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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 14:55

L'autre jour, j'entendais un chef d'entreprise reprocher à ses collègues de trop être passifs et de trop attendre de l'Etat une solution à leurs difficultés.

Trouvé dans un cahier de ma grand-mère, en date du 30 juin 1909 la "pensée du jour suivante", élève à l'école primaire de filles de la rue Saint Dominique (actuelle rue Louis Blanc), à Mouins :

« Soyez courageuses. Sans le courage, on ne peut rien. C’est par courage que les bonnes résolutions se réalisent. C’est par le courage qu’on surmonte les obstacles. C’est par le courage qu’on arrive au succès, au bonheur, comme au bien et à la vertu ».

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 13:01

y compris en matière d'argumentaire politique.

A l'occasion du centenaire de la guerre de 1914-18, j'ai eu envie de comprendre quelle a pu être l'histoire de ma grand-mère qui a eu 20 ans en 1916. L'évolution dans la vie d'une jeune fille, à cette période charnière, est, en soi, un sujet intéressant. De plus, j'ai de quoi l'illustrer à partir de toute une série de documents qu'elle avait conservés. Il me faut restituer le contexte dans lequel s'inscrit sa vie : outre l'impact de la guerre de 1914-18, comprendre pourquoi son père, Pierre DAMORET, a, vers 1895, quitté le domaine où il était vigneron pour devenir tonnelier dans le quartier des Mariniers, à MOULINS.

Et pour comprendre, quoi de mieux que l'ouvrage d'André TOURET : histoire des campagnes bourbonnaises (1870-1914) (éditions Créer). Je l'avais lu lors de sa parution, Nous étions alors en pleine euphorie : les journaux économiques titraient sur la "croissance" miraculeuse de l'économie européenne. A. TOURET décrit la période de crise et de récession qui intervient vers 1890, et qui incite les ouvriers agricoles, et certains exploitants, à migrer vers la ville.

Je n'avais pas vraiment prêté attention à certains documents que l'auteur retranscrits dans sa thèse : voici 2 extraits (p. 129)

Les grands propriétaires et les fermiers généraux étaient hostiles dans leur majorité à la scolarité obligatoire (et gratuite) instaurée par les lois Ferry de 1881 et 1882 :

on pouvait lire en septembre 1893 dans le Bulletin de la Société d’Agriculture de l’Allier (septembre 1893)

« Cette diffusion du luxe a concordé avec le développement des écoles primaires et l’application des mêmes programmes d’enseignement primaire à tout le pays, faisant passer tous les enfants dans le même moule. Le résultat obtenu a pour effet de délasser les gens, de faire abandonner les campagnes où l’on fait considérer le travail de la terre comme trop pénible, et pas assez rémunérateur ; de rechercher les fonctions de l’Etat quelques minimes qu’elles soient… Ils s’éloignent de la terre. Le désir de moins travailler et de jouir, qui les fait ainsi quitter la terre, leur est venu en voyant leurs nombreux camarades, élevés gratuitement comme boursier, devenir ainsi instituteurs publics, ne faire qu’un an de service (militaire) et sortir de leur milieu ».

et p. 131 (Extrait du Bulletin de la Société d’agriculture de l’Allier en 1880)

« il n’y a plus d’esprit de famille, plus d’amour du foyer ; un père et une mère deviennent des étrangers pour leurs enfants dès que ceux-ci peuvent se passer d’eux, et tout ce qui est jeune et valide déserte le toit paternel pour se diriger vers les usines, les grands chantiers et surtout les grandes villes, où l’on trouve plus d’argent et plus d’occasions de le dépenser en plaisirs et en débauches ».

Tout fout le camp, ma bonne dame !

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Dominique LAURENT
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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 17:52

J'ai laissé dans la voiture de location que j'ai rendue à l'aéroport de CHARLEROI, un petit sac à dos en nylon gris contenant un petit appareil photos numériques, qui ne vaut pas grand chose, mais auquel je tiens, ainsi qu'un carnet d'adresses.

