3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:58

Il est un exercice que j'aime bien : abonnée au Monde à l'âge de 20 ans, j'ai découpé alors les articles qui m'intéressaient. Bien que 20 ans plus tard, à l'occasion d'un déménagement, j'ai jeté une partie des articles qui ne me paraissaient pas très importants, il me reste encore des coupures de cette époque.

Un seul ennui, mon appartement, pourtant grand, est fort encombré sous mes tonnes de documentation. Un temps, mes moyens me le permettant, j'ai eu une femme de ménage : elle contournait les tas. Même Archie, mon chien, que j'ai eu à 2 mois, avait appris à tourner autour !

Il est rare que l'on puisse comparer des infos sur un temps bref. C'est arrivé au cours des 6 derniers mois :

- entendue Mme Agnès Verdier Molinier, à C dans l'air, affirmer que notre agriculture est ringarde et non compétitive. Qu'il faudra donc créer "comme en Allemagne" de grosses structures qui sont les seules rentables. Et donc concentrer le capital entre quelques mains. L'essentiel des agriculteurs devant être constitué de salariés.

- entendus sur Europe 1 l'info selon laquelle les importations de lait français par les Chinois s'est démultipliée au cours des dernières années et l'argumentaire d'un emploié de l'ambassade de France en Chine : "nous préférons le lait français, car sa production est mieux contrôlée que chez nous et il a meilleur goût car chez nous les fermes sont gigantesques et comptent chacune un millier de vaches.

- entendu ce matin : au cours des 20 dernières années, 80 % des enseignants en économie de l'enseignement supérieur ont été recrutés parmi les tenants de l'ultra libéralisme et que le discours qu'ils professent est celui de leurs convictions.

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Dominique LAURENT
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:54

L'affaire date déjà de 7 ans. Sur les photos qu'on a prises de lui à l'époque, Jérôme Kerviel avait un regard inquiétant, un peu halluciné : peut-être parce qu'il était drogué au travail.

La Société Générale a calculé qu'il lui avait fait perdre 4 milliards en une journée. A l'époque, j'avais entendu un des directeurs de cette banque dire qu'il avait l'habitude de prendre des "positions" pour utiliser leur jargon, risquées.

Moi, je n'y connais rien. Et il y a certainement eu des pertes énormes le jour où on a mis fin à ses pratiques. Mais la question que je me pose c'est : s'il avait l'habitude de procéder ainsi et si un jour de crash il a fait perdre cette somme astronomique, combien a-t'il en période faste, fait gagner à sa banque ?

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Dominique LAURENT
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:20

J'ai l'autre jour reçu un appel téléphonique sur ma ligne fixe. Le numéro d'appel commençait par 09. Quelqu'un s'est présenté comme appartenant à un organisme de contentieux mandaté par ORANGE.

J'avais au cours de l'année eu à faire à une société de contentieux agissant au nom d'ORANGE (il m'a fallu 18 mois pour leur faire comprendre que je ne pouvais pas, sur une même ligne avoir un modem pour une connexion au bas débit et une "box" pour une connexion en haut débit) et l'on m'avait demandé de payer la somme qu'ORANGE m'envoyait sur mon compte en ligne. Je sais donc que le fait d'exiger d'être payé sur le champ en communiquant un numéro de carte bancaire est une pratique habituelle chez ce fournisseur d'accès (et sans doute aussi chez ses concurrents). J'avais refusé, arguant qu'il y avait un litige et la personne que j'avais eu au bout du fil n'avait pas insisté.

Mais cette fois-ci, ORANGE me devait encore 20 €. J'ai eu à faire à un escroc extrêmement qualifié, qui m'a mis un doute. Il était accrocheur et ne me laissait pas dire que je ne devais rien. Il a déployé tout une série de stratégies pour me culpabiliser : "ne criez pas" quand je me suis mise à lui parler avec autorité et "restez correcte" parce que j'essayais de placer un argument au milieu de son flot de paroles. Soit il a un talent naturel, soit il y a une formation (ce qui me fait penser qu'il y a sans doute un marché pour améliorer les arnaques des gentils garçons qui en Côte d'Ivoire tentent des arnaques "à la nigérianne", qui envahissent nos boîtes mail).

