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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 19:39

Je me demande quelquefois quel impact sur une vie peut avoir un nom de famille... Que pouvait donc bien éudier le petit Marc, sinon l'agronomie ?.communion dédé448

Le sujet m'intéressait, mais j'ai eu un coup de mou (je dois à la vérité que j'ai bien souvent des coups de mou) et je ne suis pas allée assister à la causerie du Professeur DUFUMIER.

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Dominique LAURENT
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 04:42

Les relations dangereuses de M. et Mme Woerth avec la première fortune de France, les cigares de M. Blanc  payés sur le budget de l'Etat, les jets privés alors que prendre le TGV serait plus rapide, tout celà ne m'étonne pas.

Je serais plus indulgente pour l'hôtel de Rama Yade (d'après ce que l'on en sait, l'initiative en revient à ses services alors qu'elle avait prévu de loger à l'ambassade) ou pour Fadela Amara qui continue à occuper son HLM de 55 m2 (elle devrait normalement être astreinte à un sur-loyer) et qui, plutôt que de faire coucher son vieux papa et sa vieille maman sur un matelas de camping, les loge, lors de leur passage à Paris, dans le logement de fonction qui lui a été attribué et qu'elle n'occupe pas, plutôt que de leur réserver une chambre d'hôtel.

Le logement de fonction de l'éphémère ministre du budget Gaymart, les HLM occupés par des anciens ministres ou des enfants d'anciens ministres, la mobilisation du GIGN pour protéger la fille cachée d'un président, les logements pour la deuxième famille payés sur l'argent des contribuables, sont plus révélateurs du système.

Je connais quelqu'un qui pourrait parler longuement du problème de l'attribution des logements de fonction des lycées en région parisienne. Un logement de fonction d'établissement scolaire, c'est rarement luxueux : malgré celà, ils  sont très courrus pour loger gendres ou amis de la famille, vu le prix de l'immobilier dans cette partie de la France.  

 

Mon travail, pendant un quart de siècle, a consisté à rappeler l'existence d'un certain nombre de textes de loi. J'ai un jour mis en évidence un détournement de la réglementation dans l'attribution de ce qui aurait dû être un marché public : appels d'offre, concurrence, réunion d'une commission d'ouverture des plis... Les profs du Conseil d'administration, unis comme un seul homme derrière leur proviseur, m'ont traitée d'empêcheuse de bâtir en rond. Polarisée sue ce sujet, je n'avais pas percuté que du moment que j'avais établi qu'on était en présence d'une opération relevant de la réglementation des marchés, j'aurais dû aller jusqu'au bout de la logique de cette réglementation et vérifier que l'architecte avait bien, en outre, perçu des honoraires "encadrés" en fonction de la  tranche où se situait la valeur des travaux. Valeur qui d'ailleurs changeait d'ailleurs tout le temps au fur et à mesure où l'on découvrait de nouvelles factures, non conformes aux engagements.

Etant comptable public, j'ai été mise "en débet" du trop payé (15 000 francs à l'époque) par la Chambre régionale des Comptes. Mais le chef d'établissement responsable et qui avait mis son successeur dans une situation intenable (car, en plus, il n'y avait pas d'argent pour s'acquitter du montant des travaux), n'a eu droit qu'à un "bordereau d'observations" qu'il n'a d'ailleurs pas lu puisqu'il avait obtenu une promotion dans un établissement plus prestigieux. Et "continuité du service public" oblige, c'est son remplaçant qui a dû se démerder pour payer des travaux qui avaient quand même été effectués par des entreprises locales !    

 

Mon expérience est loin de celle du gestionnaire de service de bouche de l'Elysée... Mais j'ai, en la matière, eu droit à quelques expériences amusantes. La réglementation en vigueur prévoit que pour manger régulièrement au restaurant scolaire d'un lycée, aussi bien le gestionnaire (moi) que le chef d'établissement doivent demander l'autorisation, en argumentant qu'ils ne peuvent pas faire autrement, vues leur situation de famille et leur charge de travail, à l'Inspecteur d'Académie. Qui l'accorde volontiers. L'enjeu financier n'est pas très important puisque qu'on réussit dans nos lycées à confectionner des repas pour un prix très modique. Mais la tarification, qui était alors modulée en fonction des tranches des revenus, demeurait toujours inférieure au prix de revient d'un repas si l'on calculait son coût réel en réintégrant les charges en personnel et les frais annexes. Ce qui signifie, en clair, que la différence était subventionnée. Je traduis : c'est le contribuable qui payait.    

Quand j'ai rappelé ce principe, et qu'il serait bon (et si simple) de se mettre en règle, on m'a regardée de haut : "Mais moi, je suis CHEF d'établissement. Je ne vais pas demander l'autorisation de manger dans  MON établissement !" Seule l'une de mes secrétaires, qui passait pour être désagréable, et qui n'avait pas peur que sa réputation ne se dégrade, osait lui demander qu'il mette bien un ticket pour chacun des repas qu'il consommait. J'avais transigé sur un point : les tickets devaient être signés, mais les enseignants trouvant celà humiliant, j'avais donc dispensé de signature les convives. Et un jour, une de mes secrétaires m'a appelée : "Vous ne savez pas ce qui se passe ? Quelq'un fabrique de faux tickets de cantine. Regardez, celui-ci a le même numéro que celui-là !" Il y avait une très faible différence dans la taille des caractères d'impression du numéro, qui nous avait échappé jusqu'alors. C'est le hasard qui avait voulu que ce jour-là, nous trouvions 2 tickets de même couleur et de même numéro. Je n'ai jamais su (même si j'ai de gros soupçons) qui s'amusait à fabriquer de faux tickets de cantine ! Il faut être con pour perdre son temps à celà ! 

