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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 09:38

L’adjointe chargée de la santé par le maire de Dijon, qui est pharmacienne, a proposé de faire appel aux vétérinaires pour intervenir en urgence dans les zones rurales où il y a pénurie de médecins.

Autrefois, on faisait appel aux « rebouteux » dans les campagnes pour remettre en place les fractures et autres entorses. L’armée, où rappelons-le, il y a eu des régiments de cavalerie d’active jusqu’en 1940, faisait appel à eux, car ils faisaient, paraît-il, aussi merveille sur les chevaux. Dans les campagnes, ceux qui étaient réputés « barreurs de sang », arrêtaient les hémorragies du bétail comme des humains.

Mais la proposition de l’élue socialiste de la Côte d’Or m’a surtout rappelé une histoire que racontait M. Binon, ancien instituteur à Noyant, celle d'un "vieux gâs" comme l'on dit dans l'Allier qui avait fait venir le vétérinaire pour soigner son veau. Un produit vétérinaire lui avait été délivré. Sa femme était souffrante : il lui a donné le même médicament. Et le paysan était furieux : « ça a guéri ma femme, mais ça a fait crever mon viau ».

Mme Tenenbaum, est élue de la Côte d’Or, mais à l’évidence, elle ne met pas souvent les pieds à la campagne, sinon elle saurait qu’il y a encore moins de vétérinaires que de médecins. Les vétérinaires soignent maintenant les chats et les chiens, voir les serpents et les tortues, et leurs cabinets sont en ville.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:09

Si Nadia El Fani n’était pas la fille de sa mère, je n’aurais sans doute jamais su qu’elle avait tourné un film intitulé « Laïcité Inch Allah ».

Je n’aurais vraisemblablement jamais su qu’elle avait été menacée de mort et interdite de séjour en Tunisie par le nouveau pouvoir, donc jamais signé la pétition circulant pour la soutenir.

Mon attention n’aurait pas non plus été attirée par la projection de ce film, au départ pour une seule séance, au multiplexe de Moulins.

Si j’avais suivi mes inclinaisons personnelles pour choisir un film ce soir-là, j’aurais plutôt sélectionné Happy Feet 2.

Si mes boyaux, en folie depuis le matin, au point que j’ai cru que j’avais attrapé la première gastroentérite de ma vie, ne m’avaient pas laissée tranquille, je ne me serais pas hasardée à sortir.

S’il avait neigé comme l’an dernier, je ne serais pas restée 20 mn à attendre devant le cinéma (il va falloir qu’ils revoient leur système de caisse à l’entrée) en plein courants d’air.

Enfin, si Nadia El Fani n’était pas la fille de sa mère, je ne serais pas restée pour le débat, car j’en ai un peu soupé des débats de fin de ciné club, dans une langue souvent ésotérique.

 

Et ç’aurait été dommage !


Dans cet enchaînement de circonstances, il faut peut être voir la main d'une volonté supérieure.

 

Initialement, le film était intitulé « Ni Allah, ni maître », ce que j'avais trouvé sympathique comme titre, mais qui a mis certains barbus en ébullition.

Des barbus, à Moulins, il y avait pas mal ce soir-là dans la file d’attente : des profs autour de la soixantaine, sympathisants ou membres d’un « observatoire de la laïcité » dont j’ai appris la récente création, et qui était à la l'initiative de cette projection. Compter des barbus pendant ma longue attente, dans un vent à décorner un boeuf m'a permis de passer un peu le temps.

La salle était pleine. J’ai cherché une place en bout de rang, histoire de filer rapidement si mes intestins se manifestaient à nouveau.

Le film est en réalité un documentaire militant. Dès les premières images, on entend la voix « off » de la réalisatrice: « Entre les intégristes et moi, c’est la guerre ». Déclaration pleine de panache. Ils ont d'ailleurs relevé son défi.

La musique et les chansons sont belles. Elles appuient le témoignage de tunisiens sur la réislamisation progressive de leur société. Témoignages surtout de tunisiennes, sur leur anxiété devant la régression du statut des femmes. Proclamation, au journal télévisé du début du Ramadan par le « Grand Mufti de la République ». Images d’archives (Positionnement de Bourguiba sur la place de la religion musulmane par rapport au développement). Extraits de débats publics.

Il y a aussi des choses qui m’ont fait beaucoup sourire : c’est un film dans lequel on « cloppe » beaucoup, où la lutte contre la réislamisation de la société passe par l’achat transgressif d’alcool pendant le Ramadan. Et les remarques de cette jeune femme (« Ma mère a été contrariée quand elle m’a vue « bourrée » pour la première fois » - « Elle est très religieuse ? » - « Non, même pas ») à l'appui d'une dénonciation de la main mise hypocrite de la religion sur la société civile.