On n'engage pas un contentieux sans un courrier écrit : comme nous tournions en rond, j'ai raccroché et me suis dit que je quand je recevrai le courrier, il serait bien temps que j'envoie encore un recommandé avec accusé de réception à ORANGE et que je ne manquerai pas de leur réclamer encore un geste commercial pour les soucis leur incurie m'a créé. Mais à ce moment là, je ne doutais pas d'avoir affaire à un organisme de contentieux, même si quand j'ai demandé de me répéter le nom de cet organisme, on a refusé de me le donner.

Je préviens autour de moi. Car vraiment, si je n'avais pas été sûre de mon bon droit, et si je n'étais pas totalement désinhibée quand il s'agit de raccrocher au nez d'un fâcheux j'aurais pu donner mon numéro de carte tant il était insistant.

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Dominique LAURENT
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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 12:51

J'ai souri ce matin : arrivant dans une grande surface pour acheter son sac de croquettes à la chienne, j'avise un "piquet" de la CGT. Il faut que j'attende demain pour savoir quelles étaient leurs revendications, car ils étaient en train de replier leur banderolle. J'ai regardé l'heure : il était 11 h 56.

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Dominique LAURENT
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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:44
les indignés (suite) : Marianne

J'étais restée un peu perplexe quant aux conclusions que l'on avait tirées des objectifs du petit bouquin pour enfants appelé : "Tous à poil". Sur la couverture, il y a le dessin d'un gentil chien. On peut reprocher la trivialité du titre. Mais toutes les extrapolations faites, quand on sait de quelle surveillance font l'objet des publications pour la jeunesse me paraissaient quand même un peu étonnantes.

J'ai été récemment sollicitée par d'autres indignés : il s'agit de faire retirer de la circulation le dernier timbre à l'effigie de Marianne. Parce qu'elle serait le portrait de l'Ukrainienne qui a fondé les Femen en France. D'abord, bien que son graveur revendique cette inspiration, le résultat est que ce portrait pourrait être celui de n'importe qui : comme les dessins des Mangas, c'est un visage passe-partout avec des yeux un peu trop grands. Joli ! Et avec un beau travail de gravure. N'y a-t'il pas des causes plus importantes pour lesquelles se mobiliser ? Dans cette période de pudiponderie, va-t'on retirer des cimaises la Marianne de DELACROIX : nudité héroïque du symbole de la Gueuse.
"Cachez ce sein que je ne saurais voir" disait Tartuffe à Dorine.

L'ennui, c'est que les gens qui voient le mal partout déteignent sur moi : en regardant de plus près la version "rouge" du timbre" (sur la verte : vitesse lente, il y a un arbre), j'ai vu 2 enfants, un garçon et une fille, qui jouent au ballon. Moi qui n'ai jamais dans le test de Roschbach que des tâches d'encre, voilà que je me surprends à me demander quel peut bien être le message subliminal que cette minuscule image peut contenir

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Dominique LAURENT
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:55

Certains se sont émus qu'un marseillais de 23 ans ait été condamné à 1 an de prison pour avoir lancé un jeune chat de 8 mois après un mur à plusieurs reprises.

Je n'ai pas vu la vidéo qui a ému les internautes, mais au journal télévisé, il apparaissait hilare. Et la sanction a été justifiée par le fait qu'il avait un dossier judiciaire et était coutumier de faits de violences.

Je mets ce fait en relation avec ce que nous avait rapporté mon prof d'histoire de Terminale, qui avait particulièrement bien étudié la période du nazisme en Allemagne : on confiait un jeune chien aux SS en formation et puis on le massacrait devant leurs yeux pour les endurcir.

Je n'ai jamais eu la possibilité de vérifier cette information, mais elle mériterait d'être confirmée.

