Dimanche 18 mai 2008


La nouvelle exposition a été inaugurée vendredi soir : je n'avais pas d'invitation, et même si j'en avais reçu une, je n'y serais pas allée. Certes, le buffet est bien, mais l'on se marche dessus. Il y avait toutefois un spectacle qui, je l'espère, sera donné à nouveau. 
J'ai profité du passage à Moulins d'une cousine, ce dimanche, pour l'accompagner.
Première impression : esthétiquement, le thème des Mille et une nuits est beau. Le sol a été jonché de tapis d'orient. Il n'y avait pas préméditation de ma part, mais il se trouve que j'avais aux pieds des babouches, rapportées de Tunisie cet automne. J'ai pu les tester discrètement : pure laine !
Mais pour apprécier pleinement l'exposition, je sais que je dois y retourner à l'occasion  d'une visite guidée (les samedis et dimanches à 14 h 30 et à 16 h).
Dans l'auditorium plusieurs films sur la danse et le thème de l'orient sont projetés. L'un a pour titre "mevleli", c'est-à-dire les derviches tourneurs. Comme je suis en ce moment préoccupée par les "musards de Cressanges", le cérémonial de la danse des soufi ("sema", un voyage mystique à la recherche de la  perfection) a bien trouvé écho chez moi.

par Dominique LAURENT publié dans : la culture en province
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Samedi 12 avril 2008

Georges Simenon entra comme secrétaire au service du marquis de Tracy, alors qu'il avait une vingtaine d'années. Il a situé 3 de ses romans en Bourbonnais : "les inconnus dans la maison", qui se déroule à Moulins, et deux Maigret ; "l'affaire Saint Fiacre", dans lequel Maigret revient au château dont son père fut le régisseur et "Maigret à Vichy". Je proposerai prochainement une visite de Vichy sur les pas de Maigret.
Si l'on en juge par le portrait qu'il dresse des protagonistes des "Inconnus dans la maisons", Simenon a peu apprécié les milieux de grosse bourgeoisie de province et d'aristocrates ruraux qu'il a cotoyés pendant son séjour dans notre région. Mais ils lui ont permis d'engranger matière à romans.  
Le château de Paray-le-Frésil sert de cadre à "l'affaire Saint Fiacre".

C'était la demeure du marquis de Tracy. La famille de Tracy compte un philosophe (Destutt de Tracy, député de  Moulins pour la Noblesse avant de se rallier au Tiers Etat) mais surtout, plusieurs de ses membres ont contribué à l'amélioration des techniques agricoles et à l'amendement de la Sologne bourbonnaise.


La sologne bourbonnaise est un pays d'étangs et de bois.


On a compris que l'argile y était abondante. C'est pourquoi les constructions en briques rouges et noires sont caractéristiques de la Sologne bourbonniase comme elles le sont de l'autre Sologne.

 

Les plus beaux bâtiments étant  bien sûr ceux qui allient structure en bois et brique.

par Dominique LAURENT publié dans : la culture en province
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Mardi 8 avril 2008
par Dominique LAURENT publié dans : la culture en province
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Lundi 7 avril 2008

La culture en province, c’est aussi, à Moulins, un festival de la bande dessinée en mars. J’étais une fervente lectrice de Pilote (mâtin ! quel journal) et il y a longtemps que je m’intéresse au 8e art. A Saint-Etienne, j’avais touché un peu à la fabrication de films et la BD est, pour moi,  plus à mettre en relation avec le cinéma (et beaucoup avec le dessin animé) qu’à voir avec la lecture. C’est un art populaire qui pratique la dérision : ah ! les études animalières de Gotlib !
J’ai découvert de jeunes dessinateurs : F’Murr avait déjà exploré le thème du grand loup persécuté par le Petit Chaperon rouge. Tarek et Morinière ont 25 ans à peine et aiment bien, eux aussi,  revisiter les contes …
   Voici une de leurs oeuvre : ils m'ont fait une jolie dédicace.


 

 

par Dominique LAURENT publié dans : la culture en province
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Samedi 8 mars 2008

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Cette exposition est installée jusqu’au  27 avril 2008 au Centre National du Costume de Scène (CNCS pour les intimes).
J’étais allée la voir une première fois et avais été  désarçonnée. Hier, je m’y suis rendue avec un groupe et la visite était guidée. Désormais, j’ai bien percuté : il ne faut pas que j’aille seule voire une exposition sans m’être préoccupée auparavant du « mode d’emploi ». Ce qui était vrai pour « Bête de scène »,  « J’aime les militaires », dans une moindre mesure l’exposition des costumes de scène créés par Christian Delacroix, l’est incontestablement pour cette exposition qui présente le travail commun effectué par Jean Paul Gaultier et Régine Chopinot.
La danse contemporaine est difficile d’accès et comme couturier, je n’aime pas trop Gaultier. Mais il est intéressant de chercher à comprendre leur démarche.

Des visites guidées sont organisées chaque samedi et dimanche à 14 h 30 et à 16 heures.

Régine Chopinot, chorégraphe et danseuse à La Rochelle et J.-P. Gaultier ont travaillé de concert entre 1983 et 1993. Chorégraphies sans « bible », les ballets de Régine Chopinot font la part au travail du mouvement des corps, de l’énergie. Pour son ballet « K.O.K. », elle s’est entraînée à la boxe ! Les costumes de scène jouent beaucoup avec la récupération, le détournement. On repère les grands thèmes de Gaultier : les corsets et le laçage,  les « seins obus » du costume de scène de Madonna lors de sa tournée de 1996, les marinières rayées… Les thèmes classiques : perruques poudrées, vertugardins (ou crinolines), sont détournés… 

En 1983, Régine Chopinot a eu comme partenaire Philippe Decouflé , créateur en 1992 de la mise en scène des festivités d'ouverture et de clôture des Jeux Olympiques d'Albertville. Pour qui a admiré cette cérémonie, il est remarquable de voir comment ces divers créateurs, Chopinot, Gaultier ; Découflé et son  costumier Philippe Guillotel, se sont inspirés les uns les autres  (chorégraphie  de « Rossignol » et  costumes de « Ana »).


Tous comptes faits, cette exposition est très intéressante.

par Dominique LAURENT publié dans : la culture en province
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Mardi 19 février 2008

Je n'ai jamais acheté de disques de Michel Delpech, et pourtant ma discothèque est bien fournie, tant en vinyles 33 tous qu'en CD. Pour tout dire, du plus loin que je me souvienne, je l’ai toujours considéré comme un « vieux » chanteur. Quand il a enregistré « Wight is Wight », il m’a fait l’impression d’un « has been » qui avait tenté de se raccrocher au train du mouvement « hippie ».
Quand je traversais le Loir et Cher, pour me rendre à Mamers (Sarthe), un beau port de mer où j’ai été affectée parce que j’avais demandé un poste à Nantes (et que la Sarthe relève de l’académie de Nantes !), je pensais pourtant : « tiens, c’est là qu’habite la famille de Michel Delpech ! ». Ne serait-ce que parce comme lui, c’est l’endroit où il fallait que je cherche une station d’essence  ouverte le dimanche avant de tomber en panne. Il y en avait une du côté de Romorantin, et je voyais quelquefois « sur les étangs passer des oies sauvages »…
Aussi pourquoi avoir réservé une place dans le cadre de mon abonnement pour le concert qu’il donnait à Moulins ?
A mon arrivée au théâtre, première angoisse : ma place est au 3e rang et je n’avais pas pensé que je me trouverais à moins de 2 m des baffles. J’ai été traumatisée auditivement par le concert d’ACDC au palais des sports du Mans en  1979. ET je garde le souvenir d’un concert d’Alain Souchon assourdissant !!! Je m’attendais donc au pire, en me disant que je pourrais toujours rentrer chez moi si c’était insupportable.
Première bonne surprise : après 2 premières chansons dont les paroles étaient difficilement audibles, l’ingénieur du son a réglé impeccablement la sono.
Deuxième surprise : je connaissais les paroles de toutes les chansons qu’il a chantées. Serai-je une groupie de Michel Delpech qui s’ignorait ?
La voie est agréable, les textes sans prétention, la musique jolie et les 5 musiciens qui l’accompagnent très bons.  Le guitariste est à l’occasion violoneux qu’on ne désavouerait pas dans une « boîte à chansons » du Québec. 

C’est un bon spectacle de chansons populaires et j’ai passé un très bon moment. En plus, l’homme est sympathique et ne se prend pas au sérieux.

Il y a eu aussi des moment hallucinants, dus au public : un moment inoubliable que celui où ces dames au brushing impeccable reprenent  en cœur « Hippie hip hippie » !!!!! par exemple. J’attendais qu’elles allument des briquets.

par Dominique LAURENT publié dans : la culture en province
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