Samedi 16 mai 2009
Je reviens de quelques jours passés à Saint-Etienne. C'est avec plaisir que je suis allée revoir la Chartreuse Sainte-Croix, un lieu que je trouvais fascinant et qui est maintenant classée parmi les "plus beaux villages de France". Un "ermitage" de chartreux est maintenant ouvert au public.¨Parmi les gens qui empruntent l'autoroute entre Saint-Etinne et Lyon, combien se doutent qu'en retrait de la vallée du Gier se trouvent des lieux si bucoliques ? entourés en ce mois de mai de genêts dorés.
C'est une expérience extraordinaire d'accéder à Sainte Croix par Rive-de-Gier en longeant des usines désaffectées.
La Chartreuse était un ermitage : avec la vente des biens du clergé en biens nationaux, rachetés par les paysans des alentours, elle est devenue un village et celà a préservé le site.
 
Je n'avais pas pris mon appareil photo : aussi ces photos ont-elles été récupérées sur internet.

Par Dominique LAURENT - Publié dans : petit patrimoine
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Samedi 9 mai 2009
Ce qui m'a le plus frappée à Angkhor, c'est la place tenue par l'eau.
Il n'y a pas un seul site d'Angkhor, mais plusieurs : chaque roi, qui se prenait pour un dieu, se faisait ériger un sanctuaire : il cohabitait avec des mebres de sa famille, pareillement honorés comme des divinités. Et avec des dieux du panthéon indien. A sa mort, son successeur choisissait un autre emplacement et faisait construire son propre sanctuaire dédié à sa gloire.
Le sanctuaire était censé symbolisé l'univers : autour du monde connu, s'étendait la mer. On a donc creusé des fossés.  Et dans ce pays à la végétation tropicale luxuriante, c'est assez prenant. Pas étonnant qu'André Malraux ait été fasciné... au point de voler des vestiges.





Par Dominique LAURENT - Publié dans : mes voyages
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Mercredi 6 mai 2009

A Rome, l’on disait : la roche Tarpéïenne (lieu d’où l’on précipitait les condamnés à mort) est proche du Capitole (lieu où l’on honorait les héros). Au Moyen Age, le thème de la Roue de la fortune était très populaire.

Trois lettres de rémission, datés de 1488, rapportent les faits suivants
(AN JJ 219 f° 77 v° n° 122 et AN JJ 219 f° 78 v° et 79  en faveur d’Etienne Barton, de Bernardin Peloux et de Louis de Quinquempoix):
Le roi Charles (VIII) a reçu « humble supplication » d’Estienne Barton, écuyer, alors emprisonné à Saumur. Du vivant de feu duc Jean (II) de Bourbonnois et d'Auvergne, le dit suppliant et autres, étaient serviteurs et officiers de la maison ducale. Ils avaient vu et eu à connaître les merveilleuses et grandes tromperies, déceptions et exactions qu’un nommé Jehan Berry, secrétaire du duc, avait faites au duc.
«Pis estoit » Jean Berry avait usé, pour faire aboutir ses sombres desseins, du « moyen de quelques sors, mauvais et dampnables movens. » Le duc était ainsi totalement envoûté et « ne faisoit {…} aucune chose fors ce que le dit Berry vouloit et lui persuadoit », ce qui causait un grand dommage au duché (« dont plusieurs grans maulx, esclandres, inconvénients et désordres »). Un groupe de vaillants nobles : Mathieu, bâtard et fils naturel du duc, Pierre d’Urfé, assistés du « dit suppliant », d’un nommé Loys de Quinquempoix et de Bernardin Peloux, tous deux hommes d'armes d’une compagnie dont le duc Jean avait la charge et dont le dit bâtard de Bourbon était le lieutenant, décidèrent d’agir. Ils « eurent plusieurs conférences ensemble, avec certains autres serviteurs et officiers de la dite maison » et convinrent qu'il serait bon que Berry fût « éloigné, ôté et déchassé de l'entour de la personne du duc, et pour ce faire, ils ne voyaient pas de meilleur moyen que de le capturer et l’emprisonner ». Ce qui fut fait le jeudi 14 février 1487.
Jean Berry logeait en l’hôtel de maître Odard Bellocier. Il était à table et soupait avec plusieurs autres quand Mathieu, le Grand Bâtard de Bourbon, s’empara de lui et le fit conduire en une place nommée Arthiers (Artias, commune de Retournac) dont il était seigneur haut justicier « au païs de Vellay ». Une perquisition fut ordonnée dans la maison de maître Odard Bellossier : une « boete » et plusieurs coffres appartenants à Jean Berry, furent saisis, « scellez et cachetez » puis « furent portez en l'ostel du dit bastard. Et depuis furent ouvers en la présence du dit suppliant ».
« Esquelz boete et coffre l'en trouva une espée et certains cousteaulx plains de goûtes de sang, diverses lames de cuivre semées et remplies de caractes (= caractères), peaulx de serpens, mendegores (= mandragore), oignemens, ung ceptre et autres plusieurs choses sentans sorcerie, composées pour faire invocations de maligns esperitz. »
A Artias  « icelluy Berry a esté noyé, getté et fait mourir en la rivière de Loire par le commandement du dit bastard ».

