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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 13:50

Ne disposant pas du haut débit, je suis dans l’incapacité d’aller chercher sur le net les propos exacts tenus par Madame Nadine Morano.
Si ce qu’elle a dit est bien ce qui est rapporté par l’hebdomadaire Marianne : « On ne fait pas le procès d’un jeune musulman. Ce que je veux c’est qu’il se sente français lorsqu’il est français. Ce que je veux, c’est qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, c’est qu’il trouve un travail et qu’il ne parle pas le verlan. C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers », je ne comprends pas le tollé que cela a déclanché.
Madame MORANO étant fille d’immigrés espagnols, on pourrait au moins lui accorder qu’elle a des compétences pour donner des conseils aux jeunes pour se faire accepter et respecter. Elle a plus de mérite à être à la place où elle est, que Jean Sarkozy à être président de l’EPAD, Marie Bové tête de liste écolo, Arthur Jugnot et Laura Smet à faire du cinéma ou Vincent Delerm à écrire des paroles de chansons.
Les éducateurs qui mouillent la chemise pour aider leurs protégés à trouver un boulot le disent bien : « Ils faut qu’ils apprennent à parler le même langage que les autres à qui ils demandent de leur faire une place et qu’ils abandonnent leurs codes vestimentaires ». Plus intégriste, Madame Morano aurait pu demander qu’il abandonne sa casquette de base-ball. Je ne saurais pour ma part que trop déconseiller de verser dans l’excès inverse en adoptant un béret basque et une baguette sous le bras.
On ne peut pas vouloir s’intégrer à la société et lui signifier de façon ostensible qu’on la honnit (si j’écris : « qu’on lui crache à la gueule », on risque de me taxer de racisme anti jeunes).
On connaît peu d’anarchistes qui ont réussi une carrière sans accepter quelques compromis : sinon, ils peuvent s’épanouir dans le « show biz », là où la marginalité est la norme. J’en ai aussi connu un qui était professeur d’université : mais sa carrière a stagné.  
Quand on veut passer un entretien d'embauche, mieux vaut avoir le look d’Olivier Besancenot.
Pour ma part, j’aime bien les gens qui gardent leur propre personnalité : la casquette à l’envers, le jogging, le blouson à capuche, je trouve que ça fait quand même un peu uniforme. Comme faisaient uniforme il y a quarante ans les cheveux longs, les jeans et les treillis. Ça n’aide pas à « se faire de la tune » : sauf, peut-être, dans un secteur d’activité bien particulier.

Puisque l’on parle de racisme, évitons de faire du racisme à l’envers. Ce n’est pas parce que l’on a les yeux bridés, que l’on est arabe ou que l’on est noir, que ça met à l’abri d’être con. Ou fainéant.

Je ne suis pas moi-même irréprochable en matière  de préjugé : quand j’ai commencé dans mes fonctions de gestionnaire, mon chef d’établissement avait recruté ce que l’on appelait alors un TUC (pour travaux d’utilité collective : ils percevaient la moitié du SMIC pour 20 heures de travail). C’était un joli garçon avec un beau sourire. Un charmeur : et il s’en servait. Je gérais une Equipe mobile d’ouvriers qui entretenait les bâtiments. Il devait travailler avec les peintres et nous lui avions donc acheté une salopette blanche. Comme il était très brun et avait la peau cuivrée, ça lui donnait particulièrement belle allure. Je l’ai envoyé travailler dans les collèges et lycées voisins avec le reste de l’équipe.
Et puis un jour, ses collègues sont venus me trouver :
- « On ne le supporte plus, c’est un fainéant ».
- « Vous êtes sûrs que ce n’est pas un peu de racisme ? »
Mais, par acquis de conscience, je suis aller l’observer de plus près : il peignait négligemment, avec une main dans la poche… Et toujours avec son beau sourire quand il m'aperçue.
Mais j’aurais dû être alertée plus tôt : sa salopette était toujours impeccablement blanche !  J'avais l'excuse d'avoir 28 ans.

