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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 13:19
Une belle découverte.
Une belle découverte.

La dernière fois j'étais allée à WUPPERTAL, c'était il y a bien 20 ans et la Stadthalle était en rénovation.
​J'y suis retournée en ce début de septembre. Anke m'a dit : " Il faut absolument que tu vois la Stadthalle : il y a des éléments de Jugendstil qui sont très beaux. J'ai donc réservé des places pour un concert ". Mais elle était un peu ennuyée : "La saison n'a pas commencé : je n'ai donc pu avoir que des billets pour un concert pour les familles".

Nous sommes donc allées un dimanche matin à 10 heures !

Oui, la rénovation est très réussie :

Oui, les lustres contemporains avec leurs lampes "led" s'assortissent bien à l'Art Nouveau"

Mais il n'y a pas que cela : le concert des familles c'est formidable. Des petits bouts de 5 ans (places gratuites) sont présents. Les aînés : 7-8 ans viennent avec leurs instruments.

Au programme "Nachts in Museeum" de Modeste Moussorgski, connu en France sous le nom de "Tableaux d'une exposition", joué par l'orchestre philarmonique de WUPPERTAL. Parmi, les abonnés du jeune public, on tire au sort 2 d'entre eux qui sont invités à monter sur la scène et à choisir leur place au milieu de l'orchestre. Mina qui étudie le piano choisi de s'asseoir avec les violons. Et sa camarade, qui a mis son petit costume bavarois du dimanche, à côté du basson.

Des tableaux dessinés par les enfants, censés être les tableaux de l'exposition, sont projetés sur un écran. Un animateur de la télévision qui remplace à la fois Dorothée, Corbier et Jacky, et mime remarquable, présente l'argument. La chef d'orchestre joue le jeu du dialogue.

Au bout de 3/4 d'heures, je comprends pourquoi les enfants sont venus avec leur instrument : ils sont invités à venir jouer avec l'orchestre. Un petit garçon, notamment, monte avec une contrebasse à sa taille. Mais il y a surtout beaucoup de flûtes et de pipeaux.

J'ai passé un excellent moment : à la fin du concert ma mère a regardé sa montre : sur ses 38 ans de carrière d'institutrice, elle a passé 4 ans en école maternelle, et a dit admirative : " Tenir l'attention de si jeunes enfants pendant 1 heure 10, c'est remarquable ". Bon, c'est vrai, il y a eu bon nombre d'allées et venues, de grands accompagnant les plus petits pour un petit pipi ! mais quand même.

Si j'habitais WUPPERTAL, je prendrai un abonnement au concert des familles !!!! Au programme, " Casse Noisette " et " Pierre et le Loup ", ce qui compte-tenu du travail de préparation (illustrations dessinées par les enfants, conception de l'argument) est déjà un programme chargé.

Une belle découverte.
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Une belle découverte.
Dominique LAURENT
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 09:27

Depuis la nuit du 14 au 15 juillet, je n'avais plus rien à dire. Les commentaires des uns et des autres me paraissent si convenus. Et j'ai aussi l'impression que les candidats au pouvoir (pas seulement aux présidentielles) pensent avant tout à l'aubaine que ces évènements constituent pour eux. Je ne sais pas si le conducteur du camion fou a agi par idéologie ou si, comme le co-pilote de la compagnie Germanwings, il était suicidaire et dans sa haine de la vie, a voulu emporter... avec lui le maximum de gens heureux de vivre.

Mais j'ai repensé à Albert CAMUS :

Comment peut-on passer à l'acte et s'engager en politique dans une action terroriste ? Le sujet me préoccupe depuis mes 17 ans : j'avais une admiration sans borne pour les résistants au nazisme. Et aux résistants qui avaient combattu l'occupation allemande. Mais je ne comprenais pas comment, un jour, un jeune de mon âge avait pu, dans le métro à Paris, tirer sur un officier allemand. Sur un S.S., je n'aurais pas eu d'état d'âme (je n'en aurais toujours pas). Et j'ai relu sur ce texte qu'un éditeur canadien a mis en ligne :

http://classiques.uqac.ca/…/cam…/justes/camus_les_justes.pdf

Cela démontre qu'exception faite de la période formidable que l'on a vécue en Europe entre 1950 et récemment, et dont je suis heureuse (très heureuse - et dont je suis reconnaissante à ceux qui l'ont permis, au 1er rang desquels De Gaulle et Konrad Audenauer) d'avoir pu profiter, l'on peut être confronté à la question de l'action violente à n'importe quelle époque et dans n'importe quelle région du monde.