Ce Berry était un de basse extraction. Il était devenu notaire, à Montbrison, en Forez (« de petite maison », « ung pauvre notaire qui n’avoit guières de biens »). Il avait accédé aux fonctions de Maître des Comptes, puis de "garde des sceaux" du duc. Sa fortune était, dans le même temps, devenue considérable. Comment devenir si puissant, quand on est de si humble origine, si ce n'est par une intervention diabolique ?


Jusqu'au XVIIe s., l'accusation de sorcellerie a beaucoup servi pour évincer un rival, en politique. Jean Pierre Leguay évoque dans sa thèse sur les villes du duché de Bretagne aux XIVe et XVe s., (Jean Pierre Leguay un réseau urbain au Moyen Age : les villes du duché de Bretagne aux XIVe et XVe s. p ; 338 à 342),  le trésorier général du duché de Bretagne,  Pierre Landais, qui suscita pareillement contre lui une réaction nobiliaire au point qu’il finit au gibet. Il était lui aussi « de basse extraction » (ses détracteurs accréditent la légende du fils d’un pauvre tailleur ou chaussetier d’un faubourg de Vitré). Son enrichissement  ne pouvait s’être fait que par des moyens malhonnêtes : ses ennemis insistent sur son audace, son esprit d’entreprise, son impudence et son absence de scrupules. En réalité, il avait eu l’idée d’introduire le commerce de la soie, ce qui fit sa fortune. Mais courut aussi le bruit  qu’il avait pris de l’ascendant sur le duc François II  par « l’usage de maléfices ». Troublante similitude avec la carrière de Jean Berry, en Bourbonnais et les accusations portées contre lui.
Pierre Landais cédait à crédit des draps de soie et de laine au duc et lui  prêtait de l’argent... comme un autre financier, plus connu à Bourges, mais originaire de Saint Pourçain : Jacques Cœur qui fut lui aussi traîné en justice.
En ce qui concerne le Bourbonnais, Henri de Surirey de Saint Rémy raconte les déboires de deux autres hommes de confiance du duc Jean II. L’évêque d’Orange : Pierre Carré, qui fut accusé de sorcellerie, sur des suspicions très semblables à celles que l’on fit peser sur Jean Berry.
Et Geoffroy Hébert, évêque de Coutances, accusé ainsi par Louis des Barres, un des anciens familiers du duc Jean II, tombé en disgrâce : « traitre, villain, apostat, concubinaire… tu m’as fait partir de la maison de Bourbon » (AN X1 A 4821 gf° 373 (cité par Surirey de Saint Rémy p. 192)). Le roi Louis XI, qui gardait présent à l’esprit le rôle joué par Jean II dans la guerre du Bien Public lors de son accession au trône, fit arrêter l’évêque, par trop enclin à s’occuper d’astrologie (« c’estoit l’homme qui se mesloit plus d’astrologie de caractère  que homme qui feust en tout le pays »). Et qui, circonstances aggravantes s’était fait livrer par un orfèvre de Saint-Pourçain, par l’entremise d’un nommé Pierre Barret, une « plataine » gravée à « la figure d’une teste de femme à cheveux pendans et plusieurs lectres … en forme de lectre romaine». 

Par Dominique LAURENT - Publié dans : Bourbonnais connus ou méconnus
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Samedi 2 mai 2009
C'est une anecdote historique que je n'ai jamais vérifiée... Le bouffon d'un roi (François 1er ?) lui aurait affirmé qu'une excuse pouvait être pire qu'une injure et le lui avait démontré ainsi : le roi passant dans un couloir, il lui mit la main aux fesses et s'excusa : -  "oh ! pardon sire. Je croyais que c'était la reine !".
Cette anecdote m'est revenue en mémoire, hier, pendant que je regardais le téléflm sur Pierre Bérégovoy. J'avais oublié l'intervention du très correct Pierre Joxe, fils de ministre : la démonstration :"allez chez Pierre Bérégovoy et voyez sa maison..." était une bonne idée.
Mais pourquoi ajouter : "regardez ses costumes et surtout, regardez ses chaussettes" ? Personne ne me fera croire que l'auteur de cette envolée lyrique ne s'est pas rendu compte de ce qu'il disait.
Par Dominique LAURENT
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Mardi 28 avril 2009

Mieux qu'en rondins d'ailleurs, puisque les troncs d'arbres étaient équarris.
Au Moyen Age, c'est un mode de construction adopté par les habitants de la Sologne bourbonnaise.
A Thiel-sur- Acolin il en subsiste encore quelques unes. Celle-là daterait du XVe siècle. Les troncs d'arbres étaient simplement posés les uns sur les autres et les interstices étaient comblés par du torchis (ou pisé).
Ce que l'on voit sous un plastique est le four à pain.


   
Je suis admirative devant le travail d'assemblage, alors que l'on ne disposait que d'outils primitifs. 
 

