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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 09:22

Lorsque j’étais surveillante d’externat, un élève majeur, mais pas dispensé de produire des justificatifs à ses absences, m’avait apporté un mot qu’il avait signé de sa main pour attester que s’il avait raté les cours du samedi matin, c’était parce qu’il avait eu une « crise de foi ».
Ce qui était, somme toute, une bonne raison !

 

Depuis que mes camarades de classe m’ont appris que le père Noël n’existe pas, j’entretiens avec la religion des rapports assez ambigus.
Je venais d’arriver dans une nouvelle école à Saint-Etienne : j’avais laissé mes amis, mes grands parents, tous les repères d’une petite fille de 6 ans, et voilà qu’en plus, j’apprends que le père Noël n’existe pas ! La révélation avait sérieusement ébranlé ma croyance dans la parole des adultes : aussi, dans la semaine qui a suivi, en vacances à Noyant, je me revois dans le lit de ma grand-mère et lui demandant : « Si le Père Noël n’existe pas, comment peut-on être sûr que Dieu existe ? ». Elle m’a regardée avec curiosité et a répondu : « C’est sans doute plus compliqué que cela ».
A Saint-Etienne, mes parents n'allant pas à la messe, nous étions inconnus dans la paroisse : c’est donc une voisine, catholique fervente, qui a indiqué à mes parents une bonne adresse pour m’inscrire au catéchisme. La première année, j’allais chez une dame, qui dans sa salle à manger, accueillait des enfants et leur enseignait les rudiments de la religion catholique : on faisait des dessins, c'était sympa. Mais mon cas requérait un enseignement plus intensif ! L’année suivante, je fus orientée chez les soeurs salésiennes : cours trois fois par semaine, dont 4 heures le jeudi matin. Je me rappelle de la « neuvaine » à laquelle j’avais participé pour la fête de l’Immaculée conception  qui est située le 8 décembre. A Saint-Etienne comme à Lyon, on illuminait ses fenêtres avec des lumignons pour cette occasion. Nous avions à l'occasion peint chacune en bleu une statuette de sainte vierge en plâtre, pour décorer nos chambres ! L’année d’après, au lycée, grâce à l’aumônier affecté à l’établissement, j’étais fin prête pour ma communion solennelle. Très enthousiaste, l’abbé nous avait annoncé que ce jour-là, nous aurions une révélation. J’ai cru très sincèrement que j’en aurais une…

crise foi 2Mais je l'attends toujours.
Une des leçons à en tirer est qu'il ne faut jamais promettre aux enfants des choses que l’on ne peut pas tenir. Après la révélation sur la non existence du Père Noël, c'en était décidemment trop !
En 5e je n’aurais pas été obligée de continuer l'enseignement religieux, mais c’était ça ou manger toute seule à la cantine sans mes copines. Je me suis donc volontairement inscrite au catéchisme : nous étions en plein concile Vatican II. Période d’ouverture et de débats : et si ma conviction quant à l’existence de Dieu était faite, je m’intéressais toujours à la religion.… Un jour, la discussion est venue sur la sainteté. Ce savait ce qu'était un saint : mon père avait l'habitude de qualifier de "saint" quelqu'un qui avait un comportement irréprochable. Et, à l'époque,  à l'école, chaque journée commençait par un cours de morale. Et j'apprends au catéchisme que quelqu'un qui a rendu service aux autres toute sa vie, qui a eu un comportement exemplaire, ne pouvait pas accéder à la sainteté s'il n'était pas catholique !!! J'en ai conçu un vif sentiment d'injustice. Pour moi, le Bien, c'était le Bien : une valeur absolue quelle que soit la croyance.
 

Depuis, j'ai nuancé mes convictions : si'il est impossible de prouver l'existence de Dieu, il est tout à fait aussi impossible de démontrer le contraire.  C'est pourquoi les athées militants m'agacent autant que leurs homologues de l'autre bord.

Et comme a dit (à peu près) Bouddha, il est inutile de se gâcher sa vie à essayer d'imaginer quelque chose que l'on ne peut pas concevoir. Alors "carpe diem"!  Et continuons à ne pas nuire à autrui.

