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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 20:33
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Le mimosa, qui apparaît sur nos marchés en plein de coeur de l'hiver, me fait éprouver beaucoup de joie. C'est pourquoi je ne manque jamais de m'en offrir un bouquet, au moins une fois par an.
J'ai découvert un étal où l'on peut acheter des betteraves crues :
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il y a aussi des topinambours, des nèfles (qu'on appelle ici des "mesles" et qui ne se mangent que quand elles ont gelé : ce n'est pas ce que je préfère), des radis noirs...
La balance est un monument historique et la pesée est approximative.
Il ne faut pas se fier à l'apparence des les pommes.
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 11:25

Comme les prénoms suivent des modes : les derniers Jacky ont entre 40 et 50 ans, les petits Kevin et Brandon une vingtaine d'années, et les petits Matis vont entrer à l'école primaire, on voit apparaître des mots qui à défaut d'être étrangers, sont étrangement employés.
2009 a connu l'émergence du verbe "impacter". Les années 2000-2009 ont introduit l'expression "aller sur zone", et c'est au cours de cette même décennie que l'on a découvert que les humains pouvaient souffrir de "pronostic vital". Grâce à un voisinage de trois ans avec une caserne de gendarmes mobiles, je sais qu'on peut gagner au jeu du "ni oui, ni non" en remplaçant ces mots par "affirmatif" ou "négatif". En la matière, le dernier tic de langage est "tout à fait", sans que je n'ai pu repérer sa contre partie négative.

Nous sommes aujourd'hui le 28 janvier et le 7 janvier, un militant socialiste et un syndicaliste ont entamé un "jeûne républicain" pour demander l'annulation du débat sur l'identité nationale "qui a libéré la parole raciste".
J'avais jusqu'alors l'impression que la "libération de la parole" était plutôt perçue positivement par les personnes "autorisées" (comme disait Coluche. Dans le cas présent les personnes "autorisées" sont les psy..... "...chologues", "...cothérapeutes", "...chiatres"). Pour connaître un problème, il faut d'abord le nommer. On peut ensuite s'occuper à le résoudre et le faire disparaître.
On a souvent tourné en dérision les gens qui affirment ne pas aimer les juifs, mais avoir un bon ami islaélite... Très sincèrement, je préfère un paysan de la Haute-Loire qui n'aime pas les juifs et qui accueille chez lui un ou plusieurs enfants entre 1940 et 1945, qu'un militant d'"Amnesty international" qui trouve son plaisir à rabaisser et faire pleurer ses collègues.
Le journaliste de la Semaine de l'Allier (édition du 14 janvier) a interrogé les deux hommes sur la nuance existant entre ce novateur "jeûne républicain" et une banale "grève de la faim". Réponse : "Nous n'avons pas l'intention de terminer à l'hôpital. C'est une forme de contestation symbolique mais que nous mènerons à son terme". 
Depuis lors, je n'ai plus de nouvelles des deux jeûneurs : la tisane qu'avait auparavant utilisée José Bové leur a-t'elle permis de prolonger leur contestation ? 

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 12:32

Je ne suis pas bégueule et j'ai souvent été écroulée de rire devant des blagues foireuses. Quand mon camarade François, dit Razibus Zouzou, parce qu'en un temps où dans le cheveu se portait sur les épaules, il arborait une stupéfainte coupe en brosse, me saluait par un tonitruant  "How do you do, yau de poêle ?", j'étais en larmes.
Mais comme disait Pierre Desproges, si l'on peut rire de tout, on ne peut pas le faire avec tout le monde. 
Pour exemple, cette mésaventure arrivée à un retraité frabnçais qui a été emprisonné une semaine à Abou Dabi pour avoir demandé à son voisin qui avait déposé un paquet sur le siège voisin du sien : "ce n'est pas une bombe au moins ?". 
Ou celle arrivée à un des kinés du cabinet où je me rends régulièrement.
Le kiné d'un village situé à 25 km de là ayant pris sa retraite, ils ont décidé de reprendre son cabinet et d'y assurer une permanence en fin de semaine. 
Malheureusement, le chat de la voisine s'est laissé enfermer et a téléphoné pour qu'on aille libérer le matou. Il a été proposé de procéder à la levée d'écrou  de la pauvre bête après 19 heures. La voisine a alerté la SPA qui a à son tour téléphoné. Un des jeunes kinés a accepté de prendre sur son temps de repas de midi pour aller libérer le Raminagrobis fugueur. "Mais, a-t'il ajouté, la prochaine fois qu'il vient squatter chez nous, je lui envoie un coup   de chevrotine" !!!
Personnellement, je n'aurais pas apprécié qu'on plaisante en menaçant de cribler de plomb les fesses de mon Archie.
La gendarmerie a téléphoné pour enquêter suite à une plainte déposée pour "menaces de mort sur un chat".

