Le prochain sujet du café philo :
"Quand les besoins cessent-ils d'être des nécessités pour devenir des dépendances ?"
Si vous avez des commentaires, il sont les bienvenus...
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Le prochain sujet du café philo :
"Quand les besoins cessent-ils d'être des nécessités pour devenir des dépendances ?"
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"Coluche parlait de lui comme du "frère de l'acteur". J'avais presqu'oublié que François Léotard avait été un "homme politique d'avenir". L'autre jour,
il présentait ce qu'il qualifie lui-même de pamphlet : son discours a attiré mon attention. Dans une librairie, j'ai feuilleté son petit livre (130 pages), intitulé "ça va mal finir" et je
l'ai acheté.
J'aime bien ce que celui que le "Canard enchaîné" caricaturait en "frère Léo" parce qu'il a, si je me souviens bien, passé un an dans un couvent, dit de la laïcité
(pages 82 à 85) : il formule mieux que je ne saurais le faire, ce que moi, qui viens d'un autre horizon, je pense et il exprime la même préoccupation devant la montée de tous les
intégrismes.
« II n'est rien de plus naturel à l'homme de tuer », disait Simone Weil, la philosophe. Lorsqu'il est commis au nom de Dieu, cet acte « naturel » prend une étrange dimension. C'est la raison
qui me pousse à attacher une grande importance à ce que notre pays a inventé sous le nom de laïcité. Il y a peut-être quelque prétention à affirmer que nous aurions découvert tout seuls ce terme
et cette réalité. (Rendons à César... déjà deux millénaires.) Mais il peut y avoir une fierté française devant ce que j'ai envie d'appeler une victoire sur nous-mêmes. La fille aînée de l'Eglise,
selon l'expression consacrée, spécialiste en pogroms divers à l'encontre de toutes sortes d'« infidèles », avait construit un corpus doctrinal, un mot, des lois, une pratique dont la
modernité continue à nous étonner.
Lorsqu'on mesure, partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis, la façon dont Dieu s'impose dans les compétitions politiques, dans l'expression des Assemblées, dans les musées et les salles de
classe, sur les billets de banque eux-mêmes, on ne peut que s'inquiéter. Dieu n'est pas « avec nous ». Ce n'est pas ce qui figure sur le fronton de nos mairies. Ce n'est pas le contrat que nous
avons passé avec nos concitoyens...
Nous avons de l'expérience en Europe : dès que Dieu devient une res publica, il s'invite à nos massacres. Je ne refuse pas à notre Chanoine-Président le droit de s'exprimer en privé sur ce sujet.
Je crains simplement que sa plume dans la préparation d'un discours public ne se soit, à Rome ou à Ryad, une nouvelle fois égarée. La mémoire n'étant pas toujours au rendez-vous, il faut rappeler
ce qui a été dit dans la basilique Saint-Jean de Latran par le Président d'une République laïque : « Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le
mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé... » (sic). En relisant ces mots je pense à la longue lignée des instituteurs de France, aux pages du Grand Meaulnes, à toute
cette histoire de hussards noirs et de craie blanche, de tabliers et de dictées, sur laquelle, avec tant de peine, la République s'est établie. Comme à d'autres enfants ou adolescents, les
enseignants de l'école publique m'ont appris à penser par moi-même, à recevoir en héritage le monde grec, la philosophie des Lumières,
les frasques de Casanova, la Révolution de 1848, le mythe de Sisyphe, tout cela mêlé à toutes sortes de livres abondamment
condamnés. Entre le bien et le mal, c'était à moi de faire le tri. Et eux n'avaient pas à « remplacer » le pasteur ou le curé. Chacun faisait son boulot d'espérance et de jugement.
«Les racines essentiellement chrétiennes» de la France, «l'intérêt» de la République à compter beaucoup de croyants, il peut le dire, notre Président, comme citoyen tant qu'il veut. C'est même la
grande force de la laïcité que de le lui permettre. Cette distinction entre sa liberté personnelle et les contraintes du domaine public, dont il a la charge, est une formidable invention du
siècle passé. C'est donc un joli paradoxe qu'au moment même où le chef de l'Etat franchit cette frontière, c'est le principe de laïcité qui le rappelle à la dignité de sa fonction.
Car il « représente » comme on dit. Si un Président de la République affirmait qu'il était dans l'intérêt de la République de compter beaucoup d'athées, il susciterait le même - exactement le
même - malaise.
Il se trouve que nous avons vécu cette autre version, qui déshonora la Révolution française. On connaît sa conclusion qui a porté le joli nom de Terreur.