Je rappelle les paroles du "Chant des partisans" : "Ohé, les tueurs, à la balle et au couteau, tuez vite !"

Je suis suffisamment âgée pour me souvenir de l'émotion que nous avions, majoritairement, ressentie quand Bobby Sands (qui s'est, en Irlande, laissé mourir, après 66 jours de grève de la faim - d'autant que quand je passe devant la poste principale de Dublin, j'ai de la sympathie pour les insurgés de Pâques, dont l'Irlande a fêté en avril le 100e anniversaire) et à la réprobation unanime à l'encontre de Margaret Thatcher (cf. la chanson de Renaud). Je crois qu'il se revendiquait comme terroriste.

Et puis, comme j'aime bien le bon sens de Daniel Cohn-Bendit, je renvoie à un bouquin qu'il a écrit : "Nous l'avons tant aimée la révolution".

Dominique LAURENT
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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 15:54

A Moulins, il y a un magasin H et M qui a été installé après le réaménagement de l'ancien marché couvert. Et je le boycotte depuis son ouverture ! Tout simplement parce qu'ils s'obstinent à ne pas avoir de tailles supérieures au 44. A Monoprix, qui lui est contigu, on trouve de jolies choses en 46 et 48 !

Je me demande quelle est donc la politique commerciale de cette firme ? dans l'Allier, entre la spécialité de pompe aux grattons et celle du pâté aux pommes de terres (sans compter l'inénarrable "chauchat" de ma grand-mère : purée de "tartouffes", fromage blanc, crème et pruneaux), à mon avis, il y a, dans l'Allier, beaucoup plus de femmes qui font une taille supérieure au 44 que de femmes qui font du 38. Et je serais assez tentée de croire que c'est également le cas dans le reste de la France. Le marché des anorexiques est un marché de niche dans l'ensemble de l'espace français. Tout comme d'ailleurs, bien qu'il soit interdit de dresser des statistiques visant à faire une discrimination, que le marché de la mode islamique.

Etrange !


Dominique LAURENT
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 12:27

Depuis hier, j'entends en boucle cette information : un ancien détenu, libéré parce qu'il avait été accusé à tort de meurtre, se voit "refuser par l'administration l'indemnité à laquelle le tribunal lui a donné droit".

Le jugement n'a pas été exécuté parce qu'il manque au trésorier payeur une pièce administrative pour justifier sa dépense. Il a à mon sens raison d'être attentif sur la qualité des pièces justificatives, car la somme qui doit être versée dépasse le million d'euros. Cette pièce est normalement produite par une attestation qui sort d'un ordinateur. Problème : la saisie a été mal effectuée.

La victime est impatiente de percevoir la somme qui lui est due. On peut le comprendre. Son indignation devant ce retard est légitime. Est-il légitime pour autant de l'encourager dans sa position de victime de ces "incompétents" qui peuplent l'administration ? Position de victime qui vient se surajouter à un sentiment de victimisation qui découle naturellement de l'erreur judiciaire qui l'a envoyé 13 ans derrière les barreaux. Avec tout ce que l'on sait de la violence du monde carcéral. Il se sent méprisé. Mais ne l'encourageons pas dans ce sentiment.

Son avocat a saisi une opportunité : le jugement n'ayant pas été exécuté, il s'est dit qu'il y avait là matière à engager un recours supplémentaire. Bien joué ! Jouant sur l'indignation que cette situation va susciter, si on l'aide bien, il demande le doublement de l'indemnité due : soit 3 millions d'euros ? Mais s'il est un bon avocat, il doit savoir que cette demande est assez irréaliste.

