Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 18:24

 

Il pleut, il fait froid, le discours politique est morose.


Mais ce matin, j'ai entendu Corinne Lepage affirmer quelque chose d'intéressant : réfutant le terme de "crise", elle préfère considérer que l'on est dans une phase de changement, de société, de modèle économique, bref de civilisation. Et invite à inventer un autre avenir.

 

Cette façon de voir les choses mérite d'être prise en considération.

 

- Effectivement, l'étymologie grecque du mot "crise" est "Krisis" qui signifie "décision importante", "choix", "jugement", donc un moment où l'on doit prendre des décisions. On a le choix de dépasser la crise.

- Les mayas ont prévu la fin du monde au cours de notre année 2012. Or, ont nuancé les spécialistes de cette civilisation, dans la conception du monde des mayas, celle de cycles successifs, la "fin du monde" est en réalité le début d'un nouveau cycle.

- En Inde, le dieu Shiva est le dieu de la destruction. Mais cette destruction est suivie de l'émergence d'un monde nouveau. Il est représenté comme un danseur, pourvu de 4 bras dont la danse rythme la destruction et la création de l'univers dans une succession infinie de dissolutions et de naissances. Son pied droit est posée sur la tête d'un démon symbolise l'ignorance et qu'il a tué.

 

Je retiens donc qu'il faut être optimiste face à la crise : "je plie, mais ne rompt pas" disait le roseau de la fable.

 

 


Par Dominique LAURENT - Publié dans : on ne m'a pas demandé mon avis, mais je le donne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 22:22

qui vient de me piquer ma formule. Il va donc falloir que j'arrête de dire : "mon secret, c'est que j'aime les gens".

Par Dominique LAURENT
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 09:30

Cela ne fait pas beau sujet philosophique, ce titre ?

 

Eléments de langage, clivant et problématique sont les nouveaux mots ou expressions à la mode.

L’autre jour j’entendais les résultats d’une enquête menée par des chercheurs américains : jusqu’alors, on croyait que la déliquescence du cerveau débutait à 60 ans. En réalité, l’on est sénile dès l’âge de 45 ans. J’ai encore quelques neurones qui s’agitent et ils viennent donc de comprendre qu’il était logique que j’ai l’impression depuis quelques temps d’être passée dans la 4e dimension. Quand j’entends les débats à la radio ou à la télévision, je n’arrive plus à comprendre ce dont on parle.

 

L’an dernier, avait surgi le verbe « impacter » : les journalistes, les politiques, et de façon plus générale les « milieux autorisés » comme disait Coluche le mâchait et le remâchait avec gourmandise. On sait ce qu’est un impact. Son extension au sens figuré de « répercussion » est contesté par l’ Académie, et de façon générale les dictionnaires. C’est un néologisme emprunté à l’anglais. Cette création d’un verbe du premier groupe est inutile puisqu’il a pour synonyme « toucher » ou « frapper ».

Je comprends mieux la création de « solutionner » à la place de « résoudre » (verbe du 3e groupe pas facile à conjuguer) ou « trouver des solutions ».

 

« Cliver » et son participe présent « clivant » se rapportent à l’origine à la géologie.

L’usage de « clivage » pour exprimer l’existence d’un « précipice » entre deux groupes humains n’est pas récent.

L’autre jour, j’ai entendu parler d’un débat bien « clivant ». J’ai entendu un intello dire à son interlocuteur qu’il était « clivé ». Si quelqu’un peut me traduire en français basique ce dont il était question dans l’un et l’autre cas, je lui en serais très reconnaissante.

 

Quant aux « éléments de langage », si je m’en tiens au français tel que je l’ai appris, je vois assez bien ce dont il s’agit : des « éléments » d’un « langage » ou d’une « langue », de sont des « mots », de simples mots. L’ennui, c’est que dans certains partis politiques, on a détourné le sens de l’expression et les éléments de langage, c’est ce que l’on appelait quand je m’intéressais encore à la politique un « argumentaire ». Mais un argumentaire est argumenté : à ce titre, je le respecte.

Or, l’autre jour j’entendais Rachida Dati expliquer qu’on avait mis au point des « éléments de langage » la concernant : « je suis capricieuse, j’aime les fringues ». Et cela, cela s’appelle des « ragots ». S’agissant d’une femme, ce sont aussi « poncifs ». Et c’est minable. (N.B. Oserais-je dire que c’est « clivant » ?).