Autre anecdote : nous avons eu comme proviseur adjoint une femme qui était extrêmement rigoureuse en même temps que compétente et sympathique. Un jour, je lui ai dit : "J'espère que le repas que l'on vous a servi au restaurant "X" (un restaurant gastronomique") le jour de votre réunion de travail avec les chefs d'entreprise vous a plu, parce qu'au prix qu'il a coûté, il fallait qu'il soit bon". - "Ah oui ! m'a t-elle répondu, en vantant les qualités. D'ailleurs Mme B. et Mme P. ont beaucoup apprécié".  Je l'ai interrogée : "Mais que faisaient donc à ce repas Mme B., qui est la femme du proviseur et Mme P. qui est la femme d'un prof, et qui ne sont pas censées appartenir à votre groupe de travail ?"

Forte de cette expérience, j'avais par la suite demandé de produire une attestation justifiant de l'objet de la réunion et la liste et qualité des convives : "Prenez-donc les avis de décès du journal et établissez une liste avec !" avait dit, avec beaucoup de mépris un autre proviseur, à un jeune stagiaire que j'avais envoyé chercher ces documents.

 

Nous avions une section hôtellière et une belle cave. Notamment de bons crus de champagne. Les déboires de mon prédécesseur ont commencé quand elle a voulu vérifier les sorties de cave ! Et l'a notifié par écrit à un de ses proviseurs. Quand je lui ai succédé, on me répétait 4 ou 5 fois par semaine que cette dame était incompétente et qu'en plus, elle avait "des problèmes relationnels". Comme preuve, l'on m'a exhibé le courrier qu'elle avait rédigé à son proviseur pour s'étonner de sorties de bouteilles intempestives. J'avais fait remarquer que sa démarche était normale.

"Et vous savez, a-t'on rajouté pour bien enfoncer le clou, elle convoque chaque jour une de ses secrétaires, au hasard, pour l'engueuler". J'ai fini par apprendre que cette rumeur, martelée, était infondée.

 

Lorsque j'ai appris que l'argent écomisé grâce au travail des agents affectés au service de lingerie, réserve constituée pour renouveler le matériel au bout de 10 ans, condition sine qua non qu'avait imposée le Rectorat à la constitution de ce service mutualisé, allait servir à acheter une voiture de fonction au chef d'établissement (alors que l'on sait que les véhicules de fonction des administrations sont sous utilisés) et que leur façon de "travailler plus" pour gagner le même salaire mais remplacer le matériel existant n'aurait en réalité servi à rien, j'ai fait remarquer que l'on avait affaire à ce que la loi qualifie de "détournement de fonds publics". Je n'étais plus en poste quand le rectorat a paraît-il entériné !

 

Autre exemple de "détournement de fonds publics" : M. le Proviseur et Mme faisaient les salles de vente. Ils aimaient beaucoup l'art (Madame avait repeint la salle de bain en laque noire) : l'art nouveau, l'art déco. Un poster affiché dans le bureau de Monsieur m'a permis de découvrir Charles Raynie Mac Intosh. Un agent, excellent menuisier quand il était à jeûn, avait pour fonction quasi exclusive de réparer les meubles du proviseur. Inutile de dire qu'il était, dans ces conditions, facile de gérer l'équipe de ses collègues qui me faisaient remarquer qu'au lieu de fonctionner à 5 pour entretenir l'établissement, ils n'étaient que 4 !!!

 

Avant que j'ai réorganisé le service de lingerie, il y avait dans l'organigramme un poste de "secouriste lingère", qui était aidée d'une auxiliaire. Dans un établissement où il y a un internat, il y a toujours des couvertures à nettoyer, des rideaux à laver .... et les vêtemements des ouvriers à entretenir. La "secouriste" était monopolisée une bonne partie de son temps, en tant que telle, car les infirmières participant à de nombreux (très nombreux) stages  pour améliorer leur pratique, en tant que secouriste elle était tenue de les remplacer. Pour l'entretien du linge, il fallait aller chercher une aide de cuisine, car Mme B. achetait des vêtements de grands couturiers, d'occasion, et il fallait les mettre à sa taille ! C'est à rendre ce service, que pendant des années, la maîtresse lingère complétait son service. Celà aussi a relève du qualificatif de "détournement de fonds publics".

 

La Chambre régionale des Comptes d'Auvergne s'est l'an dernier étonnée que l'hôpital de Clermont ait recruté 400 personnes, alors que les prévisions d'emploi au budget devaient être de 55 postes (de mémoire). J'ai eu aussi l'expérience de ces budgets que l'on doit élaborer en faisant une gestion prévisionnelle des emplois quand l'activité est aléatoire.

"Vous nous demandez quelque chose de stupide (la personne en question, qui s'est engagé depuis dans une belle carrière politique, aimait bien mettre en évidence ma stupidité). On ne peut pas savoir à l'avance quelle sera notre activité" (et pourtant, gérer, c'est prévoir !). Quelques semaines plus tard :"Ah, on va devoir recruter un formateur : on va avoir une nouvelle activité". - "Vous vous plaignez que M. J. est en sous service, il ne pourrait pas l'encadrer cette activité ?" - "Non, il faut un profil bien spécial". - " Et bien, il faut établir un profil de poste et réunir une commission de recrutement" "- Inutile, Melle P. est la seule personne qui puisse effectuer ce travail". De nécessité impérieuse en nécessité impérieuse, les gens en question, toujours plus ou moins de la famille d'un ami des responsables venaient gonfler les effectifs en personnel.