Le médecin de Châtel-de-Neuvre en concluerait : on ne fait décidément rien pour lutter contre la désertification médicale des campagnes !  

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 07:28

J'apprends ce matin que l'on vient de découvrir que la "grande distribution" profite de la mode des produits "bio" pour agmenter ses marges de 50 %.
En fait, la grande distribution profite de tout pour augmenter ses marges. Je m'étonne qu'aucun prix Nobel d'économie n'ai encore écrit cette loi économique. Je profite donc de l'occasion pour proposer que ce postulat  soit désormais appelé "loi" ou "principe" Dominique Laurent".
Je profite du fait que je vais chez mon kiné chaque mercredi matin, pour faire mes courses auprès des jardiniers qui vendent leurs fruits et légumes du marché d'Yzeure. Et vendredi : les mêmes viennent à Moulins. Le choix est peu varié, je paye en liquide.... Mon budget s'en trouve bien.
N.B. : Si l'on veut m'attribuer le prix Nobel d'économie (ça rapporte combien ?), je ne le refuserai pas.

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 12:32
Il m'avait échappé qu'hier le président Nicolas Sarkozy passait à la télé. Je suis allée voir "Avatar".
A Moulins, le film n'est naturellement pas projeté en relief : celà présente assurément un avantage, on peut se concentrer sur le récit. Il y a aussi de très jolies images : les "âmes" et l'arbre aux âmes, les séquences censées se dérouler la nuit... Et une interprétation du divin, qui devrait déplaire aux éxégètes des religions monothéistes s'ils s'en rendent compte, mais qui est intéressante.
On dit qu'un bon film est un film dans lequel les méchants sont de vrais méchants. Et là, il y en a deux qui sont gratinés : le colonel et le représentant du consortium industriel.
On a fait remarquer qu'il y a des idées piquées dans Pocahontas. Il y a quelques scènes qui paraissent tout doit sorties d'Acocalypse now et de Voyage au bout de l'enfer, c'est vrai aussi.
C'est une très jolie fable écologique et  j'aime bien quelques idées. Comme "les montagnes flottantes"... ou le lien qui s'établit entre les habitants de la planète, les animaux et les végétaux, grâce à leur natte. Il est aussi très réjouissant de voir la technologie militaire vaincue, "écrasée" plutôt par des escadrilles d'oiseaux préhistoriques et de pachidermes (sur cette planète, les animaux, contrairement à ceux de Jurassic park, sont très colorés !).

Je m'interroge sur l'engouement pour ce film . Va-t'on le revoir à cause des effets spéciaux ? Ou pour les deux messages que j'y ai détectés ? Voire pour un message subliminal qui m'aurait échappé ? En tous cas, j'ai passé un bon moment (le film dure quand même près de 3 heures). Et ce matin, la soirée Nicolas Sarkozy est abondemment commentée !
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 13:19

Non, ce n'est pas une fable !

Pour en revenir à mon sujet d'hier : la meilleure solution pour aider Haïti est, a priori, que des associations encadrent la construction d'écoles et le financement d'études pour les enfants. Pourtant, l'association Aide et Action a dû abandonner le programme auquel je contribuais  dans la chaîne des Cahos. Car ce qui rapproche Haïti de Madagascar, ce n'est pas tant la pauvreté de sa population que le fait que les pays sont affligés de mauvais gouvernants... Pires négriers que les pires négriers.
Ceux qui pourraient changer les choses ont émigré : "ton sang est en diaspora" chantait Toto Bissainthe.
Haïti était la "perle des Antilles". Madagascar peut être qualifiée de "perle" de l'océan indien. Il y a une faune endémique extraordinaire, menacée par la déforestation, mais qui avait jusqu'alors été limitée aux besoins de la population locale. J'ai été séduite par la richesse agricole des plateaux. A Tananarive, je me suis régalée de foie gras de production locale. J'ai acheté un miel merveilleux à des enfants, le long d'une route de montagne. Mais sauf la RN 7 (!), les routes ravagées par les typhons sont ravinées. Mauvaise gouvernance ! Les gendarmes locaux sont corrompus :  dans une petite ville du sud, la maréchaussée avait exigé que nous présentions nos passeports à la fois à notre arrivée, mais également le lendemain, à notre départ. Sans y faire attention, j'avais laissé le mien dans mon sac, qui était ficelé sur le toit du 4 x 4. Il a fallu aller le rechercher : et mon retard pour obtempérer nous a coûté plusieurs bouteilles de rhum et quelques devises. 
J'ai appris que l'actuel gouvernement de Madagascar a cédé à titre gratuit, pour 99 ans, l'équivalent du territoire de la France, à la société coréenne Daewoo logistics ( http://fr.globalvoicesonline.org/2008/11/23/1118) .
N'étant plus protégée par la forêt, la riche terre va se transformer en latérite totalement lessivée. Avec les risques de glissements de terrains que celà suppose en outre.
Et là où les Coréens ne cultiveront pas de façon intensive, le sous-sol est attribué à des étrangers : canadiens, français, etc ... car le malheur de Madagascar, c'est que son sous-sol regorge de matières premières qui attisent l'avidté des prédateurs, dont les pierres précieuses : aigues marines, saphirs, tourmaline que taillent avec habileté les artisans malgaches.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 13:15

C'est au Mans que j'ai entendu Toto Bissainthe chanter Haïti. Les voix, la musique... un concert véritablement envoûtant. Trente ans après, à chaque fois que j'entends parler de malheurs qui frappent ce pays, j'entends la voix des chanteuses qui chantent leur deuil d'"Haîti chérie".
Je n'ai jamais réussi qu'à trouver un seul disque 33 tours. Elle est décédée en 1994 mais son oeuvre a été rééditée en 2006. Un site internet lui est consacré : "le site officiel de Toto Bissainthe". A l'heure d'internet, téléchargez légalement ou achetez ses disques...

Voici "Dey",

traduction des paroles, du créole.

Deuil, je crie le deuil d'Haïti

Deuil, je chante le deuil d'Haïti

Haïti chérie, voici que tes enfants sont morts

Et que les autres sont tous nus

Qui va porter le deuil pour toi ?

Ayititoma, ton sang est en diaspora

Le pays se meurt

Qui portera le deuil ?

Haïti rendue aveugle

Haïti détournée

Haïti zombifiée

Qui portera ce Deuil

Haïti je t'appelle

Je t'appelle pour que tu m'appelles

Que tu appelles et réunisse ton sang

Pour le grand Koumbite*. 

  

 * rassemblement de paysans pour célébrer la fin d'un travail

Mais l'on n'écoute pas qu'une chanson de Toto Bissainthe : pour se laisser entraîner par sa magie, je conseille d'écouter l'album en entier.

L'année suivante, à Alençon, je découvrais "la tragédie du roi Christophe" d'Aimé Césaire, qui raconte l'histoire vraie de cet ancien esclave, devenu roi dans la partie nord du pays et dont je conseille, en ces instants, la relecture.

 

Haïti est un pays de belle culture.

C'est peut-être pourquoi, quand quelques années plus tard, il m'a été donné de parrainer des classes, j'ai choisi de le faire à Haïti.

(Et à Madagascar : car si Haïti est le pays le plus pauvre du monde, il est précédé dans ce classement sinistre par l'île de Madagascar.).

