Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 11:43

Un des grands évènements du centre de la France (avant les "lectures sous l'arbre" au Chambon-sur-Liggnon dont je pense reparler un jour) est le festival de musique de la Chaise Dieu. Le violoniste G. Cziffra s'était pris de passion pour ce lieu et est l'initiateur de cette manifestation. Elle se déroule depuis maintenant 40 ans, peut-être 41.
La Chaise Dieu est un lieu magnifique : il est désert l'hiver, son bâti est superbe, mais austère, et le plateau du Livradois est battu par la burle. Une semaine par  an, au mois d'août, il prend un petit air pimpant : les terrasses fleurissent, les "galeries d'art" prolifèrent pendant le festival de musique.
L'abbatiale est célèbre par sa "danse macabre", une fresque peinte sur les murs du choeur, au moment où l'Occident perdait 30 % de sa population consécutivement à la Peste noire. "Rien n'est plus certain que la mort, et plus incertain que l'heure d'icelle" trouve-t'on en préambule des testaments de cette époque. L'acoustique est idéale et les orchestres et solistes présents au cours de la semaine du festival sont prestigieux.
Je ne suis pas mélomane et mes goûts en matière de musique sont ecclectiques. Ils dépendent de mon humeur du moment : aussi j'apprécie autant le musette (ce qui a souvent été un objet de moquerie) que le jazz, la chanson réaliste que l'opéra, Beethoven qu'Eric Satie. J'ai donc passé un très bon moment à la Chaise Dieu, dans ce décor magnifique.
L'évènement était couvert par notre journal régional qui a recruté pour l'occasion un critique musicial
qui produit une pleine page quotidiennement. Je lisais en diagonale ses critiques : je n'y comprenais rien. Aujourd'hui, il se trouve que j'ai lu en commençant par le dernier paragraphe. Je le livre :
"La phalange stéphanoise (cette métaphore désigne le chef de l'orchestre symphonique de Saint-Etienne) retrouvait la mesure de cette sidération reposée. Elle en dictait le flux dans la permanence d'une prémonition sonore annoncée et qui pourtant se refuse à son avènement. Le messianisme de ce sourire pouvait se lire l'après-midi à Chamalières-sur-Loire, lorsque le Choeur d'enfants et le Jeune choeur de la Maîtrise des Bouches-du-Rhône illuminaient d'un parfum de paradis les pages de Dvorak, Gauthier, Rheinberger, Malher et Rachmaninov". 
Par acquis de consience, j'ai lu le début : ce critique a vraiment l'air de savoir de quoi il parle. D'autant qu'il en parle avec beaucoup d'autorité.
Je suppose d'ailleurs que l'équipe rédactionnelle s'est tenu le même raisonnement que moi : ce mec s'y connaît tellement qu'on ne peut décemment pas lui faire remarquer que ce qu'il écrit est incompréhensible.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

de passage 14/09/2010 18:14


G Cziffra n'est pas violoniste mais pianiste.


Dominique LAURENT 22/09/2010 20:09



DONT ACTE  !!!!



kéline 04/09/2008 21:33

ouf tu me rassures je me disais aussi ...:)))

la californienne 03/09/2008 03:29

Ecrire ce qu'est incomprehensible -- c'est ce que je fais peut-etre, de temps en temps, sur mon blog !! 8>) Interessant a moi, ta description musicale ... la musique parle plus naturellement, sans les critiques, je pense. Completement en accord avec toi. Coucou de Californie,

Marilyn

Présentation

  • : Le blog de Dominique LAURENT
  • Le blog de Dominique LAURENT
  • : faire connaître ma région, parler des problèmes qui me préoccupent, exposer mes coups de coeur
  • Contact

Recherche

Liens