Excepté dans l’aïoli ou l’aligot, l'ail s'utilise généralement avec parcimonie. Un jour, j’ai trouvé une recette de soupe à l’aïl : la quantité utilisée était
importante mais l'auteur assurait que sa soupe ne donnait pas mauvaise haleine !
Je suis allée voir sur internet ce que l’on disait de l’ail : extraordinaire !!! Il a une action bénéfique sur l'hypertension (une consommation
régulière parvient en effet à abaisser la pression sanguine et à maintenir la fluidité du sang) et sur le taux de cholestérol Il paraît qu’il a été prouvé qu'une gousse d'ail
crue (3 g) par jour abaisse le taux de cholestérol de 20 % en moyenne et il a des propriétés diurétiques. A cela s'ajoute des propriétés antioxydantes
qui protègent les cellules des radicaux libres. L'ail est en effet une mine d'oligo-éléments qui interviennent dans de nombreux métabolismes cellulaires. Fer,
zinc, manganèse... tous sont bien représentés mais surtout le sélénium, trop rare dans notre alimentation. C'est lui qui possède une action contre le vieillissement prématuré des
cellules. Il paraît que Pasteur avait mis en avant en 1858 ses propriétés anti-bactériennes. Les Japonais ont, eux, ajouté que l'ail à des effets
anti-allergiques. Il réduit en effet de 90 % les réactions aux allergènes, de bien meilleurs résultats que l'oignon et le poireau, bons seconds toutefois. Consommé de façon
régulière, il renforcerait les défenses immunitaires de l'organisme.
Exactement ce qu’il me faut : après mes déboires au travail, j’ai pris 18 kilos : comme j’ai hérité d’une bonne constitution, pendant 3 ou 4 ans, cela n’a pas eu d’incidence. Et c’est
au moment où je commençais à perdre du poids que j’ai commencé à manifester des signes d’hypertension. J’ai fini par me résigner à prendre des médicaments, mais j’ai pour projet de les remplacer
par une alimentation saine.
Quand j’étais étudiante, mes mais étaient très méfiants quand je me proposais de mettre la main à la pâte pour la cuisine, car ils avaient bien repérée que je n’étais pas une fée du logis et que
pour aggraver mon cas, j’avais affirmé ne m’intéresser à la cuisine que parce que j’aimais la chimie au lycée. Et je crois qu’ils lisaient trop «Pilote » (mâtin, quel journal !) et
notamment les aventures de Gaston Lagaffe, grand amateur de chimie amusante.
Voici donc la recette de base que j’ai élaborée et deux premières variantes :
Soupe à l’aïl
Aïl : le kilo 7 € - j’en ai utilisé 350 gr, environ 3 €
Oignons : le kilo 1 € 20 - j’ai mis 2 oignons (environ 0 € 40). On pourrait ajouter des poireaux (vue sles effets anti allergiques !!!)
Pommes de terre : 2 € le kilo - j’en ai utilisé 400 gr : un peu moins d’1 €
Il me restait du céleri (environ 200 gr)
J’ai fait cuire le tout dans 3 litres d’eau
Pour l’assaisonnement du sel, de la cardamone et de la coriande
Avec 4 € 40 et 800 gr de légumes, j’obtient 6 rations de potage.
J’ai partagé mon mélange en deux :
variante n° 1 : dans l’un, j’ai mis le restant de crème qui rstait dans mon frigo
variante n° 2 : dans le second, j’ai fait pocher 2 œufs bio (1 € 10), obtenant ainsi un plat complet pour une personne d'un coût de 1 € 83.
Un problème :
l'ail doit toutes ses vertus à sa forte concentration en composés soufrés, responsables de son éventuelle mauvaise digestibilité. J’ai tellement aimé ma recette de soupe que j’en ai repris un
grand bol : j’ai éprouvé une lourdeur sur l’estomac.
Je n’ai donc pas mis en ligne cette recette avant d’avoir vérifié que consommée en quantité raisonnable (un bol), cet inconvénient disparaît !