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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 21:41

J'ai vis à vis des grandes passions humaines une absence de considération déjà fort ancienne.

Lorsque j'ai passé l'oral de français du bac, il m'a fallu commenter une scène de Phèdre, de Racine.

La scène qu'il m'avait échu de commenter est celle où, affalée sur l'épaule de sa nourrice, la reine entre "en tremblant du haut jusqu'en bas"... et confie sa passion (dévorante est peu dire) pour Hipolyte. Pour moi, Phèdre était une emmerdeuse qui pourrissait la vie de son beau-fils. Mais "elle ne peut pas s'en empêcher" : et ça, c'est la passion.

 

Dans la tragédie antique, elle a une excuse : les dieux ont accablé sa famille d'une malédiction.

L'examinateur a cru bon de me faire préciser : "et son mal ? il est physique ou psychologique ?". "Psychologique", avais-je répondu "il faudrait qu'elle respire un grand coup et/ou qu'elle prenne une douche". Ce qui m'avait valu un regard noir et une note pas terrible.

J'ai raconté l'anecdote à une de mes amies, prof de français récemment à la retraite qui a été accablée : "Mais enfin ! m'a-t'elle dit d'un ton de reproche, traiter ainsi une des plus grandes histoires de passion de la littérature française !!!".



A la lueur d'évènements récents, le coup de la douche ne me paraît pas devoir être suffisant. Mais j'ai toujours confiance en la relaxation qui permet d'avoir une bonne maîtrise de soi.





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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 21:28

Depuis que l'on est passé au numérique, je n'ai plus la télé... D'abord par négligence... Ensuite, parce que j'ai découvert que celà m'offrait beaucoup de temps en plus.

Mais cette semaine, je devais passer un examen à Saint-Flour et je me suis offert un petit séjour à l'hôtel. Il y avait plein de chaînes.

J'ai découvert la chaîne parlementaire. J'ai notamment suivi un reportage hilarant sur le recensement fait par les représentants du peuple des métiers "pénibles". Chacun connaît un métier (découpeur de fromage par exemple) qui mérite d'être réconnu pénible et qu'il entend faire reconnaître comme tel sous la pression des électeurs de son canton. L'accumulation des interventions avait un grand effet comique.

 

 

Mais l'on n'y parlait pratiquement que de l'ancien directeur du FMI : des commentaires en boucles sur des informations que l'on n'avait pas... La nausée, c'était aussi celà, en plus de cette sordide histoire.



 Mercredi soir, j'ai fini par trouver refuge sur la chaîne "Gulli".





 

 

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Dominique LAURENT
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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 17:07

celtibères

On peut voir cette pierre, insérée dans le mur d'une maison ancienne de Bourbon, non loin du collège. Elle semble bien être du même grès local que le reste des pierres d'angle, ce qui me fait penser qu'elle a été trouvée sur place ou à proximité.

Pour moi, elle est gallo-romaine et représente des divinités gauloises (les gaulois n'ont représenté leurs dieux dans la pierre qu'après la conquête romaine). L'un des visages est barbu, le second pourrait être féminin.

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 14:46

A plusieurs reprises, la communauté des bourgeois de Moulins a financé, au XIVe s., des travaux censés réparer l'égout (on dit aussi l'"agout") sur le dessus d'une porte d'entrée de la ville. Il s'agit en réalité d'une "gouttière".

Les fortifications de Moulins ont été détruites il y a plusieurs siècles déjà : il y a fort à parier que les eaux pluviales étaient évacuées dans les fossés par ce que nous appelons des "gargouilles" et qu'elles ressemblaient à celles que l'on peut voir ailleurs. Il suffit de se promener dans la ville en levant la tête (après une randonnée à la recherche des soupiraux : cf. ..... ) pour découvrir des merveilles.

Nous avons tendance à associer "gargouilles" et édifices religieux, mais l'on en trouve aussi sur des édifices civils : publics, comme le Jaquemart

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 Il en subsiste quatre dont   une à forme humaine

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 un monstre

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       et un crocodile

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 Trois subsistent sur une maison où naquit au XVIIIe s. le maréchal de Villars

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dont ce curieux personnage "au dos tordu". Un Yogi ?

 

L'ancienne collégiale fondée par le duc Louis II et devenue cathédrale au milieu du XIXe siècle mériterait à elle seule une exploration de tous les thèmes qu'elle montre :

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Bouffons et musiciens y cotoyent

 

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un dentiste ?