Avec l'Eglise, nous avons connu aussi d'autres terreurs, celle de l'Inquisition, des dragonnades, des massacres de protestants, de
cathares ou de musulmans. Faut-il rappeler que notre passé est lourd du sang de ces
martyrs qui refusaient ce que l'on appelait alors «la vraie foi». Dans le cadre d'une lecture attentive d'Albert Camus, je suggère aux enseignants de
proposer à leurs élèves une réflexion critique et argumentée du discours de Rome. Le thème, écrit au tableau noir, comme l'étaient jadis les maximes morales, serait
formulé d'une façon affirmative : « Chaque homme est l'inventeur de sa propre espérance. » Commentez...
Hors de Sarkozy point de salut nous disent les nouveaux dévots du parti majoritaire. Je crois au contraire que lorsqu'on s'engage dans cette image déformée d'une République partiale qui semble
oublier qu'elle est issue des Lumières, on offre aux intégrismes un véritable boulevard. Un salut qu'ils n'attendaient plus. Et je pense à Albert Cohen : « Dieu m'aime tellement peu que j'ai
honte pour lui... ».
Amorce de discussion :
Du point de vue du droit, constitutionnel, juridique, il n'y a donc aucune ambiguïté. La laïcité (« securalism » en anglais) est un principe juridique
qui règle les relations entre les humains, dans leur vie quotidienne. Une « promenade » dans les diverses constitutions qui ont inscrit le principe de laïcité comme principe fondateur
démontre cependant que les interprétations peuvent être diverses. Au sein de ce grand principe des rapports de force se créent (aux Etats-Unis un groupe religieux qui a placé l’un de ses membres
à la tête de l’Etat ). La laïcité voudrait que toutes les religions soient égales : or dans l'état turc, il s'avère que l'islam est une religion « plus égale que les
autres ».
Les pays qui posent la laïcité en principe posent ainsi des barrières plus ou moins étanches entre le politique et le religieux .
Si l'on peut logiquement penser que tout être humain peut être, un jour ou l’autre, amené à s’interroger sur le "divin", les réponses qu’il en donne relèveraient donc
naturellement du champ privé, au même titre que les interrogations philosophiques sur la mort et le sens de la vie. Notons que la science nous propose aussi une explication de l’origine du monde.
A titre individuel, il n'y a pas incompatibilité entre laïcité et christianisme, laïcité et hindouisme, laïcité et bouddhisme. Ceux qui ont érigié la laïcité en grand principe du droit étaient
d'ailleurs majoritairement déistes (croyance en un Etre Suprême ou un grand architecte de l'univers). Je ne connais pas pour ma part de gens se réclamant de l'athéisme au XVIIIe
siècle.
La laïcité est un principe universel dans le temporel ou le siècle ("secularism"), transférable dans toutes les sociétés humaine.,
Mais l'on ne peut pas exclure que certains individus ou groupes se réclamant de la laïcité, intègrent dans leurs pratiques, certaines qui les apparentent à un groupe religieux :
qui par exemple érigeraient la science en une sorte de religion, excluant de facto toute légitimité à une autre religion quelle qu'elle soit . On se souvient de ce cosmonaute russe, qui au
retour de son voyage spatial et n'ayant pas rencontré dieu, avait cru pouvoir démontrer aux croyants, par son témoignage
Quelles sont les caractéristiques d’une religion dont la laïcité pourrait s’emparer ?
1°) un dogme :
2°) des rites
3°) la distinction, entre les croyants et les mauvais croyants, ou mécréants. Ce dernier qualificatif ayant une connotation péjorative, il implique la lutte, voire même l'élimination
des mécréants.
Le dogme : c’est une vérité révélée, qui n’a pas à être remise en cause. Dans les religions monothéistes, elle relève de la transcendance, par
définition quelque chose que l’esprit humain, trop limité ne peut pas comprendre à partir des moyens de réflexion ou de connaissance qui sont les siens.
S'il ne relève pas de la transcendance, il y a tout de même un dogme laïc : la conviction et l'affirmation de la primauté sur terre du pouvoir temporel. Affirmation
que réfutent avec force les religieux musulmans : c'est le principal dialogue de sourds.
Des rites : L'exemple belge le démontre, des rituels sont proposés par des gens qui ne se réclament pas de la religion.
A contrario, il existe des religions sans rites : pour être exact, ces rites paraissent être réservés à des érudits "hors du commun" ou initiés : c'est le cas dans la religion druze.... La
majorité du peuple druze n'est liée ni par une liturgie, ni au sein de lieux de culte.
L'exclusion des mauvais croyants : dans des groupes laïques, il peut y avoir une dérive qui consiste à considérér comme mécréants, comme
dissidents, les laïcs se réclamant d'une religion. Il ne pourrait y avoir de laïcs de stricte obédience, comme libres de leur pensée que les athées. De là à dire que cette affirmation
est une "hérésie" !!!!
