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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 16:11

A l’heure où les aventures de Harry Potter passionnent les adolescents, où des jeux de rôle mettent en scène des Démons et des Dragons, où les scénaristes américains revisitent dans des séries comme « Charmed » de vieilles légendes celtiques ou des mythes de la tradition grecque, il est peut-être intéressant de rappeler que le pays de Charles Perrault dispose d’un  fond de légendes pour faire grandir les enfants et rappeler les  adultes à la sagesse qui est lui aussi très intéressant.

Sur YZEURE, la paroisse sur laquelle a été créée la ville franche de MOULINS au XIIIe siècle, existent deux lieux-dits intéressants : les VESVRES, et en limite de Moulins : FOULET.

LES VESVRES est une forme du mot Vaisvre, Wivre ou Vouivre. La Vouivre  est entrée dans la littérature avec le roman de Marcel Aymé paru en 1943 et inspiré d’une légende de Franche Comté. Le roman dresse une galerie de portraits dans un monde rural qui a aujourd’hui disparu : le curé sceptique, le radical croyant, le fossoyeur amoureux d'une pocharde etc… Monde qui colportait encore des traditions vieilles de plusieurs millénaires.
Mais la tradition de la Vouivre semble bien s'être retrouvée dans la plupart des régions. Elle était réputée être mi-femme mi-serpent : on la décrit portant sur le front un superbe grenat, ou un rubis, ou un diamant bleu … Car elle est une gardienne de trésors, vivant cachée dans un trou ou dans un rocher. Tantôt bienfaisante, tantôt néfaste.
En Bourbonnais le « folkloriste » Francis Pérot l’évoquait en 1908 dans son « Folklore bourbonnais ». Ce qui ne doit pas nous étonner car on la retrouve aussi sur le Mont Beuvray (ancienne Bibracte) (
  http://www.laszlya.com/dotclear2/index.php?post/2009/04/02/  )
La Vouivre ou Wivre est liée aux étangs, aux régions marécageuses… ce qui est bien encore le cas de l’étang des Vesvres, départ de circuits de promenades à pied ou en vélo…
Sur les chapiteaux des églises, on voit figurées des « sirènes » ou femmes serpents qui évoquent les vouivres : mais l’interprétation de leur symbolique fait débat, comme les sheela-na-gig dont j’ai déjà parlé à propos de l’église saint Pierre d’Yzeure (sheela-na-gig à l'entrée de Notre Dame d'Yzeure (03) ).
Une variante de la légende de la Wivre est celle de Mélusine ancêtre mythique de la famille des Lusignan…

En ce qui concerne FOULET : c’est actuellement le nom d’un pont de chemin de fer et tous les moulinois savent qu’il vaut mieux éviter d’y passer par temps d’orage en voiture, car on risque d’avoir de l’eau à hauteur de portière avant même de l’avoir vue venir. Au Moyen Age, c'était le siège d'une seigneurie : il y avait un étang de Foulet, sur le ruisseau de Grillet, qui allait se jeter dans l’Allier et il y tournait aussi un moulin. L'emplacement était donc assez marécageux.
Francis Pérot rapproche le toponyme de Foulet de « Fol » ou « Follet » c’est-à-dire le feu follet, flamme vacillante, pâle et diffuse, de couleur jaune, bleu ou rouge qui, dans les cimetières ou les marécages,  vole dans l’air à peu de distance du sol et disparaît lorsque l’on s’en approche. C’est pourquoi on le prenait pour un esprit malin.
On sait maintenant que les feux follets constituent un phénomène naturel  (on pense qu’ils résultent de la décomposition de matières organiques, produisant des gaz qui peuvent s'enflammer au contact de l'air). Dans les cimetières, c’était la décomposition des corps, enterrés peu profondément, qui pouvait donner ces fameux feux follets. Dans les marécages, ce sont les herbes qui pourrissent et se décomposent. 
Personnellement, je ne fréquente pas les cimetières la nuit !!!… et ne me suis jamais trouvée non plus, dans un marécage.
Mais dans l’Allier est étrangement liée aux feux follets ou foulets, une jolie légende que je ne connaissais pas : le foulet hantait les écuries et taquinait les cochers qui ne prenaient pas soin de leurs chevaux. Si le foulet se chargeait de les panser à leur place, l’on remarquait son passage car leurs crinières, comme leurs queues étaient nouées. Le palefrenier bienveillant était récompensé, car ses animaux étaient étrillés et leurs sabots bien reluisants et pansés pour deux jours. Le follet avait un attelage qui passait si vite au dessus des écuries qu’il ne laissait qu’une longue traînée de feu derrière lui, tout comme au dessus des étangs et des mares, ce qui le relie aux autres feux folets des légendes. Tout comme le fait que dans les cimetières, il se manifestait pour accompagner les âmes en peine qui demandaient des prières. 
A noter qu'en 1562, le seigneur du château de Foulet, qui était protestant, fut, après le siège de la ville de Moulins par les Huguenots, retrouvé mort dans son étang : il faut imaginer que cette âme en peine revenait y rôder sous forme de feu follet !!!!