 

Par Dominique LAURENT - Publié dans : au café du commerce
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 13:09

Les radios donnant la parole à leurs auditeurs, la colère gronde contre "les incapables de l'équipement", qui étaient prévenus depuis depuis 48 heures qu'il tomberai de la neige.
Moi, quand j'ai appris cette nouvelle, je m'en suis réjouie : nous allions peut-être avoir un vrai Noël blanc. Et j'ai aussi pensé que la sortie que nous avions prévue vendredi soir pour aller au restaurant à 20 km de là devrait, raisonnablement, être annulée.
Je suis sans doute effrayée par mon ombre, mais je l'affirme : on ne prévoit pas d'activités dehors quand il y a de l'orage, surtout pas de travailler sur une grue de chantier ou de porter sur son épaule une fourche (pour cette dernière activité, je dois bien convenir qu'elle a peut-être disparu, sauf chez les jardiniers du dimanche). On se sort pas en forêt quand il y a de la tempête (pas plus qu'on ne va observer les vagues sur une jetée au prétexte que c'est beau). On ne tond pas la pelouse quand il pleut...
Et quand on a la responsabilité de gérer du personnel, on ne demande pas à ses employés d'arriver à l'heure précise quand il tombe de la neige et que du verglas se forme...

Pour finir, un souvenir : en février 1956, comme j'habitais dans l'école, j'ai été la seule à me rendre en classe pendant plusieurs jours. Et pourtant ce n'était pas parce que le cantonnnier de Noyant n'avait pas salé les routes ou pas passé le chasse neige, car à l'époque mes petits camarades qui habitaient la campagne environnante venaient à pied !
Tiens, je n'y avais pas songé : pourquoi ceux du bourg avaient-ils été dispensés d'école ? Encore une injustice à mon endroit pour me faire faire du travail supplémentaire ?
A la réflexion, si je revois bien toutes les institutrices autour de moi, je me souviens aussi qu'elles étaient toutes serrées autour du poêle. Je crois qu'on avait également fait des économies de chauffage !   

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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 13:02
Je ne pensais pas que le sujet puisse être inépuisable ....

en premier lieu, j'ai retrouvé mes photos de Rome : ....
Avant d'éclater de rire, il faut se souvenir que leur costume a été créé à une époque où en France, les hommes portaient une "fraise" autour du cou. Le petit col blanc devait donc paraître très austère en comparaison.

Et, est-ce que celà a un rapport ?... Au musée de la Sologne bourbonnaise, à Beaulon, est conservé un costume de "suisse" : il ressemble beaucoup à une costume de "gendarme" du second empire. Les "suisses" des églises portaient un bicorne et un grand bâton (du genre "gendarme", dont on se sert pour frapper les trois coups au théâtre). Ils gardaient l'entrée à l'heure de la grand messe du dimanche : je crois qu'on en aperçoit dans les vieux films en noir et blanc.
Par Dominique LAURENT - Publié dans : au café du commerce
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 13:14

Je ne me suis jamais vraiment intéressée aux Suisses. Mon père avait un ami dont la femme était suisse : elle était protestante et sa fille n'a été baptisée qu'à l'âge de 14 ou 15 ans, alors que moi, j'avais 3 mois et que le curé de mon village avait pris le soin de me consacrer à la sainte Vierge pour tenter de me mettre à l'abri de la mauvaise influence des instituteurs au milieu desquels j'allais être élevée.
Lorsque j'habitais Ambérieu j'avais tenté une incursion sur les bords du lac de Genève, mais avais été découragée par le taux de change et le coût de la vie. En revanche, j'avais remarqué que la campagne, qui du côté français sentait la campagne, une fois passée la frontière sentait ... le propre !
J'ai aussi rencontré un jeune couple de suisses francophones lors de mon séjour linguistique à Berlin. Ils s'étonnaient que je puisse m'intéresser à cette langue : c'est bien parce qu'eux n'avaient d'autre solution que d'aller chercher du travail chez les suisses germanophones (une espèce de "boches", m'avaient-ils précisé) qu'ils s'étaient inscrits à un stage d'allemand intensif. Recoupée avec d'autres, cette information m'avait convaincue que bien que vivant ensemble depuis 500 ans, les habitants des cantons confédérés helvétiques n'étaient pas d'accord sur grand chose.
A Rome, au Vatican, j'en ai photographié un (de Suisse). Restée sur l'idée qu'ils étaient tous calvinistes, je m'étais étonnée qu'ils puissent veiller sur le pape. Et leur costume est croquignolet !
Bref, pour moi, les suisses étaient tous calvinistes. D'autant que travaillant actuellement sur le XVIe siècle en Bourbonnais, j'ai suivi la trace des protestants qui ont survécu à trois guerres de religion et une révocation de l'Edit de Nantes (il n'y a pas eu de dragonnades dans notre région). J'en ai retrouvé à Genève (mais aussi en Prusse). 