Il existe aussi dans cette affaire une troisième catégorie d'indignés, qui, eux, sont totalement irresponsables. Ce sont ces journalistes, qui sans vérifier que cette situation ne peut qu'être régularisée à plus ou moins long terme (car compte-tenu du fait qu'il y a eu plusieurs jugements, que cela a dû être rendu public par le biais de la rubrique judiciaire des journaux locaux, n'importe quel "ordonnateur" peut valablement établir un certificat administratif attestant qu'il y a, compte tenu de tous ces faits, lieu de verser à ce monsieur la somme qui lui est due (que de "certificats administratifs" n'ai-je pas établis pour mes chefs d'établissement pour régulariser des situations bien moins dramatiques !). Et puis il s'agit d'un oubli dans la saisie informatique du dossier : eh bien, il y a fort à parier que cette erreur sera rectifiée.

Compte tenu de la douleur de la situation de l'intéressé, au lieu d'encourager cet ancien détenu, dans sa position de victime, il aurait mieux valu le faire patienter et trouver un accord à l'amiable : une avance pour qu'il puisse vivre en attendant d'avoir trouvé un travail et perçu son indemnisation. Un secours d'une association qui l'aurait aussi suivi dans son parcours de réinsertion.

Son avocat sera-t'il à la hauteur ? Ou lui trouvera-t'il un conseiller financier chez HSBC, qui saura faire fructifier son capital. Se reconvertira-t'il comme avocat fiscaliste ? Car si je ne m'abuse, il risque d'être assujetti à l'impôt sur la fortune.

Dominique LAURENT
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 13:01

Je ne suis pas économiste de profession, mais il y a une chose qui m'intrigue.

Le taux d'intérêt appliqué au remboursement des sommes prêtées à la Grèce par ses différents créanciers sont un peu inférieurs à 8 %.

Le contribuable français est, comme d'autres contribuables européens, créancier de la dette grecque. J'aimerais que l'on me précise : le budget grec rembourse t'il l'état français à ce taux ?

Tout travail mérite salaire. Et je reproche un peu aux organismes de micro-crédit comme les CIGALEs de ne pas rémunérer les prêts d'argent consentis par leurs adhérents... Pas plus que bien des organismes de "crowdfounding". Pour moi, il est normal qu'un capital soit rémunéré. Tous ceux qui s'insurgent contre la baisse de rémunération de leurs économies placées sur leur livret A partagent mon avis. Même si bien souvent, ils ne savent pas qu'ils disposent d'un "capital" sur leur livret.

L'état français qui a prêté de l'argent à l'état grec pour éponger son déficit budgétaire, percevrait donc une rémunération de 8 % de l'argent qu'il a prêté à ce pays ! Par l'intermédiaire de la Caisse des Dépôts et consignations, l'état français sert un taux d'intérêt de 1 % à l'épargnant qui place ses économies sur son livret A, ou comme moi, sur son livret de développement durable. Il était question de réduire ce taux d'intérêt à 0,5 %.

Qu'est-ce qui justifie le différentiel ? La loi de l'offre et de la demande qui voudrait que l'on prête à un taux plus important à un créancier qui n'est pas fiable.

Dans ce cas, la seule vraie question, en réalité, c'est la capacité du nouveau gouvernement grec à réformer de mauvaises habitudes : comme assurer l'égalité de tous ((monastères, armateurs, propriétaires par le biais de la réalisation d'un vrai cadastre... j'en oublie) devant l'impôt, Et aussi, c'est vrai, à lutter contre une insouciance grecque vis à vis de l'existence. Mais les plaintes qui sont recueillies au cours des reportages que j'entends, me laissent croire que les grecs qui étaient si insouciants, sont devenus maintenant parfaitement normaux... C'est à dire très anxieux devant l'avenir. Ils ne répètent apparemment plus : "ochi provlema" pour calmer l'étranger agité.

La crédibilité retrouvée d'un état mis en ordre de marche devrait quand même permettre de renégocier le montant de la dette, qui est constituée non seulement des emprunts réellement effectuées, mais aussi des intérêts cumulés.

Il n'est donc pas question de demander à la Grèce de ne pas rembourser tout ce qu'elle doit.

J'ai entendu un économiste dire que si la dette grecque était annulée, cela coûterait 600 € à chacun d'entre nous.