Le documentaire est intéressant, mais surtout Nadia El Fani anime le débat de main de maître : quand la réalisatrice, franco-tunisienne qui a passé son adolescence dans l’Allier, vieille terre radicale socialiste, entourée des collègues de sa mère, parle de laïcité, elle sait de quoi elle parle. Vivant pour partie en Tunisie, où son père est retourné s'installer, elle sait aussi de quoi elle parle quand il elle parle d’islam.

Pour moi qui ai travaillé au pied d’une ZUP, parmi des gens plein de bons sentiments mais entravés par leur culpabilité anti colonialiste, le discours était nouveau. Et dans ma ZUP les arabes étaient tous musulmans n'arrivant pas à prendre du recul par rapport à une religion qu'ils considèrent comme leur identité culturelle. Dans un système mental où l'on considère que l'on "naît" dans une religion. D'où l'expression "sortir de sa religion", employée à plusieurs reprises par des témoins et qui dans certains pays est considéré comme un crime.

 

Pour les "progressistes" tunisiens, ce sera la laïcité ou la mort ???

 

En tous cas, contacter les producteurs pour animer un débat autour de ce reportage me paraît devoir être recommandé.

 

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Dominique LAURENT
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 09:32

Ce que je trouve surtout étonnant dans l'affaire du triple A, c'est qu'on en a bénéficié pendant des années (les agences de notation existent depuis 1880, viens-je d'apprendre) et qu'on ne le savait pas !

Ce n'est pas un peu surfait cette affaire ? 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 00:15

est très largement excédentaire. Cette info a été très discrètement évoquée ce matin.

 

Les caisses ne sont pas régies par le même système que dans le reste de la France. La raison ? L'Alsace et la Lorraine, étant allemandes entre 1871 et 1918, ont bénéficié des lois sociales de l'Allemagne de Bismarck. En France, il a fallu attendre 1946 pour que l'ensemble de la population puisse bénéficier des lois sociales que nous connaissons actuellement.

Ce que l'on appelle le "statut particulier d'Alsace et de Moselle" inclut aussi que, d'un point de vue religieux, ces deux régions vivent encore sous le régime concordataire napoléonnien. La loi sur la laïcité de 1903 ne s'y applique pas comme dans le reste de la république.  Quand on entend parler du "statut particulier" de l'Alsace-Lorraine, c'est sous ce seul aspect de la laïcité qu'il est évoqué.

 

Ce qui a conduit Arnaud Montebourg à s'insurger bien inopinément à propos de l'Allemagne de Bismarck !!! J'ai bien ri.

 

Pour de plus amples informations, aller voir sur Wikipédia.

 

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 13:06

Un ouvrage a récemment été publié sur François Mercier, ancien maire du Montet. Avec l'ingénieur Eugène Freyssinet, ils ont contribué à la construction d'un pont métallique à Aveiro, au Portugal.

Ancien port, séparé du littoral par un cordon de dunes, Aveiro a connu une belle prospérité au tournant des XIXe et XXe siècles.

La Vieille ville est traversée par un canal et les anciennes barques des pêcheurs ont des airs de gondoles !

aveiro 39

La morue, la sardine, les marais salants ont fait sa fortune.

Les banques firent naturellement édifier de très nombreuses succursales, dont le style architectural est caractéristique de la Belle Epoque, avec ses volutes:

AVEIRO 5

D'autres beaux vestiges d'Art  Nouveau subsistent en nombre dans cette adorable petite ville.

aveiro art nouveau 7

envers (hélas en contre jour)

façade (sur les bords du canal)

AVEIRO 9

L'office de tourisme organisait une visite guidée en car : ce qui explique le cadrage de cette maison, un peu excentrée du coeur de la ville. A côté, il y a sa jumelle.

Mosaïques, ferronerie, huisseries, tout est beau.

aveiro 18 art nouveau

Une dizaine de kilomètres plus à l'ouest, les plages sont protégées par un cordon de dunes, contre lesquelles les pêcheurs avaient adossé ces maisonnettes, depuis lors très recherchée par les riches portugais (car il y en a !!!)

AVEIRO plage 11

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 16:53

Je n'espère pas que M. J.-F. Kahn passe sur mon blog. C'est dommage : il aurait pu se faire une idée de la réalité que recouvrait l'expression "troussage de soubrette".

 

Voici un résumé de l'interrogatoire de la jeune Marie Gandolin par le lieutenant criminel en la sénéchaussée de Bourbonnais, Jacques Vernin, en date du 2 septembre 1758.