L'architecture des temples protestants est discrète. Etant logée non loin de là, et divers concerts (pas chers) s'y donnat, j'ai eu l'occasion d'explorer la "französiche Kirche" à Berlin. C'est rond, blanc, propre et sans une fioriture.
Aussi, quand j'ai appris l'affaire des minarets, j'ai pensé que c'est parce que les suisses aimaient la discrétion en matière de religion, qu'ils avaient décidé que rien ne devait dépasser sur les mosquées.

Quelle n'a pas été ma susprise d'apprendre que 44 % des suisses se déclaraient catholiques (voilà pourquoi il y en a à la cité du Vatican) et 35 %  protestants, mais que leur nombre a diminué depuis 20 ans car de plus en plus de suisses se réclament comme étant sans religion : laïcs, athées ou agnostiques ... 

Au printemps, je dois me rendre à Neuchâtel pour un congrès : je vais les observer de plus près.




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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 12:06

La définition des parallèles, c'est qu'elles ne se rencontrent jamais !!!

Hier, dans le 19 h 45 de M6 (et sans doute sur d'autres chaînes et dans d'autres quotidiens), étaient traitées deux informations : la vague (la "mode" dixit le PDG) des suicides chez France Télécom et la nouveauté qui consiste à faire vérifier les arrêts maladies des fonctionnaires par des médecins de la sécurité sociale : jusqu'alors expliquait doctement la journaliste, qu'on sentait bien indignée par un tel privilège, les arrêts de maladie des fonctionnaires étaient rarement contrôlés, et quand ils l'étaient, les intéressés étaient prévenus du contrôle.

Personnellement, je ne vois aucun inconvénient à ce que les arrêts de maladie des fonctionnaires soient contrôlés autant que ceux des salariés du privé. Par contre, quand on n'est pas réellement malade, il me paraît difficile, même si l'on est prévenu du contrôle, de le devenir (malade) sur commande. Et je vois donc ce "privilège", qui consiste à informer quelqu'un d'une visite de contrôle, comme un respect normal dû à la personne. Qui devrait être étendu aux salariés du privé. 
Des statistiques étaient présentées : on est deux fois plus malade dans le public que dans le privé. Le service info de M6 avait eu le bon goût de ne pas mettre en avant, pour une fois, les statistiques de l'Education nationale. Mais la journaliste soulignait avec ironie qu'il y avait 4 fois plus de journées de maladie au ministère de l'intérieur qu'au ministère de la culture.

Je ne m'attarderai pas mais je ferai remarquer que le ministère de l'intérieur est le ministère de tutelle des policiers (affrontés à des "eh ! bouffon , je vais la niquer ta mère", ou poursuivis en justice dès qu'un contrevenant a un accident en tendant de s'enfuir) et que le ministère de la culture est le ministère de tutelle des festivals, des musées, des bibliothèques ... Même s'il peut y avoir des petits chefs qui s'épanouissent à l'abri de ces structures, la majorité des gens qui y travaillent se sentent partie prenante de la politique culturelle.

Si les médecins contrôleurs corroborent le bien fondé des arrêts maladie accordés aux fonctionnaires, qu'en concluera-t'on ? Qu'il faut doubler les contrôles pour contrôler les contrôleurs ?

A "C dans l'air", on parlait des suicides au travail. Avait été conviée Madame Marie Pezé, qui a manifesté sa crainte que l'agressivité, jusqu'alors tournée contre eux, des salariés par des suicides spectaculaires sur leurs lieux de travail (rappelons les épidémies de suicide chez Renault et Peugeot) ne s'extériorise autrement : on assiste depuis l'année dernière à des séquestrations de cadres d'entreprises, des salariés menacent de polluer des rivières ou de faire sauter leurs usines, sans avoir jusqu'alors concrétisé  leurs menaces. Et je remarque que les syndicats ont fait preuve d'une grande responsabilité dans ces affaires.
Or, Marie Pezé  rappelle (La Montagne du 15 septembre 2009) que des indicateurs objectifs de souffrance au travail existent : qui sont le nombre des visites chez les médecins du travail, les arrêts maladie ...) .