Gentiment, dès ouverture de l'agence, après avoir constaté et oubli, un employé de la société a téléphoné au numéro de téléphone portable que j'avais laissé. Mais !.... j'étais dans l'avion et le message n'a été relevé que de retour à MOULINS.

J'ai donc contacté le numéro de téléphone que l'on m'avait donné et demandé que l'on me retourne mon sac par la Poste : contre remboursement, naturellement. Et de l'apprêter à donner mon adresse en FRANCE.

"Ah non ! m'a t'on dit : celà ne se fait pas comme celà. IL faut qu evous envoyiez un courrier".

-"D'accord, ai-je répondu : mais dites-moi à quel service je dois envoyer ma lettre pour obtenir que l'on me retourne mon sac".

Je sais pourtant, depuis que j'ai fait de la voile dans un centre nautique en BRETAGNE, qui avait la faveur des Belges, que s'ils parlent le français (quand ils parlent le français !), ils ne le parlent pas exactement comme nous. Et l'on m'a expliqué. que je devais contacter une "entreprise de courrier" qui irait enlever mon petit sac à dos, à l'aéroport de CHARLEROI.

J'ai objecté que je n'en connaissais pas et que se service d'enlèvement n'était pas assuré en FRANCE.

On a paru extrêmement surpris et affligé de mon ignorance : et l'on m'adonné des noms d'entreprises. Dont Chronopost !!!

Depuis 15 jours, j'essaye donc de trouver une entreprise de "courrier" : en France, on me raccroche au nez en me disant que celà ne se fait pas. UPS, FEDEX (américaines) et TNT (belge - flamande ! et qui commence à faire de la publicité en France), n'assurent pas l'enlèvement des "objets personnels".

DHL (allemande) est la seule : mais il faudrait que mon sac soit au moins emballé !

J'ai rappelé l'agence d'AVIS à CHARLEROI : celà n'est pas négociable, même pas pour mettre dans une enveloppe à bulles un sac qui doit peser 150 grames, et mesurere 10 cm sur 6 cm par 2 cm de hauteur !

Aussi, ma décision est prise : je vais jouer au plus con ! Je suis allée à la Poste à AVERMES me renseigner sur les conditions d'envoi en recommandé avec accusé de réception : j

Je vais d'abord demander à l'agence de CHARLEROI de mon confirmer par écrit (lettre ou mail) que mon sac, donc j'enverrai la photo (c'est un sac cadeau d'Arts et Vie qu'avait eu ma mère quand elle voyageait avec cet organisme. Et j'en ai un second chez moi) est bien chez eux.

Puis je vais inonder le siège social d'AVIS à BRUXELLES (7 €) tous les 2 mois pour leur demander de bien veiller à ce que ce qui est mon "bien" ne soit pas jeté. Après leur avoir envoyé tous les justificatifs des entreprises de transport qui m'ont signifié leur refus par écrit, je leur demanderait à intervalles régulier d'attendre que j'ai le temps d'aller le récupérer en personne : soit par le train, soit par avion (à consition qu eRYANAIR reprenne ses vols depuis CLERMONT-FERRAND en 2015 : rien n'est moins sûr).

Je ne connais pas bien le droit communautaire,: mais c'est l'occasion d'apprendre. Et il y a des bricoles en ce qui concerne les services rendus au client qui accepte de toutes façons très volontiers de payer le transport du paquet, méritant d'être éclaircies.

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Dominique LAURENT
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 18:27

Depuis quelques temps, on entend beaucoup parler du "peuple". Cette expression me gênait, car elle m'évoque terriblement le terme (péjoratif) de "populace". Mais je n'arrivais pas à savoir le pourquoi d'une telle gêne : parce qu'après tout la traduction grecque de "peuple", qui est "demos" est bien l'étymologie de "démocratie".

En suivant "C'est dans l'air", ce soir, je suis confortée dans ma perception négative du terme. Carr on peut tout aussi bien dire "les Français" ou "les ciitoyens", moins globalisateur.Car "demos" a aussi donné "démagogie".