Il existe de nombreuses associations de parrainage : la plus ancienne est, me semble-t'il Aide et Action. Et l'atgent y semble bien employé.

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 11:45

ou "comment se faire facilement des ennemis".

Châtel-de-Neuvre est un charmant village. Son église romane surplombe les méandres de l'Allier.
Je ne connais ni son maire ni son médecin. Ce que je sais de ce dernier, c'est qu'il a installé son cabinet dans une maison qui est en retrait de la voirie municipale et à laquelle on accède par un chemin en pente. En descendant ou en montant ? Il doit bénéficier d'un emplacement idyllique la plupart du temps... Sauf au cours de ces 15 derniers jours où à cause des chutes abondantes de neige, il a eu l'impression d'être exclu du monde... ou de la communauté villageoise.
En faisant déneiger les chemins communaux, le maire a satisfait à ses obligations : "légalement, nous sommes couverts", croit-il bon d'affirmer au correspondant local de la Montagne qui a révélé l'affaire. Je ne sais pas sur quel ton le médecin lui a fait remarquer qu'il aurait pu faire dégager aussi l'accès à son cabinet. A moins qu'il ne s'agisse d'un contre-coup de la campagne municipale... 
Toujours est-il que la fièvre monte à Châtel-de-Neuvre ! De part et d'autre, on cherche à se présentrer en victime d'un persécuteur abusif.
"Si j'accepte de déneiger pour lui, il faudra que j'accepte pour tous les autres" : là, le raisonnement commence à devenir spécieux. Si j'étais électrice à Châtel-de-Neuvre, je ferais remarquer à mon élu que le travail d'un médecin, même exerçant en libéral, est quand même ce qui s'approche le plus d'un "service public". Et qu'on peut justifier une dérogation à la règle qui veut que la communauté n'ait pas à prendre en charge le déneigement des chemins privés.
Le médecin aurait pu ne pas vouloir jouer au con. Mais il n'a pas résisté à la tentation et a sauté le pas : en demandant à ses patients de l'aider à déneiger. Moi qui ne vais chez le médecin que quand j'ai une fièvre de cheval, voire, si je n'ai pas pu joindre mon kiné, quand j'ai mal au dos, je me voit bien pelleter de la neige à l'occasion de ma visite chez mon praticien !
Le maire a eu beau jeu d'observer que le médecin aurait pu se charger seul de la tâche : "Il n'est pas impotent".
La partie adverse croit pouvoir tirer la conclusion suivante : "il ne faut pas s'étonner de la désertification médicale des campagnes" !!! Ce qui est quand même donner beaucoup d'importance à l'incident et extrapoler un peu rapidement vers des motivations politiques. 
La Montagne, édition de Moulins, le 13 janvier. 

N.B. : pour les gens qui s'intéressent à l'analyse transactionnelle, il y a là un bel exercice d'école, pas vrai ?

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 13:22
On était vaincu par sa conquête
Pour la première fois, l'Aigle baissait la tête...

mais pas Roselyne Bachelot
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D'accord, Roselyne, moi, je tricote les mitaines...
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Dominique LAURENT
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 13:29

