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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 13:14

L'actualité ravive des souvenirs, celles de mes premières vacances.

De Saint-Etienne, La Londe était sans doute le village du Var le plus proche. Mes parents avaient acheté une petite caravane. Et moi, je couchais dans une tente canadienne. Je me souviens bien du camp de camping : le camping "Miramar". Le propriétaire était un vieil agriculteur dont la spécialité était la culture du melon. Mais il avait converti cette parcelle en camping, car disait-il, le sol est tellement gorgé d'eau de mer, que les melons sont salés ! On arrivait du village, situé à plusieurs kilomètres de là, par une chemin au long duquel il n'y avait aucune maison. Elle était longée par un ruisseau saumâtre. Il y avait une espèce de forêt de roseaux : avec un le fil de nos voisins de camping, un rouquin aux oreilles décollées prénommé Patrick, nous étions allés y couper des cannes, car Patrick ambitionnait de construire un radeau !!!

La plage de sable était pleine de galets aussi. Non loin, il y avait un camp de vacances EDF. En front de mer, un seul hôtel faisait aussi bar et restaurant. Il existe toujours : sa façade a été ravalée en blanc (merci Google earth !). La Londe, c'était une plage pour pauvres. Les campeurs se contentaient de peu : de soleil, d'apéritifs entre voisins, de frites et de longues siestes. Moi, à 10 ans, je lisais beaucoup, j'apprenais à nager Je n'ai pas souvenir d'être allée souvent au bourg. Je crois que nous ne sommes allés qu'une seule fois au Lavandou, plus rupin (mon père n'aimait pas) et de toutes façons, c'était déjà difficile de s'y garer.

Les héritiers du vieux maraîcher ont dû vendre le camping, car des entrepreneurs de talent, aussi avisés que ceux de La Flotte-sur-Mer, ont eu l'idée de "lotir" le champ de melons salés du grand père. C'est en apprenant qu'à La Londe, c'est le lotissement Miramar qui avait le plus morflé après les récentes inondations que je me suis rappelée le nom du camping.

Après que j'ai eu mon corset, nous avons cherché un lieu où il le climat était moins chaud et plus supportabler pour moi que le climat méditerranéen. Et c'est ainsi que nous avons pris nos habitudes au Camping Palace. Il était séparé de la plage par une dune assez difficile à franchir : à l'époque, on vantait les "baïnes", présentées comme de petites piscines dans lesquelles on pouvait se baigner en toute tranquillité : autres temps, autres frayeurs ! C'est vers 1968, ai-je appris que l'immeuble "Le Signal" a été édifié sur le sommet de la dune : les blockhaus allemands n'avaient pas bougé depuis un quart de siècle. Pourquoi se méfier de l'érosion ? Et d'ailleurs, j'ai aussi vu une villa en meulière, donc datant du début du XXe siècle, en surplomb sur la dune, et menaçant de s'effondrer dans la mer : ce qui interroge à la fois sur la politique d'urbanisation, mais aussi sur l'impact des activités humaines sur les courants côtiers au cours des dernières décennies. Le camping Palace n'existe plus, et peut-être d'ailleurs, vu quela mer s'est avancée dans les terres de 200 mètres, est-il sous l'eau.

Je ne parlerai pas de Peyrhorade : mais l'abri sous roche que nous fouillions, et l'abbaye du XIIIe siècle dans laquelle nous étions hébergés n'ont pas dû souffrir des débordements du gave. D'ailleurs, je ne me souviens même pas du gave de Peyrhorade, mais des champs de maïs qui s'étendaient à perte de vue, à une époque où on n'avait pas encore pensé à en couvrir la plaine de l'Allier du côté de Bessay !

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Dominique LAURENT
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