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Dominique LAURENT
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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 13:04

nation n. f : ensemble d'êtres humains ayant le même territoire et la même culture

peuple n. m : ensemble d'êtres humains ayant le même territoire et la même culture

race n. f : (souche, famille), ensemble des membres d'une famille

souche n. f : (race), origine d'une descendance

famille n. f : race, lignée, descendance

espèce n. f : (race), ensemble des individus ayant un caractère commun

Il y a plus d’un an de cela, j’avais vu un reportage sur les expériences conduites par Najat Valaud-Belkacem dans les crèches. J’y avais vu la possibilité offerte, aux petites filles et aux petits garçons de découvrir d’autres jeux que ceux auxquels leurs familles les confinait.

Moi, à qui on avait envoyé, suite à un concours que j’avais gagné, une vingtaine de livres de la collection « Michel », dans la bibliothèque verte, par erreur parce que je me prénomme Dominique, et qui avait adoré ces bouquins, j’ai trouvé très pertinente l’initiative de la ministre. Il faut dire qu’entre temps, j’avais aussi lu Du côté des petites filles d’Elena Gianni Belotti. Cet essai sociologique, paru à Milan, date de 1973 : cette pédagogue mettait en évidence, après une enquête auprès des familles, dans les crèches et dans les écoles des qualités différentes attribuées aux filles et aux garçons, dès avant leur naissance, puis renforcée tout au long de la prime éducation et concluait à une représentation du sexe féminin comme étant inférieur.

Un de mes premiers souvenirs, à mon arrivée à Saint Etienne, c’est celui de ce « jeu » qui s’appelait : « aller embêter les filles à la sortie de l’école », et qui était pratiqué par les garçons. A l’époque il existait d’un côté des écoles de filles, de l’autre côté des écoles de garçons. Mes copines étaient terrorisées à l’idée de ce qui les attendait : se faire tirer les cheveux et soulever sa jupe. Mon père avait souvenir que de son temps cela se pratiquait déjà. Moi, j’arrivais avec l’habitude de ce que j’avais connu à Noyant : personne ne se serait avisé de venir m’ennuyer. Aussi quand j’ai été agressée, je me suis défendue et me suis assuré une popularité auprès des filles de ma classe qui se regroupaient autour de moi à la sortie de l’école.

Ce qui m’étonne maintenant, c’est qu’aucun instituteur, aucune institutrice, aucun parent n’ait protesté contre cet état de fait : les filles, c’était un gibier. Un quart de siècle plus tard, j’ai découvert que ma petite cousine, qui était en 6e ne voulait plus aller au collège autrement qu’habillée en pantalon : et elle n’allait pas au collège dans un de ces quartiers où des intégristes barbus imposent leur loi.

On me dit : c’est normal à 6 ou 7 ans que les garçons se comportent comme cela : ils sont curieux. Moi, à 6 ou 7 ans, alors que j’étais largement aussi costaude que mes congénères masculins, même si j’étais moi aussi curieuse, je savais qu’il n’était pas correct de vouloir abaisser le pantalon d’un de mes petits camarades !

J’entends les parents dire : « l’éducation, c’est à nous de la dispenser, ce n’est pas à l’école. Nous avons nos traditions et notre culture ».

L’école, c’est quand même un peu fait pour enseigner des choses qui ne le sont pas dans la famille. Un exemple, qui je pense ne prêtera pas à contestation. Lorsque je travaillais au collège du Chambon-Feugerolles, le conseiller d’éducation a remarqué qu’une élève de 6e avait un coquart sur l’œil. Il a voulu savoir d’où cela provenait : c’était son petit frère qui l’avait battue. Les parents ont donc été convoqués par le principal, assisté de sa principale adjointe et du C.E. Tancés, et appuyés par le grand-père et la grand-mère, ils ont argumenté que c’était normal que le petit frère batte sa soeur, « parce que lui est un garçon et qu’elle c’est une fille ». L'équipe éducative a joué son rôle et n'a ps usurpé un compétence parentale.

Elena Gianni Belotti constatait en 1973 l’infériorité attribuée aux femmes : l’Université a beaucoup contribué à cette « construction sociale », sur des bases « scientifiques » et depuis fort longtemps. Il serait temps qu'elle se rachète.

