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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 11:01

Quoique situé à 30 km de Moulins, Bourbon-Lancy n'a rien à voir (ou pas grand-chose) avec le Bourbonnais. Son nom a par contre une éthymologie commune : puisque comme beaucoup de villes thermales (Bourbonne les Bains, la Bourboule ... et Bourbon-l'Archambaud, qui a donné son nom à la famille seigneuriale, puis de Bourbon) c'est un dérivé de Borvo, dieu des sources, dieu guérisseur...

A Bourbon Lancy sourdent donc des sources d'eau chaude et l'on y soigne les rhumatismes.

Un petit centre de "bien-être" y a été implanté il y a quelques années : autrefois appelé Damona (les dieux celtes avaient des équivalents féminins ou parèdres : la parèdre de Borvo était Damona), il s'appelle maintenant Celt'ô. Celà rappelle également les origines celtiques du lieu.  Bibracte et son musée se trouvent à une 50taine de km.

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Sur cette gravure ancienne, on réalise que la ville se trouve sur un "dyke". La structure circulaire au pied du pic basaltique devait protéger les sources et l'on devine des bassins à sa gauche.

Bourbon-Lancy est une charmante petite ville : il faut certainement apporter beaucoup de travail à faire quand on y fait une cure de 3 semaines (je sais ce dont je parle : pour mes problèmes ORL, je vais aller faire une cure à Saint-Honoré-les-Bains, pas très loin. Ce sera peut-être l'occasion pour moi d'achever le roman d'aventures que j'ai commencé il y a deux ans). Mais y passer un week-end prolongé en profitant des bains bouillonnants, du hamam et en se faisant faire des massages au chocolat, aux pierres chaudes, avec des baguettes de bambou (sic !!!) est une expérience amusante. Elle reste dans des prix raisonnables.

A Bourbon-Lancy, c'est un "bredin" qui sonne les heures à l'horloge :

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Et les habitants ont décidé de décliner le thème.

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Les propriétaires de maisons à structures de bois en agrémentent leurs façades.

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Dans notre région, un bredin ou "beurdin" diminutif affectueux "beurdignot" est un simple d'esprit. Et à Saint-Menoux, la "débeurdinoire" dans l'église est le sarcophage de ce saint. Sur le côté, il y a la place de passer la tête : et ensuite, l'on est guéri de sa bredinerie. Attention, toutefois, celui qui pour rire placerait la tête dans le sarcophage sans en avoir vraiment besoin, rceuillerait la berdinerie de tous ceux qui sont passés avant. On ne plaisante pas avec les traditions.

A Ainay-le-Château, où l'assistance publique de Paris place depuis le dernier quart du XIXe siècle des malades mentaux en milieu ouvert (ils sont hébergés dans des familles), il se racontait une histoire : le facteur ayant un colis à déposer dans une ferme a appelé - "Il y a quelqu'un ? " - "Et une voix lui a modestement répondu "Non, y'a que l'beurdin !"

Il paraît que "bredin" figure à l'Officiel du scrabble comme mot canadien : il est temps de rétablir la vérité. 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 13:21

Mardi 2 novembre, Arte présentait Amen. C’est parce que j’avais vu qu’Ulrich Mühe (l’agent de la STASI de La vie des autres) que j’ai regardé ce film plutôt que le De Gaulle de Serge Moati qui me tentait aussi.

 
J’avais totalement oublié l’existence de ce film, sorti en 2002, et c’est en explorant le net, le lendemain que je me suis rappelé que son affiche avait à sa sortie fait scandale. Et a fortiori, j’avais zappé la critique… qui l’a bien esquinté.

 

C’est donc sans a priori que je l’ai regardé. Ce n’est pas le personnage joué par Matthieu Kassovitz, qui a justifié la symbolique de l’affiche, pas plus qu’une critique, assez peu virulente, du pape Pie XII, qui ont attiré mon attention.

 

Depuis la sortie du film « Shoah », je trouve que l’on occulte partiellement la réalité de l’idéologie raciste : jusqu’à cet été, et les réactions à l’expulsion des « Roms », on avait bien oublié que les tziganes avaient été concernés par la politique d’extermination nationale-socialiste. Tout comme l’on a oublié que le pacte germano-soviétique, l’alliance entre l’Italie et l‘Allemagne ou entre l’Espagne et l’Allemagne étaient contre nature.

 

Le film débute par la réunion dans un local de douche d’enfants trisomiques et d’une très jolie petite fille, qui sourit gentiment aux officiers qui lui remettent un dossier qu’elle ne veut pas lâcher. Un gaz est envoyé dans le système d’aération. On découvre sa photo, barrée d’un crêpe noir, à l’occasion d’une réunion de sa famille. Son oncle, un médecin, spécialiste des problèmes d’hygiène (la purification de l’eau et la désinfection des casernes) s’étonne d’un décès si subi. Et découvre qu’elle a été victime de la politique d’euthanasie du régime nazi.

Dans la logique nationale socialiste, il fallait exterminer toous les "Untermenschen". Notamment ces gens, bruns de poil et de peau, alliés occasionnels et qui ne pouvaient pas être considérés comme de bons Aryens. D'ailleurs il semble que Mussolini n'ait jamais été dupe. Un historien, dont je ne me souviens plus le nom, avait noté qu’Hitler s’est toujours méfié de Pierre Laval sur l’aryanité duquel il s'interrogeait. Ce qui est valable pour tous les auvergnats, qui, on le sait, ont le crâne dur !

La vérité de l'idéologie raciste du IIIe Reich, pour les mille ans qui devaient suivre, transparaît également dans cette scène : le médecin  SS Kurt Gerstein présente à des militaires en partance pour le front russe un système de filtration d’eau, et le personnage joué par Ulrich Mühe dit : « C’est une eau sans danger pour les Slaves, mais elle peut être dangereuse pour les êtres humains ».

Le film rappelle aussi que des allemands, ont, dès 1933,  été actifs dans la résistance au nazisme : mais, dans une scène du film, l’un des opposants à Hitler, apprenant quelle est la « solution finale au problème juif »  ne veut pas y croire : « notre peuple est incapable de cela ». Le lieutenant SS Kurt Gerstein doit assister de ses propres yeux à l'extermination des Juifs dans le camp de Treblinka, pour faire le lien avec les livraisons exhorbitantes de gaz « désinfectant ». On présente les allemands sincèrement cnvaincus que les juifs ont quitté l’Allemagne pour émigrer aux Etats-Unis.

Autre réalité de la politique raciste : dans les échanges entre SS, les êtres humains sont qualifiés d’ « unités » et une scène hallucinante présente les directeurs de camp d’extermination se plaindre qu’on ne leur donne pas les moyens de faire face à leur tâche.

 

Et si je trouve intéressant ce film, c'est qu'il présente cette période de l'histoire dans toute sa complexité. Il rappelle que les couvents italiens ont hébergé des juifs pour leur éviter d’être raflés. Il montre aussi comment un responsable chrétien qui a organisé cette sauvegarde fait passer en Bolivie le médecin SS joué par Ulrich Mühe, à la fin de la guerre. 

 

Le lieutenant SS Gerstein, capturé en 1945, remit à l'armée française le rapport qui porte son nom, et qui permit de découvrir la réalité de la politique d’extermination nationale socialiste, avant de se suicider.

 

A côté d’une critique nuancée qqui débute ainsi :
- « Loin d'édulcorer ou de céder à la complaisance, le cinéaste se montre conscient du fait qu'il s'agit bien de représenter l'innommable, l'irreprésentable. A cet égard, la scène où Kurt Gerstein, le personnage principal, découvre à travers un oeilleton les horreurs de la « solution finale » est exemplaire : aucune image de la chambre à gaz ne nous est montrée, et la monstruosité du système des camps d'extermination ne sera évoquée que par allusions: un plan général sur le camp, des monceaux de vêtements récupérés, des cheminées d'usine fumantes, un train bondé dont on fait descendre les passagers. Nous savons ce qui se passait dans les camps, et si nous ne le savons pas on nous le laisse deviner, comme le devine Gerstein à travers les chiffres qu'alignent les responsables nazis: tant de boîtes de Zyklon B nécessaires pour éliminer dix mille à quarante mille « unités », tant de minutes d'attente nécessaires avant de pouvoir recommencer l'opération d'élimination... ». « L'itinéraire de Gerstein, responsable des services d'hygiène, scientifique intègre dont les nazis vont exploiter les compétences, est montré avec toutes ses difficultés: au milieu d'une Allemagne fragilisée par des années de crise et de guerre, qui se raccroche à son identité et à ses valeurs traditionnelles, les persécutions exercées contre les juifs sont minimisées, effacées de la conscience collective et des préoccupations quotidiennes de chacun ». Isolés, puis « exilés », les juifs semblent disparaître sans laisser de traces; et les révélations de Gerstein ne suscitent  qu'indifférence et incrédulité. Absente de l'écran, ignorée par les citoyens ordinaires, l'élimination du peuple juif semble n'exister que dans le discours de l'officier SS. »

