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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 16:12

Décidément, il n'y a pas que les membres de l'ETA qui apprécient les charmes de notre Bourbonnais...

J'allais tranquillement à Noyant quand j'ai aperçu un véhicule bleu foncé au loin, garé sur le bord de la route, au rond-point de Neuvy. L'homme était en civil mais m'a fait signe de m'arrêter avec beaucoup d'autorité. J'ai obtempéré car il était immatriculé en Allemagne. Je me suis garée et ai baissé ma vitre. A regarder son look de plus près, j'ai bien vu que  nous n'avions pas le même sens du bon goût.  Le costume brillait et il arborait ostensiblement des bagouzes dorées. Et j'ai déjà dit quelque part ici ( arnaque aux distributeurs de billets  ) que les cheveux gominés déclanchaient chez moi un réflexe pavlovien de méfiance. Mais ce n'était pas une raison pour laisser dans l'embarras un étranger qui parlait un français approximatif : je n'ai compris que "panne d'essence"... J'ai essayé de lui parler en allemand. Il m'a mis une carte de visite dans la main : il travaillait pour une boite d'import export. Il a voulu me donner sa chevalière en "or". J'ai remonté ma vitre et je suis partie.

A mon retour, j'ai tapé "arnaque panne d'essence et fausse bague en or" et j'ai découvert que je ne m'étais pas trompée. Il s'agit d'appeler à l'aide un automobiliste en lui disant être en panne d'essence et avoir une carte de crédit qui n'est pas acceptée par le distributeur, de se faire prêter 30, 40 ou 50 €. La carte de visite est censée porter une adresse qui donne confiance (autre réflexe pavlovien de méfiance quand je lis : "import-export" sur une carte de visite).

Quant à la bague dorée : déjà que je prends pour des escrocs les négociants qui financent une pub à la télé pour qu'on leur envoie par la poste nos voieux bijoux cassés !!!!  

Ceci dit, mon sac à main était posé à côté de moi et il n'a pas essayé de s'en saisir. Un peu trop concentré peut-être sur son mode opératoire. Mais franchement, il aurait pu apprendre correctement la langue du pays dont il est censé être originaire ! 

 

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Dominique LAURENT
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 19:20

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En atterrissant sur Porto, ce qui frappe, c'est le nombre d'éoliennes qui couronnent les crêtes des serras.





















Et puis, en circulant sur les étroites routes de montagne, on en vient à s'interroger : les éoliennes sont-elles ignifugées ?

P7200803Car les traces d'incendie du massif forestier sont omniprésentes

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Peu touristique, la région est cependant superbe : l'habitat traditionnel allie soubassement en pierre de taille

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et étages en bois

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dans la campagne et dans la ville Chaves (prononcer Chavèche !), ville thermale où un charmant estaminet sert un café à 50 centimes d'euros.

 

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Même alliance de bois et de pierre taillée pour les greniers à grain : 

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La spécialité de la région est la charcuterie

chaves 12  L'établissement thermal avoisinne le pont romain :

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:44

Le dernier film de Dany Boon a tellement été éreinté par la critique que celà m'a donné envie d'aller le voir. Tant de méchanceté me paraissait suspecte.

J'ai passé une excellente soirée : il y a plein de trouvailles marrantes (la 4 L, le téléphone portable, le chien Grizzli ) et des acteurs que j'ai trouvé excellents que ce soit Laurent Gamelon, Bruno Lochet... et Benoît Poelvoorde, en chantre de la belgitude. J'y ai pris autant de plaisir qu'à voir et revoir "Les Tontons flingueurs" : les connaisseurs apprécieront donc mon enthousiasme à sa juste valeur.

En plus, le lundi, au cinéma à Moulins, la séance est à 6 € : à faire baver d'envie les parisiens. Il faut s'attendre, hélas, à ce que les choses changent quand le multiplexe ouvrira.

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 19:24

Un nouveau type d'arnaque a fait son apparition à Moulins. Je l'ai trouvée signalée une seule fois, mais ce qui est décrit ressemble (à 20 € près), à la curieuse aventure qui m'est arrivée ce dimanche matin.

Je suis allée retirer 50 € au distributeur de ma banque, qui se trouve dans un hall, à l'intérieur du bâtiment. J'ai récupéré ma carte, mon ticket et mes billets. Pendant  ce temps-là, un jeune homme entrait dans le hall. Comme je partais, il m'a hélée et m'a tendu un billet de 10 € : "Vous avez oublié ce billet". "Et il y en a d'autres qui ont été repris par la machine"... "Il faudrait que vous essayiez de les récupérer".    

J'ai déjà eu ma carte hapée par des distributeurs, je sais aussi que quand on tarde trop à les prendre, les billets sont automatiquement récupérés avec d'autres sécurités qui ont été élaborée au fil du temps. Je ne voyais pas trop comment, dans ces conditions, faire pour récupérer par mes propres moyens cette somme que le système informatique avait semble-t'il crachée sans que je le lui demande. Aussi ai-je posé la question : "Comment dois-je faire ?".

Le jeune homme avait le cheveu gominé et des lunettes fumées, et il m'a pris un peu de haut : "Il faut que vous remettiez votre carte". J'ai amorcé un mouvement. Et me suis ravisée : "Je verrai bien mardi (puisque la banque est fermée le lundi). J'irai négocier pour, éventuellement me faire rembourser. Mais je ne vois vraiment pas quelle erreur dans la programmation du DAB aurait pu relancer le processus après l'édition de mon ticket".

La Caisse d'Epargne ne fait peut-être pas des calculs au centime près comme les comptables publics, mais s'il y a une différence de 10 euros, les caissiers s'en rendront bien compte.

C'est dans cette logique, qu'à la question du jeune homme : "Vous avez bien le billet de 10 € ?" , j'ai répondu pour le rassurer : "Oui, oui" . Et je suis partie.

Cette histoire, déjà bizarre dans le feu de l'action, m'a parue encore un peu plus bizarre 100 mètres plus loin. J'ai demandé à une caissière de Monoprix si elle savait reconnaître les faux billets, puis à nouveau, j'ai raconté cette histoire en prenant mon café.

Toute cette histoire abhérent a pour but de voir quel numéro de code on tape sur le clavier.

Les arnaqueurs distribuent de vrais billets. Où je suis un peu marrie, c'est que j'ai vu sur un blog qu'il y en a de plus généreux qui vous mettent 30 €s la main.  

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Dominique LAURENT
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 12:57

Tous les ouvrages évoquant les obsèques de la duchesse Anne Dauphine, veuve du duc Louis II et qui fut inhumée à Souvigny en 1417, rapportent la présence à cette cérémonie de l'évêque de Tunis.

Si l'Afrique du Nord a bien été chistianisée à la fin de l'empire romain, s'il existe bel et bien actuellement un diocèse de Tunis ainsi que l'atteste son site internet, à l'exception de cette mention, la nomination d'un évêque pour Tunis, terre musulmane, au XVe siècle, ne pouvait qu'être virtuelle. Comme est virtuelle cette fonction d'évêque de Partenia, un évêché situé sur les hauts plateaux de Sétif en Algérie, disparu au Ve siècle, attribué à Mgr Jacques Gaillot, démis de sa charge d'évêque d'Evreux.

 

Je n'ai jamais lu le document original : il serait intéressant de voir si on peut effectuer une autre transcription et restituer un "o" mal formé. En mai 1415, on relève, à Cleppé, résidence forézienne d'Anne Dauphine, le présence d'un évêque de Tunes ou Tunos (AD Loire f° 50). Or, en Méditerranée, existait alors un évêché dépendant de Rome sur l'île grecque de Tinos. Le même registre des comptes de l'hôtel d'Anne Dauphine nous apprend qu'elle reçut à sa cour Regnardin, chevaucheur de l'écurie la reine de Cécile (Sicile). Et elle avait une grand-tante, Marie, fille du duc Louis Ier de Bourbon, qui fut reine de Chypre, d'une principauté en Grèce continentale disparue en 1432 et impératrice de Constantinople. Elle fut inhumée à Naples. Les liens des ducs de Bourbon avec les pays de la Méditerranée étaient, on le voit, étroits. 

 

L'ile de Tinos est voisine de l'île de Délos. J'y ai séjourné parce que la mer est moins agitée pour accéder à Délos depuis Tinos, plutôt que par Myconos. 

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C'est actuellement un lieu de pélerinage car une icône sainte y a été découverte. J'ai vu des "pénitents" gravir cette rue, depuis le port jusqu'au sanctuaire, sur les genoux. L'un, même, portait sa mère paralysée sur son dos.

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Peu fréquentée des touristes, Tinos est un lieu agréable. Ses pigeonniers sont de vraies dentelle de brique : influence arabe, sans doute.plan Tnos

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Les Vénitiens aussi, ont laissé leur marque : un fort surplombe l'île.

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Proche de Mykonos et de ses moulins blanchis à la chaux, les collines de Tinos en étaient dans les années 1980, elles aussi couvertes. Mais ils étaient à l'abandon : 

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Au hasard d'une promenade, dans une chapelle en ruines :

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Et dans sur le places des villages du coeur de l'île, il est agréable de boire un ouzo à l'ombre d'un olivier centenaire, à côté d'un pope :

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Je dois à la vérité que les femmes seules n'y sont pas toujours les bienvenues.

 

 

 

 

 

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 15:08

Je pensais pourtant bien qu'après que la publicité mensongère qui a promu pendant plus de trente des barres chocolatées, en affirmant qu'elles apportaient chacune l'équivalent d'un verre de lait aux enfants qui les consommaient, la leçon avait été tirée.

C'était sans compter sur l'âpreté au gain de certains industriels de la filière alimentaire.

Il y a quelques temps que j'avais remarqué que vers les caisses des supermarchés, à portée de main des enfants qui s'impatientent dans la file d'attente, bien que légalement celà soit désormais interdit, à côté des bonbons et chewing gum on trouvait des petits sachets contenant des barres de fruits déshydratés : framboise, myrtille et grenade, cassis, fraises, elles sont censées apporter les vitamines indispensables à notre alimentation et jouent sur l'"addiction à la nature". Il était un peu plus de midi et devant moi, deux lycéennes qui avaient fuit la cantine scolaire (pardon : on dit le "restaurant scolaire") pour la double raison que c'est trop cher et que l'on y mange pas suffisamment équilibré, en achetaient pour accompagner leur sandwich et leur barquette de taboulé. L'une disait à l'autre : "prends-en deux, celà remplacera nos rations de fruits". 

Hier, j'ai pris le temps de les regarder de plus près : la barre de 30 gr. est vendue 1 € 67. Ce qui met le kilo de fraise ou de framboise à 55 € 66666 !

J'ai pour ma part acheté au marché des oranges Navel à 1 € 30. Mais j'aurais accepté de payer 3 € 50 voir 4 € si elles étaient venues de Sicile ou de Malte, où c'est la pleine saison, et trabsportées par bâteau (à condition que les dockers marseillais ne soient pas en grève). Hélas, elles viennent d'Espagne où elles ont mûri sous des serres de milliers d'hectares, chauffées au fuel. Et ont été transportées par camions. Quant aux clémentines de Corse, on n'en trouve plus : les clémentines à feuilles, ce qui était la "marque" des clémentines corses sont toutes espagnoles. Et ce matin, elles coûtaient 0 € 90. 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 19:18

Zadar, sur la côte dalmate est une ancienne cité romaine.

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  On y reconnaît bien les vestiges d'un forum...

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Et alors que je croyais qu'il n'y en avait que deux au monde, celle de Ravenne et celle d'Aix-la-Chapelle, elle possède une cathédrale ronde.

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 14:45

Le monde entier s’est indigné en mars 2001, de la destruction par les obscurantistes Talibans des grands bouddhas de Bâmiyân dans la vallée du même nom au centre de l'Afghanistan, à 230 kilomètres au nord-ouest de Kaboul et à une altitude de 2 500 mètres.

Le site tout entier a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2003.
Le projet de sauvegarde du site a permis de découvrir, malgré la perte causée par le vandalisme des Talibans, d'importants vestiges culturels et artistiques, notamment des peintures murales.
Pour la période 2002 – 2004, le gouvernement japonais a versé une somme de 1 815 967 dollars, la Fondation allemande Messerschmitt a fourni gratuitement un échafaudage géant pour la consolidation d'urgence des parois et des niches et la société italienne RODIO a réalisé la première phase de consolidation d'urgence des deux niches des statues de Bouddha.
Les fragments qui étaient tombés des murs des grottes ont été ramassés et les fresques elles-mêmes ont été inventoriées et enregistrées. La datation au C 14 a permis de savoir qu'elles ont été réalisées entre le Ve et le IXe siècles. 
 

Le 17 octobre 2009, Libération signalait que le site de Mès Aynak, situé à une heure de route au sud-est de Kaboul et à 2 500 mètres d’altitude, découvert  par une équipe d'archéologues français (en six mois, ils avaient déjà mis au jour une centaine de statues), était menacé par l’obtention par une compagnie chinoise d’une concession d’ exploitation de cuivre auprès du gouvernement afghan pour un contrat de 5 milliards d'euros.
Ce n’est que le 2 décembre 2010 que l’information a été reprise, par le magazine Envoyé spécial diffusé ce jour-là à 20h35 sur France 2 sous le titre : Afghanistan, Bouddhas contre bulldozers.
Car à quelques centaines de mètres des bouddhas et de la ville antique, sous une vaste colline, sommeille le deuxième plus important gisement de cuivre au monde... Et à Mes Ainak, l’Afghanistan a des projets industriels grandioses. Si Khadjab Ibrahim, qui dirige le Centre pour la reconstruction de la culture afghane à Mazar-I-Sharif, déplore que les conflits qui ont accablé l’Afghanistan depuis 1978 «ont détruit 90 % de sa richesse culturelle» et que, «les guerres successives ont empêché que la culture soit transmise d’une génération à l’autre si bien que celle-ci n’a plus rien à transmettre à celle qui va suivre», il convient : « «qu’importe la culture si l’on n’a rien à manger ? ».
China Metallurgical Group s’est engagé à construire, à côté du gisement, une centrale électrique d’une capacité de 400 mégawatts - dont une partie de l’électricité produite profiterait à Kaboul -, et à trouver des réserves de charbon pour la faire fonctionner. Le groupe doit aussi construire une ville.
Ensuite, c’est tout un réseau ferroviaire se développerait à partir de Mes Ainak avec une voie de chemin de fer qui traverserait l’Afghanistan, gagnant au nord le port fluvial d’Herayton, sur l’Amou Daria, à la frontière avec l’Ouzbékistan et finissant au sud-est à Torkham, à la frontière avec le Pakistan. La ligne passerait également à Mazar-I-Sharif, la grande ville du nord de l’Afghanistan, sur les hautes terres de Bâmiyân, et, enfin, dans la ville de Djelalabad, à l’est du pays.


L'exploitation se fera à l'explosif et les Chinois, qui ont misé gros, sont impatients de commencer l’exploitation. China Metallurgical Group, une entreprise appartenant à l’Etat chinois, a déclaré vouloir investir près de 3 milliards de dollars dans le projet. Au prix actuel du cuivre, la valeur du gisement atteindrait les 30 milliards de dollars (20,3 milliards d’euros). Une fois la mine en activité, elle verserait près de 271 millions d’euros) à l’Etat afghan.
Il reste un peu de temps aux archéologues pour en savoir plus sur la civilisation de l’empire kouchane qui fut un étonnant foyer de civilisation. La mine ne devrait pas entrer en pleine activité avant que soient construits la centrale électrique et le réseau ferroviaire, soit dans au moins six ans.
 

