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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 21:06

Les Gaulois étaient des buveurs de cervoise comme le savent tous les lecteurs d'Astrérix : la cerveza, c'est la bière.
Et la bière a un dieu, Gambrinus.
Gambrinus figure sur la fresque du plafond du Grand Café, à Moulins, peinte par le peintre moulinois Sauroy.

En république tchèque, où l'on boit autant (sinon plus) de bière qu'en Angleterre ou Allemagne, son nom s'étale sur des mètres de linéaires, dans les supermarchés, depuis l'entrée du pays dans la société de consommation.



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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 20:01

Friedl Dicker-Brandeis, née à Vienne en 1898 était une artiste et un professeur réputé de l'école du Bauhaus. Elle était aussi juive. Elle habitait Prague en 1933 quand A. Hitler devint chancelier d’Allemagne.
Quand les nazis décidèrent de déporter les juifs de Tchécoslovaquie, elle fut envoyée à Terezin. Avec d'autres éducateurs, Friedl logeait dans la maison des filles, le bâtiment L 410. Elle parvient à animer des ateliers de dessin pour les enfants, bien qu'au
ghetto, les enfants de plus de quatorze ans aient dû travailler et, qu'officiellement, l'enseignement  ait été interdit. 

Je ne savais pas que ces dessins existaient. On a des témoignages photographiques, notamment la fameuse photo du ghetto de Varsovie au premier plan de laquelle un enfant avance avec les mains sur la tête. Mais ces dessins dégagent une émotion supplémentaire. Leur support est du mauvais papier de récupération : de registres (de l'administration tchèque, apparemment) ou du papier d'emballage. Beaucoup des jeunes artistes sont morts en 1943 ou en 1944.

Voici des témoignages de la vie quotidienne :
la queue pour la nourriture.
l'éxécution d'un prisonnier.
 
train dans la nuit...

Ma mère fut quelques tremps institutrice en école maternelle, et j'aimais beaucoup les dessins dont on couvrait les murs du hall de l'école pour l'exposition de fin d'année. Les couleurs étaient éclatantes.
Dans ces dessins, ce qui me frappe, ce sont ces liserés sombres, même quand le sujet en est le soleil.
 



J'avais prévu de visiter le ghetto juif, essentiellement pour aller sur les traces du Golem. C'est là que j'ai découvert Friedl Dicker-Brandeis et les travaux des enfants. Elle est morte en 1944 à Auschwitz.


Sources : "Ici, je n'ai pas vu de papillon", publication du musée juif de Prague et qui édite aussi des poêmes rédigés par les enfants de Terezin. (1993 et reédition en 2004) 
et " Fireflies in the dark, the story of Friedl Dicker-Brandeis and the children of Terezin" par Susan Goldman Rubin, New York, 2000

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Dominique LAURENT
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 12:59

Une information qui  nous fait un peu sortir de la psychose de la grippe. Entre divers communiqués qui nous rappellent que quand on est enrhumé, il est poli de ne pas éternuer sur son voisin (en tant qu'ancienne gestionnaire d'établissement scolaire, j'ajouterais aussi de ne pas cracher de beaux "molards" dans la rue ou les escaliers du lycée), qu'il faut se laver les mains (voilà qui désengorgerait aussi les urgences de l'hôpital public en cas d'épidémie de gastro-entérite), qu'il y a d'autres façons de se saluer et de manifester sa sympathie à quelqu'un qu'en le bisouillant..., je viens d'apprendre qu'un français (un "Ch'ti" plus précisément), jardinier amateur ayant déterré une pomme de terre de 26 cm, est détenteur du record mondial de la plus grande frite du monde.
La télévision a été convoquée et devant huissier, il a découpé sa frite, l'a délicatement posée sur une grille, puis l'a fait frire dans un plat à saumon plein d'huile. A la sortie de cuisson, elle mesurait 24 cm. Congelée, cette championne va être mise aux enchères sur E-bay. Le précédent record (19 cm) appartenait à une frite US et a rapporté 200 euros à son "inventeur". La "french frie" est donc susceptible de battre un second record : celui du prix plafond de vente aux enchères d'une frite.

Aussi, je regarde mon jardin d'un oeil nouveau : à quoi pourrai-je bien concourir pour payer ma taxe foncière qui a augmenté de 20 % en l'espace de 5 ans ?
Au prix du topinambour le plus tordu ?
J'ai sans doute une bonne chance avec le "ginko biloba" aux feuilles les plus petites du monde. Cet arbre, que j'avais bêtement planté devant ma fenêtre parce qu'il a une belle couleur jaune à l'automne, a résisté aux radiations de la bombre d'Hiroshima. Je l'ai fait transplanter il ya deux ans dans un lieu où il devait moins encombrer : il a désormais des feuilles de bonsaï !!!
Oui, ce n'est pas une mauvaise idée !