 

voici un florilège des critiques que j’ai relevées :

 

- « Constantin Costa-Gavras nous refait un cours de morale avec Amen., un film sur les rapports complexes entre le Vatican et Hitler ».
- « Le nouveau film de Constantin Costa-Gavras s'inspire très librement d'une pièce de Rolf Hochhuth, jouée en 1963 à Berlin, Le Vicaire, qui s'en prenait pour la première fois aux rapports du pape Pie XII avec le nazisme. Le dramaturge, né en 1931, avait appartenu aux Jeunesses hitlériennes comme la plupart des enfants allemands, ce dont on ne saurait lui tenir rigueur, mais beaucoup plus tard, il s'est de son plein gré engagé dans la défense d'un historien britannique «négationniste» , David Irving ! »
- « Ces deux histoires sont reliées par un personnage fictif et invraisemblable, le jeune jésuite Fontana, intermédiaire malchanceux entre son ami Kurt Gerstein et le Saint-Siège ».
- « Coutumier de la polémique, cinéaste inégal et parfois médiocre, Costa-Gavras n’est plus aussi brillant qu’à l’époque de Z (1968), L’aveu (1969) ou Missing (Palme d’or à Cannes en 1982) »...
- « Initiateur d’un nouveau genre (les films politiques), Costa-Gavras usait du manichéisme et d’idées tranchées pour rendre ses films plus efficaces. Dans Amen, les ingrédients sont les mêmes mais l’efficacité a disparu. Même si une nouvelle fois, les intentions sont louables, Costa-Gavras dit ce que tout le monde sait déjà et ne filme pas (magnifique scène où le héros découvre l’horreur des camps, son regard étant plus éloquent que n’importe quelle image....) ce que tout le monde a déjà vu ».
- « Jamais la réalisation de Costa-Gavras ne parvient à nous captiver, à nous émouvoir même. Point de suspens non plus, l’échec des deux hommes étant connu d’avance ».
- « Alors qu’il croyait tenir un sujet brûlant, Costa-Gavras ne réalise qu’un film tiède qui met deux heures pour enfoncer une porte ouverte: le Vatican (l’endroit, dois-je le rappeler, le plus riche du monde...) a participé au génocide en fermant les yeux et en faisant passer à l’étranger des officiers SS à la fin de la guerre.  

 

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:25

Porto a été un peu été pour moi la destination du hasard : découlant de l'opportunité de voyager à bas coût au départ de Saint Etienne, puisque les contribuables de la région Rhône Alpes, via les chambres de commerce, financent 2 vols hebdomadaires de Ryanair. Et partir de Saint-Etienne, quand on habite Moulins, c'est quand même plus pratique que de se rendre à Paris pour aller ensuite par le RER jusqu'à l'aéroport Charles de Gaulle.

Le Portugal est un pays où les gens sont fort sympathiques. Et, souvenir d'un passé prospère, la ville de Porto recèle des merveilles d'Art Nouveau, moins lourdingue que celui que l'on trouve dans les pays de la Mitteleuropa.

Bien entendu, une halte au Majestic s'imposait :

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 Plusieurs haltes, pour être honnête.

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 15:07

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- Salut, Rusty ! Alors, on s'émancipe ?

"C'est interdit de marcher sans laisse", il disait le Rusty. Où sont passés tes principes, mon gars ?

 

 

 - Bonjour, M'sieur. J'ai l'autorisation de courir sans laisse parce que je reviens bien sagement quand mon humaine siffle.

 

- Oh, le bon toutou...

Dis-moi, tu n'aurais pas un peu grossi, ces derniers temps ?

 

- Non, M'sieur. Qu'est-ce qui vous  fait dire ça ? J'ai mon poids de forme. Je suis même de plus en plus musclé. Je suis beau, hein ? Je fais beaucoup de sport. Je saute le muret du jardin... Et nous sommes allés randonner avec vos amis (mon humaine m'a montré votre photo de groupe du mois de juin). J'ai fait au moins 20 km : c'était beau ! les humains ont mangé des raisins dans les vignes qui avaient été vendangées, ils ont ramassé des noix, des champignons. Et moi, j'ai couru et sauté ! A la SPA, quand j'ai raconté ça aux copains, ils n'en revenaient pas.



 - Eh ! dis- donc ? Elle est où ton humaine ? je ne la vois plus ?

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- Reviens, Rusty, je plaisantais. Elle s'est cachée derrière un arbre. On jouait souvent à ça, tous les deux... Non, pas si loin, Rusty : tu l'a dépassée... Pas à droite, à gauche ! Retourne un peu sur tes pas. Il faudra travailler ton flair, mon gars... si tu n'es pas trop vieux pour le faire ! Moi, j'étais un champion et j'étonnais mon humaine : j'ai suivi un jour sa trace dans un lycée où passaient 1500 élèves et 300 profs. Et j'ai trouvé son bureau : ah ! comme j'ai été admiré ce jour-là !

 

- Je vous promets de beaucoup m'entraîner, M'sieur. Et merci pour vos conseils. Excusez-moi de vous laisser, elle m'appelle pour un calin. 

 

(note de l'humaine d'Archie ou "ndlha" : je trouve que depuis qu'il est devenu ange gardien, Archie se la pête un peu. Je ne sais pas si c'est parce qu'il est sur un nuage, mais il prend de haut ce pauvre Rusty).

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 13:32

Je ne devrais pas m'en étonner, à plus forte raison m'en agacer, mais ça mon gonfle toujours.

 

Est-il légitime ou non de s'arrêter de travailler à 60 ans et de percevoir une pension ? C'est une question qu'il ne me paraît pas malsaine de poser. On y répond positivement ou négativement.

A contrario, l'autre versant de la question : est-il légitime ou non de percevoir des dividendes d'actions, doit aussi être mise sur la table.

Les réponses à ces deux questions sont politiques : elles posent le problème du partage des richesses produites.

Quand on est comme moi une fanatique du compromis, on peut envisager que les deux solutions peuvent être panachées.

 

En fonction de ses orientations politiques, on peut considérer que la solidarité vis à vis des salariés doit être le fait des salariés eux-mêmes et en période de chute des effectifs de salariés, il convient de s'interroger sur le financement du système.

On peut aussi considérer que les salariés vendant leur force de travail pour produire une plus-value au capital, une partie des revenus du capital doit être affectée au financement de leur "rente" (cf. être rentier : un rêve pour les pauvres. ). La position de la militante de l'extrême centre que je suis étant qu'une rémunération du capital est parfaitement légitime : je suis d'ailleurs moi-même titulaire d'un livret A sur lequel j'ai réussi à mettre 2 500 € et je trouve normal, puisque je me prive pour ne pas consommer (au lieu d'acheter de nouveaux vêtements, je défais les anciens et les "customise") que cet effort soit récompensé par les intérêts de 1,50 %  qui me sont versés en fin d'année.   

 

Toute cette argumentation découle d'une analyse économique. On la traduit par un choix politique. En analyse transactionnelle, poser le problème des retraites en ces termes s'appelle être dans un discours d'"adulte".

 

Mais ce qui me hérisse le poil, c'est d'entendre avancer comme argument : "Les français sont des fainéants (les autres, pas moi !). Et toute l'Europe  se moque de nous de ne partir qu'à 62 ans. En Allemagne, ils travaillent jusqu'à 67 ans". Voilà donc un parent normatif qui s'adresse à un enfant rebelle ! Et il n'a même pas le courage de ses opinions puisque ce n'est pas lui qui a décidé que c'était bien, mais qu'il est obligé de faire appel "à toute l'Europe" et au fait qu'elle se moque de nous.