 

Mais ce qui est pis (ou pire ! tolérance admise par Grévisse, grammairien belge), c’est le remplacement systématique du simple mot de « problème » (nom masculin) par « problématique » (nom féminin). On n’a plus de problème d’argent en fin de mois (« surtout les 30 derniers jours »), mais une « problématique » de fin de mois, on n’a plus de « problème » de poids mais une problématique de poids. Comme pour moi, une problématique, c'est « l'art de poser les problèmes » sous différents aspects et que cela suppose un cheminement intellectuel, je patauge complètement au milieu de ces nouvelles problématiques. 

 

N.B. : à ceux de mes lecteurs qui penseraient que quelqu’un qui laisse autant de fautes dans ses « posts » n’a pas à ironiser sur les tics de langages, je demande de l’aide : j’ai un vrai problème (une vraie problématique) avec la lecture sur écran.

N.B. 2. Et merci à Phil de me permettre d’améliorer mon anglais.

 

Par Dominique LAURENT - Publié dans : on ne m'a pas demandé mon avis, mais je le donne
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 18:06

J’ai écouté d’une oreille distraite les voeux de nos femmes et hommes politiques.

Le portrait du candidat idéal (protecteur, écrasant de sa supériorité les membres de l’Anti France affligés d’un horrible accent, normal avec son marcel, son béret et ses charentaises) m’a rappelé mon héros préféré.

   

                                                                            SUPERDUPOND

super avec coq

 

super 6

 

 

 

Par Dominique LAURENT - Publié dans : au café du commerce
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 13:34

L’affaire Golgota picnic fait écho, dans ma mémoire à une autre affaire : celle de la bombe placée dans un cinéma où était, en 1988, projeté le film de Martin Scorcese : « la dernière tentation du Christ ».

La pièce sera-t’elle programmée à Moulins l’an prochain ? J’en serai quand même très étonnée. L’adjointe à la culture d’Yzeure ou celui d’Avermes s’y risqueront-ils pour leur part ?

Bref, n’ayant pas vu cette pièce je suis dans l’incapacité de la commenter.

 

En revanche, je connais bien l’œuvre de Nikos Kazantzakis et j’ai lu « La dernière tentation ». J’ai d’ailleurs aussi lu un autre de ses romans : « Le Christ recrucifié », ainsi que « la Liberté ou la mort ».

Et là, franchement, je ne comprends pas les réactions que le film de Scorcese, un sicilien, catholique assumé, a pu générer. Jusqu’à aller mettre une bombe dans un cinéma pour protester contre sa projection.

C'est au cours de plusieurs voyages en Crète que j'ai appris à connaître les livres de Kazantzakis. Je m'étais aussi pris de passion pour les films de Théo Angelopoulos (c’était une période où aller voir un film qui durait 5 heures ne m’effrayait pas !). J'en ai beaucoup appris sur l’histoire récente de la Grèce et j'ai beaucoup de considération pour le courage de ces gens. Je susi aussi très en colère quand j'entends qu'on les traite de paresseux. Mais je m'éloigne de mon sujet.

J’ai trouvé que tant "la dernière tentation," que le "Christ recrucifié" étaient des œuvres passionnantes, empreintes d’un profond mysticisme. De mes années de cathéchisme, je me souvenais que le Christ avait hésité, avant d’entrer dans sa Passion,  à suivre son destin divin ……  Et si les sœurs qui m’ont enseigné le cathéchisme trouvaient que je n’évoluais pas dans un milieu très favorable, elles s’accordaient toutefois à dire que je connaissais bien mes leçons.  Le Christ en étant à la fois humain et dieu … est donc capable de vivre et de comprendre les angoisses des hommes disait notre père abbé. Si différent des dieux grecs, paillards, uniquement occupés par leur propre plaisir et ne s’intéressant aux hommes que pour leur faire de sales blagues à Pâris, à Œdipe, à la mère d’Antigone (les armateurs grecs sont à cet égard un peu des dieux !).


Aussi je suis perplexe que des catholiques qui se veulent si fervents soient aussi hermétiques au mysticisme. Pierre Desproges disait qu'il était un athée mystique : n'y a-t'il donc que les athées pour y être sensibles ?

 

 

Par Dominique LAURENT - Publié dans : au café du commerce
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 09:38

L’adjointe chargée de la santé par le maire de Dijon, qui est pharmacienne, a proposé de faire appel aux vétérinaires pour intervenir en urgence dans les zones rurales où il y a pénurie de médecins.