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Dominique LAURENT
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 15:32

Dans tout ce qu'on lui reproche, je n'ai pas encore trouvé de mention de fraude qualifiée. En revanche, la façon dont il gère son budget est assez effarante. J'ai cru comprendre qu'il avait travaillé avec Pierre Moscovici, dont la déclaration de patrimoine (un appartement à Belfort ou Montbéliard, bref dans un coin où celà ne vaut pas grand chose et quelques centaines d'euros d'économies accumulés en 30 ans de carrière) m'a laissée pantoise.

Aussi je me suis intéressée à cette ex étoile montante du Parti Socialiste. Car il lui en tombe tellement sur le dos qu'il me fait de la peine. Je comprends qu'il ne veuille pas décramponner son emploi de député, car après que sa femme ait été virée de son emploi, il ne reste sans doute plus grand chose au couple. A moins qu'ils n'aient des espérances en matière d'héritage, ils sont mal barrés. Car certes, il a fini par payer ses 3 années de loyer et ses impôts en retard, mais augmentés de pénalités pour retard de ses déclarations (plus 10 %) et les pénalités pour retard de paiement, si aucun des deux n'a plus d'emploi à partir de septembre 2014, ils sont mal barrés : il va leur falloir finir de payer leurs impôts sur les revenus de 2012, puis ceux de 2013. L'indemnité de député seule peut leur permettre de faire face.Mais il va falloir qu'il affronte l'hostilité générale lorsqu'il arrivera dans l'hémicycle, et il va falloir qu'il se blinde (si j'ose dire !).

Et puis, a-t'il un vrai métier, ce Thomas ? Que sait-il faire à part faire de la politique ? Un bon boulot, c'est plombier : mais il va falloir qu'il passe un CAP : en apprentissage, ce n'est pas perdu. Mais s'il veut monter sa TPE, il va devoir aller voir les banques pour emprunter. Et là, j'ai un peu peur pour lui.

Il reste que par le passé, nous avons connu des hommes politiques qui ont opéré des reconversions intéressantes : comme Michel NOIR, ancien maire de LYON, devenu acteur, et qui a déclaré être enfin heureux comme celà. Comme acteur, il y a eu aussi Bernrad TAPIE : il a aussi été chanteur.
Tant que le statut d'intermittent du spectacle existe, T.T. peut apprendre le métier.

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Dominique LAURENT
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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 11:05

Un peu de publicité pour Bathilde GRENIER-MUSSIER, venue samedi 6 septembre 2014 présenter son travail de Master "Moulins dans la première guerre de religion".

L'histoire du protestantisme à MOULINS, et BOURBONNAIS plus généralement, est connu par les recherches de Paul BAER, particulièrement intéressé par le sujet puisqu'il était lui-même protestant. Il a publié de façon exhaustive tous les documents d'archives afférents à la question protestante dans l'Allier. Il a exploité les archives de GENEVE. Peut-être reste-t'il par-ci par-là des documents à BERLIN ou à LONDRES, mais rien n'est moins sûr.
Etudiant sous la direction du professeur Denis CROUZET, qui viendra d'ailleurs à MOULINS en octobre, et qui s'est spécialisé dans l'étude de la violence et des troubles religieux au XVIe siècle, elle a présenté, dans ce sens, une intéressante problématique.

Après un rappel des évènements et notamment du siège de la capitale du BOURBONNAIS par les Huguenots, elle a recherché depuis quelle époque des protestants étaient présents à MOULINS (un quart de siècle), a rappelé que la moitié des protestants étaient des juristes, l'autre moitié se recrutant parmi les artisans, démontré qu'ils étaient bien intégrés et participaient à l'administration royale, comme municipale, mais que les violences et les actes symboliques sacrilèges, dans les faubourgs, des troupes huguenotes ont déclenché une réaction de rejet particulièrement forte.

Les évènements moulinois de 1562 sont cependant moins empreints de violence que ceux qui ont pu se dérouler dans l'Auvergne voisine où des évènements scandaleux, imputables à l'un comme à l'autre camp, se sont déroulés (relire l'histoire des guerres religieuses en Auvergne pendant les XVIe et XVIIe siècles, par André Imberdis. Facilement accessible sur books.google.fr/books/Histoire_des_guerres_religieuses_en_Auve.html).

