Mercredi 2 juillet 2008

Pour compléter un repas d'été, osez le fromage blanc !!!
Battu avec des fruits rouges (myrtilles, fraises, framboises ...) comme dans les pays nordiques (ah ! les desserts lettons dont je me suis régalée l'année dernière à Riga).
Ou bien les yaourts au miel (acacia, un miel blond ou sapin un miel presque noir, mais de toutes façons, il faut choisir un miel qui a du goût) dont je me suis régalée en Crète (préférer les yaourts "grecs" au lait de brebis que l'on trouve maintenant facilement en France).
Et mangé à Montepulciano, ville jumelée avec Moulins : de la ricotta avec un miel blond (j'ai trouvé du miel de citronnier).

par Dominique LAURENT publié dans : recettes pas chères
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Mercredi 2 juillet 2008

Je viens de visiter par hasard un blog où l'on donne une recette de potage froid à l'avocat.
Ce qui me donne envie de vous faire découvrir un "jus d'avocat" dont je me suis régalée au Vietnam.
Dans la rue, on a mixé devant moi deux avocats,  rajouté du sucre, et  rallongé le tout avec de l'eau et quelques glaçons. Calorique, mais un délice. A consommer tout de suite, car l'avocat s'oxyde.

N.B. :  il n'y a que moi pour pouvoir faire de pareilles expériences culinaires dans la rue, au Vietnam ! J'y séjournais depuis 15 jours, et alors que les français qui m'accompagnaient tombaient comme des mouches, en ne mangeant que du riz, je n'avais pas constaté le moindre désordre intestinal !   Mais c'est une expérience que je déconseille aux gens qui vivent dans un environnement aseptisé.

On peut introduire quelques variantes : un peu de jus de citron (exhausteur de goût et qui protège la chair d'avocat de l'oxydation et permet de préparer ce jus un peu à l'avance) ou de la menthe (autre exhausteur de goût).

Je profite de l'occasion pour rappeler que l'avocat, que l'on considère comme un  légume en France, est un fruit, délicieux en salade, avec des agrumes (oranges et/ou pamplemousses), qui non seulement évitent à l'avocat de noircir, mais donnent par ailleurs à la salade de fruits des mélanges de couleurs fort gais, et donc appétants
.

par Dominique LAURENT publié dans : recettes pas chères
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Mardi 1 juillet 2008

A Florence, j'ai mangé un délicieux potage froid de tomates, dont il faut que je recherche le nom et la recette que j'ai notée au vol (mais il y a un risque : mon niveau d'italien se résume à 3 semaines de stage à Florence en 2000 et deux ans d'italien à l'université populaire !). La particularité est qu'on y ajoute de la mie de pain : une espèce de soupe trempée, comme on appelle celà chez nous, dans l'Allier (on faisait du "trempé" avec du lait ou avec du vin rouge, pour les batteuses, après une bonne journée de travail, on mangeait dehors et on passait une bonne partie dela nuit au frais. Le reste du repas était souvent constitué de fromage blanc à la crème, avec des bonnes tartouffes cuites au four dans leur peau).

Samedi, une amie est venue avec sa fille : j'avais cru comprendre qu'elle cherchait à perdre du poids. J'avais le choix entre leur faire commencer une semaine de jeûne ou leur préparer un petit "en cas" spécial basses calories. 

J'achète souvent des boîtes de tomates concassées (250 gr pour 0 € 69). Plutôt que d'acheter un poivron et de faire chauffer mon four, j'ai acheté une boîte poivron rouge en conserve (250 gr aussi, 1 € 20 environ). J'ai toujours un pied de basilic sur le rebord de ma fenêtre.
J'ai ouvert ma boîte de tomates, puis ma boîte de poivrons (je n'ai mis que la moitié des poivrons), versé le tout dans un saladier, mixé. J'ai rajouté un peu de sel, cisaillé un bon nombre de feuilles de basilic et surtout mis au frigo une bonne heure.

J'ai complété mon repas avec un poulet au citron.