Autrefois, on faisait appel aux « rebouteux » dans les campagnes pour remettre en place les fractures et autres entorses. L’armée, où rappelons-le, il y a eu des régiments de cavalerie d’active jusqu’en 1940, faisait appel à eux, car ils faisaient, paraît-il, aussi merveille sur les chevaux. Dans les campagnes, ceux qui étaient réputés « barreurs de sang », arrêtaient les hémorragies du bétail comme des humains.

Mais la proposition de l’élue socialiste de la Côte d’Or m’a surtout rappelé une histoire que racontait M. Binon, ancien instituteur à Noyant, celle d'un "vieux gâs" comme l'on dit dans l'Allier qui avait fait venir le vétérinaire pour soigner son veau. Un produit vétérinaire lui avait été délivré. Sa femme était souffrante : il lui a donné le même médicament. Et le paysan était furieux : « ça a guéri ma femme, mais ça a fait crever mon viau ».

Mme Tenenbaum, est élue de la Côte d’Or, mais à l’évidence, elle ne met pas souvent les pieds à la campagne, sinon elle saurait qu’il y a encore moins de vétérinaires que de médecins. Les vétérinaires soignent maintenant les chats et les chiens, voir les serpents et les tortues, et leurs cabinets sont en ville.

Par Dominique LAURENT - Publié dans : Noyant, Châtillon, etc...
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 13:09

Si Nadia El Fani n’était pas la fille de sa mère, je n’aurais sans doute jamais su qu’elle avait tourné un film intitulé « Laïcité Inch Allah ».

Je n’aurais vraisemblablement jamais su qu’elle avait été menacée de mort et interdite de séjour en Tunisie par le nouveau pouvoir, donc jamais signé la pétition circulant pour la soutenir.

Mon attention n’aurait pas non plus été attirée par la projection de ce film, au départ pour une seule séance, au multiplexe de Moulins.

Si j’avais suivi mes inclinaisons personnelles pour choisir un film ce soir-là, j’aurais plutôt sélectionné Happy Feet 2.

Si mes boyaux, en folie depuis le matin, au point que j’ai cru que j’avais attrapé la première gastroentérite de ma vie, ne m’avaient pas laissée tranquille, je ne me serais pas hasardée à sortir.

S’il avait neigé comme l’an dernier, je ne serais pas restée 20 mn à attendre devant le cinéma (il va falloir qu’ils revoient leur système de caisse à l’entrée) en plein courants d’air.

Enfin, si Nadia El Fani n’était pas la fille de sa mère, je ne serais pas restée pour le débat, car j’en ai un peu soupé des débats de fin de ciné club, dans une langue souvent ésotérique.

 

Et ç’aurait été dommage !


Dans cet enchaînement de circonstances, il faut peut être voir la main d'une volonté supérieure.

 

Initialement, le film était intitulé « Ni Allah, ni maître », ce que j'avais trouvé sympathique comme titre, mais qui a mis certains barbus en ébullition.

Des barbus, à Moulins, il y avait pas mal ce soir-là dans la file d’attente : des profs autour de la soixantaine, sympathisants ou membres d’un « observatoire de la laïcité » dont j’ai appris la récente création, et qui était à la l'initiative de cette projection. Compter des barbus pendant ma longue attente, dans un vent à décorner un boeuf m'a permis de passer un peu le temps.

La salle était pleine. J’ai cherché une place en bout de rang, histoire de filer rapidement si mes intestins se manifestaient à nouveau.

Le film est en réalité un documentaire militant. Dès les premières images, on entend la voix « off » de la réalisatrice: « Entre les intégristes et moi, c’est la guerre ». Déclaration pleine de panache. Ils ont d'ailleurs relevé son défi.

La musique et les chansons sont belles. Elles appuient le témoignage de tunisiens sur la réislamisation progressive de leur société. Témoignages surtout de tunisiennes, sur leur anxiété devant la régression du statut des femmes. Proclamation, au journal télévisé du début du Ramadan par le « Grand Mufti de la République ». Images d’archives (Positionnement de Bourguiba sur la place de la religion musulmane par rapport au développement). Extraits de débats publics.

Il y a aussi des choses qui m’ont fait beaucoup sourire : c’est un film dans lequel on « cloppe » beaucoup, où la lutte contre la réislamisation de la société passe par l’achat transgressif d’alcool pendant le Ramadan. Et les remarques de cette jeune femme (« Ma mère a été contrariée quand elle m’a vue « bourrée » pour la première fois » - « Elle est très religieuse ? » - « Non, même pas ») à l'appui d'une dénonciation de la main mise hypocrite de la religion sur la société civile.