Ayant passé un concours d'encadrement dit "supérieur", j'ai bénéficié il y a vingt ans, d'une année de formation spécifique. Je peux donc témoigner que l'intérêt de ces indicateurs pour les cadres et le "management" en général (on dit maintenant la "gouvernance" n'est pas une nouveauté. Tous mes collègues n'ont peut-être pas reçu le message de la même façon que moi, car on comprend les informations à partir de ses propres filtres : mais je me souviens qu'on m'avait parlé, pour évaluer l'efficacité de son management, d'un très faible taux d'arrêt maladie, d'un très faible "turn over" (les gens ne demandent pas de mutation pour un autre service). J'avais aussi entendu qu'on me suggérais de monter des "projets" de service pour que les salariés sous mes ordres se sentent partie prenante du grand service public d'éducation (et il y a un beau défit à réussir à se faire sentir membre du grand service public d'éducation les personnels de service qui nettoyent les crachats des élèves, les WC bouchés par les rouleaux de papier ou les mégots de cigarettes, ou qui travaillant à la cuisine s'entendent dire que la nourriture qu'ils servent est "dégueulasse"). 
C'est aussi au cours de cette année de stage que j'ai découvert l'analyse transactionnelle : sous des modules intitulés "résolution des conflits".

Marie Pezé met en avant que l'appropriation des techniques "psy" par les "managers" a eu des effets pervers. Un seul exemple à partir de l'analyse transactionnelle : beaucoup de participants à ces stages de "résolution des conflits" en ont retiré des trucs pour "manipuler" leurs subordonnés, supposés être leurs "adversaires". Alors que ce qui me paraît le plus intéressant dans la méthode, en dehors de l'analyse de la façon dont est apparu le conflit, c'est de trouver le niveau de communication adéquat pour le réduire, ou pour qu'il ne dégénère pas.

Peut être que ce qui manque, c'est un niveau un peu supérieur, qui m'avait été suggéré par la formatrice, une psychologue clinicienne. Je lui avais dit mon intérêt pour la méthode dans la  compréhension du comportement des gens. Et lui avais posé une question "mais comment fait-on pour les faire changer ?". J'ai toujours gardé présente à l'esprit sa réponse : "vous n'avez aucun moyen de les faire changer, mais avez la possibilité, vous, par un travail sur  vous, de changer vos réactions dans une situation donnée. Et  c'est votre nouveau comportement  qui pourra avoir un impact sur votre entourage".

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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 12:31


Cette sculpture en marbre est attribuée à l'"Ecole Française du XIXe siècle"... Comme quoi, on peut ne pas être célèbre et avoir du talent.
Elle est datée des environs de 1860-1880 et figure dans les collections du musée des Beaux-Arts de Nice.
"Trop belle !" avais-je pensé en la voyant. Et j'ai acheté une carte postale qui indique sobrement : "sculpture voilée".

Par contre, il est précisé en français, en anglais et en allemand : "Allégorie de la Foi (Faith, Glauben), et celà m'interroge.
Se couper du monde pour manifester sa croyance, comme on porte un masque sur le visage pour se protéger des miasmes de son entourage, en période de suspicion de pandémie de virus H1N1, c'est pour moi insupportable.  De plus cette attitude  "modeste"  est applicable uniquement aux femmes.
Dans mon lycée, laïc pourtant,  jusqu'à la rentrée 1968-69, le port du pantalon était interdit : vieille survivance d'un interdit religieux qui a conduit Jeanne d'Arc au bûcher. Tenue indécente encore dans le Soudan intégriste : je soutiens de tout coeur le combat de cette journaliste qui a bravé l'interdit en se rendant ainsi habillée au restaurant.
Dans l'opinion que j'ai sur la mode de la "burqua" ou du "burquini", dont j'aime à croire qu'en Europe ce ne sera qu'une mode passagère, reste présent le souvenir des  vexations qu'il a fallu endurer et des longues luttes qu'il a fallu mener pour que soit abandonné le carcan des corsets (merci, mademoiselle Chanel !), la dictature du chapeau (ou du foulard - puisque la décence interdisait à une femme "bien" de sortir "en cheveux" comme l'on disait alors), ou la vision plus récente de femmes grecques, que j'ai vu, à Santorin en 1985 encore, se baigner en jupe et en collants de laine : autant porter des chaussures en plombs.