Ayant mis au monde un enfant mort-né, quelques jours auparavant dans une maison du bourg d’Yzeure, Marie Gandolin avait été transférée en « la prison royale de cette ville de Moulins ».

 

Marie Gandolin était née à Montluçon, vingt ans auparavant, rue des Cordeliers dans la paroisse Notre Dame. Son père, François y exerçait le métier de cordonnier. Sa mère s’appelait Simonne Madelon. Marie déclare avoir quitté la maison paternelle parce  qu’elle recevait des mauvais traitements la part d’une de ses belles sœurs, ce qui l'a décidée à chercher un emploi salarié.

 

Elle raconte qu'« il y a environ un an et demy » « une fille à elle inconnue » lui proposa de venir à Moulins, s’engageant à lui trouver « une bonne condition ». Marie est donc arrivée dans la capitale du Bourbonnais « environ le mois d’avril de l’année mil sept cent cinquante sept ».

Contrairement à la promesse qui lui avait été faite, aucun emploi ne l’attendait. Elle finit par trouver un travail et un hébergement chez l'un des métayers du sieur de la Chaussée appelé François des Magniauds, au faubourg de la Madgelaine. Elle y resta un mois. Puis elle se loua en qualité de servante chez le sieur Bichon, horloger de Moulins où elle ne resta que huit jours. « De là alla demeurer  chez le nommé Saint Amour, hôte du logis du « Petit Versaille » où elle a demeuré jusqu’au commencement du mois de may dernier". Mais « le dit Saint Amour s’étant aperçu de sa grossesse par un dégoût qu’elle avoit pour une infinitée de choses, il la mit hors de chez luy pour cette seulle raison » après lui avoir payé le solde de son compte. Ensuite, elle trouva à s’engager chez la femme de basse cour du château de Marcellanges, qui appartenait au sieur de Montigny, à l’insu des propriétaires. Lorsque Madame de Montigny s’en aperçut, elle la chassa.

« Le même motif de grossesse l’a empêchée qu’elle n’ait trouvé aucunes conditions ».

Elle vendit donc ses vêtements et avec l’argent qu’elle en avait retiré, elle trouva à s’héberger « chez la nommée Gervoise, cabaretière demeurante en la paroisse et bourg de Saint Bonnet ». Elle y resta près d’un mois « tant que l’argent de ses hardes qu’elle a vendu a duré. Et n’ayant plus de quoy à vivre, n’y aucuns hardes à vendre pour se procurer la nourriture, elle est revenue en cette ville (de Moulins) où elle a mendiée son pain et a couchée toujours dheors  (sic !) personne ne voulant la retirer (l’héberger)». 

Puis elle se réfugia « au bourg et paroisse d’Izeure » où les habitants lui fournirent une paillasse qu'ils lui installèrent dans une maison inhabitée du bourg .

 

« Interrogée depuis quel temps elle estoit enceinte, des œuvres de qui elle l’estoit, et à quelle endroit elle a tenus ce mauvais commerce, a répondu que pendant le temps qu’elle a demeuré chez ledit Saint Amour, il y venoit soupper deux messieurs de cette ville régulièrement,  tous les soirs pendant près d’une quinzaine de jours, dont le sieur Cantat (N.B. : une famille de notaires) en étoit un et l’autre est un médecin qui est assez gros de taille et joli de visage, duquel elle ignore le nom, mais que tout ce qu’elle peut nous dire, c’est qu’ils sont toujours ensemble et ne se quittent point. Qu’un jour et environ le quinze du mois d’avril dernier, le dit sieur Cantat étant venus chez le dit Saint Amour avec l’habillé de noir dont elle ne peut nous dire le nom, commander à souper. Comme il ne trouva point de sallade dans le dit logis, le dit Saint Amour dit à elle répondante, d’en aller chercher une chez le jardinier. Et y étant allée, le sieur Cantat la suivit et à la sortie de chez le jardinier, le dit sieur Cantat qui attendoit elle répondante à la porte, la prit sous le bras et la conduisit auprès du Jeux de l’Oizeau, ou après luy avoir fait différentes promesses et donné un écus de trois livres, elle eû la faiblesse de se laisser aller à luy et ne joüit d’elle qu’une seulle fois en luy disant qu’elle n’avoit rien à craindre et que si elle venoit embarassée, il auroit soin d’elle. Après quoy elle répondante s’en retourna chez le dit Saint Amour et ledit sieur Cantat y entra peut de temps après avec le médecin pour soupper avec le médecin qui l’y attendait. Qu’il etoit pour lors neuf heures du soir".