Le documentaire est intéressant, mais surtout Nadia El Fani anime le débat de main de maître : quand la réalisatrice, franco-tunisienne qui a passé son adolescence dans l’Allier, vieille terre radicale socialiste, entourée des collègues de sa mère, parle de laïcité, elle sait de quoi elle parle. Vivant pour partie en Tunisie, où son père est retourné s'installer, elle sait aussi de quoi elle parle quand il elle parle d’islam.

Pour moi qui ai travaillé au pied d’une ZUP, parmi des gens plein de bons sentiments mais entravés par leur culpabilité anti colonialiste, le discours était nouveau. Et dans ma ZUP les arabes étaient tous musulmans n'arrivant pas à prendre du recul par rapport à une religion qu'ils considèrent comme leur identité culturelle. Dans un système mental où l'on considère que l'on "naît" dans une religion. D'où l'expression "sortir de sa religion", employée à plusieurs reprises par des témoins et qui dans certains pays est considéré comme un crime.

 

Pour les "progressistes" tunisiens, ce sera la laïcité ou la mort ???

 

En tous cas, contacter les producteurs pour animer un débat autour de ce reportage me paraît devoir être recommandé.

 

Par Dominique LAURENT
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 09:32

Ce que je trouve surtout étonnant dans l'affaire du triple A, c'est qu'on en a bénéficié pendant des années (les agences de notation existent depuis 1880, viens-je d'apprendre) et qu'on ne le savait pas !

Ce n'est pas un peu surfait cette affaire ? 

Par Dominique LAURENT - Publié dans : au café du commerce
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 00:15

est très largement excédentaire. Cette info a été très discrètement évoquée ce matin.

 

Les caisses ne sont pas régies par le même système que dans le reste de la France. La raison ? L'Alsace et la Lorraine, étant allemandes entre 1871 et 1918, ont bénéficié des lois sociales de l'Allemagne de Bismarck. En France, il a fallu attendre 1946 pour que l'ensemble de la population puisse bénéficier des lois sociales que nous connaissons actuellement.

Ce que l'on appelle le "statut particulier d'Alsace et de Moselle" inclut aussi que, d'un point de vue religieux, ces deux régions vivent encore sous le régime concordataire napoléonnien. La loi sur la laïcité de 1903 ne s'y applique pas comme dans le reste de la république.  Quand on entend parler du "statut particulier" de l'Alsace-Lorraine, c'est sous ce seul aspect de la laïcité qu'il est évoqué.

 

Ce qui a conduit Arnaud Montebourg à s'insurger bien inopinément à propos de l'Allemagne de Bismarck !!! J'ai bien ri.

 

Pour de plus amples informations, aller voir sur Wikipédia.

 

 

Par Dominique LAURENT - Publié dans : au café du commerce
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 13:06

Un ouvrage a récemment été publié sur François Mercier, ancien maire du Montet. Avec l'ingénieur Eugène Freyssinet, ils ont contribué à la construction d'un pont métallique à Aveiro, au Portugal.

Ancien port, séparé du littoral par un cordon de dunes, Aveiro a connu une belle prospérité au tournant des XIXe et XXe siècles.

La Vieille ville est traversée par un canal et les anciennes barques des pêcheurs ont des airs de gondoles !

aveiro 39

La morue, la sardine, les marais salants ont fait sa fortune.

Les banques firent naturellement édifier de très nombreuses succursales, dont le style architectural est caractéristique de la Belle Epoque, avec ses volutes:

AVEIRO 5

D'autres beaux vestiges d'Art  Nouveau subsistent en nombre dans cette adorable petite ville.

aveiro art nouveau 7

envers (hélas en contre jour)

façade (sur les bords du canal)

AVEIRO 9

L'office de tourisme organisait une visite guidée en car : ce qui explique le cadrage de cette maison, un peu excentrée du coeur de la ville. A côté, il y a sa jumelle.

Mosaïques, ferronerie, huisseries, tout est beau.

aveiro 18 art nouveau

Une dizaine de kilomètres plus à l'ouest, les plages sont protégées par un cordon de dunes, contre lesquelles les pêcheurs avaient adossé ces maisonnettes, depuis lors très recherchée par les riches portugais (car il y en a !!!)

AVEIRO plage 11

Par Dominique LAURENT - Publié dans : mes voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés