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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 13:50

Ne disposant pas du haut débit, je suis dans l’incapacité d’aller chercher sur le net les propos exacts tenus par Madame Nadine Morano.
Si ce qu’elle a dit est bien ce qui est rapporté par l’hebdomadaire Marianne : « On ne fait pas le procès d’un jeune musulman. Ce que je veux c’est qu’il se sente français lorsqu’il est français. Ce que je veux, c’est qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, c’est qu’il trouve un travail et qu’il ne parle pas le verlan. C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers », je ne comprends pas le tollé que cela a déclanché.
Madame MORANO étant fille d’immigrés espagnols, on pourrait au moins lui accorder qu’elle a des compétences pour donner des conseils aux jeunes pour se faire accepter et respecter. Elle a plus de mérite à être à la place où elle est, que Jean Sarkozy à être président de l’EPAD, Marie Bové tête de liste écolo, Arthur Jugnot et Laura Smet à faire du cinéma ou Vincent Delerm à écrire des paroles de chansons.
Les éducateurs qui mouillent la chemise pour aider leurs protégés à trouver un boulot le disent bien : « Ils faut qu’ils apprennent à parler le même langage que les autres à qui ils demandent de leur faire une place et qu’ils abandonnent leurs codes vestimentaires ». Plus intégriste, Madame Morano aurait pu demander qu’il abandonne sa casquette de base-ball. Je ne saurais pour ma part que trop déconseiller de verser dans l’excès inverse en adoptant un béret basque et une baguette sous le bras.
On ne peut pas vouloir s’intégrer à la société et lui signifier de façon ostensible qu’on la honnit (si j’écris : « qu’on lui crache à la gueule », on risque de me taxer de racisme anti jeunes).
On connaît peu d’anarchistes qui ont réussi une carrière sans accepter quelques compromis : sinon, ils peuvent s’épanouir dans le « show biz », là où la marginalité est la norme. J’en ai aussi connu un qui était professeur d’université : mais sa carrière a stagné.  
Quand on veut passer un entretien d'embauche, mieux vaut avoir le look d’Olivier Besancenot.
Pour ma part, j’aime bien les gens qui gardent leur propre personnalité : la casquette à l’envers, le jogging, le blouson à capuche, je trouve que ça fait quand même un peu uniforme. Comme faisaient uniforme il y a quarante ans les cheveux longs, les jeans et les treillis. Ça n’aide pas à « se faire de la tune » : sauf, peut-être, dans un secteur d’activité bien particulier.

Puisque l’on parle de racisme, évitons de faire du racisme à l’envers. Ce n’est pas parce que l’on a les yeux bridés, que l’on est arabe ou que l’on est noir, que ça met à l’abri d’être con. Ou fainéant.

Je ne suis pas moi-même irréprochable en matière  de préjugé : quand j’ai commencé dans mes fonctions de gestionnaire, mon chef d’établissement avait recruté ce que l’on appelait alors un TUC (pour travaux d’utilité collective : ils percevaient la moitié du SMIC pour 20 heures de travail). C’était un joli garçon avec un beau sourire. Un charmeur : et il s’en servait. Je gérais une Equipe mobile d’ouvriers qui entretenait les bâtiments. Il devait travailler avec les peintres et nous lui avions donc acheté une salopette blanche. Comme il était très brun et avait la peau cuivrée, ça lui donnait particulièrement belle allure. Je l’ai envoyé travailler dans les collèges et lycées voisins avec le reste de l’équipe.
Et puis un jour, ses collègues sont venus me trouver :
- « On ne le supporte plus, c’est un fainéant ».
- « Vous êtes sûrs que ce n’est pas un peu de racisme ? »
Mais, par acquis de conscience, je suis aller l’observer de plus près : il peignait négligemment, avec une main dans la poche… Et toujours avec son beau sourire quand il m'aperçue.
Mais j’aurais dû être alertée plus tôt : sa salopette était toujours impeccablement blanche !  J'avais l'excuse d'avoir 28 ans.

 

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 13:09

Les radios donnant la parole à leurs auditeurs, la colère gronde contre "les incapables de l'équipement", qui étaient prévenus depuis depuis 48 heures qu'il tomberai de la neige.
Moi, quand j'ai appris cette nouvelle, je m'en suis réjouie : nous allions peut-être avoir un vrai Noël blanc. Et j'ai aussi pensé que la sortie que nous avions prévue vendredi soir pour aller au restaurant à 20 km de là devrait, raisonnablement, être annulée.
Je suis sans doute effrayée par mon ombre, mais je l'affirme : on ne prévoit pas d'activités dehors quand il y a de l'orage, surtout pas de travailler sur une grue de chantier ou de porter sur son épaule une fourche (pour cette dernière activité, je dois bien convenir qu'elle a peut-être disparu, sauf chez les jardiniers du dimanche). On se sort pas en forêt quand il y a de la tempête (pas plus qu'on ne va observer les vagues sur une jetée au prétexte que c'est beau). On ne tond pas la pelouse quand il pleut...
Et quand on a la responsabilité de gérer du personnel, on ne demande pas à ses employés d'arriver à l'heure précise quand il tombe de la neige et que du verglas se forme...

Pour finir, un souvenir : en février 1956, comme j'habitais dans l'école, j'ai été la seule à me rendre en classe pendant plusieurs jours. Et pourtant ce n'était pas parce que le cantonnnier de Noyant n'avait pas salé les routes ou pas passé le chasse neige, car à l'époque mes petits camarades qui habitaient la campagne environnante venaient à pied !
Tiens, je n'y avais pas songé : pourquoi ceux du bourg avaient-ils été dispensés d'école ? Encore une injustice à mon endroit pour me faire faire du travail supplémentaire ?
A la réflexion, si je revois bien toutes les institutrices autour de moi, je me souviens aussi qu'elles étaient toutes serrées autour du poêle. Je crois qu'on avait également fait des économies de chauffage !   

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 13:50

Mon entrée dans la vie active réelle (je mets à part mes deux années passées comme surveillante d’externat) m’a fait aller de surprise en surprise. Il y a 25 ans de cela, j’aurais dit de désagrément en désagrément, car ces surprises m’énervaient.

Un copain de fac avait passé un concours à l’équipement un an auparavant  et se plaignait des conversations de ses collègues : que des femmes "elles ne font que parler de leurs gosses" ! Aussi, quand j'ai été affectée sur mon premier poste, hélas à 600 km de chez moi, je me suis réjouie à l’annonce que mon futur camarade de bureau serait un homme.
Au cours de mes années d’école, puis de lycée, puis de fac, j’avais vécu dans un monde auquel je m’étais parfaitement adaptée. Les valeurs étaient « travaille bien », « montre toi intelligente » et on t’en sera reconnaissant. On m’avait conseillé aussi de ne pas trop la ramener (traduction : de m’affirmer, mais sans ostentation) et vis-à-vis de mes camarades d’école, quelques réflexions m'avaient fait comprendre qu’il fallait que je travaille bien (pour faire plaisir aux adultes), mais pas trop quand même, car si j'étais première au classement (on ne sait plus maintenant ce que sont les "compositions"), on me soupçonnait de favoritisme de la part des collègues de ma mère. La sélection dans l’institution scolaire étant ce qu’elle et, bien que contraire aux instructions du ministère de l’éducation nationale (j’étais dans une classe « scientifique » et j’apprenais l’allemand !), à partir de la classe de seconde, et surtout en fac, je n’avais rencontré que des gens comme moi, qui aimaient refaire le monde, voir, au cinéma, des films de 4 h 30 et ne reculaient pas devant le théâtre d'avant garde !