Le prude Saint Amour ne s'était pas rendu compte du manège de ses deux clients !

" Le même soir, servant ces deux messieurs à table, le médecin la sollicita si fort en luy disant qu’elle avoit bien accordé ses faveurs à un autre, et qu’elle pouvoit bien luy accorder aussy ce qui donna à penser à elle répond(ant)e que le dit sieur Cantat ly avoit dit ce qui venait de se passer entre eux. Ce qui fit qu’elle répondante eût la feublesse de luy donner rendez-vous au landemain sur les neuf heures du soir au cour de Bersy où le dit sieur médecin se trouva à joüir d’elle une seulle fois et luy donna vingt quatre sous".  

"Assure qu’elle n’a eu affaire à aucunes autre personne ».

 

On m'objectera qu'elle n'a pas dit "non" à la proposition que lui ont faite les deux notables : mais avait-elle possibilité de le faire ?

Elle a aussi reçu de l'argent :

Je vais essayer de savoir ce qu'elle est devenue : le juge l'a condamnée à retourner à Montluçon, je vais essayer de savoir si elle a eu d'autres enfants, si elle s'est mariée. 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 13:26

Les registres paroissiaux de l’Allier, notamment ceux de Saint-Menoux et d’Yzeure, conservent le souvenir de galériens, décédés au cours de leur passage dans notre région.
Un travail de recherche effectué par G. Crouzet dans les archives de la marine et les lettres des intendants permet d'en savoir plus sur ce sujet méconnu dans notre région.
Les galères sont des vaisseaux  mus par des rameurs : au XVIIe et au XVIIIe siècles, en France certains d’entre eux étaient des esclaves, d’autres des volontaires, mais la majorité étaient des forçats, condamnés à la "peine des galères".
Parmi eux on trouvait des protestants (après la révocation de l’édit de Nantes), des soldats déserteurs, des contrebandiers de sel et de tabac, des voleurs (dont le nombre croissait lors des grandes famines), des vagabonds, des paysans révoltés.
Emprisonnés d’abord dans les diverses prisons de France, ils étaient envoyés à Marseille, où étaient ancrés des  pénitenciers flottants.
Le convoi des condamnés aux galères s’appelait la « chaîne ». Une « chaîne » partait de Bretagne et passait par notre région, via la vallée de la Loire. Des routes secondaires, permettaient aux condamnés de toutes les juridictions de France de rejoindre le convoi à chaque étape.
Moulins constituait l’une de ces étapes.
Les prisonniers étaient unis 2 à 2 par une chaîne au milieu de laquelle il y avait un anneau. Le couple de forçats était relié au couple précédent et au couple suivant par une autre chaîne qui passait par cet anneau. Un témoin raconte que cette longue procession pouvait compter jusqu’à 400 personnes.
Le voyage, effectué à pied, est-il utile de le préciser, durait 6 à 7 semaines. La nourriture était fournie par les capitaines de chaîne, rémunérés pour conduire à Marseille les prisonniers. Ils évitaient naturellement de trop dépenser. La nourriture était donc chiche, l’état sanitaire laissait à désirer. Et les décès étaient fréquents (environ 10 % des hommes).

Aux étapes, les condamnés étaient enfermés dans les prisons. Celles de Moulins étaient, nous dit Guy Crouzet, le cauchemar des autorités. Et la lecture des lettres des intendants du Bourbonnais nous montre l’existence d’une certaine résistance à des mesures inhumaines. En mai 1687, l’intendant Florent d’Argouges fait ainsi part au secrétaire d’Etat à la Marine des difficultés qu’il rencontre : « ce n’est plus faute de réparations aux prisons de Moulins que les galériens se sauvent. Ils sortent à présent par les grandes portes.  Hyer (10 mai), sur les sept heures du matin, il en sortit douze, tous d’une volée, dont pas un n’avait les fers aux pieds ». Le concierge est naturellement complice. Mais d’Argourges ajoute : « C’est une cabale dans toute la ville pour trouver des moyens de sauver nos accusés ». Il signale d’autres évasions en date du 4 septembre. Et dénonce la complicité du lieutenant de la maréchaussée.
Quarante ans plus tard, son successeur a toujours le même souci : sur les 26 galériens arrivés à Moulins le 13 septembre 1729, 19 se sont évadés pendant la nuit. Et à nouveau, en 1736 : l’intendant de Moulins  en poste adresse un courrier à son collègue de Clermont pour lui donner la description de 4 faux sauniers évadés au début du mois de décembre.  Il précise : « il y en avait un cinquième qui s’est noyé en voulant passer la rivière et dont il n’est par conséquent plus question ».