Ce mode de recrutement est la contre-partie d'un système que l'on nous vante actuellement dans les hebdomadaires parlant de "management" : "disposer d'un réseau". Dans le milieu où j'ai été élevée, celà s'appelait "être pistonné" et celà ne revêtait pas une connotation positive.

De vacations de vacations, il fallait établir un contrat à durée déterminée. De contrat à durée déterminée en contrat à durée déterminée, il fallait établir un contrat à durée indéterminée. Et voilà pourquoi, on se retrouve avec un nombre d'emplois que même la Comptabilité Publique est dans l'incapacité  d'estimer.  

 

On a fini par faire savoir en haut lieu que qu'étais trop "psychorigide" et que je constituais un danger pour le bon fonctionnement de la structure. Ma carrière a été flinguée en plein vol : personne ne s'est étonné que je sois suivie par un psychiatre, puisque bien évidemment, j'étais folle.  

 

Il est vrai aussi que j'avais, pour arranger mon cas, mis à l'huissier une créance de 25 000 euros dûe par une association gérant des fonds publics (ce qui est interdit). Un inspecteur du Trésor m'avait suggéré : "Demandez-donc à la préfecture les statuts de cette association pour voir quel est son objet exact ?". J'ai su quel était l'objet. Mais c'est surtout, la liste des membres de son bureau qui m'a éclairée ! J'ai retrouvé ces gens-là sur des listes aux municipales !!! 

  

Tout ceci m'amusait assez, tant que j'ai eu du personnel pour m'aider à travailler. On a supprimé peu à peu tous les postes mis à ma disposition (mon chef appelait celà une "économie d'échelle") en les mettant soit à faire de la documentation, soit à l'accueil plutôt qu'à faire des vérifications comptables. Quand j'ai été toute seule pour effectuer le travail accompli autrefois par 3 personnes en plus de moi, on a diligenté une inspection du trésor pour démontrer que je n'étais pas efficace ! On est toujours puni par où l'on a pêché. Et j'étais si méchante !

 

Tout ceci pour dire que malgré une première réticence à son égard (s'acharner sur une paire de pompes me paraissait dérisoire), j'ai maintenant beaucoup de sympathie pour le courage de Madame Eva Joly. 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 08:17

Le 5 juillet vers 17 h 30.

La veille, je lui achetais des pipettes contre les tiques et des comprimés de vermifuge. Mes seuls achats à mon petit cousin, qui est pharmacien, concernaient mon gentil compagnon.

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Mon gentil pépère l'an dernier à Noyant.

 

Je revois son oeil gentil et ses oreilles qui pointaient fièrement, au chenil, quand je l'y ai conduit la semaine dernière avant de remonter dans ma voiture et d'aller travailler pour quelques jours à Montbrison. Sa bouderie quand je suis allé le rechercher vendredi soir. La bonne journée que nous avons passée, moi dans mon hamac, lui à l'ombre de son buis, le samedi. Les gros calins que nous avons faits : comme il détendait ses pattes pendant que je grattais sous ses coussinets, comment il me laissait lui agacer ses jolies oreilles où le poil était si doux. Les gratouilles que les gens qui le connaissaient lui ont faites au café dimanche matin, la façon joyeuse dont il agitait sa queue en réponse. Son accueil à mon retour de Lignières, le dimanche soir. 

La grande promenade que nous avions faite dans la campagne à Châtillon l'autre jour et combien il avait aimé s'éclabousser dans la Queune. Joyce Holyer, mon hôte écossaise qui lui a dit "au revoir" et qui s'attendait à ce que l'on aille se promener ensemble à nouveau à la mi-août va être surprise et triste, elle qui met toujours un mot à l'intention d'"Aartchie", comme elle dit, au bas des lettres. 

Et puis, j'ai ouvert la porte de le maison vers 3 heures hier matin parce qu'il faisait très chaud et que je voulais faire entrer un peu d'air dans la maison... Je l'ai entendu sortir. Les chiens d'un voisin ont aboyé, il a répondu et j'ai entendu un sorte de bruit de lutte : sans doute un conflit avec un chat, ai-je pensé. Puis le calme. Au matin, il n'est pas venu me voir, comme d'habitude. Je l'ai cherché, l'ai appelé à plusieurs reprises : finalement, je l'ai aperçu. Il était sous le buis, s'est levé péniblement sur son arrière train, a montré ses dents et puis s'est recouché. Je suis allée le voir, l'ai caressé.

J'avais prévu d'aller cueillir des cerises à Noyant : quand la voiture de Maman est arrivée, il ne s'est pas levé pour l'accueillir. Un peu surprenant, mais je n'étais pas très inquiète : Archie qui est un vrai corniaud a une si bonne constitution !

A mon retour, deux heures plus tard, il était toujours affalé à la même place. Le soleil avait tourné mais il ne s'était pas mis à l'abri. J'ai appelé le vétérinaire qui m'a immédiatement donné rendez-vous. Mais mon gros pépère ne voulait pas se lever. Je l'ai mis sur un drap et, à ce moment, j'ai constaté qu'il avait une diarrhée. Il n'y avait personne dans le quartier pour m'aider à le transporter dans la voiture. J'ai appelé à l'aide Maman qui était rentrée chez elle. Nous l'avons déposé dans sa voiture qui est climatisée : il a semblé retrouver un peu de vigueur. J'ai gratouillé son dos et il s'est détendu. 