Une belle illustration du cycle "provocation, repression" qui produit, depuis toujours, les mêmes effets

  • Son mémoire a été déposé à la bibliothèque de la Société d'Emulation, mais on doit pouvoir le consulter, gratuitement, aussi aux Archives Départementales de l'Allier

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Dominique LAURENT
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 12:37

J'ai pratiqué suffisamment d'élus pour ne pas avoir beaucoup d'estime pour une majorité d'entre eux. Mais c'est parce que je les ai connus et parce que j'ai pu constater, en personne, qu'ils n'étaient pas en cohérence, dans leurs pratiques, avec le discours qu'ils tenaient en tribune ou dans les journaux que je les méprise.

Je dois à la vérité que les plus réglos que j'ai connus étaient des élus du parti communiste. Mon échantillonnage est un peu plus réduit, mais comme j'ai longtemps habité entre Saint Etienne et la vallée de l'Ondaine, mon panel doit être assez bon. Au point d'avoir un peu d'affection pour le conseiller général du canton qui siégeait dans un C.A. et de lui proposer, parce qu'il avait perdu sa femme peu de temps auparavant de lui recoudre l'ourlet de son pantalon, sur lequel il marchait. Et pout qui me connaît, c'est le signe d'une estime particulière : car bien qu'étant assez habile de mes mains, tant pour le tricot que pour la couture, je considère que les hommes peuvent bien apprendre à le faire. Mon grand-père cousait lui-même ses boutons : bon vieux souvenir de son service militaire et aussi des 5 années qu'il avait passées en Allemagne.

Dans la tempête de réactions autour du livre de Valérie Trierweiler que l'on entend depuis 2 jours, ce qui m'étonne, c'est que les commentaires prennent pour argent comptant ce qu'elle a écrit. J'espère que les élèves qui m'ont eu comme prof au cours des 3 seuls mois où j'ai enseigné, se souviennent en cette circonstance de ce que je leur rétorquaient à chaque fois qu'ils contestaient la teneur de mes cours, sous prétexte que ce que je leur disais n'était pas écrit dans leur manuel : "ce n'est pas parce que c'est imprimé que c'est vrai !". Il est tout à fait possible que François Hollande soit comme le personnage que décrit son ancienne compagne. Mais ayant des amis de 30 ans qui après s'être beaucoup aimés en sont arrivés à se détester, je peux dire que ce que j'observe, c'est que tout ce que fait l'autre est désormais chargé d'une connotation négative quand ce n'est pas carrément inventé, au prisme bien souvent d'une invention qui a émergé au cours des 10 dernières années : le "pervers narcissique". Notion mal comprise du grand nombre mais figurant dans tous les magazines grand public, ce terme permet de justifier une nouvelle forme de "chasse aux sorcières" ... ou au "pervers narcissique". Si dans votre entourage vous connaissez des amis qui divorcent, et que leur prêtez une oreille attentive pour atténuer leur douleur, vous devez savoir que l'"autre" est forcément un "pervers" et qu'il est "narcissique".

Au milieu de ce choeur des indignés, je dois rendre hommage à quelques journalistes, notamment quelques femmes, issues de mouvances politiques très différentes comme Christine CLAIR, Arlette CHABOT ou Michelle COTTAT.

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Dominique LAURENT
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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 09:50

Passé sur LCP (La chaîne parlementaire) un documentaire intitulé "Dien Bien Phu, le rapport secret". Celà a déjà dû passer et celà repassera. Le documentaire est de 2014.

A Hanoï, en 1992, j'avais pris un cyclo pousse pour visiter la ville : il voulait absolument me faire visiter le musée de la guerre. Il,parlait un anglais tout à fait sommaire et moi, pas un mot de vietnamien : à Noyant, on apprenait le français aux élèves venus d'Indochine, mais personne n'avait pensé qu'il pouvait y avoir des petits bourbonnais qui auraient voulu connaître le vietnamien qu'ils entendaient parler autour d'eux. Un ancien combattant, coiffé de son casque et qui, lui, parlait bien le français, lui a expliqué que j'avais déjà procédé à l'incontournable visite. Et j'ai aussi tourné autour du tombeau d'Ho Chi Min, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Je me demande qu'elle est la valeur symbolique . Mais je m'égare !