Par Dominique LAURENT - Publié dans : promenades en Bourbonnais
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Samedi 25 avril 2009

Tous ceux, qui comme moi, vivent entourés de beaux culards charolais, qui broutent à longueur de journée une belle herbe grasse, à l'abri de chênes ou de noyers centenaires, comprendront le choc que j'ai ressenti en Inde !
 

Je ne sais pas si dans les voyages organisés par des agences, on mange de la viande aux repas, mais moi, j'ai suivi un régime végétarien pendant 3 semaines. Sauf une fois : nous avons trouvé un restaurant "tandori" où était servi du poulet. Sur le menu n'étaient proposées que deux formules : poulet entier ou demi poulet. Un demi poulet pour deux, c'est bien suffisant, avons nous pensé !!! Et bien, non ! un demi poulet, c'est la ration pour un occidental normal. Le poulet indien est à peine plus grand qu'une caille ! Je ne pense d'ailleurs pas que c'est parce qu'ils sont mal nourris : mais simplement, que c'est l'espèce qui est ainsi.

A propose de taille : l'autre jour, des "gariguettes" étaient vendues ur le marché de Moulins. Françaises, nous garantissait-on : chacune mesurait au moins 3 ou 4 cm. J'ai boycotté, décrétant qu'elles étaient sûrement irradiées.....

Par Dominique LAURENT - Publié dans : mes voyages
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Jeudi 9 avril 2009



 

 Un remarquable exemple de  l'architecture  en briques bicolores, au tout début du XVIIe siècle, est assurément le collège des Jésuites.
Sa création fut décidée en 1604 : parmi les donateurs, Honoré d'Urfé, qui fut gouverneur de Bourbonnais, seigneur de Pouzeux, sur Yzeure et Diane de Châteaumorand, sa femme, contribuèrent pour une somme de 24 000 livres.
L'architecte retenu était un père Jésuite : Etienne Martellange. Des photos de ses ouvrages, éxécutés pour le compte de la Compagnie de Jésus, entre 1605 et 1630, sont visibles sur http://nicolai.over-blog.com/article-29317563.
Le traitement en briques noires et rouges rend l'ouvrage réalisé à Moulins très original.

Ce même article m'apprend qu'il était également peintre et qu'on lui doit un portrait de saint François de Salles, actuellement à Annecy, berceau de l'ordre des Visitandines. La cofondatrice de l'ordre, sainte Jeanne de Chantal, grand-mère de Françoise de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, est morte à Moulins, où un important couvent de cet ordre avait été implanté.

 

 

 

Par Dominique LAURENT - Publié dans : promenades en Bourbonnais
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Mardi 7 avril 2009

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L'autre jour, j'étais invitée aux 50 ans de mariage d'amis de ma mère : j'avais entendu parler du château des Echerolles, où sont louées des salles de réunion et où les propriétaires confectionnent des repas. je crois qu'ils sont les enfants des propriétaires d'une institution moulinoise qui était la "pension Fradin". On est aussi bien accueilli, en tous cas.
Et on peut voir une hallucinante collection d'animaux empaillés : j'ai beaucoup aimé la façon coquette avec laquelle cette biche porte un spot sur l'oreille. 
Par Dominique LAURENT
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Vendredi 27 mars 2009


























Aux XVIIe et XVIIIe siècle, la construction d'hôtels particuliers s'est accélérée, notamment dans tous les anciens faubourgs : rue de Paris; rue de Bourgogne...

Dans le centre, des constructions anciennes ont été remaniées : sur  le parcellaire médiéval, des façades de style classique ont mis au goût du jour des bâtiments anciens. L'arrière du bâtiment conserve toutefois son caractère médiéval.

 
C'est le cas notamment de la deuxième façade des maisons de cette place, aujourd'hui de l'Ancien Palais. Seule la façade donnant sur la place du château, face à l'ancien auditoire et l'ancienne chambre des comptes, a été rénovée : des parements en calcaire ajoutent à l'élégance de celle située à droite.


  Mais certains architectes "osent" des motifs autre que le "croisillon" avec la brique noire et la brique rouge .... à l'hôtel de Garidel ou celui de cette maison de la rue des Orfèvres






Par Dominique LAURENT - Publié dans : promenades en Bourbonnais
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Mercredi 25 mars 2009

Je n'aime pas le vin rosé. Je n'en ai jamais trouvé un à mon goût : même originaire de Provence.
Pour moi, le vin rosé est un vin que boivent les Anglais quand ils viennent en France l'été. Un vin dans lequel ils mettent des glaçons. Et dont ils se délectent avec des mimiques gourmandes.
Même en France, peu de gens savent que c'est un vin qui a un processus de fabrication très particulier. Aussi n'ai-je pas été étonnée que quelque part, à Bruxelles, après une soirée bien arrosée à la bière, quelques uns de nos commissaires européens aient eu l'idée d'autoriser la fabrication de "rosé" en mélangeant du vin rouge avec du vin blanc.
Je me permets de suggérer une recette : on peut aussi obtenir un vin "rosé" en mettant suffisamment d'eau sur un fond de KIRAVI.
Du simple point de vue de la couleur, ça marche aussi avec du vinaigre de vin.

Par Dominique LAURENT - Publié dans : recettes pas chères
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