Au cabinet vétérinaire, on lui a fait une perfusion pour le réhydrater, on l'a enveloppé de linges mouillés pour le rafraîchir. Je lui ai fait des bisous sur son museau, lui ai caressé encore ses oreilles toutes douces. La vétérinaire a fait une analyse de sang : "il a été empoisonné !" Comment celà pouvait-il être possible ? Mon jardin étant éloigné de la route et entouré de maisons, quel voisin aurait pu être assez méchant pour empoisonner un chien ? Celà m'a un perturbée. Le soir, je suis descendue dans ma cave, dont je n'avais pas remis la plaque métallique sur l'escalier la veille, car j'avais mal au dos et elle est un peu lourde.

Quand j'ai vu la boîte de produit contre les souris, j'ai compris. Elle était toujours sur une étagère et il n'y avait pas la moindre trace de dents dessus, mais il a dû réussir à la vider avec son nez, car non seulement il n'y avait plus les gants en plastique, mais elle était vide. La vétérinaire m'a dit que les chiens étaient très friands des sachets contre les rats et les souris. Pourquoi n'ai-je pas remis cette boîte sur l'étagère de mes W.C. bien fermés ? 

Comme il a dû souffrir par ma faute, mon gentil petit compagnon qui m'a accompagnée au cours des dures années que j'ai vécues avant de devoir abandonner mon travail. J'avais réussi à le protéger de la méchanceté des gens qui voulaient ma peau et s'en prenaient à lui : je me souviens de la fois où je l'ai écarté "in extremis" de la voiture de quelqu'un que je ne nommerai pas, et qui avait accéléré pour l'écraser sous mes yeux et ceux de quelques témoins ! C'est depuis ce jour que j'avais migré de mon logement de fonction vers la maison que j'avais achetée, encourant le reproche d'avoir partiellement abandonné mon poste. "Votre chien fait peur aux élèves" me serinait-on. "Quelle bêtise !" s'indignait Madame Bourdaleix, ma femme de ménage, une petite femme rousse d'1 mètre 50, qui connaissait bien les chiens et m'a donné beaucoup de conseils pour éduquer le mien.  archie 2Le premier séjour d'Archie dans notre maison : il se prenait pour une fleur ! 

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Quand il a eu 9 mois, les oreilles ont poussé plus vite que le reste et il se les coinçait sur le dessus du crâne.

PC190502

Archie, au bistrot cet hiver, avec sa mamie humaine.

 

Archie n'était pas la perfection faite chien : il a manifesté quelquefois de la mauvaise humeur, mais si peu de fois au regard d'une cohabitation de 13 années ! Il m'a même mordue : mais celà m'a appris à observer de plus près les messages qu'il m'envoyait.  Il avait aussi une façon bien à lui d'entretenir mon jardin. Ses coups de patte autoritaires sur mon lit le matin quand je tardais à émerger, vont beaucoup me manquer. En attendant, je range ses affaires : je vais donner les médicaments que j'avais achetés à la SPA. Une dure épreuve m'attend : laver le drap souillé sur lequel je l'ai transporté hier.

J'aimerais être hindoue et croire que le bon karma de mon Archie lui permettra d'être réincarné dans un chien qui aura de bons maîtres. Ou à défaut, qu'il peut, quelque part, communiquer avec ma Margotte. A tous les deux, à Mirette aussi, j'adresse mes meilleurs souvenirs.

 

PS : j'ai retrouvé, là où il devait être, sur une étagère, dans mes WC, le paquet de produit contre les souris. Les sachets, les gants : quasi neuf. A la cave, il s'agissait d'un vieux paquet. Je suis un peu soulagée : mais, il reste qu'il a pu manger une souris morte (j'ai en ai trouvée une au fond de la cave). Ou bien alors, j'aurais dû le conduire chez le vétrinaire au lieu d'aller cueillir des cerises : car il est resté sans bouger en pleine canicule pendant 2 heures.

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Dominique LAURENT
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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 13:26

Il doit y avoir pas loin de 15 ans que j'assiste très régulièrement aux séances du café philo.

Au lycée, le sujet m'intéressait modérément, et c'est un euphémisme. L'exercice qui consiste à apprendre par coeur des citations de barbus qui ont vécu il y a plus de 2000 ans pour rédiger une thèse, une antithèse et une synthèse me laissait dubitative. Notre prof, en outre, ne se cachait pas qu'elle nous prenait pour des brêles. Pour mon compte, mes copies étaient rayées de rageurs : "niveau de l'exemple" ! Aussi ai-je été surprise, d'abord d'avoir la moyenne au bac, puis tout récemment, d'entendre un des profs de philosophie présent à nos débats faire l'apologie de l'exemple pris dans la vie quotidienne pour traiter de philosophie. 40 ans plus tard, j'ai découvert qu'on filait aux Terminales scientifiques une prof assez nulle, réservant la meilleure (Huguette Bouchardeau, en l'occurence, la future ministre) aux classes littéraires.

Je me suis mise à faire de la philo sans le savoir, quand, préparant une thèse de doctorat, j'ai réfléchi sur le sens de l'histoire.

J'avais donc été ravie qu'un groupe se réunisse pour débattre régulièrement de grands sujets de société, en dehors du cadre étroit des partis politiques. Nous avions un temps un communiste très marrant : il avait un argument imparable quand on lui opposait : "Permettez ! j'ai lu Karl Marx" - "Oui, mais vous n'avez pas fait l'école du parti communiste !". Il a disparu de notre cerlce de philosophes amateurs quand au cours de "mouvements lycéens", au prétexte d'assurer le service d'ordre d'une manif, il est rentré en marche arrière avec sa voiture dans les forces de police, avec des feux arrière qui ne fonctionnaient pas et sans être à jour du contrôle technique.

Certes les principaux participants sont majoritairement classables à droite, et très (voire même très très) catho. Mais je trouvais qu'ils acceptaient d'explorer des voies inhabituelles pour eux. Et je me sentais un peu plus cultivée.