 

 

 

   

 

 un homme à tête de chat                   un "homme sauvage"

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P4060550une sirène...

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 13:09

...

blog 20 bis

Sur l'allée des Gâteaux, il y a deux arbres semblables côte à côte : pourquoi l'un perd-il ses fleurs, et pas l'autre ?

En tous cas, celà fait un joli tableau coloré sur l'herbe bien verte en ce chaud printemps.

N.B. : il faudrait quand même bien qu'il pleuve... 

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Dominique LAURENT
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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 18:10

Depuis que quelques profs du lycée professionnel m'avaient fait une crise parce qu'il y avait de la viande au self le jour du mercredi des cendres, ce qui m'avait laissée sans voix, je n'abordais plus un conseil d'administration des mois de mars ou avril sans avoir un entrefilet semblable dans mon porte-feuille :

vendredi saintCette année le repas gras devrait, si je ne me trompe, avoir lieu le 22 avril. Car ce matin, en rentrant par la cathédrale dont je voulais photographier ls gargouilles, j'ai croisé plein de gens avec des bouquets de buis : donc c'était le dimanche des rameaux.

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Dominique LAURENT
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 09:39

C'est il y a une dizaine d'années que j'ai pour la première fois entendu parler de la présence d'une maison d'enfants juifs dans notre département : je venais d'acheter ma maison et j'avais pour voisins M. et Mme Moreau que je connaissais surtout pour avoir été instituteurs à Châtillon. Ils étaient venus prendre l'apéritif. 

Ils m'ont appris, au cours de la conversation, qu'ils avaient été en poste à Broût-Vernet pendant la guerre. Et avaient eu pour élèves de très nombreux enfants juifs qui demeuraient dans une maison "bourgeoise". J'avais habité pas très loin d'Izieu et j'aurais aimé en savoir plus. Mais je crois que M. et Mme Moreau ne connaissaient pas bien les tenants et les aboutissants de l'implantation dans ce village distant d'une vingtaine de kilomètres de Gannat d'une maison pour abriter des enfants juifs.

Je connaissais Broût Vernet essentiellement à cause de sa communauté de catholiques traditionnalistes, dans la mouvance de Monseigneur Lefèvre, et de son festival de rock.  En soi, cette cohabitation n'était pas banale !

 

Cinquante cinq ans après la fin de la guerre, il semble que les habitants du village, eux-mêmes, iaient eu même ignoré, d'ailleurs, dans leur majorité, cette partie de son histoire.

 

Les archives de l'école permettent pourtant de connaître un peu plus de 300 noms d'élèves juifs, une grande majorité étant de nationalité étrangère. Depuis une dizaine d'années, les membres de la société Azi la Garance et les Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation dans l'Allier ont mené des enquêtes et ont publié un ouvrage qui permettent d'en savoir un peu plus long.

C'est au château des Morelles, loué par une association juive appelée Organisation de Secours aux Enfants, que de 1940 à février 1944, 340 enfants ont été hébergés à Broût Vernet. Encadrés par un personnel juif qui en tant que tel avait perdu son droit à travailler (la directrice était une femme  médecin décorée de la légion d'honneur, l'économe un ancien d'HEC.  Un rabbin leur dispensait des cours de religion et d'hébreu, car cette maison était "de stricte obédience"), les enfants passaient entre quelques semaines à une année dans l'Allier. Le samedi, ils venaient à l'école :  mais comme c'était jour de Sabbat, ils restaient les bras croisés raconte un ancien tout jeune instituteur.

Beaucoup d'entre eux avaient été auparavant regroupés dans des camps d'internement insalubres. L'organisation caritative O.S.E. les mettait à l'abri dans une des 14 structures de ce type existant en zone occupée, la plupart dans le Limousin et la Creuse. Dans la préface d'un ouvrage publié en 2010, Serge Klarsfeld rapporte qu'il a été lui-même pensionnaire d'une telle maison, dans la Creuse. Celà supposait néanmoins qu'ils soient séparés de leurs parents. 

Certains parents avaient d'ailleurs donné leur accord pour que  leurs enfants puissent migrer vers les Etats-Unis : cette filière d'évacuation dura jusqu'à l'occupation par les Allemands de la zone sud en 1942.