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 09:00

C'était la fin de ma première année à la "grande école". Les "grandes" avaient préparé un spectacle de fin d'année et je me souviens que la chanson qui illustrait cette chorégraphie était la "matchiche". C'est marrant les souvenirs !

fête de fin d'année (juin 1959)

Compte-tenu que toutes les petites danseuses avaient les cheveux noirs et très raides, on imagine combien les fers à friser avaient dû chauffer pour leur confectionner des "anglaises".

A la fin du spectacle, spontanément, une ronde s'était créée et quelques voix s'étaient élevées pour réclamer que l'on mette "les cahiers au feu et la  maîtresse au milieu". Le mouvement a été vite désamorcé : de trop mauvais goût !

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 14:07

rusty1

- Hé, machin !!!

 

rusty1

 

- Ohé ??

toutou1

 

 

rusty2

 

Sans titre-2 copie

rusty3

 

toutou2

 

- C'est  à moi que vous vous adressez, M'sieur ?

 

- Oui, c'est à toi, espèce de mal brossé. Rudi ou quelque chose comme ça ?toutou3

Excusez-moi, j'étais distrait. On s'intéresse si peu souvent à moi.

 

- ça va changer, mon gars. Le Grand Esprit des chiens a un grand projet pour toi et t'as attribué mon humaine.

 

-Qui êtes-vous, M'sieur ?

 

- Archie, ton ange gardien !

 

-Excusez-moi, M'sieur, mais les anges gardiens chiens, ça n'existe pas.

 

- Et un poulpe prénommé Paul et qui fait des pronostics de football, ça n'existe pas non plus peut-être ?

 

- ???? Excusez-moi, M'sieur, vous avez de biens belles oreilles, mais je ne comprends pas ce dont vous voulez parlez.

 

- Tu n'as pas suivi la coupe du monde de football ?

 

- A la S.P.A., M'sieur, on n'a pas pas  la télé et l'on ne lit pas le journal.

 

- ça va changer tout ça mon gars... Tu n'as pas remarqué une humaine qui est venue la semaine dernière ?

 

- Bof, il y en a plein qui passent. Et qui ne me remarquent pas.

 

- Avec le look que tu as, c'est pourtant étonnant. C'est quoi, au fait cette crinière rouge ? Une idée de ton toiletteur ?

 

- A la S.P.A., M'sieur, il n'y a pas de toiletteurs. Non, c'est mon poil naturel : ça me gratte un peu l'été.

 

- Tu sais marcher en laisse ?

 

- Non, M'sieur.

 

- Alors, mon gars, c'est la première mission que je te confie. Mon humaine va arriver pour te promener. Tu marcheras gentiment en laisse. Et gare à toi si tu la fais tomber ! Ensuite, si tu te comportes bien, tu auras droit au café et au journal.

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 17:12

Avant de partir en vacances, notre gouvernement est décidé à s'attaquer au problème des grandes vacances scolaires...

 

Nos élèves sont épuisés par les horaires qu'on leur impose : par semaine, leur temps de travail dépasse les 35 heures. Ce qui est bien plus que la moyenne du temps passé hebdomadairement au travail par les écoliers des autres pays d'Europe. Une solution : réduire les vacances d'été ! 

Je souhaite bien du plaisir au ministre qui sera en charge du dossier. Depuis fin juin et jusqu'au début du mois de septembre, les animateurs habituels des programmes de radio ont déserté les ondes (Je soupçonne quand même un peu que celà permet à leurs employeurs de faire payer leurs vacances par l'ASSEDIC ou toute autre caisse d'"intermittents" du spectacle sous forme d'indemnités au lieu d'en supporter eux-même la charge). Et que diront les professionnels du tourisme si on leur diminue leur gagne-pain?

 

Le problème n'est pas nouveau : quand j'étais moi-même en 6e, on s'inquiétait déjà du "surmenage scolaire".

 

Comment s'étonner donc qu'en France, le sujet de l'âge d'accès à la retraite soit un point si délicat si l'on est épuisé au travail dès l'âge de 6 ans ? 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 13:28

ah ! le pluriel des mots composés !!!