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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /2009 12:13

Ayant autre chose à faire, je n'ai pas regardé la télévision depuis quelques temps et n'avais donc pas pu vérifier l'information que je donnais en bas de mon dernier message.
Taper "Prout" au 82 600 coûte en réalité 4 € 80. C'est bien ce qu'il me semblait avoir lu, fugacement, au bas de mon écran de télé. Mais je me suis raisonnée : "voyons, ça ne peut pas coûter aussi cher, une telle connerie !".
Eh bien ! si.
Yannick Monnet, conseiller municipal d'opposition à Moulins, un très gentil garçon plein de bonnes intentions, plaide toujours pour que les distractions des jeunes (accès à la piscine, culture, cinéma...) soient toujours moins chères. Il est vrai que si le "coeur de cible", comme l'on dit maintenant, réagit favorablement à ces campagnes publicitaires, et dépense l'argent dont il dispose à des âneries pareilles, son pouvoir d'achat doit beaucoup en pâtir (en français journalistique de 2009, on dirait "son pouvoir d'achat en est fortement impacté").
Et en compensation, il faut bien que des mesures pour que la culture soit moins chère ! Comme tout a un coût, qu'il n'existe rien de gratuit, puisqu'en définitive on transfère des charges d'une partie de la population sur une autre, c'est à l'argent de nos impôts qu'il faut faire appel.

Donc, en France, la culture est subventionnée et la réussite d'entreprises comme la société qui use et abuse de messages SMS pour faire son beurre, dépend de la seule loi du marché.

C'est sans doute moins grave que le scénario dans lequel la culture dépendrait de la loi du marché et où ce serait l'esprit d'entreprise qu'on subventionnerait !

Mais le contribuable que je suis espère un autre scénario : la culture ne serait pas totalement assistée, et la connerie serait sanctionnée par la loi du marché.


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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /2009 13:11

Personnellement, je déplore que l'Education nationale n'intègre pas suffisamment dans ses objectifs l'encouragement des jeunes à "entreprendre", c'est-à-dire à avoir des idées neuves et suffisamment de confiance en eux pour les réaliser.
Mais avoir l'esprit d'entreprise n'est, à mon sens, pas antinomique de la notion de "bien public", et l'on peut entreprendre sans prendre les autres pour des cons (il est vrai que je souffre d'un malheureux conditionnement "de gauche" !).
Et ceci même s'ils le sont quand même un peu, cons !, pour se faire avoir !

Je n'ai pas prêté tout d'abord attention à un écran publicitaire lancé à  la télévision aux heures de grande écoute. Les pronostics sur l'âge auquel j'aurai mon premier enfant, la couleur des yeux d'un futur amoureux ou le téléchargement sur mon téléphone mobile d'un morceau de musique ne sont plus de mon âge.   
Mais l'initiative portée par le message publicitaire suivant : "Fous à la honte à tes potes en leur envoyant un PROUT en différé" ne devrait tout simplement pas, s'il y avait un peu de bon sens dans notre monde, avoir émergé.
Je n'ai pas bien vu : je crois que celà coûte 1 € 80, en plus du montant normal de la communication auprès de l'opérateur !

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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 20:27

c'est une nouvelle race de fainéants. Tu leur donnes le Sahara et dans 5 ans, il faut leur donner de l'argent pour racheter du sable".
C'est ce à quoi m'a fait penser le projet d'implanter 90 000 km2 en capteurs solaires pour alimenter le monde en électricité.
N'a-t'on pas tiré les leçons des expériences mégalomanes ?
- l'expérience de transformer le désert du Fergana en premier producteur du monde de coton, qui a fait diminuer la mer d'Aral de 80 % de sa surface et voué à la misère les populations riveraines qui vivaient de la pêche... sans compter que l'eau potable doit maintenant être importée...
- l'assèchement du Jourdain parce que l'état d'Israël a transformé le désert en vergers... Dont on commence à parler, mais qui a longtemps été un sujet tabou. "Ils sont formidables ces israéliens, et travailleurs !"
- La déforestation de l'Amazonie pour produire du biocarburant... qui voue à la disparition les populations indiennes; ou pis peut-être les oblige à migrer à la périphérie des villes, à s'entasser dans des bidonvilles... et à attendre l'aumône d'un hypothétique travail.

Et ce dont on ne parle pas : les barrages construits par les Chinois sur le Mékong et qui risquent de priver d'eau le Cambodge, le Laos, le Vietnam... et leurs rizières.
Le barrage d'Assouan qui a supprimé l'alluvionnement naturel effectué depuis l'antiquité par le Nil... De quoi vivent les paysans chassés de leurs terres ? Et qui sont venus s'agglomérer à la périphérie des grandes villes du pays ? Du tri de ordures ? 