600 €, somme toute, cela doit être l'équivalent du don que j'ai fait en 1980 à Solidarnosc ! Pourquoi n'aurais-je pas autant de sympathie pour les Grecs que pour les Polonais ? Parce que les Grecs seraient fainéants ? Dans les années 1980, justement, quand j'allais souvent passer des vacances en Grèce et je me souviens, en Crête notamment, de toutes ces voitures immatriculées en Allemagne, mais dont les propriétaires étaient des ouvriers des usines de la vallée de la Ruhr. Lesquels travaillaient 3 années sans prendre de vacances pour pouvoir retourner, grâce à je ne sais quel accord avec leur firme, 3 mois d'affilée dans leur pays d'origine. Dans les villages, on ne rencontrait que des personnes âgées et des enfants en bas âge : c'était, je me souviens, assez frappant. Et à l'époque, le discours que l'on entendait en Allemagne, où j'allais assez régulièrement également, aussi, n'épinglait pas la fainéantise des Grecs qui rendaient tant de services à une industrie allemande déjà en manque de main d'oeuvre.

Mais faire cadeau de 600 € doit demeurer une décision individuelle.

Dominique LAURENT
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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 13:13

~~Il paraît que Voltaire connaît un regain d'intérêt. Dans l'article « Torture » de l'édition de 1769 du Dictionnaire philosophique, il donne en exemple le martyre du chevalier de La Barre : « Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d'un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d'esprit et d'une grande espérance, mais ayant toute l'étourderie d'une jeunesse effrénée, fut convaincu d'avoir chanté des chansons impies, et même d'avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d'Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu'on lui arrachât la langue, qu'on lui coupât la main, et qu'on brûlât son corps à petit feu ; mais ils l'appliquèrent encore à la torture pour savoir combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête. » Deux actes de profanation ayant été découverts, au matin du 9 août de l’année précédente : des entailles à l'arme blanche sur le crucifix du pont d'Abbeville et un dépôt d'immondices sur une représentation du Christ dans un cimetière d'Abbeville, le procureur du roi appelé sur les lieux, dressa procès-verbal et déposa une plainte pour impiété. Une enquête fut ouverte : les soupçons portèrent rapidement sur quelques membres de la jeunesse dorée de la ville connus pour leurs frasques. Ces jeunes gens s'étaient fait remarquer auparavant en chantant des chansons peu respectueuses de la religion ; ils se seraient même vantés d'être passés devant la procession du Saint-Sacrement sans se découvrir. La plupart s’enfuirent de la ville. La Barre, qui n’avait pas jugé nécessaire de la faire, fut arrêté le 1er octobre 1765, et nia les faits. Mais on trouva chez lui un exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire et trois livres licencieux. Une quarantaine de témoins furent entendus : il fut attesté qu’il avait « passé à vingt-cinq pas d’une procession sans ôter son chapeau qu’il avait sur sa tête, sans se mettre à genoux, d’avoir chanté une chanson impie ». Les résultats de la perquisition effectuée à son domicile, aggravèrent les charges retenues contre lui : puisqu’il avait « rendu le respect à des livres infâmes au nombre desquels se trouvait le dictionnaire philosophique du sieur Voltaire » Le 28 février 1766, le tribunal d'Abbeville le condamna pour « impiété, blasphèmes, sacrilèges exécrables et abominables ». Le verdict des juges d'Abbeville fut confirmé en appel par le Parlement de Paris : dans un contexte d’opposition entre les Parlements et le pouvoir royal, sur vingt-cinq magistrats, quinze confirmèrent le jugement d'Abbeville, le 4 juin 1766. Moisnel, un de ses acolytes, qui n’avait que 15 ans, ne fut condamné qu'à l'amende ordinaire. Après divers supplices censés être expiatoires, il fut conduit sur le lieu de son exécution, en charrette, en chemise, la corde au cou. Il portait dans le dos une pancarte sur laquelle était inscrit « impie, blasphémateur et sacrilège exécrable ». Il fut décapité et son corps fut jeté au bûcher avec un exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire cloué sur son torse. Il est à noter que dans cette affaire, l'évêque d'Amiens intervint pour demander la grâce de La Barre au roi Louis XV. Elle se situe dans un contexte de conflit entre les juges et les philosophes : la condamnation du chevalier de la Barre résultait d’une interprétation abusive des textes judiciaires.