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 18:37

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Il paraît que l'écrivain Robert MAZOYER, fort célèbre en son temps pour être l'auteur des "Gens de Mogador" (que je n'ai jamais lu) qualifiait de "Venise du Massif Central" la ville de Montbrison. C'est sans doute un peu exagéré, mais les bords du Vizezy sont charmants. J'y ai séjourné à plusieurs reprises, cette année. De sa splendeur de capitale du Forez il ne reste plus grand chose, en réalité hormi son parcellaire et une majestueuse collégiale. Mais j'ai toujours été sensibles aux paysages de moyenne montagne et les environs sont splendides : on monte très rapidement par des petites routes en lacets sur les plateaux des Monts du Forez.

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A  Sauvain, pays de la Fourme  (pas la Fourme d'Ambert : celle de Montbrison, nuance !), DSCF1366un restaurant sert le "patia"...(des rondelles de pommes de terres cuites et recuites dans la crème !). Je pensais connaître toutes les spécialités de la région : la rapée, le pâté chaud, le gâteau de foie, le saucisson d'herbe, mais cette spécialité de la région m'était inconnue. Servi tout de suite après une entrée de charcuterie, le restaurateur a attendu que le plat (copieux) de patia, soit fini, pour apporter des cuisses de canard confites. Les cyclistes de la table d'à côté n'avaient heureusement que de la descente à faire pour rentrer chez eux.

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Il y aurait une collection de photos de fontaines, à faire :  DSCF1365

Chalmazel est le point le plus haut du département : c'est une station de ski réputée (localement). J'en garde le souvenir d'un brouillard épais et une sensation de grand froid !!!

DSCF1387Les propriétaires de l'ancienne forteresse médiévale ont ouvert des chambres d'hôtes.

DSCF1388 J'ai mieux réussi cette photo de fontaine.

 

La plaine est riche de surprises : sur la route de Saint-Etienne à Montbrison, s'élèvent en son milieu des pics basaltiques comme celui où a été édifiée Saint-Romain-le-Puy. 

Ce que je préfère est la Bâtie d'Urfé (je suis une ancienne élève du lycée Honoré d'Urfé), destination des voyages scolaires de fin d'année, à part égale avec le moulin Richard de Bas à Ambert et les sources de la Loire !

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Et surtout sa "salle de fraîcheur" qui a été récemment restaurée.

 

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Dominique LAURENT
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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 13:24

En allumant ma radio vers midi, j'ai entendu une dame qui étouffait d'indignation parce qu'un lycéen de 16 ans avait été convié pour expliquer pourquoi son mouvement (l'UNEF lycéens : je ne svais pas que celà existait !) appelait à aller manifester. "Moi, je n'ai pas voté avant 21 ans" disait-elle. "Et vous n'avez qu'à travailler, réussir les concours des grandes écoles. Et à votre âge, on ne se préoccupe pas de la retraite".

Je suis, comme elle, réservée sur la pertinence qu'il y a, pour un lycéen, d'aller manifester dans la rue. En revanche, si des lycéens sont inquiets de leur avenir, cette inquiétude me paraît devoir être prise en compte.

 

Une remarque avant de développer mon sujet : un concours offre un nombre limité de postes. Donc, c'est une minorité seulement qui réussit. Et le concours est le mode d'accès à la fonction publique : l'idéal de cette dame était-il d'être fonctionnaire ?

 

Je me suis posé 2 questions : au cours des âges, les jeunes ont-ils toujours été inquiets pour leurs vieux jours ?

La deuxième : quelle est la valeur symbolique de la retraite ? Ce qui débouche sur une réponse à donner à : " à votre âge on ne se préoccupe pas de la retraite, on bosse". Et dans cette optique, il n'était pas hors sujet pour le jeune homme mis en cause d'évoquer le fait qu'il était difficile d'accéder au travail avant l'âge de 30 ans.

 

En ce qui concerne la première question : pour ma part, j'ai commencé de cotiser à la retraite à l'âge de 19 ans. Je me suis syndiquée, ai adhéré à la MAIF et à la CAMIF. Et à 25 ans, j'ai souscrit pour une mutuelle complémentaire : la MRIFEN. Née dans une école, ces démarches m'étaient naturelles. Mais elles étaient aussi naturelles pour les enfants et petits enfants d'employés des chemins de fer et aussi ceux de mineurs qui depuis le tout début du XXe siècle connaissaient une protection sociale, avaient vu dans les corons des gens qui cotisaient à de caisses de retraites, mais qui n'en profitaient pas souvent. Des indemnités étaient souvent versées, en revanche, pour une maladie professionnelle qui était la silicose. On remarque qu'on n'est là en présence que de "régimes spéciaux". Etaient notamment exclus de ce système protecteur les artisans et les commerçants.  