En 1585 paraissait à Paris chez Jacques du Puys, imprimeur un Thrésor des remèdes secrets pour les maladies de femmes rédigé par Jean Liébault, gradué de l’université de médecine de Paris. Dont voici deux extraits choisis :

« Les filles s’évanouissent facilement, tant pour l’imbecillité de l’orifice supérieur de l’estomach qu’elles ont débilité, à l’usage fréquent des fruitages, laictages et bruvage d’eau ».

Elles souffrent de plus de maladies que les hommes (« encores en y a il une infinité d’autres ») qui de surcroît luy apportent tant de fatigue que pour le bonheur de la femme seroit de souhaitter ne point naistre, ou soudain après sa naissance, mourir. Ainsi certainement la vie de la femme ne serait pas une vie mais plutost une langueur misérable en la vie, si n’estoit sa foecundité qui la fait vivre tant de corps que d’esprit dans sa postérité ».

Les femmes souffrent de plus de maladies que les hommes à cause de leur corps qui est mol, lasche et de rare texture, outre les superfluitez et excrémens dont elles sont pleines ».

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Dominique LAURENT
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 13:14

L'actualité ravive des souvenirs, celles de mes premières vacances.

De Saint-Etienne, La Londe était sans doute le village du Var le plus proche. Mes parents avaient acheté une petite caravane. Et moi, je couchais dans une tente canadienne. Je me souviens bien du camp de camping : le camping "Miramar". Le propriétaire était un vieil agriculteur dont la spécialité était la culture du melon. Mais il avait converti cette parcelle en camping, car disait-il, le sol est tellement gorgé d'eau de mer, que les melons sont salés ! On arrivait du village, situé à plusieurs kilomètres de là, par une chemin au long duquel il n'y avait aucune maison. Elle était longée par un ruisseau saumâtre. Il y avait une espèce de forêt de roseaux : avec un le fil de nos voisins de camping, un rouquin aux oreilles décollées prénommé Patrick, nous étions allés y couper des cannes, car Patrick ambitionnait de construire un radeau !!!

La plage de sable était pleine de galets aussi. Non loin, il y avait un camp de vacances EDF. En front de mer, un seul hôtel faisait aussi bar et restaurant. Il existe toujours : sa façade a été ravalée en blanc (merci Google earth !). La Londe, c'était une plage pour pauvres. Les campeurs se contentaient de peu : de soleil, d'apéritifs entre voisins, de frites et de longues siestes. Moi, à 10 ans, je lisais beaucoup, j'apprenais à nager Je n'ai pas souvenir d'être allée souvent au bourg. Je crois que nous ne sommes allés qu'une seule fois au Lavandou, plus rupin (mon père n'aimait pas) et de toutes façons, c'était déjà difficile de s'y garer.

Les héritiers du vieux maraîcher ont dû vendre le camping, car des entrepreneurs de talent, aussi avisés que ceux de La Flotte-sur-Mer, ont eu l'idée de "lotir" le champ de melons salés du grand père. C'est en apprenant qu'à La Londe, c'est le lotissement Miramar qui avait le plus morflé après les récentes inondations que je me suis rappelée le nom du camping.

Après que j'ai eu mon corset, nous avons cherché un lieu où il le climat était moins chaud et plus supportabler pour moi que le climat méditerranéen. Et c'est ainsi que nous avons pris nos habitudes au Camping Palace. Il était séparé de la plage par une dune assez difficile à franchir : à l'époque, on vantait les "baïnes", présentées comme de petites piscines dans lesquelles on pouvait se baigner en toute tranquillité : autres temps, autres frayeurs ! C'est vers 1968, ai-je appris que l'immeuble "Le Signal" a été édifié sur le sommet de la dune : les blockhaus allemands n'avaient pas bougé depuis un quart de siècle. Pourquoi se méfier de l'érosion ? Et d'ailleurs, j'ai aussi vu une villa en meulière, donc datant du début du XXe siècle, en surplomb sur la dune, et menaçant de s'effondrer dans la mer : ce qui interroge à la fois sur la politique d'urbanisation, mais aussi sur l'impact des activités humaines sur les courants côtiers au cours des dernières décennies. Le camping Palace n'existe plus, et peut-être d'ailleurs, vu quela mer s'est avancée dans les terres de 200 mètres, est-il sous l'eau.

