Le folkloriste Francis Pérot avait, en 1908, collecté des traditions curieuses. Il a publié la copie d'un poème récupéré auprès d'un
certain M. Reynaud, ancien député :
" Pour ne point enfeindre les lois
de vostre seigneur des Noix
vous irez dans le cimetière
le dernier mardi de ce mois {mars}
vous aultres, vilains de Cressanges.
Et là, les deux genoux en terre,
au milieu des quatorze croix
farez d'abord une prière
et puis pourrez aller, venir,
vous proumener, mais non sortir
hors de la demeure dernière
où dormirez à l'advenir,
jusqu'à la diurne lumière
que le matin fera surgir.
Entre vous ne devez mot dire
A moins que par un cas fort pressant.
Mais ne jamais chanter ni rire.
Et si par hasard un passant
ignorant le vouloir du Sire
venoit un bâton à la main
pour vous demander son chemin,
vous lui farez la moue, afin
que ce voyant, il se retire.
Pour ne point vos voix déconfire;
et direz à tous, "mars est mars,
à Cressanges sont les Musards".
Si défaillez à l'ordonnance,
vous donnerez sol, sept fois,
Et six deniers de redevance
à vostre bon seigneur des Noix.
On notera donc quelques variantes par rapport à la tradition rapportée par N. de Nicolay.
par Dominique LAURENT
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Noyant, Châtillon, etc...
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La nouvelle exposition a été inaugurée vendredi soir : je n'avais pas d'invitation, et même si j'en avais reçu une, je n'y serais pas
allée. Certes, le buffet est bien, mais l'on se marche dessus. Il y avait toutefois un spectacle qui, je l'espère, sera donné à nouveau.
J'ai profité du passage à Moulins d'une cousine, ce dimanche, pour l'accompagner.
Première impression : esthétiquement, le thème des Mille et une nuits est beau. Le sol a été jonché de tapis d'orient. Il n'y avait pas préméditation de ma part, mais il se trouve que j'avais aux
pieds des babouches, rapportées de Tunisie cet automne. J'ai pu les tester discrètement : pure laine !
Mais pour apprécier pleinement l'exposition, je sais que je dois y retourner à l'occasion d'une visite guidée (les samedis et dimanches à 14 h 30 et à 16 h).
Dans l'auditorium plusieurs films sur la danse et le thème de l'orient sont projetés. L'un a pour titre "mevleli", c'est-à-dire les derviches tourneurs. Comme je suis en ce moment préoccupée par
les "musards de Cressanges", le cérémonial de la danse des soufi ("sema", un voyage mystique à la recherche de la perfection) a bien trouvé écho chez moi.
par Dominique LAURENT
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la culture en province
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