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 12:17

Lorsqu'il m'est donné de faire visiter Vichy, j'aime faire découvrir les vitraux du choeur de l'église saint Louis. L'effet est garanti.
Vichy, qui n'a longtemps été qu'un gros village, doit beaucoup à Napoléon III et Eugénie de Montijo. 
Napoléon III se prénommait en réalité Charles Louis et était le fils d'Hortense de Beauharnais et de Louis Bonaparte. En 1861, il résolut de doter Vichy d'une église digne de ce nom. Elle fut inaugurée 4 ans plus tard.
Sont honorés : saint Charles et saint Louis, mais aussi sainte Hortense et sainte Eugénie !!!, ordinairement peu fréquentes dans les églises.
 


 
Très étonnante la crosse d'évêque de sainte Eugénie...
Et surtout saint Napoléon !!!!!!  qui n'a, à ma connaissance, jamais été canonisé...
  Son portrait ne vous rappelle personne ?
Création de Napoléon Bonaparte, 1er du nom, la saint Napoléon était une fête nationale sous le premier et sous le second empire, et se fêtait le 15 août, jour anniversaire de sa naissance. Sur internet, je n'ai trouvé q'un seul un autre vitrail de saint Napoléon (Le Chesnay (78))     
Il m'intéresserait de savoir si (et où) l'on peut en trouver d'autres....


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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 20:56

Je fais tondre l'herbe dans mon jardin : l'ennui, quand on ne fais pas soi-même le travail, c'est qu'il faut se montrer convaincant(e) pour pouvoir continuer à cultiver des mauvaises herbes. Avec Stéphane Legras, l'herbe doit passer et trépasser : glyphosate est le maître mot. Mais comme c'est un gentil garçon, il ne veut pas trop me contrarier : il contourne avec complaisance les pieds d'oseille qui se sont plantés. Je fais des concessions et lui laisse le loisir de tondre la menthe qui sent pourtant si bon dans la rosée du matin : plus elle est coupée, plus elle repousse avec vigueur. Mais il est attéré par mon obstination à conserver des pieds de chélidoine.

Le suc qui s'écoule quand on coupe la tige est corrosif et est réputé soigner les verrues. Elle pousse dans les haies ou les vieux murs. En plus, c'est une jolie plante qui agrémente au printemps la haie de troênes de mes jeunes voisins
      

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 08:15
Je reviens de quelques jours passés à Saint-Etienne. C'est avec plaisir que je suis allée revoir la Chartreuse Sainte-Croix, un lieu que je trouvais fascinant et qui est maintenant classée parmi les "plus beaux villages de France". Un "ermitage" de chartreux est maintenant ouvert au public.¨Parmi les gens qui empruntent l'autoroute entre Saint-Etinne et Lyon, combien se doutent qu'en retrait de la vallée du Gier se trouvent des lieux si bucoliques ? entourés en ce mois de mai de genêts dorés.
C'est une expérience extraordinaire d'accéder à Sainte Croix par Rive-de-Gier en longeant des usines désaffectées.
La Chartreuse était un ermitage : avec la vente des biens du clergé en biens nationaux, rachetés par les paysans des alentours, elle est devenue un village et celà a préservé le site.
 