Certes, j'ai reçu une bonne charge le jour où j'ai osé remettre en doute un dogme religieux de la part du fondateur du cercle des philosophes amateurs, qui est assez chatouilleux sur le sujet. Comme j'ai été bien élevée, que je sais m'autodiscipliner et attendre qu'on me donne la parole après que je l'ai demandée, les autres participants étaient tout ennuyés. Au point de venir se proposer de servir de médiateurs entre le philosophe nerveux et moi : " Mais leur ai-je rétorqué, cette engueulade ne m'a pas destabilisée. Il est donc inutile d'essayer d'arranger les choses entre nous". Et j'ai acquis une légitimité qui me permettait de continuer à faire entendre ma différence quand celà me paraissait nécessaire : "Concernant cette affirmation, je comprends que ce soit votre vision des choses, puisque vous êtes croyant et catholique. Mais permettez que je ne la partage pas".

Et puis l'an dernier est venu s'adjoindre au groupe un homme qui parle fort, et qui n'"aime pas qu'on lui manque de respect". Il ne comprend pas qu'on ne connaisse pas les arcanes de la psychanalyse, qu'il tient pour une science exacte. Il avait un peu chauffé l'animateur. Qui a appréhendé tout l'été comme il s'en est confié à l'une des participantes. Quand il l'a vu se repointer au mois de septembre, un clash a eu lieu. Les participants présents qui n'avaient pas assisté à la séance précédente n'ont rien compris. Ce qui s'est réglé ce jour-là était en fait la conséquence de ce qui s'était produit 3 mois plus tôt. Les deux protagonistes se sont levés, se haussant du col pour paraître plus grands et intimider leur contradicteur. Me rappelant Archie mon chien, quand il essaye de lever la patte pour pisser plus haut qu'il n'a le derrière, au risque de se déséquilibrer. J'ai replongé 35 ans en arrière, quand j'étais chargée de garder entre midi et deux heures une cinquantaine de galapiats de 6e et 5e. Pour les séparer, alors, je les attrapais par le col. Mais avec ces deux grands dadais, dont l'un qui mesure un bon mètre quatre vingt-dix, que faire? Heureusement le fondateur du café philo est parti en claquant la porte : l'assistance, orpheline, s'est regardée. Un café philo sans philosophe pour recadrer le sujet, c'est en effet ennuyeux. Il y avait heureusement, ce jour là une étudiante en master de philosophie. J'ai pris l'initiative de distribuer la parole pour que le débat puisse continuer : l'animation de réunions, a longtemps fait partie de mon job. Pour la suite des choses, la jeune étudiante nous a apporté son aide en nous fournissant un sujet et une présentation que j'ai lue à la séance suivante. J'avais entre temps contacté les habitués (des retraités partis en vacances, qui en Grèce, qui dans son château !!!), et nous avons maintenu vaille que vaille nos séances mensuelles, sur des sujets d'actualité plus que philosophie.

Amadoué, le philosophe est revenu, puis a amené un collègue.

Nous nous étions mis d'accord pour que le "référent philosophique" ne soit pas celui qui distribue aussi la parole, sur une certaine discipline de prise de parole et sur une présidence de séance tournante.

On m'a demandé d'être animatrice des débats : j'ai pris ma montre, un papier, un crayon. J'ai noté les gens qui demandaient la parole, leur ai donné en fonction de l'ordre dans lequel ils s'étaient inscrits, veillé à ce que personne ne monopolise le crachoir plus de 3 mn. Un nouveau venu m'a reproché de ne pas laisser répondre "à chaud" les gens qui étaient "mis en cause" !

Mais malheureusement, la séance suivante, il y a un clash entre le psychanaliste et l'animateur, puis avec un "philosophe professionnel" comme il se définit.

 

Notre référent philosophique historique, affiche quant à lui, une attitude très "zen". Sa femme qui a boudé près d'un an, est revenue.

 

Hier, j'étais partie toute la journée et pensais ne pas pouvoir participer au débat : "Vieillir : un art ou une malédiction ?". Sujet qui m'intéresse : d'abord parce que je vieillis, mais aussi parce qu'il y a quelques années j'ai acheté une "histoire de la vieillesse" tout à fait passionnante et que j'ai des idées sur la place que pourraient tenir les gens qui ont de l'expérience dans la retransmission de leurs compétences.

Rentrée plus tôt que prévue, je suis allée prendre le train de la philosophie en marche. Le patron du bistrot qui nous héberge profitait du soleil de fin de journée à la terrasse. Il m'a saluée. Pensant plaisanter, je lui ai demandé :"ils ne se sont pas encore étripés ?" Avec sa serveuse, ils ont éclaté de rire : "Si, ça a été moins une, mais quelqu'un a ceinturé l'animateur. Et depuis, c'est calme".

 

Une nouvelle séance a été programmée en juillet : on m'a demandé de faire passer l'info dans le journal et de l'animer. Nous sommes allés manger une crêpe : les convives m'ont informée qu'ils ne seraient pas là en juillet (les vacances, les petits enfants !). Même les deux infirmières sur lesquelles je compte beaucoup en cas d'éventuels soins d'urgence à donner, ont déposé leurs congés pour cette période !

Je crois que nous allons être deux : le psychanaliste intégriste et moi-même. J'animerai les débats et lui donnerai la parole. En espérant qu'il ne se fâche pas avec lui-même.

   

NB : j'ai demandé ce qui avait provoqué l'altercation. L'animateur m'a expliqué qu'il avait tenté de rappeler les règles, notamment qu'il ne fallait pas monopoliser la parole. "Et avec humour, j'ai dit à D.. : n'est-ce pas D ?. C'est là qu'il a pris la parole pour dire qu'il se sentait agressé. Ce mec n'a aucun sens de l'humour. Ca m'a énervé et je me suis levé". 