Je ne répondrais pas, faute d'éléments, à la question de l'inquiétude des jeunes gens au cours des siècles: il faudra que je vois si les Annales E.S.C. évoquent ce sujet.  Tout juste rappelerai-je que les hôtels-Dieu étaient destinés à accueillir les pauvres, que la société des marchands fréquentant la rivière de Loire et ses affluents avait prévu de prendre en charge ses employés malades ou âgés, et/ou leurs familles, que le duc de Bourbonnais subventionnait, à Moulins, un hôtel Dieu sous le vocable de Saint-Julien pour héberger ses "vieux serviteurs". La préoccupation de solidarité est donc ancienne : mais elle la grande nouveauté, en 1945, est qu'on a voulu l'"universaliser". 

En ce qui concerne la seconde question : mes grands parents, retraités de l'agriculture, ont été parmi les premiers à bénéficier d'une "retraite agricole". La somme qu'il percevait était bien dérisoire. Mais je me souviens de ma grand-mère disant : "Nous n'avons jamais été si heureux que depuis que nous sommes "rentiers". En Bourbonnais, dans une région aussi marquée par le système de métayage et ses dérives, cette remarque est très révélatrice. Les gens veulent bien travailler, s'investir : mais ils rêvent d'un "retour sur investissement" : avoir du temps pour voyager, s'occuper de sa famille, pouvoir accéder à la culture. Toute une génération, celle qui est entrée dans le monde du travail après 1945 et qui a fait beaucoup d'enfants, en a bénéficié. C'est à eux, essentiellement, que l'on doit l'augmentation de l'espérance de vie. Rappelons qu'elle n'a rien d'inéluctabble et qu'en Russie, elle diminue régulièrement. 

La préoccupation des jeunes n'est pas tellement le droit de vivre de leurs rentes toute leur vie, mais d'avoir une aisance pour accumuler des cotisations et se constituer ainsi une rente, afin de ne pas mourir au travail. Avoir le droit, quand le corps ne suit plus de se mettre les doigts de pied en éventail. Leur inquiétude sur le fait qu'ils n'obtiennent une situation stable leur permettant de procéder ainsi, que vers 30 ans, se comprend donc. Pour arriver à vivre de rentes, la seule solution pour les pauvres serait-elle de gagner au loto ?

 

Ce rêve de ne pas se tuer au travail est universel : la veille, sur M6 "Enqêtes exclusives " présentait les sort des "filles de bar" de Thaïlande. Originaires de la campagne, où ce qu'on leur propose est de se marier, d'avoir des enfants et de se casser le dos dans les rizières, elles se prostituent  auprès des touristes étrangers pour échapper à ce sort. Certaines espèrent cependant trouver le prince charmant : mais il a une bien étrange allure.

 

Mais le principal problème est sans doute que si les pauvres peuvent vivre de leurs rentes, celà dévalorise la situation de rente des riches.

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Dominique LAURENT
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 15:10

Je le confesse, je suis irrestiblement attirée par les gargottes et troquets locaux. J'aime découvrir la cuisine locale :

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Avec le goulash, la grande spécialité de la Tchéquie c'est le fromage pané frit. Ce qui m'a rappelé ce que me disait une copine de fac qui avait épousé un tchèque : "Duchan, m'avait-elle dit, il mange tout pané. Y compris les pommes de terre !". Plaisantait-elle vraiment ?

Je peux produire des alibis : le bistrot est un lieu de culture...

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L'an dernier, à Prague, mon regret est de ne pas avoir suivi tous ceux fréquentés par Franz Kafka (il m'aurait fallu rester le double de temps) !

Celui-ci s'appelle "café Kafka" :

P5010624On a l'impression de se trouver replongé dans les années 1930.