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Dominique LAURENT
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 13:39

Lorsque l'on retourne en France par le train, entre Prague et la frontière allemande, la ligne de chemin de fer longe une vallée très romantique. Il y a un arrêt à Ústí nad Labem. Non loin de là, se situe Terezín (en allemand : Theresienstadt) une ancienne forteresse militaire et ville de garnison, à proximité du confluent de l'Elbe et de l'Ohre.

    
     
Elle fut baptisée Theresienstadt en l'honneur de l'impératrice Marie-Thérèse. Elle est implantée au centre d'une zone inondable. Elle pouvait accueillir entre 5 000 et 11 000 soldats (en temps de guerre). Dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle servit de prison, puis de camp de prisonniers pendant la Première Guerre mondiale.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Gestapo transforma Terezín en camp de concentration. Les six mille habitants qu’elle comptait avant la guerre furent tous déplacés en 1942 et réinstallés ailleurs, afin de faire place à 53 000 Juifs.
En tout, 140 000 juifs passèrent par Terezin ; 88 000 d'entre eux furent ensuite envoyés en camp d'extermination, pour la plupart à Auschwitz Birkenau. 33 340 moururent à Terezin, de faim, de maladie,  notamment d'une épidémie de typhus et des conditions de vie déplorable. À la fin de la guerre, on comptait seulement 19 000 survivants.

C’est à Terezin que Robert Desnos, poète français, mourut du typhus le 8 juin 1945.

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Dominique LAURENT
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 12:10
La semaine de fête à Montepulciano a beaucoup plu aux membres du comité de jumelage.
Et l'on n'a pas manqué de la comparer à la foire médiévale de Souvigny...
J'ai entendu des jugements très injustes.
L'an dernier, j'avais fait un petit article ironique, mais plein de sympathie pour les gens qui assimilent fête historique et heroic fantasy (lien : passé recomposé) . Dans une fête, ce qui me paraît le plus important, c'est qu'on trouve du plaisir.
Ceux qui aiment celà peuvent se battre à l'épée dans les rues, sans intervention de la maréchaussée :
 

la maréchaussée qui veille !!!

Les jeux "à l'ancienne" plaisent beaucoup aux enfants.

Il y a aussi de très jolis costumes : et les troupes qui viennent en portent de très authentiques
 

Bon, ce sont des costumes de gueux ou de saltimbanques... Mais il y avait somme toute assez peu de seigneurs dans nos villes et villages !
Et, attention sympa, les bénévoles préparent la "soupe des geux .. las" qui mijote dès 5 heures de l'après midi !

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 16:25

On ne voit plus de bataillons de majorettes dans nos villes et nos villages. Pourtant, dans les années 1970 "faire tourner le bâton" comme disaient les adeptes de la discipline était une activité très prisée des très jeunes filles. Pierre Perret en avait fait une chanson !
C'est à elles que j'ai pensé la semaine dernière.
J'ai déjà raconté que Moulins était jumelée avec une ville de Toscane, nommée Montepulciano. C'est une très jolie ville, comme beaucoup des villes de Toscane, elle est bâtie sur un éperon rocheux. Et comme beaucoup de villes de Toscane, son site était  déjà occupé 7 siècles avant notre ère par les Etrusques.

J'ai découvert il y a peu que comme à Sienne, on y faisait tourner les drapeaux, ceux des "contrades" ou quartiers. Chaque quartier a à coeur d'avoir une équipe de porte drapeaux qui les lancer le plus haut possible, les font se croiser. Et il y a quelquefois une recherche chorégraphique.
On fait "tourner les drapeaux" dans la journée pour s'entraîner, sur la grand place à l'issue d'un défilé aux flambeaux et surtout le dimanche matin, au cours de la longue cérémonie de vérification des "tonneaux de compétition". 
.






Faire "tourner les drapeaux" est une activité pacifique : en plus, c'est joli. Et c'est une vraie passion toscane : on s' y essaye enfant, mais les représentants retenus sont des hommes adultes.

 Un gros derrière m'a bousculée au moment où j'appuyais sur mon déclencheur...
Une des grandes occasions de faire tourner les drapeaux est, à la fin du mois d'août, le "Bravio dei Botti" qu'on pourrait traduire par "défi des tonneaux". Il paraît qu'à l'origine, les quartiers s'affrontaient, comme à Sienne, dans une course de chevaux.


15 000 personnes encouragent leurs équipes. La télévision (régionale) couvre l'évènement en direct. Et interviewe les athlètes à la fin de l'épreuve : "votre opinion sur la course ?" J'imagine que les informations données sont aussi intéressantes que celles fournies par les cyclistes néerlandais qui s'essayent à commenter "leur" épreuve du Tour de France. La "contessa"  disserte avec un très grand sérieux des qualités qu'il faut avoir pour être un bon "pousseur de tonneau".

L'épreuve prête à sourire, mais essayez donc de pousser en courant des tonneaux dans une rue en pente !

J'ai passé un bon moment : et je suggérerais assez à la mairie de Moulins qui admire cette manifestation, remise au goût du jour en 1974, de restaurer le concours de "tir à l'oiseau" instaurée à Moulins au XVIe siècle. On pourrait préparer des équipes de 3 à 4 archers, aux Champins, aux Chartreux, à la Madelaine et au centre ville, qui s'affronteraient. Le vainqueur individuel recevrait une bourse pour faire des études ou créer son entreprise. Le quartier gagnant obtiendrait je ne sais quel privilège pour une année... Et des grands banquets "républicains" pourraient réunir les habitants de la ville sur la place d'Allier !

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Dominique LAURENT
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 11:09

J'évite généralement d'aborder des sujets qui fâchent. Je ne parle pas de religion ou de politique avant d'avoir vérifié que mes interlocuteurs acceptaient le dialogue et ma vision des choses.
Une fois affirmées mes convictions, en politique je recherche le consensus (pour avancer) et en religion j'envisage volontiers toutes les hypothèses sur l'existence ou la non existence du divin (le rapport au divin est quelque chose de très intime, et respectable).
Comme le disait (à peu près !) Pierre Desproges, on peut parler de tout, mais pas avec tout le monde. Il reste donc, avec les gens que l'on ne connaît pas ou que l'on suppose un peu coincés sur les principes, des sujets comme la pluie et le beau temps. Et encore !

Je ne pensais pas aborder un sujet brûlant en faisant, récemment, préciser à quelqu'un qui habite rue de Bardon : "à Yzeure ?".
- "Non, à Moulins. La rue de Bardon est sur Moulins, voyons !".
Une personne en face de moi a ajouté, qu'effectivement, une partie de cette rue se prolongeait sur les deux communes.
- "Ce n'est pas possible, il y a au bout la ligne de chemin de fer !" a-t'il été affirmé d'un ton tranchant.
- "Oui, car elle a été coupée quand on a construit la ligne de chemin de fer" a précisé l'autre interlocutrice.
A suivi un long monologue grommelé niant l'existence de la rue de Bardon sur Yzeure !!!
J'ai aggravé mon cas, quand ma voisine d'en face, évoquant les "sources" de Bardon, qui, bien qu'yzeuriennes, ont alimenté en eau la ville de Moulins jusqu'au moins au XIXe siècle (quel toupet !), et ma voisine de droite râlant toujours à propos de l'impudence de placer Bardon sur Yzeure, j'ai cru bon d'évoquer aussi l'existence d'une "commanderie de Bardon", en réalité ce que l'on appelle un  "membre" (établissement subalterne) de l'ordre de saint Jean de Jérusalem.

Ma mère me l'avait pourtant souvent répété quand j'étais gamine : "ne ramène pas ta science pendant les réunions de famille !". Je me suis attiré l'hostilité de deux personnes.
Désormais, juré, craché, je ne parle plus de sujets périlleux comme le nom des rues !!! 

 
 

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 12:46

Je vais presque tous les ans au Mont Beuvray, au musée de Bibracte. Je connais par coeur le musée, mais chaque année est présentée une exposition différente. Celle de l'an dernier intitulée Bibracte - Katmandou ne m'avait pas vraiment inspirée : à tort, car le catalogue qui en a été fait et que j'ai consulté m'a fait regretter ma paresse. Cette année sont présentées les fouilles du site de la Tène, et les nouvelles hypothèses sur son interprétation.

Après la visite du musée, on peut ensuite découvrir l'ancien oppidum : je conseille de monter à pied (une bonne demi heure de marche) plutôt que d'emprunter la navette. La promenade au milieu des arbres centenaires est fabuleuse.