 

Un film tourné dans la région en 2005 par Daniel Duval et largement autubiographique : l'histoire d'un "petit parisien" comme l'on appelait les enfants de l'assistance publique de Paris, dans les années 1950, est programmé mardi prochain sur France 2. 

Il y a de très belles images (de chevaux de trait, notamment !). Moi, j'ai été très sensible au personnage de la mère d'accueil joué par Anne Brochet. Et je ne trouve pas que le scénario soit si médiocre (il est vrai que je ne suis pas critique de cinéma).   

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 14:15

Ce que j'aime bien, à Moulins, c'est que la ville étant petite, on a l'occasion d'y rencontrer des gens, appartenant à ce que l'on appelle l'"élite" et que mon statut social ne me donnerait pas ailleurs l'occasion de fréquenter.

Si j'étais restée au Chambon-Feugerolles, je n'aurais par exemple jamais eu l'occasion de parler d'art avec la femme d'un notaire. Ou de parler philo avec d'anciens chefs d'entreprise.  Au Chambon-Feugerolles, il y a une tragique sous-représentation de la classe moyenne. Quant aux "élites", elles sont aux abonnés absents. J'ignore, faute d'en avoir eu l'utilité, s'il y a un notaire au Chambon, mais ce dont je suis sûre, c'est que s'il y en a un qui y exerce, il n'y a pas établi sa résidence. Par contre, comme j'avais souvent l'occasion de boire avec lui un pot à l'issue des conseils d'administration de mes collèges, je connaissais bien le conseiller général communiste de mon canton, un ancien ouvrier métallurgiste. Aussi, un jour où je me trouvais en stage au Conseil général, on n'avait pas encore eu le temps de me présenter au président, que j'étais enlevée par Fernand qui me disait  : "V'nez, p'tite, je vais vous offrir un canon à la buvette. Il y a un beau décor et c'est pas cher".

Ce long préambule pour expliquer que l'autre jour, je suis entrée voir les peintures exposées à côté de l'office de tourisme. Une dame d'un certain âge engage la conversation avec moi : j'apprends qu'elle peint. J'ose lui demander qui elle est... "Ah oui, j'aime bien ce que vous faites", m'exclamai-je, sans la moindre flagornerie, car c'est vrai que j'aime bien ce qu'elle peint. Elle en vient à commenter les oeuvres de ses ami(e)s artistes : "la petite J.C. fait des progrès", me dit-elle. Il se trouve que j'aime bien aussi la majorité des tableaux de J.C., même avant qu'elle ait fait des progrès ! Et d'ajouter : "Elle exprime enfin quelque chose !" 

J'ai observé : "Pour moi, dans l'art, il y a ce que j'aimerais mettre dans ma salle à manger et ce que je n'aimerais pas mettre dans ma salle à manger". Cette affirmation laisse toujours sans voix mes interlocuteurs. Quand, il y a deux ans, on s'était écharpé à propos d'art au café philo, l'incongruité de mon propos avait désamorcé l'agressivité ambiante...

Pour être complète, j'ajouterais que si je comprends bien la démarche intellectuelle d'un artiste qui peint des carrés noirs sur fond blanc à des intervalles de 7 cm, je trouve que son oeuvre a plus sa place dans un musée que chez moi. 

 

Qu'exprime donc pour moi la peinture, puisqu'il paraît que la peinture doit exprimer quelque chose ? En faisant le recensement de ce que j'apprécie, j'arrive à la conclusion que j'aime ce qui retranscrit l'univers des myopes : les aquarelles avec de belles tâches ou certains tableaux d'une artiste locale, qui a  une certaine cote et qui s'appelle Raquin. Malheureusement, mes moyens financiers ne me permettent pas d'avoir un vrai Raquin dans ma salle à manger. 