Je n'avais pas pris mon appareil photo : aussi ces photos ont-elles été récupérées sur internet.

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 20:43
Ce qui m'a le plus frappée à Angkhor, c'est la place tenue par l'eau.
Il n'y a pas un seul site d'Angkhor, mais plusieurs : chaque roi, qui se prenait pour un dieu, se faisait ériger un sanctuaire : il cohabitait avec des mebres de sa famille, pareillement honorés comme des divinités. Et avec des dieux du panthéon indien. A sa mort, son successeur choisissait un autre emplacement et faisait construire son propre sanctuaire dédié à sa gloire.
Le sanctuaire était censé symbolisé l'univers : autour du monde connu, s'étendait la mer. On a donc creusé des fossés.  Et dans ce pays à la végétation tropicale luxuriante, c'est assez prenant. Pas étonnant qu'André Malraux ait été fasciné... au point de voler des vestiges.





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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 13:04

A Rome, l’on disait : la roche Tarpéïenne (lieu d’où l’on précipitait les condamnés à mort) est proche du Capitole (lieu où l’on honorait les héros). Au Moyen Age, le thème de la Roue de la fortune était très populaire.

Trois lettres de rémission, datés de 1488, rapportent les faits suivants
(AN JJ 219 f° 77 v° n° 122 et AN JJ 219 f° 78 v° et 79  en faveur d’Etienne Barton, de Bernardin Peloux et de Louis de Quinquempoix):
Le roi Charles (VIII) a reçu « humble supplication » d’Estienne Barton, écuyer, alors emprisonné à Saumur. Du vivant de feu duc Jean (II) de Bourbonnois et d'Auvergne, le dit suppliant et autres, étaient serviteurs et officiers de la maison ducale. Ils avaient vu et eu à connaître les merveilleuses et grandes tromperies, déceptions et exactions qu’un nommé Jehan Berry, secrétaire du duc, avait faites au duc.
«Pis estoit » Jean Berry avait usé, pour faire aboutir ses sombres desseins, du « moyen de quelques sors, mauvais et dampnables movens. » Le duc était ainsi totalement envoûté et « ne faisoit {…} aucune chose fors ce que le dit Berry vouloit et lui persuadoit », ce qui causait un grand dommage au duché (« dont plusieurs grans maulx, esclandres, inconvénients et désordres »). Un groupe de vaillants nobles : Mathieu, bâtard et fils naturel du duc, Pierre d’Urfé, assistés du « dit suppliant », d’un nommé Loys de Quinquempoix et de Bernardin Peloux, tous deux hommes d'armes d’une compagnie dont le duc Jean avait la charge et dont le dit bâtard de Bourbon était le lieutenant, décidèrent d’agir. Ils « eurent plusieurs conférences ensemble, avec certains autres serviteurs et officiers de la dite maison » et convinrent qu'il serait bon que Berry fût « éloigné, ôté et déchassé de l'entour de la personne du duc, et pour ce faire, ils ne voyaient pas de meilleur moyen que de le capturer et l’emprisonner ». Ce qui fut fait le jeudi 14 février 1487.
Jean Berry logeait en l’hôtel de maître Odard Bellocier. Il était à table et soupait avec plusieurs autres quand Mathieu, le Grand Bâtard de Bourbon, s’empara de lui et le fit conduire en une place nommée Arthiers (Artias, commune de Retournac) dont il était seigneur haut justicier « au païs de Vellay ». Une perquisition fut ordonnée dans la maison de maître Odard Bellossier : une « boete » et plusieurs coffres appartenants à Jean Berry, furent saisis, « scellez et cachetez » puis « furent portez en l'ostel du dit bastard. Et depuis furent ouvers en la présence du dit suppliant ».
« Esquelz boete et coffre l'en trouva une espée et certains cousteaulx plains de goûtes de sang, diverses lames de cuivre semées et remplies de caractes (= caractères), peaulx de serpens, mendegores (= mandragore), oignemens, ung ceptre et autres plusieurs choses sentans sorcerie, composées pour faire invocations de maligns esperitz. »
A Artias  « icelluy Berry a esté noyé, getté et fait mourir en la rivière de Loire par le commandement du dit bastard ».