Source : Guy CROUZET « En Bourbonnais au temps des galères » dans Aspects insolites de la vie en Bourbonnais aux XVII et XVIIIe siècles, p. 65 à 94.

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Dominique LAURENT
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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:03

Il paraît que les français ne savent pas calculer leurs intérêts de Livret A. A plus forte raison leurs intérêts d'emprunts.

Autres temps , autres moeurs : ce type de "calcul" occupait fort les écoliers des années 1910 (cf. les Cahiers de Marthe Damoret).

Les restaurateurs et cabaretiers, eux, savent compter. Il y a deux ans, ils avaient obtenu que les produits qu'ils vendaient soient assujettis à une TVA à 5,5 %. Avant de baisser leurs prix TTC, ils avaient bien pris soin de les augmenter (dans un café que je ne dénoncerai pas, le petit noir était passé de 1 € 20 à 1 € 50 deux semaines avant l'application de la mesure. A la date d'échéance, ils l'ont baissé... à 1 € 20 !!! - Chez le voisin, la carte a été changée : le repas à 15 € en a carrément disparu. Par contre, le menu à 20 € a bien été diminué à 18 € 70).

L'augmentation de 1,5 % (de 5,5 % à 7 %) qu'on va appliquer va, paraît-il, les mettre sur la paille. J'entendais l'autre jour un restaurateur parisien se plaindre qu'avec ces augmentations de charges, il allait devoir faire passer son menu à 17 € à 20 €, soit une augmentation de 20 % !!!

Je rappelle un petit principe : sur la matière d'oeuvre qu'ils achètent et transforment, ils ne payent pas de TVA, puisqu'elle leur est remboursée.  Je veux bien admettre qu'il leur faut consentir une avance de trésorerie.

Sur les produits qu'ils ont transformés et qu'ils vendent avec une valeur ajoutée, restaurateurs et cafetiers ne payent pas de TVA : ce sont leurs clients qui s'en acquittent. Eux la collectent simplement.

C'est sur la différence prix de vente hors TVA - prix d'achat hors TVA qu'ils doivent se dégager une marge (un bénéfice comme l'on disait dans les problèmes de calcul d'école primaire).

Les marges les plus importantes sont dégagées sur le petit noir, les sandwiches et sur les salades composées (peu de main d'oeuvre nécessaire, temps de transformation réduit).

Ce que je ne comprends pas, en revanche, c'est pourquoi les sandwiches vendus par les boulangers seront asujettis à une TVA à 7 % et ceux vendus en grande surface, sous blister plastique, à une TVA à 5,5 %.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:09

 

 

  La Caisse d'Epargne et de prévoyance de Moulins avait été fondée en 1835 : à ma naissance, tous les enfants recevaient un livret A avec une somme de 100 francs.

Les noms des membres du Conseil d'administration étaient imprimés dans le livret ainsi qu'une avalanche de maximes bien senties :

- " Il ne faut pas dépenser plus qu'on ne gagne ni même tout ce qu'on gagne".

- " L'épargne rend la vie tranquille et heureuse"

- " L'épargne tient le juste milieu entre l'avarice et la prodigalité"

 

 

 

- " Tout emprunt est une perte, toute épargne est un gain"

 

- "Dépenser plus qu'on a...? c'est dépenser l'argent d'autrui".

 

- "Veux-tu être riche ? Songe à épargner autant qu'à gagner. La prodigalité mène à la misère et à la ruine".

 

 

- "Le travail, c'est de l'argent".

 

- "Pendant que vous êtes jeune et fort, ménagez pour la vieillesse et la maladie".

 

- "Tout acte de mutualité et de solidarité est un acte de moralité supérieure".

 

 

Mais aussi malgré les mauvais souvenirs laissés par l'Etat français (ou "régime de Vichy"... mais ici, l'on n'aime pas trop cette expression !)

 

- "Ordre et travail nous apportent aisance et contentement"

 

- "La santé, la vigueur d'esprit, la paix du coeur, sont les fruits constants du travail". 

 

Dans le début des années 1980, le slogan de la Société Générale était : "A franchement parler, votre argent nous intéresse".

 

 

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Dominique LAURENT
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 15:53

guerre 14 18

 

 

guerre 14 18 (2)

 

"Cher petit Louis.,

Alors, as-tu fait un bon réveillon car nous on n'y a pas plus fait attention qu'un autre jour, mais j'espère que l'année prochaine il sera meilleur.

Reçoi (sic !) d'un copain une cordiale poignée de main

 

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Dominique LAURENT
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