Je ne parlerai pas de Peyrhorade : mais l'abri sous roche que nous fouillions, et l'abbaye du XIIIe siècle dans laquelle nous étions hébergés n'ont pas dû souffrir des débordements du gave. D'ailleurs, je ne me souviens même pas du gave de Peyrhorade, mais des champs de maïs qui s'étendaient à perte de vue, à une époque où on n'avait pas encore pensé à en couvrir la plaine de l'Allier du côté de Bessay !

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Dominique LAURENT
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 10:22

Je me garderai bien de faire de l'ironie en constatant la convergence entre la CGT et le Parti communiste d'une part et les chrétiens d'autre part, sur le travail du dimanche, c'est-à-dire le jour du Seigneur !

Les étudiants et les salariés volontaires qui veulent sa généralisation mettent en avant qu'ils perçoivent 25 € de l'heure contre 10 € de l'heure en temps normal. Sont-ils réellement si naïfs pour croire que toutes les grandes surfaces seront ouvertes le dimanche, dans un environnement patronal où l'on nous répète que le drame de la France c'est l'absence de compétitivité et le coût trop élevé du travail, et où tous les "avantages sociaux" historiques sont remis en cause, celà leur demeurera acquis ? Agnès Verdier - Je Ne Sais Plus Quoi, directrice d'un Institut de recherche qui ne raconte d'ailleurs pas que des bêtises, avance déjà la possibilité de laisser ouverts les magasins 24 heures sur 24 : puisque celà se passe aux Etats Unis.

Le sujet n'est pas à traiter par l'ironie : à l'occasion d'un reportage sur un Centre commercial du nord de l'Espagne ouvert le dimanche, dont la zone de chalandise s'étend jusqu'à Marseille, j'ai entendu un client venu de plus de 300 km dire "c'est que chez nous, il n'y a rien à faire". Triste société où la seule distraction c'est d'aller traîner dans une galerie marchande. Il y a plein d'autres choses à faire les dimanches : inviter des amis, discuter simplement avec eux. Echanger !

Aller au cinéma, si l'on veut dépenser de l'argent !

Et quelle illusion que d'imaginer que dans l'Europe entière on consomme à tout va. Moi qui ai passé quelques week-ends dans l'Allemagne profonde, je me garde bien d'espérer trouver un magasin ouvert le samedi après 16 heures. Qui a essayé d'aller faire des courses une veille de Noël ou de Premier de l'An en Alsace-Moselle ? Et pourtant, en voilà des pays montrés en exemple.

Je veux bien que Harrods soit ouvert à Londres le dimanche : mais quelqu'un a essayé d'aller faire des courses ce jour-là à Croydon ou à Coulsdon ? "Sunday's closed".

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 11:52
L'oncle Martin

L'oncle Martin était né en 1899. Il a été incorporé à l'âge de 17 ans. Quand on voit les longues listes de noms inscrites sur les monuments aux morts, on comprend pourquoi des soldats si jeunes se sont retrouvés au front.

Maman était sa filleule : il lui avait donné une pochette brodée rapportée de SALONIQUE.

L'an dernier, j'ai acheté un livre de reproductions de cartes postales dessinées et aquarellées par un sergent clermontois nommé Louis SARROU, lui aussi envoyé sur le front oriental. Il présente une dizaine de vues de GRECE. Celà m'a tout de suite fait penser à l'oncle Martin. De Boucaumont, à SOUVIGNY, il s'est retrouvé bien loin de chez lui. Et puis est revenu : quand il s'est marié, il a pris une ferme à TREBAN. C'est là qu'il est enterré. A part SALONIQUE, le plus grand voyage qu'il a dû faire, c'est d'aller au concours agricole à MOULINS.

L'oncle MartinL'oncle Martin

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Dominique LAURENT
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