En ce qui concerne l'affirmation de la primauté sur terre du pouvoir temporel qui est actuellement la pierre d'achoppement avec les imams : il convient de rappeler que si les protestants et
les israélites qui avaient tout intérêt à le reconnaître, l'église catholique a peiné à l'admettre. Elle ne l'a pas forcément toujours bien admis 100 ans après la loi de 1905, si je me
souviens de mes propres souvenirs de catéchisme et si l'on se base sur ce que le père Philippe Verdin, par la plume de Nathalie Mignon, a fait récemment dire à Nicolas Sarkosy : " dans
la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé parce qu'il lui manquera toujours la radicalité
du sacrifice de sa vie" !
Je me suis intéressée à la définition des deux termes : laïcité en premier
puis religion
Qu’est-ce que la laïcité ?
1°) Etymologiquement « laikos » en grec signifie « qui
appartient au peuple » par opposition à celui qui appartient au clergé (rappel : comme l’a démontré Georges Dumézil, les sociétés indo européennes sont organisées selon la
« tripartition fonctionnelle » : ceux qui prient , le premier ordre de la société, ceux qui combattent, le deuxième ordre, enfin, ceux qui travaillent, le 3e ordre). Est laïc celui
ou celle qui ne relève pas du clergé, et dans l’église catholique, on désigne aussi par le mot "laïc" les personnes qui, même en exerçant des responsabilités religieuses n'ont pas la
responsabilité du sacerdoce ministériel. « Laïc » ou « laïque » est aussi un adjectif qui désigne aussi une société, ou une partie de la société, qui n'est pas sous la
responsabilité ou la domination de clercs religieux : on parlera d'enseignement laïc, de société laïque, etc…
Dans la religion juive primitive, le mot « laïc » était employé pour différencier les Lévites, voués au service du temple, du reste du peuple Juif.
2°) La laïcité désigne aussi le principe de séparation des pouvoirs politique et administratif de l’État du pouvoir religieux. Est laïc ce qui est
indépendant vis-à-vis du clergé et de l’Église, et plus généralement de toute confession religieuse. C'est ce concept qui nous intéresse.
Le concept de laïcité, en tant que séparation du pouvoir religieux et du pouvoir séculier est ancien, il existe dans l’antiquité gréco-romaine.
Historiquement, le principe de laïcité apparaît officiellement pour la première fois dans la constitution américaine : bien que les premier immigrants
européens en Amérique aient été fortement imprégnée par les valeurs chrétiennes puisqu’ils ont tous été des memebres de sectes dissidentes de l'anglicaisme ou du présbytériannisme, chassés
d’Angleterre ou d’Ecosse, l’idée de laïcité est un concept incontournable en Amérique. La Déclaration d'indépendance américaine, a été rédigée par le Thomas Jefferson en 1776. Bien que déiste,
Jefferson était farouchement attaché à la séparation des Églises et de l’État, comme en témoignent ses écrits : « J’ai toujours considéré qu’il s’agissait d’une affaire entre l’homme et
son créateur, dans laquelle personne d’autre, et surtout pas le public, n’avait le droit d’intervenir ». Défendaient également le principe de séparation des églises et de l’Etat, George
Washington, John Adams et Thomas Paine qui écrivait : « De toutes les tyrannies qui frappent l’humanité, la pire est la tyrannie en matière de religion »
.
Le premier amendement de la constitution de 1787, sépare la religion de l’Etat. Ni la Constitution ni les dix premiers amendements de la Déclaration des Droits, les deux
textes fondateurs de la République américaine, ne font référence à Dieu ou à la Providence. Depuis la fin du XVIIIe siècle siècle, constitutionnellement, juridiquement, il n’y a pas
de religion officielle dans ce pays.
Pourtant, les reférences à Dieu sont omniprésentes dans la pratique politique : George Washington, fut le premier président à introduire le serment sur la Bible. L’État
américain se réfère à un Dieu, point commun à toutes les religions : ce n’est pas un Dieu attaché à un culte précis. Le résultat est que les américains admettant touts sortes de croyances
(reconnaissant la légitimité de ce que l’on qualifie de sectes en France), éprouvent une extrême méfiance vis à vis des athées, considérés comme des « mécréants » ou mauvais croyants.
Puis, en France le principe de laïcité comme séparation des pouvoirs temporel et spirituel est retenu sous la Révolution française, notamment dans la Déclaration des droits de l'homme et
du citoyen de 1789 (qui fait cependant référence à un Être Suprême). Robespierre organise une fête de l’Etre Suprême…..
