait été très secoué.

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 14:04

sans ces photos, extraites du catalogue de l'expo :






le "roseau" est un costume créé
pour un ballet de Philippe DECOUFLE en 2007.
Ils collaborent depuis longtemps : le créateur, Philippe GUILLOTEL avait déjà conçu les costumes de l'inauguration des jeux olympiques d'ALBERTVILLE en 1992. Son style est très reconnaissable : il y a aussi un baobab et une salade !!!









Plus classique, une très jolie réalisation : la robe portée en 1974 par la cantatrice Christiane EDA PIERRE dans les contes d'Hoffmann de J. Hoffenbach.



un détail des paillettes rebrodées et peintes d'un verni "vitrail".
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 16:41

La très jolie exposition visible actuellement au Centre National du Costume de Scène est installée depuis maintenant 5 mois. Il reste donc peu de temps pour aller l'admirer. Deux amies étaient venues de loin pour la voir : il faut dire que ce sont des passionnées, d'opéra, de théâtre, de beaux tissus... Là, nous avons été gâtées : il y a beaucoup de soie, dont une superbe collection de châles peints espagnols. Des échantillons sont accrochés dans les salles, à portée de mains...
Nous nous sommes donc attardées 3 heures et demie : il faut avouer que nous avons particulièrement apprécié la salle où on a eu la bonne idée d'installer un profond canapé. Cette fois-ci, une fiche commentant chacun des costumes, pour quelle oeuvre il a été conçu et en quelle année, était disponible à l'entrée de chacune des salles.
Des films sont projetés dans la petite salle de cinéma : l'un d'eux qui durait 26 mn, m'a particulièrement intéressée. Il présente le métier de "plumassier" : le traitement des plumes d'autruches, la fabrication de robes en plumes collées sur un tulle...   
En juin, une exposition sera dédié à R. Noureiev et cet hiver, il y aura une expo sur les ballets russes.

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 12:38
Lorsque j'ai découvert dans un article de mon journal, que dans une petite ville voisine, s'était installé en libéral un archéologue dont la spécialité est la "castellologie", qui offrait des compétences d'"ingénirie culturelle", non seulement j'ai cru entendre parler un de mes anciens conseillers en formation continue qui adorait se gargariser de mots de ce genre, mais je dois dire qu'il m'a fallu relire à plusieurs reprises l'article.
En matière de création d'emploi, je prêche pour l'imagination et l'innovation. Mais là, je suis bluffée... et vexée de ne pas y avoir pensé moi-même : j'ai en effet travaillé sur quelques chantiers de fouilles dans ma jeunesse.
C'est mon expérience, justement, qui m'a fait me demander comment il pourrait vivre de cette seule activité : les rares personnes qui se présentent comme "castellologues" sur internet,  sont apparemment tous des professeurs d'université, déjà "médiévistes" et cette activité, annexe de leur activité principale, occupe leurs vacances.
Une loi de 2003 a bien ouvert à la concurrence le marché de l'archéologie préventive, mais ce que craignaient les archéologues classiques, c'était la concurrence d'entreprises de travaux publics qui auraient trouvé intérêt à monter une activité annexe leur pemettant d'activer les chantiers... (c'est si désagréable de trouver des vestiges quand on a un projet sérieux à réaliser : j'ai bien connu l'ancien proviseur du lycée de Saint-Romain-en-Gall qui a été confronté au problème ! ça coûte du temps et le temps coûte cher). Ils se seraient ainsi trouvés juges et partie, ce qui aurait pu être ennuyeux. Il existe toutefois en France d'autres archéologues libéraux : mais seuls 3 d'entre eux ont été agréés pour répondre aux appels d'offre lancés.  L'on n'abat que rarement des châteaux pour construire des autoroutes et autres "ouvrages d'art" : la "castellologie" n'est, de prime abord, pas un marché porteur.
Notre castellologue a son bureau dans le cabinet d'architecte de son épouse : je suppose qu'en attendant que le marché de la castellologie prenne de l'ampleur, il travaille plus prosaïquement dans la restauration de granges et de fermes...
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Dominique LAURENT
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