Comme Van Gogh a copié et recopié des tableaux de Millet et autres peintres, moi je peins en bleu des toiles à la manière de Raquin...

faux raquin452

J'ai des progrès à faire, mais comme je barbouille la plupart du temps à Noyant, je dois dire que les habitués du bar de la Queune commencent à me regarder d'un air intéressé : notamment, je crois, parce que certains envisagent de faire chez eux des travaux de rénovation et qu'ils perçoivent que je peux leur être utile... Je crois que je commence à  tirer correctement la peinture. 

 

 

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 08:38

Je dois avouer que je suis quelquefois agacée de voir surgir devant moi une dame avec de longs jupons me demander d'une voix geignarde : "euro Madame" et me coller aux basques pendant d'interminables minutes. J'achète quelquefois un bouquet de jonquilles à un jeune homme. La famille que je vois dans les rues de Moulins depuis pas loin de 20 ans est une famille de Roms : utilisent-ils le camion Mercedès que l'on voit quelquefois sur le parking d'une grande surface pour retourner dans un pays de l'est, ce qui permettrait de les qualifier de "gens du voyage" ? En tous cas, leur villégiature à Moulins dure une bonne partie de l'année.

J'ai vu une année des enfants mutilés mendier au rond pont du pont Régemortes : celà a duré 15 jours. Le réseau d'esclavagistes qui les exploitait a été assez rapidement démantelé.

Il y a d'autres "gens du voyage" : parfaitement francophones, ceux qui vont ramasser les fraises en Touraine, faire les vendanges, etc...  Leurs enfants sont scolarisés : mais c'est une scolarité à trous.   Et puis il y a ces "gens du voyage" qui se réunissent en attendant d'aller à un rassemblement évangéliste. Ou ceux qui se rassemblent aux Saintes-Marie-de-la-Mer  

 

Maintenant qu'il n'y a plus de paysans, il n'y a plus de voleurs de poules. Les hérissons sont majoritairement victimes de la circulation automobile et non plus des "romanichels" comme l'on disait quand j'étais enfant.  L'autre jour, deux femmes se sont fait arrêter pour avoir quêté pour l'UNICEF sans y être habilitées. Dans les grandes surfaces, il faut veiller aux stocks de lames de rasoir. Les populations nomades sont des populations forcément "prédatrices" : elles survivent grâce à la chasse et à la cueillette. Des prélèvements jamais bien importants, et un modèle économique où l'on ne connaît pas l'accumulation. Quand il n'y a plus eu de gibier (ou plus de hérissons) il a fallu trouver des petits boulots.

 

Mais, dans l'histoire, on n'avait jamais entendu parler, au cours des siècles, d'organisation de ces populations et d'une agressivité à l'égard des institutions des pays dans lesquels ils séjournent. Aussi la nuit de folie qui s'est déroulée la semaine dernière dans le Loir et Cher  et qui a touché des villages de 300 ou 400 habitants a été pour moi une grande surprise. Et puis j'ai appris que dans ce département, les survivants des camps d'extermination (parce que la Shoah, ce n'est pas que la Shoah, ce fut aussi la tentative d'exterminer ces populations de nomades) avaient été accueillis et "sédentarisés". Et comme les harkis, regroupés dans des camps où ils ont été oubliés.

 

Il ne faut pas vivre dans l'angélisme : le nomadisme est l'occasion pour certaines organisations criminelles de s'implanter à l'échelle de l'union européenne : des "accumulateurs" de biens, très éloignés du modèle économique évoqué plus haut, et qui sont capables de briser les membres d'enfants pour en faire des handicapés qu'ils enverront mendier aux carrefours à la sortie du travail.

L'appel à  l'aide du secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, Pierre Lellouche, est tout à fait fondé : ce n'est pas à la France seule de régler le problème des Roms d'Europe de l'Est.

 

Une question demeure pour moi : peut-on sédentariser des populations dont le nomadisme est le fondement de la culture ? Si oui, comment ? Il me semble qu'en Espagne, les Gitans ont pu trouver leur place.