 

Ensuite, une organisation clandestine s'activa à les cacher sous de faux noms dans des familles chrétiennes, de partir vers la zone d'occupation italienne puis vers la Suisse. Ces filières furent efficaces puisque F. Demaegdt, président des amis de  l'AFD  a pu constater sur les listes des convois de déportation que sur les 340 enfants des Morelles, 320 ont échappé à la déportation. 

En novembre 1943, l'économe   Cogan et 2 de ses enfants furent arrêtés aux Morelles et déportés à Auschwitz. Sa femme était à Vichy où elle venait d'accoucher.

Des ordres pour arrêter les juifs se multipliaient dans l'Allier ( les juifs déportés de l'Allier ) : le regroupement d'enfants devenait trop dangereux et la colonie des Morelles fut définitivement fermée en février 1944.  

 

source : DEMAEGT (François) et GLOMET (Jean-François), la maison d'enfants des Morelles (1939-1944), Chamllières, 2010

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 21:31

C'est en allant voir "le discours d'un roi" que j'ai découvert la bande annonce  de ce film... Je suis allée le voir pour de mauvaises raisons : j'avais trop aimé le frère du personnage principal qui demandait l'asile politique et refusait de sortir tant que Berlusconi serait au pouvoir en Italie.

Il y a plein de choses dans ce film : des petites choses de la vie, beaucoup d'amour entre les personnages, des gens sympathiques à de rares exceptions près (rares exceptions affligées en outre d'un accent alsacien à couper au couteau), d'excellents seconds rôles (Anouk Aimée, sublime !), une ville de Strasbourg remarquablement filmée. Et l'omniprésence de la musique : musique baroque italienne portée par de belles voix, mais aussi de superbes tarentelles.

Nous n'étions que 5 dans la salle, 5 femmes d'ailleurs... qui ont toutes été ravies d'être venues voir ce joli film.

Et j'avais une petite larme aux yeux...

Le metteur en scène était pour moi un inconnu : il s'appelle Philippe Claudel.

 

Autre bonne raison d'aller voir ce film : le critique du Nouvel Observateur n'a pas aimé.    

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 14:55

le ruban de soie

ruban tissé

Tissé sur un métier "jacquard" à cartes perforées que l'on peut voir en action au musée de l'Art et de l'Industrie. D'anciens passementiers viennent régulièrement pour les entretenir et faire des démonstrations.

A la boutique du musée, on peut acheter quelques pièces ainsi réalisées. Car il n'y a plus aucun atelier  pour effectuer ce travail. J'avais acheté deux tableaux, dont cette pièce, dans un mercerie qui en vendait encore. 

Le musée d'Art et d'Industrie (à ne pas confondre avec le musée d'Art modern) est situé en plein centre de Saint-Etienne : sur la colline qui le surplombe, on peut encore voir des ateliers de passementiers avec leurs hautes fenêtres. Saint Etienne a été labellisée Ville d'Art et d'Histoire : un circuit commentée est certainement prévu.

  

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 09:44

De l'exposition Cranach (Lucas l'ancien, Lucas le jeune et son frère Hans) que j'avais vue il y a déjà une trentaine d'années à Wuppertal, je gardais un sentiment de malaise.

Je crois qu'au delà des sujets religieux, c'est la mysoginie qui m'avait frappée.

Comme cette femme de la cour de Saxe, figurée en Judith, a laquelle l'artiste a fait un petit minois que je trouve inquiétant, avec ses yeux en amande. 

kranach lucas judithOu la troisième Grâce de ce petit tableau qu'on imagine bien avec des oreilles pointues.

 Cranach Graces

Les Cranach peignent merveilleusement les vêtements, les chapeaux et les bijoux.

 

Ce qui me fait penser à une histoire qui l'on m'a racontée : un petit acte de résistance.

De 1940 à 1943, le département de l'Allier était coupé en deux par la "ligne de démarcation". A Moulins, le "check point" était situé sur le pont Régemortes. Un jour, une cousine d'un certain âge a été confrontée à un contrôle fait par des militaires zélés. Il faut se souvenir qu'à cette époque, il aurait été indécent pour une femme de sortir "en cheveux". Donc ma cousine, qui était une femme respectable (comme toutes les femmes de la famille !), portait un chapeau. On l'a fait passer à la fouille et on l'a fait se déshabiller. Elle était très fière de dire qu'elle avait enlevé tout ce qu'on lui avait demandé d'enlever. Mais comme on ne lui avait pas ordonné de retirer son chapeau, elle l'avait gardé !

 

 

 

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