 

Drôle de pays que l’Afghanistan : qui a connu de brillantes civilisations  et qui se débat aujourd’hui entre les guerres de clans et la corruption : avant les travaux, le site archéologique a déjà beaucoup été pillé. «Un colonel américain est même venu en hélicoptère se servir accompagné par un célèbre gouverneur afghan du nom d’Ouloumi», témoigne un archéologue.

 

Le site de Bâmiyân témoigne des développements artistiques et religieux du Ier au XIIIe siècles qui caractérisent l'ancienne Bakhtria, intégrant des influences culturelles variées. La zone contient de nombreux ensembles monastiques et des sanctuaires bouddhistes, ainsi que des édifices fortifiés de la période islamique.

Le site de Mes Ainak un site unique en son genre, qui regroupe les vestiges d'un monastère bouddhiste et d'un village du IIe siècle. La mine de cuivre, dont on distingue à l’œil nu les filons sur les éperons rocheux existait bien avant l’Afghanistan et c’est la mine antique qui avait donné naissance à une ville que les archéologues datent entre le IIIe et le Ve siècle après J.-C.. La ville au nom oublié rayonna à sous l’empire kouchane, qui est encore mal connu, l’empire kouchane et qui fut un étonnant foyer de civilisation. C’est à cette époque que triompha le bouddhisme. «L’empire kouchane a atteint la célébrité non par sa puissance temporelle mais par son action spirituelle liée à son étonnante prospérité. Quelle époque !» écrivait Jean-Paul Roux, chercheur au CNRS et spécialiste de l’Asie centrale. «L’art des Kouchanes est une synthèse des arts grec, indien et iranien, si savamment dosée que les spécialistes n’arrivent pas à se mettre d’accord sur celui qui exerça la plus forte impression. Que chez ces hommes d’origine nomade il n’y ait qu’une très faible influence de l’art des steppes est un mystère.» 
 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 09:27

Elles doivent normalement permettre d'augmenter la rentabilité. Mais, mal comprises, elles permettent aussi d'organiser l'inefficacité.

Mon dernier chef d'établissement avait réussi à totalement m'empêcher de travailler en interprétant à sa manière la notion d'"économie d'échelle". Mais je ne citerai pas cet exemple car l'on pourrait penser que j'ai une dent contre lui.

 

La semaine dernière, j'ai trouvé dans ma boîte une lettre émanant du Trésor Public ou comme l'on dit maintenant des Finances Publiques. Comme je venais d'envoyer 700 € au titre de la Taxe d'habitation, celà m'a mis de mauvaise humeur : "qu'est-ce qu'ils me veulent encore ?"

Que je paye 375 €... à un centre de recouvrement situé à Toulouse.

A y regarder de plus près, il s'agissait d'une amende pour infraction au Code de la route, mais qui était adressée à un Monsieur Mohamed "je ne sais plus quoi", censé être domicilié à mon adresse. Le procès-verbal avait été dressé par des agents du commissariat et le motif m'en a beaucoup étonnée. Je savais qu'il y a des gens qui marchent à côté de leurs pompes, mais ce monsieur roule en dehors de la chaussée !!!

Mes vieux réflexes de comptable public ont fonctionné et pensant rendre service, j'ai téléphoné au commissariat pour leur demander de vérifier l'adresse portée sur le PV, dont je m'apprêtais à leur donner la référence. De nouveaux immeubles ont été construits récemment en haut de la rue et je supposais qu'on avait affaire à une erreur de saisie informatique et que le numéro porté dans l'adresse était simplement erroné. 

Je suppose que pour établir leur PV la maréchaussée avait demandé au contrevenant de lui montrer ses papiers : comme je connais le nom de tous les occupants successifs de ma maison, j'étais bien sûre qu'il ne s'agissait pas d'une ancienne adresse non modifiée sur son permis de conduire. Je n'ai même pas imaginé l'hypothèse de faux papiers : les gens qui en possèdent sont quand même assez rares.