Comme en France nous ne connaissons de l'Inde que le Kama Sutra, sans trop savoir d'ailleurs quelle est sa réelle signification, et de son histoire que la figure emblématique du Mahatma Gandhi, nous avons tendance à croire que les Indiens sont des gens à la fois très libres d'esprit et non violents.
Le film Slumdog Millionaire présente une autre image : celle d'une société sous l'emprise de la violence et où le mot anglais le plus populaire est "business". D'ailleurs, peu d'indiens parlent l'anglais et quand il le font, c'est avec un accent tel qu'on finit par avoir des doutes sur sa propre connaissance de cette langue.
Il reste que l'Inde et sa culture sont réellement fascinants.
Udaïpur est une ville de l'état du Rajasthan : son nom signifie la "Cité de l'aurore".
Le lac Pichola, le long duquel s'étendent des "ghats" est surplombé par le palais du maharajah. Il y a aussi un temple dédié à Vishnu ("Shiva la guerre et Vichnou la paix", pour reprendre une phrase culte de Pierre Dac). J'avais repéré que la lumière sur les ghats devait être particulièrement belle le matin. Comme nous avions déniché un charmant hôtel (pour pouvoir y aller,  il nous avait fallu durement négocier avec nos deux guides indiens qui entendaient nous loger dans un hôtel plus moderne... et vraisemblablement tenu par un de leurs associés !) à deux pas du lac, un matin, je me suis levée tôt et suis partie explorer les lieux et prendre des photos.
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J'avais négligé de lire préalablement les renseignements complémentaires fournis par le Lonely Planet, le guide, à mon sens, le plus adapté à la découverte de l'Inde. Je me suis donc retrouvée entourée de vachettes et de brahmanes (la caste supérieure dans laquelle sont recrutés les prêtres). Ces derniers m'ont entraînée par le bras au bord du lac, aspergée avec de l'eau de rose (une fabrication locale), saupoudrée d'épices et prononcé des incantations dans une langue qui m'était inconnue.
Je suis bien élevée et quand je me trouve dans une église, assister à une messe, si les participants veulent de serrer la main, je me laisse faire et s'ils veulent m'embrasser, je me laisse enlacer en prenant garde de pas manifester trop de réticence. J'ai donc procédé pareil avec les prêtres brahmanes. Quand ils ont eu fini, j'ai joint les mains, dit "namasté" avec le sourire et me suis éloignée...
J'ai aussitôt été rattrapée et deux brahmanes m'ont expliqué qu'ils attendaient des "dollars" car "ils avaient des frais". "Vous comprenez, l'eau de rose ça coûte cher et les épices aussi". Mon boulot ayant longtemps consisté à éconduire poliment les représentants de commerce  qui avaient réussi à attendrir mes chefs d'établissement et s'incruster dans leur bureau pour leur faire renouveler leur parc de photocopieuses, j'ai tranquillement expliqué à ces saints hommes qu'il aurait fallu qu'ils y pensent plus tôt. Moi, je ne leur avais rien demandé, c'étaient eux qui m'avaient abordée et je n'avais pas voulu les heurter dans leurs croyances. J'ai bien voulu toutefois leur acheter de l'eau de rose.
J'ai continué mon chemin.
Un peu plus loin, un passant indien m'a helée en anglais : "votre ami a des ennuis". Je me suis retournée, croyant qu'il s'agissait d'un autre français. Et quelle n'a pas été ma surprise de voir un de nos deux accompagnateurs indiens, qu'on appelait Tcham, soulevé de terre par des brahmanes. Ses pieds ne touchaient plus terre, car il n'était pas très grand.
Pour son malheur, il était aussi, à l'évidence, issu d'une caste inférieure, car nous avions eu des difficultés à le faire accueillir avec nous à la table d'une "guest house" chez un ancien militaire (de la caste où l'on recrute les guerriers et des rajahs) et il était associé dans son agence de voyage avec un sikh ! C'est sur lui qu'ils avaient manifestement fait porter la responsabilité de leur manque à gagner. 
J'ai fait demi tour, et sasn réfléchir, ai arraché mon Tcham aux brahmanes interloqués en affirmant avec autorité : "he's my friend". Nous nous sommes éloignés rapidement : je crois que j'ai bénéficié un bel effet de surprise ! Je me suis fait ce jour-là un ami pour la vie.

L'Inde est encorsetée dans un système de hiérarchie des castes. Quant à la non-violence supposée de la religion indienne, elle est dementie par les affrontements entre Indhous et Bouddhistes au Sri Lanka. Ce n'est pas parce que l'on est brahmane et que l'on est né dans une cate supérieure que l'on est quelqu'un de bien. En ce qui concerne les brahmanes qui n'hésitent pas à faire le coup de poing contre des plus petits qu'eux, j'espère que le sens de la justice de Vishnu est la même que la mienne, et qu'ils ils vont être réincarnés dans une caste inférieure.  
Voire même en chien ou en chat !

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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