L'électricité solaire : oui. L'énergie éolienne : oui. Mais pourquoi implanter des grands champs d'éoliennes ou de capteurs solaires, alors qu'on pourrait produire soi-même son électricité sur son toit et au fond de son jardin et coupler avec une réduction de sa consommation ? 

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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /2009 10:50

Mohamed Benmounia est mort, pendu aux barreaux de la cellule où il était placé en garde à vue pour 24 heures.
Il était suspecté d'extorsion de fonds. Sa famille affirme que s'il avait eu des ennuis avec la police par le passé, il était retourné dans le droit chemin. 
J'ai entendu sa grand-mère dire en pleurant que son petit-fils n'était pas suicidaire.

Le maire de Firminy a déploré que le commissariat de police du Chambon n'ait pas eu un budget de maintenance suffisant pour avoir du matériel en bon état, que ce qui n'a pas permis de surveiller le jeune homme (les images de la caméra étaient floues). 
Je suis assez encline à le croire : j'ai un souvenir du commissariat de police du Chambon, où j'étais allée déposer plainte suite à une agression. Et, au souvenri que je garde des lieux, je me demande où ils ont bien pu installer une cellule, tellement les locaux étaient étriqués.
Il a aussi regretté le manque d'effectifs.
J'ajouterais également que le "malaise de la police" vient aussi un peu des habitudes stupides de certains jeunes, qui ne prennent pas au sérieux ce qui devrait l'être, et croient malin de jouer au gendarme et au voleur : devant être entendus pour un vol d'ordinateur, deux élèves de collège avaient volé la calculette du commissaire (pardon, mauvaise rédaction ! Il y avait présomption d'innocence ! je dois donc écrire : "le commissaire avait découvert après que deux élèves de collège interrogés comme témoins dans un vol d'ordinateur aient été relâchés que sa calculette avait disparu !" Mais n'est pas Louis Mandrin qui veut.
 Et les jeunes délinquants contemporains redistribuent assez peu le produit de leurs larcins.

Le maire prétend aussi que ce sont des jeunes extérieurs à sa ville qui ont mis le feu à la cité.

 

Mohammed Benmounia avait été arrêté pour une histoire d'extorsion de fonds : ça ne mérite pas la peine de mort.
Qui étaient les victimes de cette extorsion de fonds ? Les habitants de Firminy, La Ricamarie ou Le Chambon Feugerolles sont des gens modestes, très modestes même. Il était légitime d'enquêter sur une affaire dont des personnes âgées, la plupart retraités de la mine ou employés, ont été victimes.
 Un Mandrin leur serait venu en aide.

 

Peut-on affirmer avec certitude que quelqu'un n'est "pas suicidaire" ? Je lis dans mon journal de ce matin qu'un homme de 67 ans qui devait être entendu par la police (dans une affaire dont on ne précise pas la nature) voyant arriver sur le parking de la supérette de Bourbon-Lancy où il prenait de l'essence la fourgonnette des gendarmes, est rentré dans sa voiture, a pris l'arme qui y était déposée et s'est suicidé.

L'affirmation du maire, qui voit une longue politique de prévention mise à mal (mis à part un intermède de 6 ans, les maires de Firminy sont tous communistes depuis Claudius Petit), selon laquelle ce serait des jeunes extérieurs à la cité qui auraient été à l'origine des émeutes, met en évidence des rivalités entre bandes rivales (notamment celle de La Romière, quartier de la ville voisine du Chambon-Feugerolles. Dont la municipalité est UMP !). Il y aurait aussi une tradition de mobilité (que je n'ai jamais eu l'occasion de vérifier) de jeunes venant de Lyon ou de Marseille autrefois "pour faire le tram"  (en clair : "piquer le l'argent liquide dans les sacs à mains !") et maintenant pour "mettre le feu" ("aujourd'hui, je vous met le feu", a chanté Johnny Halliday, qui y voit un aspect festif).
Louis Pergaud a narré dans La Guerre des boutons des phénomènes de rivalité de bandes de jeunes : mais sont-elles toujours de même nature ?

And the last, but non the least : Que vient faire la religion dans cette affaire ? puisque l'on a entendu dans les rues de Firminy des jeunes crier en pointant le doigt vers le ciel "Allah est grand et Mohamed est son prophète".  

Par Dominique LAURENT - Publié dans : au café du commerce
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