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Vendredi 13 juin 2008

Lorsque je travaillais à Ambérieu-en-Bugey, les agents de mon lycée étaient tous originaires de la région. Dans les années 1980, les plus anciens avaient avaient vécu la guerre et m'ont rapporté qu'ils avaient évité la famine grâce à la "farine de gaude". Le maquis du Vercors n'était pas loin et le marché noir difficile à mettre en oeuvre !
On trouvera sur http://ladombe.free.fr l'historique de cette farine et une recette, qui ressemble beaucoup aux recettes de galettes de sarrazin, typiques de la Bretagne, mais que l'on retrouve aussi en Auvergne sous le nom de "pompe".
La semoule de maïs est plus connue sous son nom italien de "polenta".
Farine ou semoule, le maïs en tant que tel est un peu insipide. Mais j'ai trouvé quelques recettes qui le rendent fort savoureux.
Les italiens font souvent revenir des tranches de polenta dans de l'huile (d'olive), ce qui lui donne du goût.

Vous pouvez aussi essayer la recette suivante :

polenta aux champignons et au fromage (gruyère, parmesan ou gran padano....)

ingrédients : champignons déshydratés (bolets, giroles, mousserons)
                       polenta (précuite : elle est prête en 5 mn)
                       eau (regarder les proportions sur le paquet : un verre à moutarde de polenta pour 1/2 l. d'eau me semblent des proportions correctes, mais il convient de vérifier) 
                       sel
                       poivre
                       gruyère ou parmesan rapé  

       L'astuce consiste à réhydrater les champignons dans l'eau dont on se servira pour faire cuire la polenta. On sale, on poivre, éventuellement, on rajoute un peu de fromage rapé.
        La polenta une fois cuite, je la "tasse" dans des ramequins pour lui donner une forme ronde et plate.

        On la démoule, ou on la sert dans les ramequins. Et dessus, l'on dispose les champignons que l'on a fait revenir dans de la matière grasse, beurre ou huile d'olive.

        C'est une excellente petite entrée.

par Dominique LAURENT publié dans : recettes pas chères
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Mercredi 7 mai 2008

Anke ! ob du mich liesst, hilf mich um diese Rezepte, die eine Rezepte deiner Mutter war, zu verbessern.


La recette qui suit est pour moi liée à un été de canicule, un de ces été où personne n’a envie de passer du temps devant les fourneaux. Et un été passé en Allemagne, pays où l’on cuisine pour se sustenter et non pour le seul plaisir de cuisiner. Une autre conception des choses : on préfère passer des heures assis entre amis au jardin, ou l’hiver au salon devant une tasse de café, avec une multitude de desserts, de pains et de confitures que l’on se sert librement, que des heures à table, en attendant que les plats se succèdent.
Cet été-là à Wuppertal, j’ai découvert le « Pfannkuchen » littéralement « gâteau à la poêle ». 
Je devais avoir 16 ans et ne me préoccupais pas alors de recettes de cuisine : je me suis contentée de le trouver bon. Et j’ai à peu près saisi, en la regardant faire, la recette de la mère de mon amie Anke.
J’ai par la suite essayé d’en reconstituer la consistance. Cette recette est naturellement perfectible, non pas du point de vue du goût, mais du point de vue de la présentation.

Le Pfannkuchen dont je me souviens était aux pommes. Mais on peut aussi bien le faire aux poires, aux cerises, aux abricots, aux prunes ….


Pour une personne (et pour faire un plat complet et équilibré du point de vue nutritionnel), il faut :
               1 pomme (soit une ration de fruit)
               2 œufs (soit une ration de protéines)
              12 cl de lait (une demi ration de lait – ce qui permet de compléter avec le lait du café – ou du thé, si l’on préfère). Mais en Allemagne, Kaffetrinken, à 15 heures (très précises), c’est avec du café (comme celui que l’on fait en Allemagne, ou le café –chicorée au lait de ma grand – mère !). Et ce café là n’empêche pas de dormir.
               1 c. à soupe de maïzena
                Un peu de sucre de canne.
               1 c. à café d’huile (arachide ou colza)


Je graisse ma poêle avec l’huile, coupe les pommes en lamelles et les fait revenir dans la poêle.
Pendant ce temps, je mets de la maïzena dans un bol, que je dissouds avec le lait (évite les grumeaux). Puis je casse  les 2 œufs, et ajoute le sucre. Je bats le mélange pour qu’il soit bien homogène.
Quand les lamelles de pommes sont dorées, je verse le mélange. Quand ma galette est cuite d’un côté, je la glisse sur une assiette, puis la retourne dans la poêle pour que le second côté cuise.

Et quand j’ai de la chance, j’ai un beau « Pfannkuchen » que je roule pour le présenter sur l’assiette.
Quand je n’ai pas de chance, j’obtiens des œufs brouillés aux pommes !


Pourquoi ne pas le flamber au rhum ou mieux, au calvados ? 

par Dominique LAURENT publié dans : recettes pas chères
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Mardi 29 avril 2008

Facile et vite faite. A ne pas confondre avec le bortsch, soupe à la betterave, russe, et qui se sert chaude. 

pour 4 personnes
2 ou 3 betteraves cuites et coupées en dés de taille moyenne
1 concombre épluché et coupé en petits dés
2 œufs durs
100 gr de crème aigre
1 litre de babeurre (aussi appelé « Khéfir »  - en letton dans le texte !)
8 branches d’aneth haché finement
1 tasse d’échalottes émincées
Sel

Accompagnement :
8 pommes de terre
Beurre


Faire cuire les œufs, durs : séparer le blanc du jaune. Ecraser les jaunes d’œufs et les mélanger aux échalotes. Saler.
Ajouter le concombre, le blanc d’œuf coupé en lanières fines, les betteraves, la crème aigre, les betteraves rouges et le babeurre. Saupoudrer d’aneth.

Réserver au frais.


La soupe de betteraves a une très jolie couleur rose !
Dans un restaurant, on m’a apporté les concombres coupés en dés dans une assiette creuse ce qui évitait que la betterave les ait colorés également en rose,  servi la soupe dans un ravier en me disant de la verser dessus. Et la crème aigre dans un petit pot, à rajouter à volonté. L'ensemble étant rose, blanc et vert, on peut faire de jolies présentations !
On fait cuire les pommes de terre à l’eau (ça doit être très bon aussi cuit « en robe des champs ») et on fait fondre le beurre pour le verser dessus.


N.B. : si au lieu de mettre 2 œufs pour 4 personnes, on fait cuire 8 œufs, ça ne dénature pas la soupe, et ça fait un plat complet (2 œufs par personne = une ration de protéines, au moins 2 portions de légumes, pommes de terre, matière grasse, 1 ration de lait). Il reste à faire un petit dessert aux fruits : en Lettonie, en juin, on trouve à profusion sur les marchés : des fraises des bois, des myrtilles, des framboises.


Dimanche, je n'ai pas trouvé de khéfir, j'ai donc mélangé un yaourt avec du lait pour obtenir la bonne consistance. Mais le khéfir, c'est vraiment mieux.

 

Dans nos villes de province, il est impossible hélas !, de trouver de la crème aigre.
L'aneth est indispensable : il donne un goût inimitable.
par Dominique LAURENT publié dans : recettes pas chères
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Mercredi 26 mars 2008

Lundi, lendemain de Pâques, je devais, comme nous en avions convenu avec ma mère, aller prendre un café (au "Bailey's", plus facile à préparer que l'Irish coffee) chez elle. Je voulais apporter un dessert, une nouvelle expérience. Expérience ratée...  Le lundi de Pâques, à 11 heures, restaient ouverts des pâtisseries, mais aussi  Monoprix : dans les rayons j'ai pris du mascarpone (mais je viens de vérifier, les "petits suisses" vont out aussi bien), une boîte d'ananas en morceaux et des biscuits à la cuiller. Chez moi, il me restait des oeufs.
 
donc : il faut de l'ananas au sirop (des pêches à couper en petits morceaux ou des poires)
            pour 2 personnes : 1 oeuf et 1 cuillère à soupe de mascarpone (70 % de MG) ou un petit suisse. (40 ou 20 % de MG)
                                                 4 biscuits à la cuillère

On casse l'oeuf et l'on sépare le blanc du jaune. Mélanger le jaune et le fromage quel qu'il soit.  Sucrer (légèrement)Monter le blanc en neige bien ferme.
Mélanger (en soulevant, pour que le blanc ne retombe pas) le blanc en neige avec le mélange : on obtient une mousse.
Faire imbiber les biscuits de sirop d'ananas (ou de pêche, ou de poire).
Dresser dans un grand verre : un peu de morceaux d'ananas (de pêche ou de poire) au fond, un peu de mousse au fromage, des morceaux de biscuit imbibés de sirop d'ananas, un peu de mousse, un peu d'ananas etc...

Temps de préparation : 10 mn. Coût :  environ 80 centimes par personne.

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Mardi 11 mars 2008

Vendredi 8 avril 2008 :

Le succès de « Bienvenue chez les Chtis », me fait souvenir que je voulais tester une recette de saumon cuit à la vapeur de bière. Je suis donc partie acheter des pavés de saumon… Arrivée à la poissonnerie, qu’aperçois-je soudain ? de l’espadon 17 € 95 le kilo. C’est, de toutes façons, deux fois moins cher que du beefsteak. 2 € 25 par personne.

Le steak d’espadon me rappelle non seulement quelques agréables repas en Italie… mais surtout, fumé, il est indissociable pour moi de  Nosy Bé et de Madagascar. Et sous cette forme introuvable au marché de Moulins ! 

En cadeau : quelques scans de mes photos. A Madagascar, non seulement la nature est splendide, mais les habitants sont d'une infinie gentillesse (même si à Tananarive, on se fait agresser comme au coin d'un bois).

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Oui, mais ! l’espadon à la bière ? n’est-ce pas un choc de cultures trop violent ? Je me souviens alors qu’il me reste un fond de bouteille de champagne éventé. Espadon au champagne : ça fait chic !
Je mets l’équivalent d’un grand verre de champagne dans la cuve de mon cuit-vapeur, je pose mes tranches d’espadon dans le panier : et c’est parti pour 20 mn de cuisson. J’observe le changement de couleur du poisson : 15 mn suffisent en réalité.

Il reste du champagne chaud au fond de la cuve : ce serait dommage de gâcher ! J’ai bien sûr un pot de mascarpone au frigo (mais on peut vraisemblablement délayer le vin dans de la crème) : au jugé, je mélange dans une coupelle 2 cuillérées à soupe de mascarpone et le champagne. Ah ! il faut mélanger longuement pour lier cette sauce !

Je nappe mes tranches d'esoadon. Et les présente avec des brocolis (en stock au congélateur).

N.B. : Le champagne éventé, c’est du vin blanc : cette recette est sans nul doute aussi savoureuse si on le remplace par un vin blanc ordinaire (à la cuisson, même le meilleur vin se dénature).
L’espadon est un poisson à chair ferme, qui me fait beaucoup penser au thon : à défaut d’espadon, ce mode de cuisson, et cette sauce en accompagnement, conviennent sans doute au thon frais.
 

Chez le poissonnier, j’ai pris aussi des pavés de saumon. J'ai acheté une canette de bière blonde, en prévision d'une autre séance de chimie amusante ce week-end.


Dimanche 9 mars :
J’ai testé le saumon à la vapeur de bière… j’ai trouvé que c’était … « bof !... ».
J’ai réitéré l’idée de la crème avec le fonds de cuve de bière : ce n’était peut-être pas une bonne idée. Toutes les suggestions seront les bienvenues.

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Mercredi 5 mars 2008

Je crois l’avoir déjà dit : depuis la fête du Têt de l’année 1957, le lait de coco, c’est ma "madeleine de Proust".
La première fois que j’ai goûté une viande au lait de coco (des encornets, je me le rappelle bien), c’était dans un restaurant brésilien qui s’était ouvert à Clermont-Ferrand, mais qui a disparu rapidement. Trop original pour l’Auvergne ?
Et je me suis régalée à Madagascar  lors d’un séjour que j’y ai effectué, de la cuisine créole qui utilise beaucoup le lait de coco et la vanille dans les plats principaux, et pas seulement dans le punch (on fait un très bon rhum à Madagascar).

Le lait de coco est une matière grasse allégée (18,5 gr de lipides et une valeur calorique de 181 kcal pour 100 gr). Plus on laissera mijoter la viande (ou le poisson) dedans, plus il donnera du goût.

J’ai donc acheté  4 filets de dinde à 14 € 39 le kilo : j’en ai tiré 4 portions de 170 gr environ, ce qui est bien suffisant pour un adulte.
J’ai pris une boite de lait de coco (au  Leader Price voisin, ils le présentent au rayon « lait » ! . Mais généralement, on le trouve au rayon « conserves de fruits ») : 0 € 90 la boîte.
            Un plat revenant à 2 € 70 par personne.

J’ai donc versé le contenu de ma boîte de lait de coco dans une casserole, ai fait cuire dedans mes filets de dinde, salé… Et puis il m’est venu à l’idée d’ajouter un peu de curry.
10 mn de cuisson. J’ai accompagné ce plat de viande avec des carottes « glacées ».
Pendant leur préparation, j’ai maintenu au chaud à feu très doux : les filets de dinde ont mijoté un peu plus longtemps dans le lait de coco.


                           Carottes glacées
J'ai trouvé la recette dans un vieux bouquin de cuisine.
Dans un peu d’huile, on fait revenir les carottes que l’on a préalablement pelées, avec un oignon. On sale, on poivre (si l’on aime on met un peu de cassonnade) et on rajoute 1 cuillérée à soupe d’eau. La cuisson se fait à feu doux pendant 10 mn à couvert. Puis on finit la cuisson à feu vif en ayant retiré le couvercle pour faire évaporer l'eau.
          Coût par personne : environ 0 € 50

On
  peut remplacer la dinde par du poulet... ou des encornets... ou du poisson (du merlu ou du lieu, par exemple).

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Mercredi 27 février 2008

Excepté dans l’aïoli ou l’aligot, l'ail s'utilise généralement avec parcimonie. Un jour, j’ai trouvé une recette de soupe à l’aïl : la quantité utilisée était importante mais l'auteur assurait que sa soupe ne donnait pas mauvaise haleine !
Je suis allée voir sur internet ce que l’on disait de l’ail : extraordinaire !!! Il a une action bénéfique sur l'hypertension (une consommation régulière parvient en effet à abaisser la pression sanguine et à maintenir la fluidité du sang) et sur le taux de cholestérol Il paraît qu’il a été prouvé qu'une gousse d'ail crue (3 g) par jour abaisse le taux de cholestérol de 20 % en moyenne et il a des propriétés diurétiques. A cela s'ajoute des propriétés antioxydantes qui protègent les cellules des radicaux libres. L'ail est en effet une mine d'oligo-éléments qui interviennent dans de nombreux métabolismes cellulaires. Fer, zinc, manganèse... tous sont bien représentés mais surtout le sélénium, trop rare dans notre alimentation. C'est lui qui possède une action contre le vieillissement prématuré des cellules. Il paraît que Pasteur avait mis en avant en 1858 ses propriétés anti-bactériennes. Les Japonais ont, eux, ajouté que l'ail à des effets anti-allergiques. Il réduit en effet de 90 % les réactions aux allergènes, de bien meilleurs résultats que l'oignon et le poireau, bons seconds toutefois. Consommé de façon régulière, il renforcerait les défenses immunitaires de l'organisme.
Exactement ce qu’il me faut : après mes déboires au travail, j’ai pris 18 kilos : comme j’ai hérité d’une bonne constitution, pendant 3 ou 4 ans, cela n’a pas eu d’incidence. Et c’est au moment où je commençais à perdre du poids que j’ai commencé à manifester des signes d’hypertension. J’ai fini par me résigner à prendre des médicaments, mais j’ai pour projet de les remplacer par une alimentation saine.
Quand j’étais étudiante, mes mais étaient très méfiants quand je me proposais de mettre la main à la pâte pour la cuisine, car ils avaient bien repérée que je n’étais pas une fée du logis et que pour aggraver mon cas, j’avais affirmé ne m’intéresser à la cuisine que parce que j’aimais la chimie au lycée. Et je crois qu’ils lisaient trop «Pilote » (mâtin, quel journal !) et notamment les aventures de Gaston Lagaffe, grand amateur de chimie amusante.
                                    Voici donc la recette de base que j’ai élaborée et deux premières variantes :

Soupe à l’aïl

Aïl : le kilo 7 €   - j’en ai utilisé 350 gr, environ  3 €
Oignons : le kilo 1 € 20  - j’ai mis 2 oignons (environ 0 € 40). On pourrait ajouter des poireaux (vue sles effets anti allergiques  !!!)
Pommes de terre : 2 € le kilo   - j’en ai utilisé 400 gr : un peu moins d’1 €
Il me restait du céleri (environ 200 gr)
J’ai fait cuire le tout dans 3 litres d’eau
Pour l’assaisonnement du sel, de la cardamone et de la coriande

Avec 4 € 40 et 800 gr de légumes, j’obtient 6 rations de potage.

J’ai partagé mon mélange en deux :

variante n° 1 : dans l’un, j’ai mis le restant de crème qui rstait dans mon frigo
variante n° 2 : dans le second, j’ai fait  pocher 2 œufs bio (1 € 10), obtenant ainsi un plat complet pour une personne d'un coût de 1 € 83.

 


Un problème :
l'ail doit toutes ses vertus à sa forte concentration en composés soufrés, responsables de son éventuelle mauvaise digestibilité. J’ai tellement aimé ma recette de soupe que j’en ai repris un grand bol : j’ai éprouvé une lourdeur sur l’estomac.
Je n’ai donc pas mis en ligne cette recette avant d’avoir vérifié  que consommée en quantité raisonnable (un bol), cet inconvénient disparaît !

 

par Dominique LAURENT publié dans : recettes pas chères
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