Dominique LAURENT
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 18:45

Gilles Servat est un vieux monsieur sympahique, invité à de nombreux festivals, notamment par une institution comme le journal Ouest France, au côté de Tri Yann ou de Nolwenn Leroy (ah oui, tiens !Nolwenn Leroy chante-t'elle la Blanche Hermine ?). Il donne des concerts à Notre Dame des Landes..

En 1970, il compose La Blanche Hermine : c'est donc une chanson tout à fait contemporaine (que les trentenaires m'excusent de ma définition du terme "contemporain"). J'ai vérifié sur Daily Motion, on y trouve la version originale. Je conseille d'aller donc l'entendre sur cette plateforme.

Personnellement, je ne parle ni le corse ni le basque. I Muvrini peuvent bien chanter ce qu'ils veulent, je n'y comprends goutte.

L'entraînante Blanche Hermine vaut son pesant de cacahuettes ! Je cite :

"J'ai rencontré ce matin, devant la haie de mon champ, une troupe de marins, d'ouvriers, de paysans (dans les années 70, la référence aux soviets d'ouvriers et de soldats faisait donc sens ).

Où allez-vous camarades, avec vos fusils chargés ? Nous tendrons des embuscades, viens rejoindre notre armée.

"Ma mie dit que c'est folie, d'aller faire la guerre aux Francs, moi je dis que c'est folie d'être enchaîné plus longtemps".

Le Front National s'étant emparé de la Blanche Hermine, Gilles Servat a protesté.

Ceci dit : je trouve que les spécificités régionales font à la fois la richesse de la France, mais aussi celle de l'Europe. C'est notamment en soutenant cette thèse que j'ai brillamment réussi mon premier concours d'entrée dans la fonction publique.

Dominique LAURENT
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 12:08

Je ne sais pas trop si la confection de crèches pour Noël est une tradition culturelle française. Sans doute en Provence, avec les santons !

Personne dans le Nord ou dans l'est ne voit malice (si j'ose dire), à fêter saint Nicolas. Son acolyte, le père fouettard, me paraît, quant à lui bien païen.

Dans ma famille, je n'ai souvenir que du sapin. Lorsque je travaillais à Mamers, j'ai été invitée un peu avant les vacances, en décembre, chez un couple d'amis, des Bretons. Je n'ai découvert que bien après que J.-P. était un des éditorialistes du bulletin paroissial. (Mais comme moi, je ne lisais pas le bulletin paroissial...). Pour eux, Noël, c'était, comme pour moi, les mandarines, et leur essence qui faisait crépiter les bougies. Un échange de cadeaux très simples destinés à attester de l'affection qu'on avait pour ceux pour qui on les avait choisis. J'ai aussi beaucoup admiré leur crèche : mais je me suis étonnée. "Tiens, tu as oublié de mettre le petit Jésus ?". - "Pas avant sa naissance, le 25 décembre" m'a appris Ch. Et la première fois que j'ai entendu parler d'un calendrier de l'Avent, j'avais pas loin de 40 ans : une de mes amies en avait acheté pour ses enfants : et chaque soir ouvrait une petite fenêtre pour leur donner un chocolat. Mélange entre une tradition chrétienne et la société de consommation : mais pas plus curieux, somme toute, qu'un "Santa Claus" aux couleurs de Coca Cola !

Dans les pays où l'hiver était particulièrement pesant, avec des jours extrêmement courts, les lumières des couronnes de sainte Lucie, qui portent des bougies, le symbole du sapin qui "garde sa verdure", même l'hiver quand il neige (paroles allemandes de "Mon beau sapin" - "Oh Tannenbaum"), voire même à Saint Etienne comme à Lyon, la fête des lumières, ou même une simple flambée dans la cheminée (la bûche de Noël) symbolisent la fin de l'hiver et les jours qui rallongent. D'ailleurs, c'est tardivement que l'Eglise, qui connaissait sa plus large dynamique en Europe, a placé la fête de la Nativité au 25 décembre.