Ben oui, C. ! Je suis au regret de vous le dire. Mais vous l'avez bien agressé : verbalement d'abord. Et la confirmation en est que vous vous êtes ensuite levé pour le frapper".

 

Nos amateurs de philosophie ne sont pas des loulous de banlieue : ils ont été directeur d'hôpital, membre du cercle des jeunes dirigeants, profs en IUFM, cadres bancaires ...            

 

 

  

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 18:20

Moi qui ne m'intéresse pas au football, j'ai pourtant suivi avec énormément d'intérêt les aventures de notre équipe de France.

Car si je ne m'intéresse pas au football, je m'intéresse beaucoup aux problèmes de management.

L'équipe des "bleus" est considéré comme un ersatz de répresentation de la nation française. Au point qu'une "cellule de crise" s'est tenue sous l'autorité du président de la République. 

C'est qu'en temps de paix, il faut bien trouver des substituts à la guerre !

 

Mon intérêt s'est éveillé quand Aimé Jaquet a été nommé sélectionneur de l'équipe de France : les journalistes, comme un seul homme, l'ont fait passer pour un pauvre petit "beausseigne. Un "coach" (comme l'on dit maintenant )avec un accent stéphanois à couper au couteau, ça ne faisait pas présentable ! Aimé Jaquet devenu l'entraîneur de l'équipe des champions du monde est devenu une idole. Mais il a assuré ne jamais pardonner ce qu'on lui avait fait. Puis est venu un dénommé Santini : j'avais oublié son nom, mais je me souvien bien de sa caricature aux Guignols de l'info. Et il n'y avait pas que les "Guignols" à le faire passer pour un con. Raymond Domenech à peine nommé, la bronca a recommencé ! Sous l'oeil de "Big brother" : tous ses faits et gestes, toutes ses attitudes sont décryptées, font l'objet d'interprétations.

J'attends ce que l'on va dire de Laurent Blanc, "qui a de la classe et du charisme" ! (j'ai l'air callée comme ça, mais je suis branché sur "C dans l'air" où bien entendu, l'"affaire" est le sujet du jour).

La Roche tarpéienne étant proche du Capitole, plus dure sera la chute. Et Franck Ribéry autrefois adoré et cité en exemple à la jeunesse, a chu !

Quant au grand Zidane : il a joué du coup de boule. Bel exemple pour la jeunesse a-t'on fait remarquer à l'époque.

 

Quant à la gestion de la crise par R. Domenech : à l'évidence, il en a marre des questions qu'on lui pose lors des conférences de presse. Il a sans doute fallu qu'il compose avec des stars capricieuses, avec des groupes de pression économique pour sélectionner tel ou tel ! Et des responsables qui ne l'ont pas soutenu. Si l'on analyse ses propos à partir d'une grille de lecture d'analyse transactionnelle, je ne trouve pas qu'il ait été si mauvais.  Par contre, ceux qui ont décidé de la "une" de l'Equipe, déformant, on le sait maintenant, des propos (pas très gracieux), alors que l'incident avait été bien géré à la base, sont, eux, des journalistes malhonnêtes. 

 

Les divas du ballon rond ont besoin d'être recadrées. Peut-être, aussi, écoutées. Ce qui nous est démontré, c'est que la rédemption ne passe pas forcément par le vedétariat !!! Avis aux "nouvelles stars". 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 12:42

Les enfants du baby-boom sont des privilégiés : c'est plutôt une bonne nouvelle, puisque j'en suis ! 

Pendant longtemps, personne ne s'est occupé de la façon dont étaient financées les retraites. Je me rappelle avoir tenté d'évoquer en Allemagne la différence entre les systèmes allemands et français : du moment qu'ils  voyaient leurs parents percevoir une retraite, mes interlocuteurs ne savaient pas qu'il pouvait exister une différence entre répartition et "capitalisation". Sans doute d'ailleurs, parce qu'en bons pères de famille, à l'époque, les allemands ne plaçaient pas leurs contributions pour la retraite dans des "produits" hasardeux.

La gestion des "fonds de pension" américains, l'irresponsabilité des financiers qui ont imaginé de "titriser" les dettes de pauvres gens insolvables, renforcent la méfiance des français vis à vis des réformes qu'on leur propose pour la retraite. Si je n'admets pas le "laisser-faire", je défends toujours la liberté d'avoir des initiatives, ou liberté d'entreprendre. Et j'estime que le "capital" (encore appelé "haut de bilan"), n'est pas en soi, quelque chose de mauvais et pour illustrer mon propos, me permets donc de rappeller que quand on prête de l'argent à un petit entrepreneur en Amérique du sud ou à Madagascar dans le cadre du micro-crédit, on contribue à ce qu'il se constitute un "capital". Je ne trouverais pas scandaleux qu'il reverse un petit intérêt pour le service qui lui est rendu.

En France, les enfants du baby boom qui consommé avec candeur et appris à leurs enfants à le faire sans état d'âme, se voient contester par ceux-ci leur niveau de vie.  J'entends les journalistes (forcément ceux qui sont un peu éloignés de la retraite !) répéter à l'envie que le niveau de vie des retraités est supérieur à celui des jeunes. Comme toute généralisation, celle-ci est abusive. La plupart des retraités (ées) que je connais pour ma part, perçoivent 100 euros de plus que le minimum vieillesse, qui est de 730 euros. Ils vivent confortablement parce qu'ils consomment peu, aiment faire leur jardin et dans quelques rares cas, mettent du beurre dans les épinards en exerçant une petite activité annexe dans le cadre de la micro entreprise.