Mon interlocutrice m'a coupé la parole avant que j'ai commencé à lui donner la référence de la contravention et m'a demandé de passer au commissariat. Ce que j'ai fait l'après-midi même. Le fonctionnaire en poste était un jeune homme : 25 ans, pas plus. Je lui ai expliqué les raisons de ma démarche (cette contravention est destinée à un monsieur qui n'habite pas chez moi) et lui ai déposé la lettre sur son bureau. J'étais debout, il était assis, mais ce gamin m'a regardée comme si j'étais une  délinquante, me reprochant d'avoir ouvert un courrier qui ne m'était pas destiné. Il m'a demandé mes papiers d'identité : "Vous me dites que vous n'êtes pas le contrevenant, mais rien ne me le prouve !". Eh, p'tit gars ! Mohamed, c'est un prénom masculin et uniquement masculin : pas comme Dominique ou Claude ! Ordre m'a finalement été donné de renvoyer le courrier à l'expéditeur, le centre de recouvrement de Toulouse. "Car, a ajouté le fonctionnaire de police, ce sera transmis à Rennes". C'est bien vrai qu'à Rennes, ils ont plus les moyens de vérifier les coordonnées d'un contrevenant que dans la commune où le PV a été dressé !

 

La réorganisation en vue d'une économie d'échelle (recouvrement à Toulouse, contentieux à Rennes) n'est utile que si les informations données à la base sont justes. Et celà suppose que les fonctionnaires au contact de l'automobiliste acceptent de les vérifier. Ils sont "the rignt (wo)man at the right place". 

Sans savoir lire dans le marc de café je peux prédire que dans un an ou deux, la créance va être annulée, après toutefois que l'on m'ait envoyé un ou deux rappels, que je retournerai avec la note : "inconnu à  l'adresse indiquée". Il ne faut pas s'étonner que le taux de recouvrement des amendes soit faible.

 

Deux autres services autrefois publics ont connu une réorganisation que n'aurait pas osé imaginer Courteline : ErDF et GrDF. J'ai eu à faire déposer de vieux compteurs électriques. Il faut que l'ordre en soit donné et saisi sur informatique soit à l'agence, soit par l'intermédiaire d'un centre d'appel joignable par un numéro qui commence par 08 (donc surtaxé). On m'a délégué un "commercial" qui est venu établir un devis. Ce service est facturé forfaitairement : 450 € me semble-t'il. Il m'a dissuadée de faire enlever l'un des compteurs, car il avait un doute : il pensait qu'il était raccordé au réseau haute tension. Et il m'a conseillé de me renseigner auprès des services administratifs. J'ai été en relation avec deux centres d'appel différents : le premier au PUY, le second à VICHY. Avec la mondialisation, je pense que sous peu il y en aura à PONDICHERY où des municipalités font d'ores et déjà saisir sur informatique leur état-civil.

C'est l'employé, habilité à travailler sur haute tension, qui est venu débrancher les 2 premiers compteurs  qui m'a dit que le 3e ne servait à rien. Je lui ai dit : "eh, bien, débranchez-le alors !". "- Non ! il faut qu'on m'en donne l'ordre". Il reviendra, ce qui me coûtera une nouvelle prise en charge forfaitaire de 450 €.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 19:45

Noël1914

Petit Echo de la Mode (décembre 1914)

 

Noël1934

décembre 1934.

 

L'arbre est resté le même (o Tannenbaum !), mais les petites filles n'ont plus de bottines à boutons et la silhouette idéale des femmes

 est beaucoup plus fluide. Entre temps, elles se sont fait couper les cheveux "parce que c'est la mode, .. commode" chantait ma grand-mère.

 

Le Petit Echo, c'était le rêve qui arrivait dans les villages de l'Allier, celui d'une société de consommation et de loisirs.

 

 

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Dominique LAURENT
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