Il faut attendre plus d'un siècle, le 9 décembre 1905, pour qu'une loi relative à la séparation des Églises et de l’État soit votée. L' État
n’intervient pas dans le fonctionnement de la religion, sauf si la religion est persécutée (article 1 de la loi de 1905 : "l’État garantit l’exercice des cultes."). Les institutions
religieuses ne peuvent avoir d’influence sur l’État et l’État ne peut avoir d’influence sur les Églises ou leurs croyants sauf en tant que citoyens : la séparation est donc réciproque. Par
principe, la laïcité est un concept étroitement lié à celui de la liberté d’expression et d’opinion. Il est permis à chacun de pratiquer la religion de son choix (ou de n’en pas pratiquer du
tout), tant que cette pratique ne va pas à l’encontre des droits d’autrui.
La Turquie est actuellement un État laïque de par sa constitution, et ce depuis le 10 novembre 1937 :
« L’État turc est républicain, nationaliste, populiste, étatiste, laïque et réformateur » (les « six principes d’Atatürk »). La séparation entre les Églises et l’État n’est
pourtant pas réciproque comme en France ou aux États-Unis. Si les Églises ne peuvent avoir d’influence sur l’État, l’État, au contraire, peut se permettre d’édicter des règles en matière de
religion (d’où la question du port du voile à l'université. Et dans les administrations !).
La laïcité est en Turquie une exigence d’ordre public, mais dans les faits les communautés non musulmanes, les chrétiens notamment n’ont pas des droits équivalents.
Pour qui a eu l’occasion de voyager en Inde et de voir comment cohabitent à Delhi des temples de toutes natures et de toutes obédiences, y compris de religions (en France, nous
dirions "sectes") n’appartenant pas à la tradition indienne, il est intéressant de découvrir que le 42e amendement à la Constitution de 1947 de ce pays, le
Constitution Act (de 1976) a permis d’inclure le mot "secular" devant les mots " Democratic Republic" dans son préambule. Constitutionnellement, l’Inde est donc un
pays laïc.
A contrario, la Belgique n'est pas un état laïc, puisque depuis la fondation du royaume en 1830, les membres du clergé des confessions reconnues par l’État sont rémunérés par lui. La
Belgique reconnaît 6 religions qui le catholicisme, le protestantisme, l’anglicanisme, l’orthodoxie, le judaïsme et l’islam dont elle prend en charge les salaires des
célébrants. Mais elle rémunère aussi les collaborateurs salariés de la communauté philosophique non confessionnelle (organisée autour des associations dites laïques ou de libre
pensée) qui offre une assistance morale et organise des cérémonies dites de "passage" telles le parrainage laïque, la fête de la jeunesse laïque, la reconnaissance conjugale ou les funérailles
laïques selon une conception philosophique non confessionnelle, en alternative aux cérémonies religieuses.
Qu’est-ce que la religion ?
On fait souvent référence à l’étymologie « re-ligare », "re-joindre" ou "re-lier" : la religion serait le lien entre l’homme et le divin. Il peut y avoir aussi
relation des humains les uns aux autres, sur le plan de la cohésion sociale et sur celui de l'attachement affectif. Mais cette étymologie reste incertaine et a été
controversée depuis l'antiquité.
Quant au nuage sémantique du mot « religio », il est vaste: depuis scrupule (Cicéron (De natura deorum, II, 10) emploie religio dans le sens de "scrupule", évoquant le
respect et la crainte face aux forces surnaturelles et le souci d’être scrupuleux dans l'observation des rites), conscience, engagement, obligation, jusqu’aux sens dérivés : crainte des
dieux, sentiments religieux, croyances, superstitions, pratiques religieuses; enfin caractère sacré, objet ou chose sainte (ou de culte), signe sacré, sainteté. La « religio», la pratique
religieuse romaine publique était faite de rituels qui devaient être scrupuleusement exécutés, et recommencés depuis le départ en cas d'erreur..
N.B : il faut que je fasse des recherches sur d'autres religions que la religion romaine
Je participe depuis 8 ou 9 ans aux séances mensuelles du café philo de Moulins, animées par un prof de philo du lycée Banville.
On reproche quelquefois aux sujets proposés de plus relever du "Café du Commerce" que des questions philosophiques : ce sont pourtant ces sujets du café du commerce qui m'intéressent le plus.
La prochaine séance est prévue pour le 28 février 2008 : le sujet qui a été proposé est "la laïcité est-elle une autre religion ?". Compte tenu de ce que je sais de la personne qui a suggéré ce
thème de débat, je ne pense pas que la réponse ait été incluse dans sa question. En revanche, je ne peux pas garentir que tous les membres du groupe l'aient tous validée pour de "bonnes"
raisons.
Je vous propose d'en débattre : ma contribution pourra être trouvée sous le titre "débat sur la laïcité, ma contribution". A vos claviers !!!
Je rédigerai ensuite une synthèse des débats.