Ce qui est certain, c'est que quand j'étais enfant, chez nous, des crèches, on n'en voyait que dans les églises. J'imagine mal le maire de mon village en installer une dans la mairie. C'était aussi un temps où jamais un juif n'aurait eu l'idée de sortir dans la rue avec une kippa (j'ai été très choquée quand, dans les années 1980, j'en rencontré un groupe de jeunes gens qui en portait dans le métro, à Lyon). J'avais une copine d'école qui portait très discrètement, mais fièrement, une étoile de David sous son chemisier (une partie de sa famille avait disparu dans les camps de la mort). Et les étudiantes musulmanes, notamment algériennes, que j'ai côtoyées en fac, et qui avaient généralement de très beaux cheveux, étaient ravies d'avoir la liberté de porter des jupes courtes.

Autres temps, autres moeurs !

Dominique LAURENT
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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 14:55

L'autre jour, j'entendais un chef d'entreprise reprocher à ses collègues de trop être passifs et de trop attendre de l'Etat une solution à leurs difficultés.

Trouvé dans un cahier de ma grand-mère, en date du 30 juin 1909 la "pensée du jour suivante", élève à l'école primaire de filles de la rue Saint Dominique (actuelle rue Louis Blanc), à Mouins :

« Soyez courageuses. Sans le courage, on ne peut rien. C’est par courage que les bonnes résolutions se réalisent. C’est par le courage qu’on surmonte les obstacles. C’est par le courage qu’on arrive au succès, au bonheur, comme au bien et à la vertu ».

25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 13:01

y compris en matière d'argumentaire politique.

A l'occasion du centenaire de la guerre de 1914-18, j'ai eu envie de comprendre quelle a pu être l'histoire de ma grand-mère qui a eu 20 ans en 1916. L'évolution dans la vie d'une jeune fille, à cette période charnière, est, en soi, un sujet intéressant. De plus, j'ai de quoi l'illustrer à partir de toute une série de documents qu'elle avait conservés. Il me faut restituer le contexte dans lequel s'inscrit sa vie : outre l'impact de la guerre de 1914-18, comprendre pourquoi son père, Pierre DAMORET, a, vers 1895, quitté le domaine où il était vigneron pour devenir tonnelier dans le quartier des Mariniers, à MOULINS.

Et pour comprendre, quoi de mieux que l'ouvrage d'André TOURET : histoire des campagnes bourbonnaises (1870-1914) (éditions Créer). Je l'avais lu lors de sa parution, Nous étions alors en pleine euphorie : les journaux économiques titraient sur la "croissance" miraculeuse de l'économie européenne. A. TOURET décrit la période de crise et de récession qui intervient vers 1890, et qui incite les ouvriers agricoles, et certains exploitants, à migrer vers la ville.

Je n'avais pas vraiment prêté attention à certains documents que l'auteur retranscrits dans sa thèse : voici 2 extraits (p. 129)

Les grands propriétaires et les fermiers généraux étaient hostiles dans leur majorité à la scolarité obligatoire (et gratuite) instaurée par les lois Ferry de 1881 et 1882 :

on pouvait lire en septembre 1893 dans le Bulletin de la Société d’Agriculture de l’Allier (septembre 1893)

« Cette diffusion du luxe a concordé avec le développement des écoles primaires et l’application des mêmes programmes d’enseignement primaire à tout le pays, faisant passer tous les enfants dans le même moule. Le résultat obtenu a pour effet de délasser les gens, de faire abandonner les campagnes où l’on fait considérer le travail de la terre comme trop pénible, et pas assez rémunérateur ; de rechercher les fonctions de l’Etat quelques minimes qu’elles soient… Ils s’éloignent de la terre. Le désir de moins travailler et de jouir, qui les fait ainsi quitter la terre, leur est venu en voyant leurs nombreux camarades, élevés gratuitement comme boursier, devenir ainsi instituteurs publics, ne faire qu’un an de service (militaire) et sortir de leur milieu ».

et p. 131 (Extrait du Bulletin de la Société d’agriculture de l’Allier en 1880)

« il n’y a plus d’esprit de famille, plus d’amour du foyer ; un père et une mère deviennent des étrangers pour leurs enfants dès que ceux-ci peuvent se passer d’eux, et tout ce qui est jeune et valide déserte le toit paternel pour se diriger vers les usines, les grands chantiers et surtout les grandes villes, où l’on trouve plus d’argent et plus d’occasions de le dépenser en plaisirs et en débauches ».

Tout fout le camp, ma bonne dame !

Dominique LAURENT
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