Aussi la cohabitation avec mon collègue m’a beaucoup pesé. Le proviseur d’alors, qui était un peu sadique, s’en était aperçu et s’amusait à me faire constater les avantages qu’il lui accordait… et dont il n’entendait pas me faire bénéficier (je ne savais pas, alors,  que l’expression « manipulateur pervers » existait). Les profs (tous moins de 30 ans) trouvaient mon collègue sympa car il plaisantait  toujours. Mais ils n’avaient pas, comme moi, l’occasion de l’entendre commenter les choses de la vie non pas huit car nos horaires étaient décalés, mais six heures par jour.  Pour lui, l’homme était un être naturellement supérieur : il se réjouissait donc des résultats scolaires de ses deux fils, mais considérait comme normal que sa fille aînée arrête ses études à 16 ans et ne s’inquiétait pas outre mesure que sa cadette qui avait deux ans dde plus que son frère se retrouve dans la même classe de 6e, qu'elle a d'ailleurs redoublée. Car « c’est à l'homme de faire bouillir la marmite ». On remarquera qu’il avait 2 garçons et 2 filles (« j’ai fait le coup du roi » se vantait-il). A la documentaliste, il avait dit : « mais, Madame V., vous signez de la  main gauche ? Vous avez pourtant fait des études ! »
Il n’avait quitté sa région qu’à l’occasion de son service militaire : qu’il avait fait pendant la guerre d’Algérie ! 20 ans plus tard, il portait le cheveu taillé en brosse et arborait une moustache fière. Le proviseur s’habillait dans le style anglais : blazer bleu à écusson et pantalon gris, taillé sur mesure  (il m’avait demandé une fois d’aller chercher dans la ville voisine le costume taillé sur mesure qu’il s’était fait faire). L.J. commandait des pantalons et des blazers semblables à La Redoute (mais lui ne m’a jamais demandé d’aller chercher son colis à la Poste !)

Ce qui me contraria vraiment fut l’incident suivant : tout le monde se réjouissait que M. J ait, au cours de l’été, acheté une maison. Mais, c’était une maison en viager. Et je l'entendais quotidiennement ruminer ses récriminations à propos de la « vieille qui ne voulait pas crever ». Quatre mois durant... Cela m’exaspérait ! Au retour des vacances de Noël, j’ai appris qu’elle s’était (enfin !) décidée à mourir. Et L.J. a réuni tout le monde pour fêter cela autour d’un apéritif qu’il a offert dans le réfectoire. La Conseillère d’éducation avait fait des gâteaux roulés… Bien élevée, j’ai fait acte de présence, mais je n’ai rien eu à cœur de grignoter ou de boire.

Maintenant, je me dis qu’il aurait fallu que j’aborde les choses sous l'angle : "c’est bien qu’il se réjouisse de ne plus avoir de loyer à payer" au lieu d’y voir du mauvais goût.


Je crois que je suis mûre, désormais, pour devenir patronne d'un bistrot !
D’autant que si j’ai par la suite découvert que si moi, j'étais agacée, j’ai dû, sans le savoir, assez bien gérer L.J. pendant notre temps de travail : 8 années après, j’ai profité de vacances scolaires pour rendre visite à des copains restés dans le coin. Nos académies n’étant pas dans la même zone, j’ai eu l’occasion d’aller rendre visite, au bureau, aux secrétaires de l’intendance qui travaillaient à l’autre bout de la cité scolaire et qui m’avaient maintenu le moral à flot au cours de ces trois longues années, m’encourageant à passer le concours d’attachée. Elles m’ont dit : « M. J. a appris votre séjour ici et il nous a dit qu’il souhaitait que vous alliez le voir ». J'ai traversé le parc sans grand enthousiasme pour aller le saluer. Il m’a pris fièrement le bras et m’a présentée aux nouveaux proviseurs et à ses collègues du lycée professionnel. Il était tout fier de ma réussite au concours  de CASU, autant que si j'avais été un de ses fils ! Et s’adressant plus particulièrement à la personne qui m’avait succédé : « C’était ma collègue : elle était assise à votre place. Et maintenant qu’elle est CASU, elle vient me voir ».


Le monde selon Juju avait des aspects somme toute assez attendrissants.

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 12:48

J'ai découvert récemment que les normands entendaient promouvoir leur région par un site nommé "heula".
Pour qui  ne s'est jamais rendu dans cette région exotique, il convient d'en donner un retranscription phonétique plus vivante du "heula" : lorsque je travaillais dans un lycée sarthois, et qu'arrivaient les cars de ramassage scolaire, à 7 h 30 le matin, j'entendais de mon bureau de toutes fraîches jeunes filles éructer des "Heûûûûlâ" tonitruants. Si le département de la Sarthe dépend de la région "Pays de Loire", il peut, tout au moins dans sa partie nord, être déclaré "normand d'honneur". Avec des noms de famille que je n'avais encore jamais entendu et qu'il m'a fallu apprendre à orthographier : Ched'homme, Sep'chat... Ou fleurant bon la campagne : comme Bellavoine, Bellepomme. Une curieuse propension aussi à prénommer les filles Lydie...
La proximité relative de la mer fait que la région n'est jamais froide : mais ce qui m'a étonnée c'est que quand le brouillard tombait, l'hiver, il pouvait ne pas se lever une bonne semaine d'affilée. Un prof de gym rapatrié d'urgence, et en plein hiver, de Côte d'Ivoire où il y avait eu (déjà !) des troubles, prétendait ne jamais avoir le courage d'ouvrir ses volets de la journée. Le conseiller d'orientation, au contraire, sarthois d'origine, prétendait que cette ambiance était propice au rêve. Moi qui suis myope, j'avais l'impression de voir sans lunettes ! Habituée au climat froid de la région stéphanoise, et abusée par le palmier qui poussait devant la fenêtre du premier logement que j'ai occupé, je n'ai pas tardé à faire une belle bronchite.
Je me suis acheté une galetière, ai appris à faire des crêpes au sarrazin et à déboucher les bouteilles de cidre produit par le grand-père de la documentaliste qui faisait tenir le bouchon avec du fil de fer sans faire de trous au plafond. J'ai toutefois évité de sacrifier trop souvent à une coutume locale : boire son petit café du matin avec un verre d'alcool de pomme.
Naturellement, pour Noël, avec deux profs du lycée originaires de la région lyonnaise que je ramenais jusqu'à la gare de Moulins, nous chargions la voiture en boudin blanc et en pots de rillettes.

Mais j'ai été très contente de quitter la région : c'était vraiment très calme. Et je n'étais pas en âge de l'apprécier, malgré des amis sympa, mais qui n'avaient qu'une obsession : demander leur mutation vers leur région d'origine. 

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Dominique LAURENT
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 12:30

Après les plaques de soupiraux (j'en ai découvert de nouvelles : grâce au chien, en partie, qui me force à me regarder les soubassements), et en attendant d'autres structures métalliques (balcons, décors en zinc des toitures) voici des éléments du marché couvert, conservés in extremis lors de la précédente rénovation, mais qui, sauf miracle (ou prise de conscience tardive) sont appelés à disparaître. Certaines colonnes ont déjà été coupées bien net pour assurer l'agrandissement du parking.
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 Je suis fascinée par la taille
 des boulons.

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 13:02
Je ne pensais pas que le sujet puisse être inépuisable ....

en premier lieu, j'ai retrouvé mes photos de Rome : ....
Avant d'éclater de rire, il faut se souvenir que leur costume a été créé à une époque où en France, les hommes portaient une "fraise" autour du cou. Le petit col blanc devait donc paraître très austère en comparaison.

Et, est-ce que celà a un rapport ?... Au musée de la Sologne bourbonnaise, à Beaulon, est conservé un costume de "suisse" : il ressemble beaucoup à une costume de "gendarme" du second empire. Les "suisses" des églises portaient un bicorne et un grand bâton (du genre "gendarme", dont on se sert pour frapper les trois coups au théâtre). Ils gardaient l'entrée à l'heure de la grand messe du dimanche : je crois qu'on en aperçoit dans les vieux films en noir et blanc.
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 13:14

Je ne me suis jamais vraiment intéressée aux Suisses. Mon père avait un ami dont la femme était suisse : elle était protestante et sa fille n'a été baptisée qu'à l'âge de 14 ou 15 ans, alors que moi, j'avais 3 mois et que le curé de mon village avait pris le soin de me consacrer à la sainte Vierge pour tenter de me mettre à l'abri de la mauvaise influence des instituteurs au milieu desquels j'allais être élevée.
Lorsque j'habitais Ambérieu j'avais tenté une incursion sur les bords du lac de Genève, mais avais été découragée par le taux de change et le coût de la vie. En revanche, j'avais remarqué que la campagne, qui du côté français sentait la campagne, une fois passée la frontière sentait ... le propre !
J'ai aussi rencontré un jeune couple de suisses francophones lors de mon séjour linguistique à Berlin. Ils s'étonnaient que je puisse m'intéresser à cette langue : c'est bien parce qu'eux n'avaient d'autre solution que d'aller chercher du travail chez les suisses germanophones (une espèce de "boches", m'avaient-ils précisé) qu'ils s'étaient inscrits à un stage d'allemand intensif. Recoupée avec d'autres, cette information m'avait convaincue que bien que vivant ensemble depuis 500 ans, les habitants des cantons confédérés helvétiques n'étaient pas d'accord sur grand chose.
A Rome, au Vatican, j'en ai photographié un (de Suisse). Restée sur l'idée qu'ils étaient tous calvinistes, je m'étais étonnée qu'ils puissent veiller sur le pape. Et leur costume est croquignolet !
Bref, pour moi, les suisses étaient tous calvinistes. D'autant que travaillant actuellement sur le XVIe siècle en Bourbonnais, j'ai suivi la trace des protestants qui ont survécu à trois guerres de religion et une révocation de l'Edit de Nantes (il n'y a pas eu de dragonnades dans notre région). J'en ai retrouvé à Genève (mais aussi en Prusse). 

L'architecture des temples protestants est discrète. Etant logée non loin de là, et divers concerts (pas chers) s'y donnat, j'ai eu l'occasion d'explorer la "französiche Kirche" à Berlin. C'est rond, blanc, propre et sans une fioriture.
Aussi, quand j'ai appris l'affaire des minarets, j'ai pensé que c'est parce que les suisses aimaient la discrétion en matière de religion, qu'ils avaient décidé que rien ne devait dépasser sur les mosquées.

Quelle n'a pas été ma susprise d'apprendre que 44 % des suisses se déclaraient catholiques (voilà pourquoi il y en a à la cité du Vatican) et 35 %  protestants, mais que leur nombre a diminué depuis 20 ans car de plus en plus de suisses se réclament comme étant sans religion : laïcs, athées ou agnostiques ... 

Au printemps, je dois me rendre à Neuchâtel pour un congrès : je vais les observer de plus près.




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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 09:21


Lorsqu'avec mes premiers revenus, j'ai acquis mon premier  (et unique d'ailleurs) appareil "réflexe" (il y a encore un photographe à Moulins qui a pu me fournir une pile régler focale et vitesse),   il était encore possible de prendre ce genre de photo sur le cours de Bercy ou place Jean Moulin, que je m'obstine encore à appeler "place aux foires".

Du "concours agricole", il ne reste plus que ces éléments, auxquels les animaux étaient attachés. Les cours sont définitivement et exclusivement occupés par des grappes de voitures. Des voisins, qui habitent le quartier depuis 60 ans, se souviennent que quelquefois des animaux s'échappaient et venaient courir jusque vers chez eux.

Du point de vue hygiénique, c'est sans doute une bonne chose que la présentation des animaux de concours se déroule maintenant, sur les bords d'Allier, au delà de l'hypodrome.
Quoi que ! ... Quelle nuisance olfactive est la pire : le crottin de cheval et la bouse de vache... ou l'oxyde de carbone ?
En tous cas, celà n'apporte plus d'animation dans le centre de la ville. La boucherie-charcuterie où se réunissaient les "bouhoumes" dans l'arrière-salle pour manger leur pompe aux grattons" et qu'a évoquée René Fallet (Chez Roux... ) a été remplacée par d'autres, moins folkloriques. 

Depuis le Moyen Age, subsiste une autre animation dans Moulins, le vendredi.
J'ai connu aussi un petit marché le mardi et un autre le dimanche. J'entends dire, ça et là, que les légumes et fromages vendus au marché sont trop chers. A Firminy (42), où j'ai encore l'occasion de me rendre assez souvent, trois marchés hebdomadaires très animés se tiennent encore de nos jours : que l'on ne me dise pas que les habitants de la vallée de l'Ondaine ont des revenus plus importants que ceux de Moulins ! Implanter et faire vivre un marché, c'est, fondamentalement, une volonté politique. Au Moyen Age, un marché ou une foire se tenaient parce que les seigneurs Archambaud ou plus tard le duc de Bourbonnais, en avait ainsi décidé.

Après avoir envisagé de reconvertir l'ancien hôpitla général en "marché couvert" pour les maraîchers et vendeurs de fromage et de volaille vivante, en 1900, on a ouvert un bâtiment comme l'on en faisait un peu partout alors : les "halles" de Paris, celles de Florence, et celle de Tuléar, à Madagascar présente un certain air de famille (je recherche mes photos)



Ma grand-mère vendait ses fromages et de la crème sous cette verrière, et la petite fille de la ville que j'étais alors conserve le souvenir de s'être bien gelée les hivers. Car les architectes du XIXe siècle n'avaient naturellement pas envisagé de chauffage !

Jusque dans les années 1970, une part très importante (près de 40 %, si mes souvenirs de fac. sont bons) des habitants de l'Allier vivait de l'agriculture : petites exploitations et polyculture. La "modernisation" ou plutôt la rentabilisation des exploitations a fait tomber ce pourcentage à 3 %. En 1983, l'ancien maire de Moulins a donc voulu faire évoluer le marché couvert : des commerçants permanents ont été installés, un parking payant construit et l'on a tenté d'offrir auxproducteurs agricoles des infrastructures plus conformes aux normes d'hygiène contemporaine : le résultat a été triste...
  pour ne pas dire déprimant.

Les rares jardiniers installés à l'extérieur avaient des stands plus riants :


A côté de celà continuait à se tenir, sur un très grand espace, un marché "forain" où l'on peut trouver des choses extraordinaires : des jaretelles pour coudre aux corsets qu'on vend encore chez Damart, par exemple.
 




 








Fort de la belle réussite du CNCS (Centre national du costume de scène), l'actuel maire s'est attaqué au dossier "revitalisation du commerce en centre ville" et "restructuration du marché couvert".

L'étude a été confiée à un "cabinet d'études" (ah ! les cabinets d'études - j'aurais l'occasion de parler de celui qui a en charge le PDU !). Mais pourquoi donc a-t'il accouché du projet architectural suivant, alors que Moulins, ville d'art et d'histoire, possède un très beau patrimoine Belle Epoque (bistrots ) ?


Alors qu'ailleurs, à Commentry,

et que dans une ville d'"Art et d'Histoire" de renommée mondiale, à Florence, on a conservé le bâtiment d'origine
 

On pourra bien sû m'objecter qu'au moment de sa construction, au milieu des immeubles "renaissance",  ce bâtiment a dû faire tache !!!
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 17:30
  salut les petits loups !
Il y a longtemps que je n'avais pas donné de mes nouvelles. A 12 ans et demi, je tiens une de ces formes...
Ici, les chiens ne sont pas les bienvenus dans les bus des humains. En Italie, je pourrais circuler en bus avec ma mamie humaine :
 
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 12:41

Dans un des épisodes particulièrement hilarant de l'Inspecteur Barnaby (titre original "The Midsomer murders", région d'Angleterre où le taux de criminalité "est supérieur à celui de Los  Angeles" affirme-t'il à un adjoint nouvellement nommé) plusieurs concurrents d'un concours de "sonneurs de cloches" sont assassinés.
Chez nous, les sonneries sont automatisées, quand elles résonnent encore ! Là où je résidais précédemment, le maire (Socialiste), qui avait fait réparer la grosse cloche, silencieuse depuis des décennies et était tout fier de son implication dans le maintien du patrimoine, a reçu des plaintes parce que les sonneries de cloche gênaient. Une mes relations de bistrot, agriculteur, a  reçu les reproches des résidents d'un gîte rural parce ses moutons paissaient dans le champ voisin et qu'il avait mis une cloche au cou du chef du troupeau ! Mais certains se plaignent aussi qu'à la campagne, il y a trop de silence et que celà fait peur !
Aussi, rares sont les villages où l'on peut encore s'imaginer être frère Jacques :












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