Ce Berry était un de basse extraction. Il était devenu notaire, à Montbrison, en Forez (« de petite maison », « ung pauvre notaire qui n’avoit guières de biens »). Il avait accédé aux fonctions de Maître des Comptes, puis de "garde des sceaux" du duc. Sa fortune était, dans le même temps, devenue considérable. Comment devenir si puissant, quand on est de si humble origine, si ce n'est par une intervention diabolique ?


Jusqu'au XVIIe s., l'accusation de sorcellerie a beaucoup servi pour évincer un rival, en politique. Jean Pierre Leguay évoque dans sa thèse sur les villes du duché de Bretagne aux XIVe et XVe s., (Jean Pierre Leguay un réseau urbain au Moyen Age : les villes du duché de Bretagne aux XIVe et XVe s. p ; 338 à 342),  le trésorier général du duché de Bretagne,  Pierre Landais, qui suscita pareillement contre lui une réaction nobiliaire au point qu’il finit au gibet. Il était lui aussi « de basse extraction » (ses détracteurs accréditent la légende du fils d’un pauvre tailleur ou chaussetier d’un faubourg de Vitré). Son enrichissement  ne pouvait s’être fait que par des moyens malhonnêtes : ses ennemis insistent sur son audace, son esprit d’entreprise, son impudence et son absence de scrupules. En réalité, il avait eu l’idée d’introduire le commerce de la soie, ce qui fit sa fortune. Mais courut aussi le bruit  qu’il avait pris de l’ascendant sur le duc François II  par « l’usage de maléfices ». Troublante similitude avec la carrière de Jean Berry, en Bourbonnais et les accusations portées contre lui.
Pierre Landais cédait à crédit des draps de soie et de laine au duc et lui  prêtait de l’argent... comme un autre financier, plus connu à Bourges, mais originaire de Saint Pourçain : Jacques Cœur qui fut lui aussi traîné en justice.
En ce qui concerne le Bourbonnais, Henri de Surirey de Saint Rémy raconte les déboires de deux autres hommes de confiance du duc Jean II. L’évêque d’Orange : Pierre Carré, qui fut accusé de sorcellerie, sur des suspicions très semblables à celles que l’on fit peser sur Jean Berry.
Et Geoffroy Hébert, évêque de Coutances, accusé ainsi par Louis des Barres, un des anciens familiers du duc Jean II, tombé en disgrâce : « traitre, villain, apostat, concubinaire… tu m’as fait partir de la maison de Bourbon » (AN X1 A 4821 gf° 373 (cité par Surirey de Saint Rémy p. 192)). Le roi Louis XI, qui gardait présent à l’esprit le rôle joué par Jean II dans la guerre du Bien Public lors de son accession au trône, fit arrêter l’évêque, par trop enclin à s’occuper d’astrologie (« c’estoit l’homme qui se mesloit plus d’astrologie de caractère  que homme qui feust en tout le pays »). Et qui, circonstances aggravantes s’était fait livrer par un orfèvre de Saint-Pourçain, par l’entremise d’un nommé Pierre Barret, une « plataine » gravée à « la figure d’une teste de femme à cheveux pendans et plusieurs lectres … en forme de lectre romaine». 