Avec l'actuel réforme, sont actuellement dans le colimateur les gens nés entre 1951 et 1956 : qui réalisent que dans le système de répartition, ils ont cotisé tout au long de leur vie active pour que leurs parents aient une retraite confortable telle que l'avait souhaité le législateur en 1945, qui dans la dernière ligne droite qui les  mène à leur fin d'activité professionnelle, voient allonger leur parcours professionnel de 4, 8 mois et jusqu'à 2 années. Qui se voient en outre contester la légitimité non seulement le montant de leur pension, mais aussi des économies qu'ils ont pu réaliser.

 

Nous entrons dans une période de crise, dans laquelle le pire de l'homme se révèle : comme dans les années 1940, quand on écrivait des lettres anonymes pour dénoncer son voisin.   Comme les privilégiés, les vrais, ont un style de vie dont la réalité échappe, n'est même pas concevable dans la vision du monde qu'ils ont, aux employés ou aux artisans, on jalouse ce qui vous ressemble. J'en conclue que la "crise" est bien devenue une crise des valeurs, au sens classique du terme.    

 

La "crise" était d'ailleurs le sujet du dernier café philo : au cours duquel certains participants ont failli en venir aux mains !  Quand on parle de crise de valeur !

 

 

 

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 18:36

J'habite une région sympathique, où, en toute innocence, les amicales laïques de nos villages ont remis à l'honneur, au mois de novembre, la "saint cochon". Au programme : imitation du cri du cochon... Et un prix au meilleur interprète. Ces activités ludiques sont suivies d'agapes : au menu, une bonne soupe aux choux (enrichie au lard !), après un apéritif (un "Kir", bien sûr. J'essaye vainement de convaincre les communistes locaux qu'il serait plus cohérent de boir des "communards", ce qui suppose seulement de troquer du vin blanc pour du vin rouge) accompagné d'une pompe aux grattons (pâte à pain enrichie au saindoux et grattons, c'est-à-dire les résidus des lardons)viande grillée (de cochon, bien sûr), petit salé, sauciflard et pinard. 

On trouve encore de brasseries où sont servis des pieds de cochon.  Quand je me régale, j'évite de penser au regard intelligent de cet animal. 

 

Ceci dit, si j'avais eu un poste de responsabilité dans l'arrondissement parisien où se trouve la Goutte d'Or, j'aurais sans doute interdit cette manifestation pour cause de trouble potentiel à l'ordre public, mais j'aurais aussi demandé au Préfet de police de faire respecter la liberté de circulation dans la rue et demandé aux gens qui bloquent le quartier à l'heure de leur prière, de libérer l'espace public. La religion, dans un pays est une affaire privée, et je suppose qu'aucun (bon) dieu n'en voudrait à ses  fidèles de le prier chez eux, tranquillement.

 

J'habite depuis 15 ans dans un quartier : j'ai l'occasion de fréquemment rencontrer mes voisins. Fête des voisins, repas convivial, dégustation de la galette des rois, etc .... Je les croise dans la rue et serais bien en peine de dire quelle est leur religion, et s'ils ont même des convictions religieuses. Depuis 3 ans est venu s'installer un jeune couple : elle, porte un voile. Et nous a gentiment informés qu'elle ne mangeait pas de porc. Sans la moindre agressivité : elle apporte sa propre contribution aux repas et les plats qu'elle prépare sont naturellement cuisinés conformément à sa religion.

 

L'an dernier, je n'ai pas fait la différence, mais il paraît que pour le barbecue géant du mois de juillet, les organisateurs, échange de bons procédés, ont acheté de la viande hallal. Six mois plus tard, je les ai entendu s'interroger. Ils posaient en fait, à partir d'un sujet abordé en apparence par le petit bout de la lorgnette, la question de fond qui est : "qu'est-ce que la laïcité ?" En résumé : est-il légitime de mettre au régime "hallal" tout un quartier, alors qu'il n'y a qu'une seule musulmane pratiquante ? Si la question était : doit-on imposer un régime végétarien à tout un quartier parce que l'un d'entre nous est végétarien, ce serait aussi à étudier. Dans le cas de la nourriture "hallal" ou "casher", celà prend une dimension supérieure : car celà suppose qu'on rémunère un rabbin ou un iman et donc, que l'on s'acquitte de l'équivalent d'un "denier du culte". "Denier du culte" pour lequel je suis sollicitée une fois par an dans ma boîte aux lettres : je pourrais être malpolie si une des dames de la paroisse m'obligeait à contribuer. Même si elle le faisait pour mon bien, et pour m'"attirer vers la lumière" !   

 

Je me renseignerai à une prochaine réunion pour savoir comment le problème de la spécificité alimentaire de notre jeune voisine a été résolue. Il y a une solution simple : acheter de la viande hallal pour elle, la faire cuire sur le barbecue avant la viande non hallal et les côtelettes de porc.

 

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 12:20

Depuis que j'ai quitté Saint Etienne en 1977, je ne connais pas le nom d'un seul joueur de football, à part Zidane, bien sûr à cause de Grand Optical, Generali Assurances, Danone etc...

Aussi, ce matin, c'est distraitement que j'ai entendu les gens se plaindre de ce Vouvousse. En Khirgizie, on a décidé de purifier ethniquement le pays des Ouzbèkes, mais ce dont s'émeuvent les auditeurs qui s'expriment démocratiquement sur les ondes, c'est la wuwuzela, vouvouzela ou vuvuzela... Et c'est vrai que 2 fois 45 mn, plus les prolongations, ça doit mettre dans un véritable état de transe.