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 12:12

Lorsque j'étais en poste dans l'Ain, je me suis trouvée partir en Grèce avec une association spécialisée dans cette destination. Il se trouve que le sous-préfet de mon arrondissement avait retenu pour sa famille le même voyage et au même moment. Nous n'avions pas particulièrement sympathisé (ces gens étaient vieux. Ils étaient parents d'une adolescente de 15 ans, c'est dire !) mais nous avons eu l'occasion de manger à la même table à plusieurs reprises. Madame la sous-préfète était prof et je garde le souvenir de quelqu'un d'assez dépressif : elle était minée d'avoir dû prendre un poste à mi-temps et de devoir effectuer beaucoup de kilomètres. C'est ainsi que j'avais appris  que la femme d'un sous-préfet n'avait pas le droit de travailler dans le même département que son mari. On se méfie donc d'éventuels "conflits d'intérêts" au niveau d'un sous-préfet. La femme d'un proviseur ne peut être l'Agent comptable de l'établissement où exerce son mari. On pourrait penser qu'au niveau d'un ministre, et notamment d'un ministre du budget le conflit d'intérêt porte sur des enjeux encore bien plus importants.

Comme tout le monde, je suis les démêlés du couple Woerth avec les médias. Il aurait été dommage que Madame sacrifie sa carrière pour celle de son mari. Dans mon journal d'aujourd'hui, il y a une photo d'elle dans une voiture officielle du Tour de France, puisqu'elle suit apparemment les étapes de montagne à l'une des meilleures places. C'est en réalité cette photo qui a emporté ma conviction : jalousie, m'objectera-t'on, car la seule fois où j'ai vu l'arrivée du Tour de France, c'était en haut du cours Fauriel à Saint Etienne et en tenant mon appareil photo à bout de bras, je n'ai réussi qu'à prendre la casquette jaune d'Eddy Merckx. Les sirènes de la notoriété ont fait perdre au couple Woerth, fier de sa double réussite, toute prudence. Et singulièrement brouillé leur notion  des valeurs. J'apprends qu'outre son poste dans la société qui gérait les actifs de Madame Bétencourt, où elle était chargée d'"optimiser" grâce à son expertise la fiscalité des clients de cette société alors même que son mari avait comme mission de lutter contre la fraude fiscale, ce qui est d'une grande naïveté,  Mme Woerth possède une écurie de chevaux de course, et est au conseil d'administration d'Hermès... Tout celà mis bout à bout raconte une étrange histoire. 

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 19:47

Dans mon "précis de géomorphologie", de Derruau, le relief karstique était illustré par des exemples yougoslaves. Les formes avaient de jolis noms : "dolines", ou "polje" ce veut dire "plaine" en serbo-croate comme l'on disait alors.

La Yougoslavie n'existe plus, mais les reliefs karstiques sont toujours aussi impressionnants. Le parc national des lacs de Plivice était le rendez-vous des habitants de Zagreb et des amoureux de la nature depuis la fin du XIXe siècle.

 P3130727

Le dimanche de Pâques 1991, qui était un 31 mars, la première victime de la guerre entre les Croates et les Serbes fut un officier de police croate qui travaillait dans le parc. L'infrastructure hôtellière a pour partie disparu, mais la beauté du paysage demeure : loups, ours, lynx se mettent, de jour, à l'abri  des touristes qui affluent, surtout à partir du printemps. Mais j'ai acheté des cartes postales des chutes d'eau l'hiver qui sont particulièrement spectaculaires. 

L'eau des lacs inférieurs a des couleurs fantastiques.

P3130738Mais j'ai préféré les lacs supérieurs : l'aménagement du parc permet un cheminement hallucinant au dessus de l'eau et entre les végétaux.

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Paradoxe : une nature vivante produit beaucoup de bois mort ! 

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  Là, on est bien au printemps !!!

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 19:46

Je suis une collectionneuse. Cet article de La Montagne date d'au moins 25 ans, à l'époque où je travaillais sur mon mémoire de maîtrise.

moulins fortifications445 

 

Il n'a, semble-t'il, pas attiré l'attention. Pourtant, à Cusset, l'enceinte construite sur ordre de Louis XI, enfouie sous la terre, a été remise en valeur.

Alors si ma mémoire peut servir à un archéologue qui s'intéresserait aux fortifications et qui passerait sur mon blog par hasard !

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