C'est donc en me rendant à Bibracte, il y a deux ans, que, tenaillée par la faim,  après avoir viré et reviré sur les routes du Morvan, je me suis arrêtée à Luzy (58) dans un restaurant qui ne payait pas de mine.
Nous étions fin septembre. C'était la fête de la châtaigne : j'ai pris un menu d'automne. Autour de moi, je voyais passer des "compositions" culinaires spectaculaires. Car non seulement, la cuisine est originale et goûteuse, mais la cuisinier aime que ses plats soient beaux à voir.
De la purée de topinambours était servie avec le fois gras commandé par mes voisins et l'on a bien voulu m'en apporter pour que je la goûte.
Mon repas m'avait coûté 20 ou 25 euros.

Voici, en photos, mon menu de la semaine dernière (35 euros).
Après un apéritif sans alcool, accompagné de quelques amuse-gueule

on commence le repas par une mise en bouche : une petite mousse safranée sur du riz et des moules

J'ai beaucoup aimé l'entrée : émincé de queue de boeuf avec des poivrons rouges... en compression !

Le plat principal était une variation autour du lapin aux pruneaux

En accompagnement, un verre de vin de la Nièvre... A température idéale après une heure et demie d'attente, car l'inconvénient d'un service aussi spectaculaire est qu'il faut bien disposer de 2 heures et demie devant soi. Le restaurant de l'Hôtel du Morvan, puisque c'est son nom, est réputé et était plein.   
Après un choix de délicieux fromages qui me permirent de finir mon vin, venait l'heure du dessert. Jusqu'alors, hormis la présentation, on était plutôt resté dans le classique.  Le dessert alliait la pomme, un mousse de céleri, un macaron vert et une gelée d'estragon.

Je n'avais plus de batterie et n'ai donc pas pu photographier les "douceurs" qui accompagnaient le café : un petit macaron à la mangue, une pâte de fruit aux agrumes, de la guimauve et des caramels  maison.  

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:18

signification : peu compréhensible.
synonyme : hermétique, ésotérique.

J'avais déjà signalé l'an dernier ce journaliste (Dieu me garde d'être critique musical !)  qui donnait un compte-rendu quotidien du Festival de La Chaise Dieu. Mon quotidien favori (La Montagne) lui offrait à nouveau, hier,  une page complète pour s'exprimer puisque la 43e édition du Festival se déroulera du 19 au 30 août 2009.
Le titre : "Permanence de l'éphémère casadéen"  (le nom ancien de la Chaise Dieu était "Casa Dei".. d'où le nom de  "casadéens" donné aux habitants du bourg), était prometteur.
La suite ne déçoit pas :
"Enfin un domaine qui n'est pas atteint et ne le sera jamais par la monomanie "durable". A l'heure où il  n'est guère de substantifs qui échappent à cette suffixation parasite, à cette excroissance incongrue et souvent antinomique (viendrait-il à quiconque l'idée de militer pour un développement éphémère ?) la musique apparaît comme une "île heureuse", un espace vierge des panurgismes lexicaux.
Comment récupérer et instrumentaliser une matière aussi abstraite et volatile ? Et à la fois nécessaire et suffisante dans sa fugacité
!"
J'ai à plusieurs reprises tenté de comprendre ce qu'il voulait dire... et puis j'ai abandonné.
Voilà donc une belle illustration de l'adjectif "abscons". 
Pour ma part, j'aime bien jouer avec les mots. Mais il ne faut pas qu'ils aillent à l'encontre de ce pour quoi ils ont été créés : communiquer.

Le festival de la Chaise Dieu est un beau festival, avec un beau programme et qui se déroule dans un lieu magique. Malgré un prix des places un peu élevé, je pense que celà vaut la peine de casser sa tirelire pour s'offrir une bonne bouffée d'émotion. Car l'intérêt de la musique, quelle qu'elle soit, c'est que, qaund elle est bonne, elle fait passer de l'émotion et on ne doit pas l'enfermer dans des codes qui la réserverait à un seul public d'initiés. C'est valable pour la musique classique comme pour le rap.
 

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 16:26
Celui-ci me plaît car il n'est pas prétentieux :
Paul Krugman, américain et prix Nobel d'économie a déclaré que le monde avait échappé à une grande dépression et, appremment ne veut pas désespérer son monde en estimant que le redressement de l'économie mondiale prendra du temps ("au moins deux ans"). Il ne paraît pas en être vraiment convaincu car il ajoute : "Comment s'en sort-on ? La réponse technique est : Dieu seul le sait. Nous manquons terriblement de modèles".
La Montagne du 11 août 2009 
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Dominique LAURENT
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