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 13:12
C'est une anecdote historique que je n'ai jamais vérifiée... Le bouffon d'un roi (François 1er ?) lui aurait affirmé qu'une excuse pouvait être pire qu'une injure et le lui avait démontré ainsi : le roi passant dans un couloir, il lui mit la main aux fesses et s'excusa : -  "oh ! pardon sire. Je croyais que c'était la reine !".
Cette anecdote m'est revenue en mémoire, hier, pendant que je regardais le téléflm sur Pierre Bérégovoy. J'avais oublié l'intervention du très correct Pierre Joxe, fils de ministre : la démonstration :"allez chez Pierre Bérégovoy et voyez sa maison..." était une bonne idée.
Mais pourquoi ajouter : "regardez ses costumes et surtout, regardez ses chaussettes" ? Personne ne me fera croire que l'auteur de cette envolée lyrique ne s'est pas rendu compte de ce qu'il disait.
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Dominique LAURENT
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 12:06

Mieux qu'en rondins d'ailleurs, puisque les troncs d'arbres étaient équarris.
Au Moyen Age, c'est un mode de construction adopté par les habitants de la Sologne bourbonnaise.
A Thiel-sur- Acolin il en subsiste encore quelques unes. Celle-là daterait du XVe siècle. Les troncs d'arbres étaient simplement posés les uns sur les autres et les interstices étaient comblés par du torchis (ou pisé).
Ce que l'on voit sous un plastique est le four à pain.


  
Je suis admirative devant le travail d'assemblage, alors que l'on ne disposait que d'outils primitifs. 
 

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 19:47

Tous ceux, qui comme moi, vivent entourés de beaux culards charolais, qui broutent à longueur de journée une belle herbe grasse, à l'abri de chênes ou de noyers centenaires, comprendront le choc que j'ai ressenti en Inde !
 

Je ne sais pas si dans les voyages organisés par des agences, on mange de la viande aux repas, mais moi, j'ai suivi un régime végétarien pendant 3 semaines. Sauf une fois : nous avons trouvé un restaurant "tandori" où était servi du poulet. Sur le menu n'étaient proposées que deux formules : poulet entier ou demi poulet. Un demi poulet pour deux, c'est bien suffisant, avons nous pensé !!! Et bien, non ! un demi poulet, c'est la ration pour un occidental normal. Le poulet indien est à peine plus grand qu'une caille ! Je ne pense d'ailleurs pas que c'est parce qu'ils sont mal nourris : mais simplement, que c'est l'espèce qui est ainsi.

A propose de taille : l'autre jour, des "gariguettes" étaient vendues ur le marché de Moulins. Françaises, nous garantissait-on : chacune mesurait au moins 3 ou 4 cm. J'ai boycotté, décrétant qu'elles étaient sûrement irradiées.....

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 12:40



 

 Un remarquable exemple de  l'architecture  en briques bicolores, au tout début du XVIIe siècle, est assurément le collège des Jésuites.
Sa création fut décidée en 1604 : parmi les donateurs, Honoré d'Urfé, seigneur de Pouzeux, sur Yzeure et Diane de Châteaumorand, sa femme, contribuèrent pour une somme de 24 000 livres.
L'architecte retenu était un père Jésuite : Etienne Martellange. Des photos de ses ouvrages, éxécutés pour le compte de la Compagnie de Jésus, entre 1605 et 1630, sont visibles sur http://nicolai.over-blog.com/article-29317563.
Le traitement en briques noires et rouges rend l'ouvrage réalisé à Moulins très original.

Ce même article m'apprend qu'il était également peintre et qu'on lui doit un portrait de saint François de Salles, actuellement à Annecy, berceau de l'ordre des Visitandines. La cofondatrice de l'ordre, sainte Jeanne de Chantal, grand-mère de Françoise de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, est morte à Moulins, où un important couvent de cet ordre avait été implanté.

 

 

 

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