J'ai entendu un supporteur sud africain expliquer, goguenard, qu'il n'était pas question de se priver de cet instrument pendant le mois de la coupe du monde.

Pour ma part, je suis entrée dans une période de silence : je ne capte que 5 chaînes et il est difficile d'y échapper au football, le chien a fait tomber un des hauts parleurs de mon ordinateur et depuis, je n'ai plus de son : impossible de regarder un DVD.

 

Je vais donc en profiter pour avancer ma communication sur Anne Dauphine d'Auvergne, et avancer le roman d'aventures "jeunesse" que je tente d'écrire. Mon petit héros est bloqué dans la forêt de Moladier depuis 6 mois. Il est impératif que je l'en fasse sortir. 

 

J'aurais pu m'intéresser à cette coupe du monde par la bande : j'ai revu Johnny Clegg l'autre jour sur mon petit écran. Mais les deux disques que je possède de lui sont des vinyls et je n'ai plus de platine pour les écouter.

 

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Dominique LAURENT
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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 09:29

Ce matin, interviewé sur Europe 1, un représentant d'une "agence de notation" dont je n'ai pas retenu le nom, mais qu'il faut que j'identifie, explique que les français doivent faire des efforts pour sortir de la crise et de citer comme exemple Abou  Dabi, un des pays les plus riches du monde où l'on travaille 65 heures par semaine.

 

Première remarque : beaucoup de français travaillent plus de 65 heures par semaine, notamment les femmes. Mais aussi tous ces gens qui font leur jardin, retapent leur maison... 

La loi a seulement limité à 35 heures le temps qui est dû à leur patron, compte-tenu aussi du fait qu'ils ont quelquefois 2 à 3 heures de trajet à effectuer pour se rendre sur leur lieu de travail, puisque contrairement aux ministres, ils ne disposent pas de logements de fonction.

 

En ce qui concerne Abou Dabi, c'est un émirat : par définition, l'émir n'est pas élu au suffrage universel. Les femmes y votent peut-être, mais pour se  rendre aux urnes, elles sortent voilées des pieds à la tête. Si leurs vêtements sont en coton blanc, sans doute celà les protège-t'elles du climat et du soleil. Mais je crois que là n'est pas l'objectif. D'autant qu'il est vraisemblable qu'elle sne peuvent sortir de chez elles qu'accompagnées d'un homme de leur famille. 

Quant à ceux qui travaillent 65 heures sur les chantiers de construction en plein cagnard et qui couchent dans des baraquements en tôle ondulée, ils sont la plupart du temps philippins, n'ont aucune chance d'obtenir la nationalité abou dabienne, même s'ils y travaillent 20 ans. Naturellement, leur salaire ne connaît pas de minimum garanti.

 

Si pour être un pays riche, il faut remplir ces conditions, celà nous dessine bien la société rêvée par certains de ceux qui ont réussi à convaincre nos politiques qu'il fallait leur consentir quelques éxonérations fiscales pour qu'ils puissent créer des richesses en France.

Il reste donc encore quelques réformes à effectuer d'urgence pour arriver à ce paradis : supprimer le vote des femmes, et le suffrage universel. Supprimer le code du travail et les inspecteurs chargés de le faire appliquer.

 

 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 19:49

Belle Dame, Carte géographique, Paon du jour, Robert le diable, Petite tortue, Vulcain sont le nom de papillons de nos contrées.

belle dame g guineton festivalphoptosynthèse.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belle Dame : cette photo publiée sur le site du festival Photosynthèse qui se déroule à Saint-Pourçain tous les deux ans.

http://www.festivalphotosynthese.com

 robert le diable

 Robert le Diable

paon du jour

 Paon du jour

 

J'ai trouvé de très belles photos sur :

 http://urticamania.over-blog.com/article-les-papillons-de-l-ortie-51552283.html

 http://deschatsdansmonjardin.skynetblogs.be/category/1268605/1/insectes
 http://www.kauwberg.be/papillon.htm 

Les papillons sont des insectes et jouent donc un rôle actif dans la pollinisation des plantes. On en voit pourtant de moins en moins voler dans nos campagnes, le long des haies qui disparaissent progressivement, et dans nos jardins.
La plupart des papillons sont tributaires d'espèces de plantes bien précises pour se reproduire car ils ne pondent que sur elles.
Carte géographique, Paon du jour, Robert le diable, Petite tortue, Vulcain, sont tributaires d'une plante que nous prenons beaucoup de peine à chasser de nos jardins : l'ortie, dont se nourrissent leurs chenilles. Il n'est pas inutile de rappeler que pour voir des papillons, il faut auparavant laisser vivre leurs chenilles ! Les Belles Dames choisissent aussi le chardon pour y pondre. D'autres papillons privilégient l'oseille sauvage ou rumex. Le Machaon se reproduit sur les ombellifères comme le persil, la carotte ou le fenouil. Le "Flambé" a besoin des aubépines, prunelliers, cerisiers et autres arbres fruitiers.

Quelques uns des plus beaux papillons sont donc indissociables de l'ortie.

 

Les papillons, une fois éclos, se nourrissent du nectar des plantes. Et rien ne remplace les plantes les plus simples de nos régions, par ailleurs les mieux adaptées au climat.
L'ancolie vulgaire, la centaurée noire, la valériane rouge, la grande marguerite, la digitale pourpre, la Vipérine, l'onagre .......

P1010127.jpgLa digitale avait presque disparu de nos bords de chemins. Heureusement, une bonne information des maires les a incités à ralentir l'ardeur des employés municipaux à faucher. 

 

 

ancolie

 

Voici à quoi ressemble le paradis pour un papillon :

 P3150970

 

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