Ceci est le café annexe du "musée du cubisme tchèque" dont je reparlerai :

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Mes albums de voyage étonnent donc souvent.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 12:00

En février 1417, Moulins est en émoi : frère Vincent entre sur un âne dans la ville. Les consuls étaient allés le chercher au port de la Chaize, à Monétay-sur-Allier, à 30 km de là, où il était arrivé par bâteau.

A Moulins, il attira une quantité impressionnante de disciples, au point que les autorités de la ville durent faire abattre une partie des barrières qui doublaient les fortifications.

 

Frère Vincent (Vincent Ferrier) était un dominicain catalan, né à Valence, le 23 janvier 1350.

Dans sa jeunesse, il avait étudié la physique, la logique, la philosophie, et la théologie. Il apprend la Bible par coeur. Il connaît le latin et l'hébreu. Il entra dans les ordres à l'âge de 18 ans.

 

Ses études l'ont mené à Barcelone, Toulouse et Paris. Il a obtenu tous les grades universitaires. En 1378, à 28 ans, il fut enfin ordonné prêtre à Valence (Valencia). Il séjourna à Avignon où son ami Pedro de Luna avait été élu pape, sous le nom de Benoît XIII. Mais Vincent Ferrier se rallia au Pape de Rome.

st vincent ferrier 

A partir de 1399, il partit prêcher la conversion des moeurs de ville en village et parcourut l'Aragon, la Castille, le Léon. Il se rendit même chez les Maures d'Andalousie (il y est aussi connu pour avoir dirigé les massacres qui ont amené l'appropriation d'une synagogue de Tolède puis sa transformation en l'église Santa Maria la Blanca), puis franchissant les Pyrénées, évangélisa Toulouse, le Massif Central, la Bourgogne, la Franche-Comté, la Savoie, la vallée de la Loire.

Peu avant de venir à Moulins, il avait séjourné à Saint-Flour où existait un couvent de dominicains, maintenant sous son vocable (église saint Vincent). Les registres des comptes de cette ville ont aussi gardé le souvenir de cet évènement exceptionnel et nous apprennent que le "reclus" qui était enfermé dans une cellule sur le pont qui enjambait la rivière, fut libéré une journée pour pouvoir venir écouter un sermon de frère Vincent.     

 

Appelé en Bretagne en 1418 par le duc Jean V, il mourut à Vannes le 5 avril 1419. Son tombeau se trouve dans la nef de la cathédrale.

  portail vincent

Frère Vincent a été canonisé en 1455 par Calixte III

Son éloquence était fameuse : prêchant en catalan, il était, nous rapportent ses hagiographes, compris des Bretons bretonnants.

Il est aussi l'auteur d'un Traité des suppositions dialectiques et de Question solennelle sur l'unité de l'universel.

 

 

A ma connaissance, il n'y a pas de statue de saint Vincent Ferrier à Moulins. 

 

Etude sur les "missions" en Languedoc du dominicain espagnol saint Vincent Ferrier (1350-1419), d'après les travaux d'AntoineThomas, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Le saint prêcha, en 1416, à Toulouse, Albi, Rodez, Saint-Affrique, Millau, Marvejols, Saint-Flour où un "reclus" fut autorisé à sortir pour l'entendre, au Puy et à Montferrand. Les registres consulaires de ces villes portent souvent la mention de "flagellants".

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 09:23

La cathédrale de Nevers est la seule église que je connaisse qui possède deux choeurs. Le choeur roman subsiste de l'église primitive qui a été en partie détruite par un incendie. A la fin du Moyen Age, un choeur gothique a été édifié en prolongement de la nef. Aussi, l'on doit entrer par une porte latérale !!!

Ses vitraux ont été soufflés par les bombardements anglais en 1944.

Alors qu'André Malraux était ministre de la culture, la décision a été prise de commander des vitraux à des vitraillistes (c'est leur nom me semble-t'il) contemporains. 

Ils sont enfin achevés et ont été inaugurés à l'occasion des journées du patrimoine.

Je l'ai visitée le vendredi précédant : le soleil brillait et les effets de lumières étaient hallucinants.

vitraux 1

 

 

vitraux 2

 

vitraux 3

     Celà met en valeur les statues médiévales

 

 

 

 sublime une statuaire saint sulpicienne

 

ou un banal banc en bois

vitraux 8

vitraux 5

 

vitraux 6

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Dominique LAURENT
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