Pour en revenir au documentaire : un des protagonistes dit que pour se protéger, il était indispensable de "s'enterrer". Et ajoute : un des problèmes que nous avons eu, c'est que nous n'étions pas suffisamment enterrés. A Saint Cyr (à l'école des officiers), on ne nous apprenait pas à creuser des tranchées."
Et oui ! l'armée d'Indochine était une armée de métier.. Les soldats de 14-18 étaient des paysans qui savaient creuser des fossés !

Qui sait maintenant creuser des fossés à la bêche ? Réponse : un de mes cousins, qui m'a raconté que dans les années 1980 pour entrer à l'équipement, il y avait une épreuve de " creusement de fossé" !.

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Dominique LAURENT
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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 09:28

Hier, il faisait un temps grisâtre et il pluviotait. Un vrai temps, soit à manger des crêpes, soit à tester le "haggis" que les Holyer m'ont rapporté d'Ecosse.

J'ai entendu parler du haggis pour la première fois, dans un sketch de Jacques Baudoin, qui faisait la voix de Pollux dans le Manège enchanté. Il s'agit d'un mélange d'abâts de mouton, hâchés menus, et cuits normalement à l'étouffée dans la panse du mouton.

Singularité qui explique qu'aux "Jeux écossais", il y a une épreuve de "lancer de haggis" !!!! Une petite exploration du web m'apprend que le "haggis" est peu consommé hors d'Ecosse, mais qu'il y a toutefois un marché aux Etats Unis. En France, c'est un vrai produit de "niche" !

Chez nous, on mange de l'andouillette et du boudin, des tripes, des rognons, du foie, des pieds de cochon, de la queue de boeuf, de la langue. Nous avons eu un président qui raffolait de la tête de veau. Au Portugal, je me suis régalée avec des tripes à la mode de Porto... Donc, nonobstant la réputation que Jacques Baudoin a faite au haggis, il n'y avait pas de raison que celà soit immangeable.

Le "haggis" qui m'a été offert est de qualité "Premium", et même l'eau qui entre dans la composition est garantie "water of Scotland". Sur l'étiquette, une mention précisait qu'on pouvait y ajouter une rasade de whisky : excellente indication !

Et Charles m'avait conseillé de le manger avec des pommes de terres.

Etape numéro un : ouverture de la boîte. La quantité est prévue pour 2 personnes : j'en ai prélevé une moitié.

Etape numéro deux : le faire réchauffer avec un peu de whisky (j'ai hésité : je le fais comme celà ou je le fais flambé ?).

Etape numéro trois : faire une espèce de "mille feuilles" avec des pommes de terres écrasées.

Eh bien ! c'est excellent. Il était épicé comme il le fallait (le doit-on à la qualité Premium ?). Toutefois, la boîte permet en réalité de faire 4 rations de "haggis en hâchis". C'ets un peu "étouffe chrétien". Et l'on peut le servir avec quelques tomates cerises confites et quelques haricots verts très fins.

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Dominique LAURENT
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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 11:15

Je ne jette pas mes bouquins et ils m'ont suivie de déménagement en déménagement.
L'actualité m'inspirant, j'ai recherché Bienvenue à l'Armée rouge que j'avais acheté dans les années 1980. A l'époque, après l'élection de François Mitterand, il faut se souvenir que des Français avaient fui le pays par crainte du totalitarisme communiste. J'en ai d'ailleurs rencontré quelques uns à Montréal : mais ils convenaient tout de même que l'Amérique du Nord, ce n'est pas facile. Et pourtant la province de Québec est, par rapport à ses voisines, très entachée de collectivisme.

Ce "premier guide pratique du collabo" datant de l'époque soviétique, certains conseils sont malheureusement dépassés. Il convient d'écrire un nouveau manuel car comme l'écrivaient les auteurs en préface : " l'amateurisme a fait son temps. Le coup par coup, la confusion, la débâcle, c'est du passé". Il ne faut pas renouveler les erreurs de 1940.

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Dominique LAURENT
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