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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 14:32

Lors de mon premier séjour, en 1992, je m'étais étonnée de l'obstination, mais aussi de la fierté, que mettait la jeune accompagnatrice de "Vietnam tourism" (organisme d'Etat) à nous faire visiter les marchés. Pour réaliser que c'était la première année depuis 20 ans, où le Vietnam avait retrouvé son autosuffisance alimentaire.
Le pays était alors sous embargo (je ne suis jamais allée à Cuba, mais pour avoir connu le Vietnam sous embargo, j'imagine assez bien les pénuries que le pays peut connaître) : le "superflu" était alors apporté (ou envoyé) par les vietnamiens de l'étranger.
En ce qui concerne la nourriture, j'avais eu, pendant un mois, l'impression d'être "gavée". Comme si les vietnamiens qui se contentaient d'un bol de riz et d'une soupe, mettaient tout leur coeur à démontrer aux étrangers qu'ils n'avaient pas à craindre de souffrir de la faim dans leur pays. Mais j'étais revenue en disant que la cuisine asiatique est très subtile...,  tellement subtile qu'au bout d'une semaine, j'avais l'impression de toujours manger la même chose.
Dans les hôtels, on vous proprosait un service de "laundry", mais le linge était lavé à la main. On sentait bien que dans les restaurants on avait à coeur d'élaborer de belles tables, avec un nappage bien repassé. Mais tout ceci était gâché car on n'avait pas les moyens ni en machine à laver, ni en produits lessiviels, pour se débarrasser de tâches rebelles.
La vaisselle était bleue et blanche : des décors classiques de dragons.
J'ai souvenir d'un repas sur bâteau restaurant, sur la  rivière Saïgon : sous un chiche éclairage, on nous avait servi une soupe dans un récipient en aluminium cabossé.

16 ans après, les restaurateurs vietnamiens réalisent leurs fantasmes : le nappage est désormais impeccable. J'ai revu mon jugement sur la subtilité des saveurs : je doute que mes papilles soient plus aguerries maintenant que par le passé. Or, chaque jour, deux fois par jour (trois, même, car quand j'en avait l'occasion, je prenais un phô au petit déjeuner), j'ai goûté des soupes délicieusement parfumées et à chaque fois différentes.

Cerise sur le gâteau, si j'ose dire, les cuisiniers vietnamiens se livrent à un exercice long, long, très long et inutile à la fois : la sculpture sur légumes.










 

La batterie de mon appareil rendant l'âme tous les jours vers 11 heures, je vais devoir solliciter mes camarades de voyage pour enrichir ma collection. D'autres photos vont donc suivre.

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Dominique LAURENT - dans mes voyages
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la californienne 30/01/2009 01:31

Tes photos sont tellement interessantes ! On trouve souvent les restaurants de la cuisine vietnamienne ici -- la ville de Westminster en Californie est pleine de gens de l'heritage vietnamien. Une copine a moi, vietnamienne de naissance, m'a dit que la cuisine est de la vraie, aussi delicieuse qu'au Vietnam aujourd'hui. Comme tu as dit, auparavant c'etait une autre histoire.

Merci aussi pour ton message chez mon blog avec l'histoire de la conversation de l'hiver prochain entre l'Indien et l'homme blanc. C'etait tres amusante ! Et l'idee de l'oignon comme signe de l'intensite d'hiver, c'est interessante aussi ! Bon weekend a toi, Dominique.

Marilyn

kéline 26/01/2009 07:48

tout ces plats sont très appétissants si et l'évolution t'a permis de différencier plus facilement cette cuisine moins subtile :)))
mais plus différenciée c'est très chouette !

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